Tests DVD / Blu-ray

[Test Blu-ray] Interstellar

BR interstellarLE FILM

Synopsis:

Dans un futur proche, la Terre est de moins en moins accueillante pour l’humanité, qui connaît une grave crise alimentaire. Cooper (Matthew McConaughey), un ancien pilote d’essai et ingénieur, est devenu agriculteur suite à un accident survenu dans un vaisseau expérimental (le Ranger) et vit dans sa ferme avec sa famille. Sa fille Murphy (Mackenzie Foy), âgée de 10 ans, croit que leur maison est hantée par un fantôme qui tente de communiquer avec elle. Lorsque son père la défie de prouver l’existence de ce fantôme selon une démarche scientifique, elle découvre avec son aide que le « fantôme » est une forme inconnue d’intelligence qui leur envoie des messages codés au moyen d’ondes gravitationnelles qui altèrent la poussière sur le sol, et les orientent vers une installation secrète de la NASA.

Casting:

Réalisateur – Christopher Nolan.
Acteurs & Actrices – Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine, John Lithgow, Casey Affleck, Mackenzie Foy, Wes Bentley, David Gyasi, Timothée Chalamet, Topher Grace…

Bande annonce:

Critique: ★★★★★

Extrait de ma critique du 06/11/2014.

Malgré les nombreuses attentes que je pouvais avoir au départ, je dois reconnaître que le film ne m’a absolument pas déçu, tant sur le plan technique que scénaristique. Le long-métrage bénéficie en effet d’un traitement formel vraiment exemplaire. D’abord d’un point de vue purement visuel puisque la superbe photographie de Hoyte Van Hoytema (Her, Fighter) confère aux images une beauté incomparable et nous offre quelques plans à couper le souffle. Tandis que la mise en scène de Nolan nous immerge idéalement dans ce voyage spatial aussi extraordinaire que périlleux. Mais aussi sur le plan sonore dans la mesure où le son, et parfois même l’absence de son, participe complètement à l’expérience sensorielle particulière que le film fait vivre au spectateur. Qu’il s’agisse de sons environnants, de musiques intimistes ou d’envolées tonitruantes, la piste audio nous prend véritablement aux tripes et contribue elle aussi à l’immersion dans l’histoire. Enfin, la partition musicale de Hans Zimmer est à nouveau remarquable d’intensité et d’émotion, et prouve que le musicien n’a vraiment aucun problème à se renouveler année après année.

Au-delà de l’aspect formel assez fantastique, le film jouit également d’un scénario extrêmement travaillé et ambitieux. Une constante dans le cinéma de Nolan, et Interstellar ne fait assurément pas exception à la règle. Ainsi, même si la trame générale est facilement compréhensible, le récit emprunte tout de même des voies un peu plus complexes en abordant des concepts physiques (trous de ver, anomalie gravitationnelle, tesseract, horizon des événements…) nettement moins évidents à appréhender. Du coup, des interrogations surviennent inévitablement et les spectateurs ne souhaitant pas véritablement s’impliquer dans le film, ou tout simplement se laisser porter par les événements, s’exposent certainement à rester sur le carreau. En ce sens, le long-métrage risque vraisemblablement de diviser le public entre ceux qui adhèrent au propos et au traitement, et ceux qui y demeurent hermétiques. D’autant plus qu’une fois n’est pas coutume, le réalisateur anglais exploite grandement la fibre émotionnelle du récit. De quoi faire dire à certains que le film n’est finalement qu’un vulgaire mélodrame sans intérêt, alors que j’y ai vu pour ma part un drame familial intimiste (malgré l’envergure du projet) et terriblement émouvant. Certaines scènes sont d’ailleurs incroyablement poignantes et suscitent un tourbillon d’émotions qu’il est bien difficile de contenir. Au point même d’en arriver parfois à avoir les larmes aux yeux, chose que Christopher Nolan n’avait encore jamais vraiment provoquée.

Les influences sont évidemment nombreuses (2001 – L’Odyssée de l’Espace, Rencontres du Troisième Type, L’Étoffe des Héros…) mais le cinéaste parvient néanmoins à imprimer son propre style au long-métrage, grâce notamment à une narration et un montage toujours aussi inventifs et efficaces. Comme lorsqu’il passe brutalement du père quittant sa famille en pleurs au même père pilotant le vaisseau spatial en direction de l’inconnu. Et même si les thématiques abordées ne sont pas nécessairement inédites, les questions soulevées sont en revanche rarement explorées au cinéma. Je pense par exemple au rapport particulier à la temporalité que les personnages entretiennent et qui revêt une dimension dramatique assez sidérante. Il en découle du coup un film d’une grande maîtrise, seulement handicapé par quelques longueurs inhérentes au genre. Des longueurs dont le film ne souffre toutefois pas véritablement selon moi étant donné qu’elles conditionnent souvent la suite du récit. Quant aux acteurs, ils participent totalement à l’émotion qui se dégage de l’œuvre. En particulier Matthew McConaughey et Anne Hathaway qui livrent une performance vraiment impressionnante. Bien aidés par la profondeur d’écriture de leur personnage, ils incarnent avec justesse et intensité ces deux formidables explorateurs. Être capable de transmettre autant d’émotions sans avoir forcément besoin de parler, c’est juste exceptionnel !

Photo interstellar

LE BLU-RAY

Caractéristiques:

Audio – DTS-HD Master 5.1 : Anglais, Français / Dolby Digital 5.1 : Italien.
Image – 1080p HD / 16×9 / 2.4:1.
Sous-titres – Français, Néerlandais, Espagnol, Portugais.
Durée – 169 minutes.

Bonus

  • The Science of Interstellar.
  • Inside Interstellar.
  • Trailers.

Éditeur – Warner Home Video.

Contenu:

Disque 1 – Blu-ray.

Disque 2 – Bonus.

Avis:

Ayant pris une véritable claque émotionnelle et sensorielle lors de la découverte du film en salle il y a quelques mois, je me réjouissais de pouvoir le revoir en Blu-ray à sa sortie. Et le plaisir était une nouvelle fois au rendez-vous ! Certes, la tension est un tout petit peu moins présente quand on connaît déjà l’évolution du récit mais le rendu HD est tel que l’expérience demeure à nouveau exceptionnelle. L’image bénéficie en effet d’une définition hallucinante et de contrastes saisissants, rendant le spectacle visuel tout bonnement extraordinaire. Et que dire des pistes DTS-HD Master 5.1 si ce n’est qu’elles offrent une qualité sonore irréprochable et qu’elles participent grandement à l’immersion du spectateur dans le film, le son étant un élément majeur du long-métrage. Enfin, côté suppléments, Warner Home Video propose deux grands segments pour une durée totale dépassant les 2 heures. Le premier (The Science of Interstellar) consiste en un reportage de près d’une heure autour des questions scientifiques qui entourent le film, avec des témoignages de spécialistes, dont Kip Thorne, et de membres du casting. Tandis que le second (Inside Interstellar) contient toute une série de modules sur les différents aspects du film. Du scénario aux effets spéciaux, en passant par le son et les choix artistiques, tous les éléments sont expliqués au moyen d’interviews ou de coulisses de tournage. De quoi donc permettre à tous les spectateurs désirant aller plus loin de poursuivre leur réflexion. Bref, un vrai chef d’œuvre qu’il est bon de pouvoir compter dans sa collection !

Disponible à partir du 31 mars 2015 en DVD et Blu-ray (Belgique).

À propos de Wolvy128

Créateur et rédacteur en chef du site. Passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge, je profite de ce blog pour partager ma passion au quotidien.

Discussion

12 réflexions sur “[Test Blu-ray] Interstellar

  1. Un chef d’œuvre indispensable pour sa BluRaythèque ! Je me suis pris l’import UK en digibook, miam miam ^^

    Publié par MaxLaMenace_89 | mars 26, 2015, 6:57
  2. Je viens de recevoir ce Blu-Ray aujourd’hui est ma déception est grande. Le film switche entre cinémascope et 16/9 tout le long du film. Alors que le DVD lui reste bien en cinémascope. A priori c’est une question de IMAX / pas IMAX mais ils auraient pu donner la possibilité de l’activer ou non. Mettre une option pour ça quoi, je ne sais pas.
    Je n’ai pas à nouveau regardé tout le film mais du peu que j’en ai vu ça me casse complètement l’immersion. Donc je me pose la question : pourquoi ?

    Publié par Voremage | mars 26, 2015, 7:14
    • C’est bien en raison des scènes tournées, ou non, en IMAX. Personnellement, j’adore pouvoir bénéficier de plans gigantesques tournés en IMAX, cela contribue à l’immersion. Donc je n’ai pas vraiment de réponse à vous apporter, mais il n’y a jamais eu d’options en la matière. C’est comme ça pour la plupart des films de Nolan, et pour la plupart des films utilisant le format IMAX.

      Publié par Wolvy128 | mars 26, 2015, 7:19
      • D’accord. Donc c’est le cas pour tous les films de Nolan en blu-ray ? Le seul que j’ai (en blu-ray) c’est Inception et je n’avais pas souvenir de ça.
        Après j’exagère un peu mais je trouve ça quand même dommage que le format de l’image « saute » d’un seul coup sans aucune raison. Contrairement à un film comme Scott Pilgrim qui jouait beaucoup là-dessus. Sauf que dans ce cas-là c’était surtout pour renforcer le dynamisme des scènes d’action. Pas par pur esthétisme visuel.

        Publié par Voremage | mars 26, 2015, 7:39
        • Peut-être pas tous les films de Nolan, mais tous ceux tournés avec des séquences IMAX en tout cas (les Batman notamment). Et il y en a beaucoup. Après, je comprends tout à fait ton ressenti. Moi j’ai l’habitude mais ça peut déranger, je le conçois. En ce qui me concerne, plutôt qu’un saut d’image, je vois plutôt la possibilité d’avoir droit à des plans magnifiques, qui occupent la totalité de l’écran (sans bandes noire). Maintenant, l’idéal aurait effectivement été de proposer les deux versions sur le disque.

          Publié par Wolvy128 | mars 26, 2015, 8:17
    • Ces changements de formats sont à la fois dues à la technique et une volonté de l’artiste. Les enlever serait dénaturer l’œuvre.

      Publié par Kweeds | mars 29, 2015, 4:12
  3. C’est même bcp plus fort que ça les bandes noires. Regarder bien quand elles surviennent. Rien n’est dû au hasard, la loi de Murphy est respecté jusque dans la réalisation.

    Publié par Matthieu | avril 4, 2015, 12:47
  4. Très déçu par cette édition blu ray. Et ceci en effet à cause de cette intermittence entre cadrage 16/9 et cinémascope. Voire ces bandes noires apparaitre et disparaitre d’un plan à un autre donne l’impression que quelqu’un s’amuse à recadrer l’écran en permanence. ça empêche complétement de s’immerger dans le film.

    Publié par CELLE | avril 5, 2015, 10:58
  5. Le Blu-Ray d’Interstellar est hallucinant au niveau de sa définition, mention spéciale pour les scènes en IMAX ! Mais j’ai une question concernant ces scènes, j’ai l’impression que la cadre est légèrement rogné sur les côtés par rapport à l’image que l’on voit au cinéma ?

    Publié par Filthy Coffee | avril 8, 2015, 10:24

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