Interprétations de Films

[Interprétation] Enemy – Explication et décryptage

ATTENTION ! Article contenant des spoilers !

Affiche us enemyPlus tôt dans la semaine, je profitais de ma critique de Enemy pour vanter les mérites d’une des œuvres cinématographiques les plus singulières de cette année. Une œuvre d’ailleurs tellement riche et complexe qu’elle peut vraiment sembler difficile à appréhender au premier visionnage. C’est pourquoi j’ai eu l’envie aujourd’hui de revenir sur le film et de lui consacrer un article entier. Un article qui aurait pour but de décortiquer certains aspects du long-métrage afin de dégager une explication plus ou moins rationnelle du récit. Comme souvent, il s’agit avant tout d’une interprétation personnelle mais pour le coup, je pense sincèrement que le film ne laisse pas véritablement de place à d’autres interprétations.

Pour rappel, Enemy est le dernier film du réalisateur québécois Denis Villeneuve, avec Jake Gyllenhaal dans le rôle principal. Il interprète Adam, un professeur d’histoire discret qui mène une vie paisible avec sa fiancée Mary (Mélanie Laurent). Un jour qu’il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte (Sarah Gadon). Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios… pour lui et pour son propre couple.

A l’issue du visionnage, plusieurs questions surgissent inévitablement. Quel est le sens du plan final ? Que symbolisent les différentes araignées ? Le personnage de Jake Gyllenhaal a-t-il vraiment un double identique ? Autant de questions, et bien d’autres encore, auxquelles il est finalement possible d’apporter une réponse après un nouveau visionnage et un peu de réflexion. Cependant, avant d’aller plus loin, je pense qu’il est nécessaire de clarifier une bonne fois pour toute l’interrogation principale autour de l’élément central du film. Le personnage de Jake Gyllenhaal dispose-t-il, oui ou non, d’un jumeau en tous points identique ? La réponse est non ! Plus le film avance et plus cela devient évident. Et si certains en doutent encore, il suffit de se référer aux interviews du réalisateur qui déclarait durant la promo que le film pouvait s’interpréter comme un documentaire sur le subconscient du personnage de Jake Gyllenhaal. Il apparaît donc clair que les deux versions du personnage de Jake Gyllenhaal ne forment en fin de compte qu’une seule et même personne (plusieurs éléments viennent d’ailleurs étayer cet état de fait au fur et à mesure de la progression de l’histoire : cicatrice, discussion avec la mère…), et que le film décrit la lutte qui se joue dans l’esprit du personnage. Mais que savons-nous exactement des deux versions du personnage ? L’un est acteur, charismatique, marié à une femme enceinte et plutôt attentif à son look. Tandis que l’autre est professeur d’histoire, discret, plutôt désordonné et en couple avec une jeune femme qu’il voit régulièrement sans pour autant avoir d’attache.

PersonnagesAu premier abord, on s’aperçoit donc que les deux versions sont relativement différentes, autant sur le mode de vie que sur le caractère. Néanmoins, nous avons préalablement établi que les deux personnages présentés ne constituaient en fait qu’une seule et unique personne. Du coup, on est en droit de se demander quelle est finalement la version réelle du personnage et celle imaginée. Et heureusement, sur base du développement des différentes versions et de quelques dialogues clés, il est tout à fait possible de remettre dans l’ordre les pièces du puzzle. Ainsi, on découvre que le véritable Jake Gyllenhaal est un acteur raté dont la discussion avec sa mère nous apprend qu’il a un travail respectable de professeur d’histoire et un bel appartement. Marié à une femme enceinte de 6 mois, l’homme est en proie à des problèmes d’infidélité, comme en témoigne sa visite au club lors de l’introduction du film ainsi que la dispute avec son épouse qui lui demande si il la revoit « encore ». Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que cela fait 6 mois qu’il ne s’est plus rendu à l’agence et que sa femme est justement enceinte de 6 mois. Le personnage a donc d’énormes problèmes d’engagement et sa femme enceinte représente pour lui l’absence de liberté, qui fait par ailleurs échos aux déclarations sur la dictature et le contrôle du début du film. Et toute cette confusion débouche sur des troubles réels de la personnalité qui provoquent l’apparition d’Adam Bell, un double débarrassé de tous ses démons qui peut assouvir ses désirs sexuels. Le film décrit donc le conflit intérieur du personnage, dont sa femme semble d’ailleurs être pleinement consciente au vu de ses différentes réactions.

Le point culminant du conflit étant certainement la confrontation intense entre les deux versions du personnage. Une confrontation durant laquelle le professeur d’histoire Adam Bell passe un marché avec l’acteur Anthony St. Claire en lui permettant de passer une soirée avec Mary, sa petite amie interprétée par Mélanie Laurent. Pour ma part, j’interprète ce marché comme une façon pour lui de se débarrasser une bonne fois pour toute de la partie néfaste de sa personne, la partie infidèle qui fait tant souffrir son mariage. Tout le segment qui suit avec Mélanie Laurent est donc le fruit de son imagination, le personnage ne pouvant naturellement pas se trouver à 2 endroits simultanément. Dans le même temps, il se rend dans le bel appartement d’Anthony et tente d’appréhender les lieux avant le retour de sa femme. Il y découvre notamment une photo de couple entière, qui renvoie immédiatement à celle déchirée du début du film. Plus tard, dans le lit avec sa femme, cette dernière semble remarquer quelque chose d’inhabituel et lui demande s’il a passé une bonne journée à l’école. Ce qui va dans le sens de l’idée selon laquelle il est bien professeur d’histoire et qu’elle est parfaitement consciente de sa condition. En effet, au lieu de le confronter directement, elle joue le jeu pour qu’il fasse lui-même le cheminement mental. Malheureusement, il ne se souvient pas et ne voit pas de quoi elle parle. Cependant, durant la nuit, il se réveille et semble en proie aux doutes. Sa femme souhaite qu’il reste, et au moment précis où ils se retrouvent charnellement, l’autre version du personnage subit un accident de voiture critique après une dispute violente.

Photo bis enemyReste maintenant à traiter la question des araignées qui font partie intégrante du film et qui occupent une place importante dans l’interprétation de l’histoire. Concrètement, les araignées représentent ici les femmes (et par extension la figure maternelle, une thématique très présente au sein du récit et fortement liée à l’état psychologique du personnage), en tout cas la vision qu’en a le personnage de Jake Gyllenhaal. Comme évoqué précédemment, le personnage a une peur immense de l’engagement, et surtout de la perte de contrôle et de liberté que cela implique. Il se sent complètement piégé par sa femme enceinte, telle une proie dans la toile d’une araignée. Les câbles de la ville en forme de toile d’araignée, le pare-brise fracassé à la manière d’une toile d’araignée ou la gigantesque araignée apparaissant juste après la discussion avec sa mère en sont des illustrations flagrantes. Mais comment interpréter la dernière séquence dans laquelle sa femme laisse place à une gigantesque araignée réagissant avec peur à son arrivée ? Si on remonte quelques secondes avant la confrontation, le personnage ouvre enfin la fameuse enveloppe de l’agence. Il y découvre la clé du club et ressent immédiatement le besoin de s’y rendre. Autrement dit, après être finalement parvenu à éliminer la partie infidèle de sa personne, il replonge instantanément dans ses travers au premier signe de tentation. C’est pourquoi sa femme, représentée maintenant par une araignée, réagit avec peur en le voyant. Car c’est en quelque sorte un tueur d’araignée, incapable de réfréner ses pulsions et incapable de s’engager dans une relation saine. Les écarts de conduite étant symbolisé ici par la scène du club où un talon s’apprête à écraser une araignée.

AraignéeVisageEnfin, toujours dans cette dernière séquence, comment interpréter maintenant le regard presque amusé de Jake Gyllenhaal au moment où il découvre l’araignée ? Comme s’il comprenait soudainement l’enjeu de la situation. Il faut pour cela revenir au début du film, lorsqu’il enseigne l’histoire à ses élèves et déclare :

– It’s important to remember this. This is a pattern that repeats itself throughout history.

Je pense que le personnage comprend en voyant l’araignée qu’il reproduit exactement le même schéma. Il répète inlassablement les mêmes erreurs dès lors que la tentation survient. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le film se termine avec un coup de téléphone manqué de sa mère, et commence avec un message de sa mère laissé sur son répondeur. Dans le même ordre d’idée, le film se clôture avec sa femme enceinte transformée en araignée dans la chambre, et s’ouvre avec sa femme enceinte nue sur le lit dans cette même chambre. Ce qui confirme la théorie selon laquelle le schéma se répète. Par la suite, il reprend :

– All the greatest events happen twice. The first time, it’s a tragedy. The second time, it’s a farce.

Une fois le stade de la tragédie dépassé, je pense que le personnage se rend compte de la grosse farce que représente la situation. Effectivement, bien qu’il soit parfaitement conscient de ses problèmes et de l’issue dramatique de la situation, il ne peut pas s’empêcher de céder, encore et toujours, à la tentation, et donc de répéter continuellement le même processus. On peut ainsi parfaitement imaginer que ce n’est pas la première fois que cela se produit et le personnage le réalise en voyant l’araignée sur la défensive. D’où son très léger détachement à la fin, comme s’il se rendait compte, après l’aspect tragique du moment, de son aspect humoristique.

En définitive, si on se réfère au titre du film, on comprend donc maintenant que l’ennemi, c’est lui-même ! Ses instincts, ses craintes, son incapacité à s’engager dans une relation normale. Toute une série de choses qui peuvent mener à terme à la destruction de sa santé mentale, de son couple et même de sa vie.

Voilà donc comment j’ai compris le film sur base d’éléments du scénario aussi concrets que possible. J’espère que l’article vous aura permis d’y voir plus clair. Comme d’habitude, n’hésitez pas à réagir si vous avez des questions, des remarques ou même, qui sait, une interprétation différente de la mienne.

PS: Pour les plus à l’aise en anglais, je vous invite, si vous le souhaitez, à poursuivre la réflexion avec la vidéo de Chris Stuckmann qui décrypte le film en profondeur, images à l’appui. Mon interprétation s’y rapporte directement.

À propos de Wolvy128

Créateur et rédacteur en chef du site. Passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge, je profite de ce blog pour partager ma passion au quotidien.

Discussion

549 réflexions sur “[Interprétation] Enemy – Explication et décryptage

  1. Génial l’explication, parcontre ce qui me bug c’est la radio qui dit qu’il y a deux morts donc cela fait penser qu’il existe bien deux personnages différents comme dans le livre ??!! ou bien c’est juste une coincidence

    Publié par Ender | juin 18, 2014, 3:57
    • Je n’ai pas lu le livre donc difficile de te répondre catégoriquement. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’il n’existe qu’un seul personnage de Jake Gyllenhaal dans le film. Du coup, on peut imaginer que 2 personnes sont bien mortes d’un accident de voiture et qu’il les assimile à son histoire à cause de ses troubles psychologiques. Ou alors il imagine tout simplement cette nouvelle. Quoi qu’il en soit, ça ne bouleverse pas l’interprétation générale. 😉

      Publié par Wolvy128 | juin 18, 2014, 4:18
      • Si je ne me trompe pas, l’accident vient de son imagination. En effet, l’info trafic suivant le nouvelle, cite des voies qui n’existent, étant dans une « ville imaginaire ». 🙂

        Publié par Simon | août 31, 2014, 12:44
        • Merci pour la précision ! Si cela se confirme, ça conforte ma théorie. 🙂

          Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 12:49
        • Bonjour,

          J’ai eu la même interprétation que toi (wolvy), pour eettayer ta thèse sur le fait qu’il y ait bien un seul personnage tu peux également parler des lunettes de soleil. En effet pour les plus attentif vous aurez remarqué ce petit indice qu’à laisser le réalisateur. Sous controle de sa 2ème personnalité, Adam achète une paire de lunette de soleil afin de pister Anthony incognito. Or plus tard dans le film on se retrouve chez Anthony et cette paire de lunette est posée sur une table alors que sa double personnalité « Adam » ne s’est encore jamais rendu dans l’appartement d’Anthony…

          Publié par Charly | septembre 11, 2014, 4:00
        • (Désolé pour les fautes d’haurtaugraf je ne me suis pas relu)

          Publié par Charly | septembre 11, 2014, 4:04
      • Je trouve ton explication géniale et pertinente et je surrenchérirai même en disant que l’araignée géante qui parcourt la ville à un moment donné est en fait une oeuvre d’art se trouvant à Bilbao, oeuvre de Louise Bourgeois dont le nom n’est autre que… « Maman ». Encore une preuve de plus que l’araignée représente ici selon moi la mère castratrice. Comme par hasard, à la fin, la femme enceinte se retrouve transformée en araignée.

        Publié par Djoulaie | septembre 14, 2014, 8:24
        • Cette reconnaissance que tu as eut est juste PARFAITE ! c’est carrément ça, pas de doute!

          Publié par juju | avril 17, 2015, 11:06
      • Bonsoir merci beaucoup pour vous explication j ai pu y voir plus claire pour l araignées j ai repasser morceau par morceau et il a un détail qui m interpelle ça va vous paraître stupide ou c est dans le montage du films ils n’ont pas étés très minutieuse mais l alliance on la voix clairement, mais quand il est dans sa classe ou chez lui en temps que prof dans sa vrai vie elle ne figure pas enfaîte on ne la voix que quand que 3 à 4 x sinon quand on y prête bien attention elle n’y est pas. en tout cas j ai vraiment apprécie se film et le recommande merci encore vous êtes super 😀

        Publié par ....... | février 24, 2015, 3:35
        • C’est normal qu’on ne la voit pas lorsqu’il est dans la peau du prof puisque c’est le personnage créé pour assouvir ses pulsions. Il ne la porte donc pas.

          Publié par Wolvy128 | février 24, 2015, 3:53
    • Bonjour à tous. Tout d’abord merci pour votre interprétation qui m’a permis d’y voir plus clair ^^ Ce film ne m’a pas non plus laisser insensible et m’a posé quelques interrogations. Voici mon interprétation du film : Anthony et Adam sont effectivement une seule et même personne. La personne qui existe réellement c’est Adam de son vrai nom Anthony St Claire, professeur d’histoire. Adam ( donc Anthony ) ne s’épanouit pas à 100 % dans son métier, trop répétitif et lassant à son goût ( on voit au début du film 2 scène quasi identique ou il répète les même phrases dans l’amphithéâtre fasse à ses élèves, le personnage semble d’ailleurs assez blasé ). Sa véritable femme c’est la femme enceinte joué par Sarah Gadon avec laquelle il vit dans un petit appartement de standing . Adam souffre de 2 autres problèmes : l’infidélité et il commence à présenter des soucis mentaux. Adam à en effet trompé sa femme avec la femme joué par Mélanie Laurent et continue d’ailleurs à la faire. Sa femme à eu connaissance de la situation mais par amour et attendant un heureux événement elle le lui a pardonné. Elle doute cependant que Adam en ai bel et bien fini avec cet aventure ( la crise de jalousie quelle fait à  » Adam  » dans le rôle d’Anthony à ce moment là après le pseudo appel de « Adam  » à l’appartement le prouve , cet appel est passé par ailleurs par Mélanie Laurent ). Mélanie Laurent de son coté ne connait pas l’existence de la femme d’Adam. Elle vit pour le moment une aventure avec Adam ( Anthony ), quel croit célibataire et l’appartement dans lequel elle est censé vivre avec Adam c’est le sien ! . 2 ème problème d’Adam : il n’assume pas d’avoir trompé sa femme et peut être en Est-ce l’origine il va commencer à la suite de cela à se créer  » un double imaginaire  » : Anthony. Certainement une partie de lui qu’il aurai voulu être. Sa femme commence à comprendre ce souci mental lorsqu’elle retrouve  » Adam Bell professeur d’histoire  » sur un morceau de papier inscrit par son mari suite à l’appel qu’il à reçu. Elle fais sa recherche sur Internet et vois qu’il s’agit d’un autre professeur, certainement un collègue d’Anthony . quand elle se rend sur place à l’université elle prend conscience de la situation : Anthony ne la reconnait pas ou du moins fait semblant, elle acquiesce le coup. l’appel quelle passe juste après sa rencontre avec Adam sert à trois choses : montrer l’angoisse dans laquelle elle se trouve, montrer le délire complet dans lequel se trouve Anthony et surtout nous faire perdre le fil : que l’on ai la conviction qu’il y a bien deux personnages . La suite elle est simple : il n’y a pas de rencontre dans une chambre d’hôtel entre les 2  » doubles  » , et il n’y a pas de non plus de sortie en amoureux avec Mélanie Laurent, tout ça se passe dans l’imagination du personnage. Il n’y a donc pas non plus d’accident au retour c’est juste une manière pour Anthony de supprimer Mélanie Laurent de sa vie : de montrer qu’il veux repartir sur de bonne bases . mais tout ça est vain  » c’est un éternel recommencement « . Venons en aux araignées, pour moi cela fait référence à l’expression  » avoir une araignée dans le plafond  » ce qui veut dire avoir des soucis mentaux et le fait que les araignées apparaissent régulièrement dans le film sert à donner un coté vraiment déluré au film car forcement les gens vont parler de ce point du film, et ne vont pas comprendre pourquoi des araignées géante apparaisse comme ça dans le film, il va y avoir des interrogation ! . pour résumé un très grand film mais à coup sur qui ne plaira pas à tout le monde car complexe . En espérant avoir éclairé votre lanterne et en espérant me rapprocher de la vérité

      Publié par Sébastien | août 29, 2014, 9:54
      • Je suis totalement d’accord avec cette interprétation mais j’ai un souci avec « l’espace temps » notamment pour Mélanie Laurent. Comment Adam peut-il la voir tous les soirs alors qu’il est marié et sensé être avec sa femme dans son joli appartement ? Etait-il acteur d’abord puis professeur d’histoire ? Les deux en même temps ?

        Publié par Fanny | septembre 16, 2014, 2:14
      • Très bonne explication ! Merci !

        Publié par Nathalie | septembre 16, 2014, 10:24
      • Effectivement le rapprochement avec l’expression « avoir une araignée au plafond » peut être tentante, mais vous manquez un point, le réalisateur fait me semble-t-il une belle référence à l’oeuvre de la plasticienne franco-américaine Louise Bourgeois, notamment avec la série « Maman » qu’elle a créer à New York, qui n’est autre qu’une série d’araignées gigantesques, aux pattes généralement disproportionnées (un peu à la manière de Dali et de ses éléphants). Louise Bourgeois dira d’ailleurs de son oeuvre énigmatique que ces « araignées » lui ont servies de thérapie vis à vis de sa mère – « elles » représentent directement sa mère, tantôt protectrice grâce à leurs grands membres, tantôt inquiétantes et directement dangereuses et agressives à cause de leurs allures et du symbole qu’elles génèrent.
        Pour ce qui est du film on est à mon sens tout à fait dans ce registre, le personnage principale (peut importe son nom d’ailleurs ce n’est qu’une information brouillante pour le spectateur et ça ne fait que révéler sa quasi schizophrénie) ce sent piégé par sa femme enceinte et aussi piégé par sa propre mère qui est loin d’être satisfaite par ses essaies au cinéma « de troisième zone », toutes les deux l’accusent d’être quelqu’un qu’il ne devrait pas être (infidèle, comédien …). Il se créait donc un alter ego qui est l’exacte contraire de lui, une autre identité qui n’a aucune conscience de sa réelle vie d’homme marié/père en devenir, et ainsi satisfaire ses pulsions sexuelles pour une autre femme, cette autre femme jouée par ML. Les araignées dans le film symbolisent à la fois sa « propre » captivité, sa mère, sa femme enceinte, et toute les autres femmes qu’il désire et dont il se trouve « piégé » par son désir d’elles.

        Publié par lucayo3 | septembre 28, 2014, 11:16
        • J’avais déjà fait un commentaire dans ce sens avec Louise bourgeois mais apparemment personne ne l’a lu…

          Publié par djoulaie | septembre 30, 2014, 8:44
        • Je pense que votre commentaire a été lu Djoulaie (au moins par moi en tout cas) mais Lucayo3 n’a certainement pas parcouru l’ensemble des messages avant de poster le sien. Ce qui est un peu compréhensible vu la quantité de réactions que compte l’article. 😉

          Publié par Wolvy128 | septembre 30, 2014, 2:28
        • Merci 🙂 vous avez raison 🙂

          Publié par djoulaie | septembre 30, 2014, 9:32
    • Je pense que la théorie du sosie n’est pas délirante. Explications: http://marlasmovies.blogspot.fr/2014/08/enemy-double-zero.html

      Publié par marlajane1 | septembre 1, 2014, 9:49
      • Peut-être pas délirante mais elle ne tient pas du tout la route selon moi. Rien que la scène de discussion avec la mère l’invalide totalement. Et d’ailleurs, on ne peut pas vraiment parler de sosie à partir du moment où les 2 personnages sont identiques à ce point.

        Publié par Wolvy128 | septembre 2, 2014, 9:39
      • Punaise mais cette « critique » on dirait qu’elle a été écrite par un gamin de 10 ans… « on s’ennuie ferme » « on attends des explications » ben non cher(e) « Marla », des fois c’est bien d’utiliser son cerveau et tous ses sens pour comprendre un film si génial et bien ficelé comme Enemy, mais ça, je vois que vous avez pas réussi à le faire. Salutations.

        Publié par Frenchilanga (@MTrashy) | septembre 6, 2014, 5:51
        • Je trouve aussi l’article de faible niveau, contradictoire et peu pertinent. C’est pour ça que je n’y réagis pas vraiment. Content de voir que je ne suis pas le seul en tout cas.

          Publié par Wolvy128 | septembre 6, 2014, 7:33
        • Mais grave, c’est quoi ce lien vers l’article le plus pourri de tout l’internet ??!

          Publié par Florian | septembre 9, 2014, 2:14
        • Utiliser son cerveau… Je peux vous renvoyer le compliment. « On attend, » c’est sans S. Quand on ne connaît pas son présent de l’indicatif…

          Publié par marlajane1 | septembre 20, 2014, 3:31
        • Etablir une critique ou explication de film en le comparant a de multiples autres films laisse penser d’une capacité certaine a étudier le terme  » double  » au cinema dans wikipedia et de copier coller les oeuvres citées … Pour moi l’article de marla est un torchon …

          Publié par TylerD | janvier 10, 2015, 1:36
      • Eh bien je pense que la réflexion de Marlajane vaut le détour, et le passage sur la femme enceinte qui essaie de joindre son mari juste après avoir vu le « sosie » donne du corps à ce dernier. Que dire également de cette étrange filature de la fiancée de Adam ? Cette partie me semble survolée par la critique que l’on lit ici.

        Sinon, merci à tous pour ces différents angles de vue, même s’ils ne résolvent pas totalement l’énigme.

        Publié par Philippe Bérard | janvier 24, 2015, 4:33
    • L’explication confirme un peu ce que je pensais. J’ai remarqué un élément qui à mon avis n’est pas anodin; à chaque plan où les deux personnages apparaissent ensemble on constate que l’un (le professeur d’histoire) est dans la clarté, l’autre est un peu dans l’ombre. C’est ce qui de suite m’a permis de partir sur la base d’un dédoublement de la personnalité. Excellent film.

      Publié par Paul | septembre 8, 2014, 5:37
    • tout d’abord ce film ma laissé perplexe; donc je suis allé voir si il y avais une explication; tous se qui est dit parait logique; pour ma part je pense que se type est fou est qu’il est interné d’où l’araignée dès le départ, et a 2 moments du film, effectivement je lierais l’histoire a shutter isoland, ou le cygne noir ( titre en français); qui parle de la schyzofrénie.

      Publié par mallet | octobre 16, 2014, 8:52
    • Si je ne me trompe pas, la voix qui parle de l’accident est celle de Jake Gyllenhaal, on entend un changement de voix avec le premier homme de la radio et cette voix du second homme ressemble beaucoup à celle de Jake…donc ça confirmerait que c’est dans sa tête !

      Publié par Hugo | novembre 23, 2014, 6:31
    • La radio ne dit pas ça … Elle dit qu’il y à eu un accident point barre.
      Regarde la version originale peut être est ce différent en français.

      Publié par Gui | février 18, 2015, 8:10
  2. Bonjour,
    Après l’avoir vu avec ma femme, nous en avons discuté 2 bonnes heures avant de finalement capituler et d’aller chercher des informations complémentaires sur internet. Nous voici donc sur votre page. Une question subsiste. Comment expliquer le coup de téléphone de la femme enceinte lorsqu’elle est sur le banc de l’école et vient de voir le professeur retourner à ses cours ? Qui est alors au bout du fil ? J’espère que cette scène n’est pas que le fruit de l’imagination du personnage parce que sinon demain je fais un film moi aussi. 😉 J’aurais perdu 1h30 de visionnage + 2h de réflexion intense.
    Merci en tout cas pour votre article qui nous a bien éclairé.

    Publié par Venus | juin 22, 2014, 8:09
    • Bonjour, et merci pour votre intervention. Si l’article a pu vous éclairer un tout petit peu, vous et votre femme, mon objectif est pleinement atteint ! 🙂

      Quant à la scène que vous évoquez, elle est assez importante à mon sens même si elle révèle moins de choses qu’on aurait pu le penser au départ. Pour moi, la séquence n’est pas du tout le fruit de l’imagination du personnage. Le coup de téléphone est bien réel et la personne au bout du fil n’est autre que le personnage de Jake Gyllenhaal. En effet, on entend la voix du personnage seulement quand celui-ci quitte le champ et je pense que ce n’est vraiment pas dû au hasard. Si l’échange téléphonique avait débuté quand la femme enceinte voyait toujours le professeur s’éloigner, ça n’aurait pas tenu la route. Alors qu’ici, le personnage est hors champ et peut très bien avoir décroché son téléphone, ce qui confirme les troubles de la personnalité dont il souffre. C’est tout à fait cohérent par rapport à ce qui précède et ce qui va suivre.

      Publié par Wolvy128 | juin 22, 2014, 11:50
      • Bonjour et merci pour ces explications ! J’aimerai éclaircir un autre point sur cette même scène : est-ce que celle-ci est inventée par le personnage ou non ? Car même si celui-ci répond au téléphone apres la femme enceinte est abasourdie par sa découverte et si on suit votre logique la femme est assez consciente des problèmes de son mari et ne devrait pas réagir comme ca lorsqu’elle le voit a la Fac non ? A moins que j’ai mal compris et qu’il change véritablement de look avec une espece de double vie sans le savoir et fait croire a sa femme qu’il ne la reconnait pas ??? Je m’enbrouille trop de questions .. Merci de votre aide

        Publié par Simon Tllt | août 23, 2014, 4:14
        • Bonjour ! Comme je le disais plus haut, la scène est bien réelle pour moi. Et la surprise de sa femme ne m’étonne pas plus que cela en fait. En effet, même si elle est consciente qu’il y a un problème avec son mari, elle n’imagine certainement pas la portée de ses troubles. Et lorsqu’elle le voit devant lui, incapable de la reconnaître, elle se met à douter. Bien sûr, la ressemblance est troublante mais l’homme est tellement différent qu’elle commence à imaginer qu’il pourrait peut-être ne pas s’agir de son mari. D’où son coup de téléphone pour tenter de se rassurer.

          Publié par Wolvy128 | août 23, 2014, 4:41
    • En fait, on ne voit pas réellement qui décroche; si on analyse la scène, le personnage interprété par Jake Gyllenhaal ne décroche qu’une fois rentré à l’intérieur de l’université. De plus il dit « on ne sait jamais vraiment ce qui nous attend ». Peut être a-t-il alors conscience a ce moment de sa santé mental.

      Publié par djé | juillet 26, 2014, 4:47
  3. Bonjour, tout d’abord bravo pour cette analyse! Elle m’a permis de mieux comprendre certaines scènes. Il y a cependant un point que je n’arrive toujours pas à comprendre. Il s’agit de la scène lorsque Mary se rend compte qu’Adam a la marque de la bague. Cela me semble un peu incohérent car elle aurait du s’en apercevoir bien avant puisqu’elle est sa maîtresse depuis longtemps. Qu’en pensez-vous?

    Publié par Fanny | juin 23, 2014, 11:14
    • De rien, je suis ravi que l’article ait pu te permettre de mieux comprendre certaines scènes du film.

      En ce qui concerne le point que tu évoques, ce n’est pas incohérent pour moi. En effet, si on considère que le personnage de Jake Gyllenhaal est unique (et il l’est), il y a forcément des scènes qui sont imaginées par l’un car il ne peut pas être à 2 endroits différents en même temps. Et à la fin, je pense que c’est justement ce qu’il se produit. Le bon personnage est celui qui se trouve avec la femme enceinte et ce qui se déroule entre son « double » et Mélanie Laurent est une façon pour lui de se débarrasser une bonne fois pour toute de la partie néfaste de sa personne, la partie infidèle et narcissique. Et la meilleure façon de s’en débarrasser est de provoquer une violente dispute entre les deux, qui mènera à la disparition de cette version.

      Publié par Wolvy128 | juin 23, 2014, 11:28
      • Ah oui en effet, ça parait tout de suite moins incohérent! Merci pour ta réponse!

        Publié par Fanny | juin 24, 2014, 12:09
        • Je t’en prie, c’est normal.

          PS: En grand fan de Mulholland Drive, je dois te dire que j’adore le nom de ton blog ! 🙂

          Publié par Wolvy128 | juin 24, 2014, 12:19
        • Merci beaucoup 🙂 Comme tu l’as vu, je suis aussi une grande fan de ce film. Le chef d’oeuvre absolu de David Lynch! D’ailleurs, j’ai vu que tu en as fait une analyse sur ton site, je vais aller lire ça! 🙂

          Publié par Fanny | juin 24, 2014, 1:07
        • Je suis on ne peut plus d’accord avec toi, immense chef d’œuvre pour moi aussi ! 🙂

          Publié par Wolvy128 | juin 24, 2014, 2:41
        • Bonjour, super analyse! Je comprends également mieux le film! Moi je me demandais alors le personnage de Mélanie Laurent est fictif? Ou bien c’est changeant parfois elle est réelle et parfois c’est une scène imaginaire…

          Publié par rapp | août 28, 2014, 4:51
        • Bonjour, pour moi le personnage de Mélanie Laurent est bien réel. Seulement, la scène de la dispute qui conduit à l’accident à la fin est imaginée par le personnage de Jake Gyllenhaal. En effet, il se trouve déjà dans la maison avec sa femme enceinte à cet instant précis. Et comme il n’existe qu’une seule version du personnage, il ne peut pas être physiquement à 2 endroits différents. D’autres considèrent l’épisode avec Mélanie Laurent comme un souvenir du personnage. Quoi qu’il en soit, dans les 2 cas, le personnage est bien réel.

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 4:58
      • Pour avoir lu d’autres articles, je crois plutôt que la scène de l’accident est réellement arrivée mais au passé (c’est un souvenir d’ Anthony). Il a survécu à l’accident et a eu la cicatrice. Sa femme s’est aperçu qu’il avait une liaison et lui a pardonné mais elle croit qu’il la revoit.

        Publié par bruno | juillet 1, 2014, 6:00
        • Même si ce n’est pas impossible, je n’adhère pas à cette théorie mais chacun est libre d’interpréter le film comme il veut. 😉

          Publié par Wolvy128 | juillet 1, 2014, 3:01
        • D’accord avec toi Bruno, la cicatrice en est ma preuve!

          Publié par patrick | décembre 18, 2015, 2:07
  4. Votre analyse mérite d’être convaincante

    Publié par Joe | juin 24, 2014, 10:42
  5. Je n’ai que 16 ans et je vous avoue que je n’ai pas tout compris dans ce très bon film 😀 j’ai pu comprendre beaucoup de choses grâce a votre analyse et j’ai aussi remarquer que le film cachait énormément d’éléments qu’on ne remarque pas forcément dés le premier visionnage 🙂 Ce film m’a fait réfléchir et c’est pour ça que j’ai vraiment bien apprécier 🙂 Existe t-il d’autre films dans le même genre ? Merci

    Publié par Louis | juin 24, 2014, 11:51
    • Content que l’article ait pu vous aider à y voir plus clair, il est là pour ça ! 😉

      Sinon, dans les films qui retournent un peu le cerveau tout en étant cohérent, il y a Donnie Darko, Inception, Looper, Source Code, Le Prestige, Cloud Atlas ou encore Mulholland Drive qui me viennent en tête rapidement.

      Publié par Wolvy128 | juin 25, 2014, 1:05
      • Merci je m’en vais regarder tout ça ! 🙂

        Publié par Louis | juin 25, 2014, 11:53
      • ajoutons « Lost Highway » à voir absolument qui est l’ancêtre de « enemy » (schizophrénie inside) ou l’hyper barré « Triangle » qui, comme vous le verrez sur internet, fait énormément parler … celui-ci est une référence absolue du film « prise de tête » , un film plus rare et complètement barré : « Timecrimes » est à voir absolument, mais aussi un chef d’oeuvre absolu, mythique, complexe, totalement génial : « l’armée des 12 singes ». Tant qu’on y est, citons aussi « Inland empire » un bloc de béton armé toujours de Lynch (prenez « Mulholland drive » et « lost highway », multipliez par 1000 ca donne « inland empire »). La référence absolue du film barré sur lequel on émet toutes les thèses possibles et imaginables : « 2001 l’odyssée de l’espace ». Autre film schizophrène bien avant « enemy » : « fight club ». Déjanté, fou, génial. Egalement fascinant et absolument formidable : « memento » et son final dingue … « usual suspects » et sa manipulation ultime …. « ouvre les yeux » tout aussi mystérieux et complexe …. et il y en a des centaines d’autres, aussi complexes, torturés que « enemy » … bon visionnage 😉

        Publié par tool78 | août 28, 2014, 11:02
        • C’est fou parce que j’ai vu tous les films que vous mentionnez et je n’ai pas pensé à les signaler. Merci à vous donc ! 🙂

          Dans la liste, j’ajouterai que certains sont plutôt accessibles (Triangle, Fight Club ou Memento par exemple) alors que d’autres sont difficilement compréhensibles (Inland Empire est méchamment tordu je trouve, sans être inintéressant bien sûr).

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 11:19
      • bonjour, je me permettrais de citer « lost highway » …. dans la même lignée …

        Publié par tropdebonheur | septembre 16, 2014, 12:58
    • Il y a aussi Shutter Island qui est dans le même genre, à retourner le cerveau.

      Publié par rami | août 31, 2014, 6:58
  6. Je viens de regarder ce film, j’ai compris le fait qu’il n’y ai qu’un personnage. Mais je bloquais sur les araignées. J’ai beaucoup aimé votre article.
    Pour les films qui retourne le cerveau il y a aussi Memento ou Identity.

    Publié par Thomas | juin 26, 2014, 3:20
  7. Bonjour et bravo pour l’analyse. comment expliquer le club et l’araignée qui sort du plateau lorsque le couvert est relevé ? comment expliquer que le personnage réel n’est pas les clés de chez lui ?

    Publié par fred | juin 27, 2014, 8:51
    • La première question est traitée dans l’article. La scène du club prend vraiment du sens à la fin lorsqu’on a compris la symbolique des araignées. Là encore, l’araignée qui sort du plateau symbolise la femme et vu qu’il s’agit d’un club libertin (ou en tout cas porté sur le sexe), c’est plutôt logique. Et le talon qui s’apprête à l’écraser symbolise l’écart de conduite. Le personnage va effectivement s’abandonner à la tentation que représente la femme. Du coup, il est en quelque sorte un tueur d’araignée, incapable de réfréner ses pulsions et incapable de s’engager dans une relation saine. C’est ce qui permet aussi de comprendre la scène finale.

      Quant au personnage réel qui n’a pas les clés de chez lui, plusieurs explications sont possibles. Souffrant de troubles mentaux, il a pu sortir dans la peau de l’autre et les oublier. Ou peut-être les a-t-il sur lui mais ne s’en est pas rendu compte pour les mêmes raisons. Mais je penche plutôt pour la première option personnellement, ça me semble cohérent vu le propos du film et son évolution.

      Publié par Wolvy128 | juin 27, 2014, 3:07
      • Merci pour cette superbe interpretation !

        Je me permet d’intervenir pour les clefs, lorsque Jake discute avec le concierge dans l’acenseur (dernier tier du film, ce dernier mentionne une nuit passée, grace a jake, dans un mysterieuse endroit dont ils ont recemment changé les serrures, cet endroit est probablement le club libertain 😀

        Publié par valentin | août 30, 2014, 11:55
        • Absolument ! D’ailleurs, on aperçoit le concierge dans la scène d’ouverture (au club) si mes souvenirs sont bons.

          Publié par Wolvy128 | août 30, 2014, 11:58
  8. Je suis toujours très heureux de voir que des personnes comme vous arrive à transformer des réflexions sur des œuvres d’art en analyse aussi propre et synthétique. Tout est carré et logique, l’argumentation est remarquable et pourtant pas si complexe. Je ne comprend pas pourquoi je n’arrive pas encore à maîtriser cet exercice de commentaire, peut être est-ce du à mes 17ans assez bordélique.
    Du coup voilà ma question, et désolé car elle n’a aucun rapport direct avec cette analyse : Quels études avez-vous faites? (Quoi qu’il en soit mes capacités de rédaction s’affineront surement avec le temps j’imagine).

    Publié par Kafka | juin 27, 2014, 6:51
    • Je ne sais pas si les intitulés sont identiques en France (je viens de Belgique) mais j’ai fait un Master en Communication (5 ans). Ce qui doit certainement un peu m’aider pour mettre par écrit de façon claire et structurée ma pensée. Mais je pense que, comme vous le dites, c’est davantage l’exercice et le temps qui développent les capacités de rédaction.

      Publié par Wolvy128 | juin 27, 2014, 7:01
  9. Bonsoir, excellente analyse. Si j’ai bien compris, Adam Bell n’existe pas, donc la première partie du film est en fait une sorte d’introspection dans le cerveau d’Anthony Clair ? Sa maîtresse ne serait alors que le fruit de son imagination (sa femme en version moins possessive) ou un souvenir passé ? Car si leurs rencontres chez lui au debut du film sont vraies, j’ai envie de demander ou etait sa vraie femme enceinte pendant tout ce temps ? Et là ou ça coince pour moi, comment expliquez vous l’existence du nom d’Adam Bell dans les registres de l’école si ce dernier est le fruit de son imagination ? N’aurait – il pa du être inscrit de son véritable nom, Anthony Clair ? Merci de m’éclairer.

    Publié par kavecch | juin 28, 2014, 2:53
    • Bonsoir, et tout d’abord merci pour le compliment sur l’analyse, ça fait toujours plaisir ! 🙂

      Au vu de votre première question, je m’aperçois que je n’ai peut-être pas été très clair dans l’article mais pour moi, tout le film est bien réel à part bien sûr les moments où les deux personnages s’adressent l’un à l’autre et le dernier acte où l’acteur Jake Gyllenhaal part en rendez-vous avec Mélanie Laurent. Ce segment est imaginé par l’autre personnage qui voit là une occasion de se débarrasser de la partie néfaste et infidèle de sa personne. Et si l’on reprend les choses dans l’ordre, c’est tout à fait cohérent. En effet, le personnage souffre du manque de liberté de sa situation (femme, bébé…) et a déjà été infidèle par le passé. Il lutte constamment pour réfréner ses pulsions mais n’y parvient pas. Pour pouvoir les assouvir, il s’imagine alors être quelqu’un d’autre et s’engage (de manière bien réelle) dans une relation avec Mélanie Laurent. Ils se voient régulièrement en soirée dans un petit appartement complètement vide mais elle ne passe quasiment jamais la nuit avec lui. Ça a donc tout d’une liaison en dehors du mariage. Et quand on voit les nombreuses réactions de sa femme enceinte, il est évident qu’elle comprend que quelque chose se passe et qu’il est certainement encore infidèle. Tout cela tient parfaitement la route selon moi.

      Pour le nom d’Adam Bell, j’avoue franchement que je n’y avais pas pensé, c’est une très bonne remarque ! Pour essayer de faire la lumière sur ce point, je pense qu’on doit se référer aux éléments dont on est absolument certain. Ainsi, il est clair que Adam Bell est le nom de l’enseignant puisqu’il est présent dans les registres de l’école. Ce qui n’est pas un problème en soi étant donné que nous avons établi que le bon personnage était bien professeur. Seulement, si mes souvenirs sont bons, sa femme l’appelle bien Anthony et non Adam. Du coup, la seule explication plausible que je vois est que le nom d’Anthony Claire est un nom d’emprunt pour son métier d’acteur. Un métier qui n’a jamais porté ses fruits mais le nom est resté, ce ne serait pas la première fois. Et avec le recul, c’est plutôt une bonne idée du réalisateur pour rajouter à la confusion.

      Publié par Wolvy128 | juin 28, 2014, 4:17
      • Merci de m’avoir répondu si vite ! Pour le nom d’emprunt c’est possible en effet, mais au début du film, on ne nous précise pas que justement son nom d’emprunt pour ses films est Daniel Clair ? J’ai aussi la très nette impression comme de nombreux internautes que l’appartement des deux personnages sont identiques, mêmes meubles, même vu… Je me trompe peut être mais j’ai l’impression qu’en fait il n’y a pas de maîtresse, qu’il s’agit de sa femme qu’il ne reconnaît pas, assimilée à un souvenir passé, quand il prend la personnalité d’Adam. Vous en pensez quoi ?

        Publié par kavecch | juin 28, 2014, 5:16
        • J’ai revérifié et son nom est apparemment Daniel Claire tandis que son nom d’acteur est Anthony Claire. Du coup, je ne m’explique pas le nom d’Adam Bell dans les registres de l’école. Peut-être a-t-il tout simplement emprunté le nom d’un collègue enseignant lorsqu’il s’est forgé sa nouvelle personnalité.

          Par contre, pour les appartements, même s’ils se ressemblent beaucoup (baie vitrée, cuisine…), ils ne sont pas identiques pour moi. Si on se réfère au plan principal face à la cuisine, la chambre n’est par exemple pas au même endroit. A droite avec Mélanie Laurent, à gauche avec Sarah Gadon. Et il y a certainement d’autres différences. La ressemblance est sans doute voulue par le réalisateur pour renforcer le sentiment de confusion. Je reste donc sur mon interprétation qui me semble plus pertinente vu la psychologie du personnage et ses pulsions. 😉

          Publié par Wolvy128 | juin 28, 2014, 5:36
  10. Bonjour
    Merci pour votre analyse, j’en étais peu ou prou arrivé à ces conclusions, que vous exprimez bien

    Concernant l’analogie ‘araignée-maternité-engagement’ , on peut la retrouver quasi strictement dans la structure de Louise Bourgeois « Maman » qui prend la forme d’une gigantesque araignée, qui ressemble d’ailleurs beaucoup à celle qui surplombe la ville, dans le film

    Publié par Laurent | juin 28, 2014, 10:18
    • Merci pour la précision ! D’après ce que j’ai pu lire, la gigantesque araignée qui surplombe la ville est également inspirée d’une statue d’araignée de Toronto. Justement là où a été tourné le film si je ne dis pas de bêtises.

      Publié par Wolvy128 | juin 28, 2014, 11:15
  11. Bonjour,

    Déjà, merci de votre analyse, que je trouve très pertinente. Je n’ai vu le film qu’une fois, alors ce n’est qu’une vague hypothèse, mais avez vous pensé que le film ne pourrait pas être en deux temps?

    C’est à dire que l’ensemble des évènements se soit passé, mais à des moments différents. Seuls les moment de rencontres entre les deux personnalités ne seraient que des vue de l’esprit.

    Ainsi par exemple, dans l’appartement d’Anthony, la photo est entière. On pourrait imaginer que la scène se déroule donc bien avant celle où Adam trouve la photo déchirée chez lui.
    La cicatrice aurait pu être causée justement par l’accident.

    Ce n’est pas tout à fait clair, j’aurai besoin de le revoir. Mais j’ai le sentiment qu’il y a une dimension temporelle, et que le maillage de l’histoire n’est qu’une illusion : il y aurait une chronologie des évènements qui ne correspond pas à l’enchainement des séquences. Les 6 mois d’absences, la 1ère scène qui commence par un message écouté, et la dernière par un message laissé…

    Publié par Petit_Bocal | juin 29, 2014, 1:34
    • Merci pour votre message, content que vous trouviez l’analyse pertinente !

      Pour votre hypothèse, je dois dire que je n’y adhère pas trop personnellement. C’est beaucoup de suppositions alors que le film ne lance pas ce genre de piste selon moi. Le seul élément temporel que je remarque concerne le sentiment de répétition puisque ce n’est sans doute pas la première fois que le personnage entreprend ce parcours (phrases du cours, téléphone, regard final…). Mais ce n’est bien sûr que mon interprétation personnelle, que j’essaye d’argumenter au maximum. En définitive, chacun est libre d’y voir ce qu’il veut. 😉

      Publié par Wolvy128 | juin 29, 2014, 3:04
    • Ouais, pas mal cette théorie, et il y a même une scène où le personnage parle de la mémoire? qu’elle est elastique ou qqchose comme ça?? je n’arrive pas bien à me souvenir…

      Publié par Frenchilanga (@MTrashy) | septembre 6, 2014, 6:04
  12. Bravo mec super analyse je suis bluffé et admiratif , pourtant il m en faut bcp 🙂

    Publié par Guillaume | juin 30, 2014, 2:02
  13. Bonjour, merci pour votre analyse qui m’a aidée à mieux comprendre ce film un peu déroutant.
    Je voudrais avoir votre avis sur la scène où la femme enceinte, totalement bouleversée raconte à Anthony qu’elle est allée sur le lieu de travail de Adam, où elle l’a rencontré. Elle semble totalement déroutée par sa similarité avec son mari, enfin c’est ce qui semble être son état d’esprit lorsque, après un après midi sans rien dire, elle avoue ce qui la préoccupe à son mari. Je n’arrive pas a comprendre pourquoi cette vision de Adam la met dans cet état si elle sait que son mari travaille en tant que professeur mais surtout pourquoi dit elle a Anthony, toujours en ayant l’air bouleversée que l’homme qu’elle a vu a la même voix et est parfaitement identique à son mari?
    J’apprécierais grandement de l’aide pour comprendre cette scène. Merci d’avance.:)

    Publié par Diego | juillet 3, 2014, 3:02
    • J’en parle en partie dans l’article. Il faut d’abord savoir que sa femme enceinte semble parfaitement consciente de la condition de son mari, plusieurs de ses réactions en attestent d’ailleurs. Et vu que son mari a déjà été infidèle par le passé, elle craint qu’il ne le soit encore et cette histoire de double est très suspecte. Elle se déplace alors sur son lieu de travail et rencontre un homme en tous points identiques à son mari, sauf qu’il ne la reconnaît absolument pas (alors que c’est bien lui). D’où son bouleversement car les troubles psychologiques dont il souffre sont plus graves qu’elle ne l’imaginait puisqu’il s’est carrément construit une nouvelle personnalité. Et pour essayer de l’aider à retrouver la raison, elle ne le confronte pas directement mais joue le jeu pour qu’il fasse lui-même le cheminement mental. Notamment dans la scène que vous mentionnez mais également plus tard, au lit, lorsqu’elle lui demande s’il a passé une bonne journée à l’école.

      Publié par Wolvy128 | juillet 3, 2014, 1:44
  14. Ton analyse m’a beaucoup plu, mais je crois (peut-être est-ce volontaire ou peut-être l’as-tu oublié) que tu as omis un détail : la bague ! Lors de la conversation avec sa mère qui révèle en grande partie l’identité du personnage, il ne porte pas de bague au doigt, et n’a non plus la marque que le personnage de Mélanie Laurent remarque par la suite… Peut-être le personnage est-il à cet instant dans la peau d’Adam Bell, mais pourquoi alors n’est-il pas surpris outre mesure lorsque sa mère évoque sa carrière d’acteur, profession d’Anthony St. Claire ?

    Publié par NoGub | juillet 3, 2014, 9:20
  15. De manière général, je trouve que les questions sur la cohérence de toute la partie purement rationnelle du film, qui concerne le déroulement réel de l’action (pourquoi l’accident a-t-il réellement eu lieu selon la radio ? Pourquoi le personnage n’a-t-il pas ses clés sur lui ?…), n’ont pas vraiment lieu d’être. Manifestement, les lignes entre les segments fantasmés par le personnage réel, ceux qui montrent simplement à l’écran une imagerie symbolique, et ceux qui relèvent de la réalité, sont floutées, volontairement. C’est ce qui constitue en grande partie l’ambiance dérangeante du film, parce que le spectateur ne sais jamais si la scène à laquelle il assiste est transformée à travers le prisme du regard du personnage, si elle n’est que pure imagination, où si elle décrit objectivement la réalité. Donc, je ne pense pas qu’il y ait systématiquement une explication sans équivoque à ce que l’on voit à l’écran, puisque le film entier joue sur ce flou constant. Je suis sûr que le réalisateur lui-même joue consciemment avec cet aspect du film.

    Publié par NoGub | juillet 3, 2014, 9:38
    • Oui, je suis d’accord, le réalisateur joue habilement d’une certaine ambiguïté qui rajoute à la confusion ambiante. D’ailleurs, les points que tu évoques sont des détails et n’influencent pas véritablement l’interprétation générale.

      Publié par Wolvy128 | juillet 3, 2014, 11:38
  16. Merci pour ces explications, je viens de le regarder je n’avais pas tout compris même si j’etais sur la bonne piste, tu ne fais que confirmer ce que je pensais.

    Publié par Letilor | juillet 6, 2014, 6:56
  17. bonjour et merci pour votre analyse
    mais il y a une scène que je pense que c’est contradictoire avec votre analyse
    la scéne où sa femme lui dit qu’elle a rencontrée l’autre homme.
    quelle est donc l’explication ?

    Publié par MOOSE | juillet 7, 2014, 4:09
    • En quoi est-ce que cette scène est une contradiction? 😉

      Publié par Wolvy128 | juillet 7, 2014, 4:16
      • Je pense que la question de « Moose » est; étant donné que la femme enceinte passe à l’école et qu’ils ont une discussion « entre personnes inconnues » et que ensuite elle contacte « l’acteur » par téléphone. Comment interpréter ceci? Est ce de la schizophrénie? concrètement on ne le voit pas répondre… et le retour de sa course…
        P.S.; merci pour votre éclaircissement de l’histoire, elle m’a été plus qu’utile!

        Publié par Michel | juillet 11, 2014, 11:36
        • Oui c’est clairement de la schizophrénie, ou une autre forme de trouble de la personnalité. Quoi qu’il en soit, la personne avec qui la femme enceinte discute sur le banc est la même que celle au téléphone. Plus le film avance et plus cela se confirme. A cet instant, le doute est toutefois intelligemment installé par le réalisateur qui attend que Jake Gyllenhaal sorte du plan avant d’entamer l’échange téléphonique.

          Publié par Wolvy128 | juillet 11, 2014, 11:48
  18. Bonjour et merci pour toutes vos explications

    Publié par sam | juillet 12, 2014, 11:18
  19. Bonsoir, franchement magnifique interprétation.
    Par contre il y a une scène que j’ai du mal à comprendre. Lorsque Adam appel Antony chez lui Je ne comprend pas comment ça ce fait qu’Adam arrive à appeler Antony donc cela signifie que le téléphone d Adam avait sonné. Donc qui la vraiment appelé ? Cette scène je ne la comprend pas
    Merci

    Publié par emosty | juillet 15, 2014, 12:12
    • Vu que l’on a établi qu’une seule version du personnage existait, on peut considérer que toutes les séquences où il y a une interaction directe (téléphone, face à face…) entre Adam et Anthony est imaginée par le personnage. Cela se joue tout simplement dans sa tête.

      Publié par Wolvy128 | juillet 15, 2014, 12:54
  20. Merci pour ces explications; tout cela semble tres coherent maintenant

    Publié par Alain | juillet 15, 2014, 12:16
  21. Super explication , merci !

    Je tiens à faire remarquer un lien entre la phrase du début du film  » le chaos est un ordre à déchiffrer » et à 37M49s quand Adam rentre seul dans sa salle de classe, on peut voir le tableau avec écrit le mot « Chaos » plusieurs fois et plusieurs flèche comme un schéma ! Ainsi que le mot « Dialetic » Dialectrique en Français qui signifie : la pratique ordinaire du dialogue entre deux interlocuteurs ayant des idées différentes et cherchant à se convaincre mutuellement. Plus généralement, elle désigne un mouvement de la pensée, qui se produit de manière discontinue, par l’opposition, la confrontation ou la multiplicité de ce qui est en mouvement, et qui permet d’atteindre un terme supérieur, comme une définition ou une vérité.
    On peut lire également  » pas encore déchiffré  » ainsi que censuré en contradiction avec liberté ! ou encore « power » puissance ou pouvoir en Français avec une flèche vers le mot « security »

    plein de petit détail qui montre la confusion du personnage.. Et qu’il y a bien qu’une personne !

    Publié par dest2a | juillet 15, 2014, 1:35
  22. Bonjour, et merci pour votre explication très claire ! Je suis fan des films de ce type, et fan de Christopher Nolan a fortiori. Je me permettrai donc de faire une liste exhaustive de quelques de films de cette trempe afin que les plus aguerri se régalent ! De Nolan il y aura « Memento », « Insomnia », « Le Prestige » (qui est pour moi un des meilleurs films toutes catégories confondues), et évidemment « Inception ». Inception avec comme acteur principal Di Caprio que l’on retrouve dans le très bon « Shutter Island », mais avec aussi Joseph Gordon Levitt que l’on retrouve lui dans « Looper » (déjà cité plus haut). Enfin en acteur favori de Nolan il y a bien évidemment Christian Bale que l’on retrouve dans (le très très bon) « The Machnist ». (Coïncidence? Je ne pense pas…). Je rajoute aussi à cette liste les noms de films cités plus hauts que je vais m’empresser de (re)voir !! « Donnie Darko », « Source Code », « Cloud Atlas », « Mulholland Drive », « Identity ».

    Bref, je reviens donc audit film en question: un détail m’échappe, et il me semble que vous n’en parlez point, ni dans les commentaires. Vers les 59min de film, après que Jake ait espionné Mélanie à son travail, on à un plan de quelques secondes en travelling arrière d’Anthony chez lui dans un fauteuil, avec sa femme (enceinte) allongé dans le canapé. Et sur ce plan, quasiment au centre de l’écran on aperçoit les lunettes de soleil qu’a acheté Jake « en tant que » Adam Bell. De prime abord on peut se demander ce qu’elles font ici, mais si j’ai bien compris votre explication, elles sont ici car Jake les a achetés « en tant que » Adam Bell, et qu’il est donc normal qu’elles soient chez lui puisqu’il est en réalité Adam et Anthony.
    En fin de compte, je crois avoir répondu à ma question en essayant de l’expliquer 😉 M’enfin, je trouve ce petit détail assez amusant, et qui prouve que le film n’a pas été réalisé à la va-vite, et je suis même sûr que d’autres détails de ce genre (moins gros que les myrtilles) se cachent dans le film !

    Ps: Si vous avez d’autres films de ce genre, (comme vous l’avez sans doute compris) je suis preneur !!
    Et merci encore pour cette analyse des plus complètes et compréhensibles.

    Publié par LeDiXiT | juillet 16, 2014, 9:54
    • Je n’avais pas fait attention au détail que vous soulignez mais votre analyse est tout à fait correcte. Et cela va clairement dans le sens de l’interprétation générale en plus, comme quoi le réalisateur a tout de même inséré plus d’éléments qu’on aurait pu le penser au départ.

      Publié par Wolvy128 | juillet 17, 2014, 12:33
    • Salut !
      Juste pour dire que je rajouterai bien « Revolver » de Guy Ritchie à la liste de film de réflexion. Beaucoup de gens ne l’ont pas apprécié à sa juste valeur je trouve. 🙂

      Publié par Bishap | juillet 30, 2014, 1:04
      • Pas encore vu, j’en prends note ! 😉

        Publié par Wolvy128 | juillet 30, 2014, 1:25
        • Bonjour, un commentaire de plus !
          Nous sommes allés, mon mari et moi voir ce film hier soir. Félicitations pour votre analyse, claire et bien construite !
          Je connais la symbolique de l’araignée et nous avons donc essayé de construire notre interprétation en suivant ce fil…. Mais, il a fallu vous lire pour le dérouler complètement.
          Autre chose, il est toujours réconfortant de constater – à la lecture des nombreuses réactions – que les oeuvres de grande qualité continuent à réunir et à attirer !!

          Publié par JONCOUR | août 26, 2014, 8:58
        • Bonjour, content que l’article ait pu vous être utile, même si ce n’est que pour un seul aspect de l’interprétation. Je suis aussi agréablement surpris que le film suscite un tel engouement, comme quoi c’est toujours intéressant de continuer à en parler pour encourager les gens à le découvrir.

          Publié par Wolvy128 | août 26, 2014, 2:52
  23. Surpris de voir que sur une interprétation d’un film aussi flou, comme tout le monde aura pu le voir, l’on puisse être aussi catégorique sur ses arguments. Au diable la modestie ? Car le film soumet simplement à sa propre vision et non à la votre cher monsieur. Pour le moment je ne l’ai visionné qu’une fois et en effet une étrange sensation à parcouru ce que je pense être mon esprit. Pour ma part je préfère en rester là car une oeuvre de cette envergure/finesse/ justesse dans l’émotion qu’elle veu transmettre, avec une réflexion non périssable. Pour moi ça représente la quête de l’infini imagination et les méandres des sentiments et propulsions de l’esprit(subconscient), aussi avec une référence aux totems.
    En effet on aura compris cette perturbation de l’acteur principal, qui peut éventuellement nous mettre aussi sur la voie du fait que les événements évoqué dans le film on créer en lui ces dédoublements.
    Aussi quand la femme qui entend une voix identique au téléphone d’une personne qu’elle connais mais qui malgré tout soutient le fait qu’elle n’est pas la personne, et que la femme n’ai aucun doute, nous met largement sur la voie je pense, cumulé aux regards étranges, et au fait de la facilité des protagonistes à se retrouver sans grandes informations.
    Je reste d’accord sur le fait qu’il n’ y ai pas de réelles incohérences, mais par respect pour l’auteur et le réalisateur je n’aurai pas posté un tel article.Car l’émotion est là, le travail se ressent, et le but est atteint, l’argumentation devrai s’arrêter ainsi, et surtout, un tel film devrai laisser place à un dialogue concret et pas à cet étalage sans remise en question de votre part avec, vraiment, la minime répartie possible.

    Publié par keeper of art | juillet 18, 2014, 12:49
    • Bien curieux commentaire que celui-là ! Je passerai sur les nombreuses fautes d’orthographe qui ne jouent certainement pas en votre faveur mais pour quelqu’un qui parvient à relever un manque de modestie dans un tel article, vous ne semblez en revanche pas gêné le moins du monde pour dire aux autres ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire.

      Au risque de me répéter, il s’agit d’une interprétation personnelle rédigée après plusieurs visionnages et que je tente de rendre le plus solide possible en m’appuyant sur des éléments concrets du film. Le but étant de permettre à certains spectateurs désireux de poursuivre la réflexion d’en savoir plus, et non d’imposer une vision unique comme vous semblez le prétendre. Si ce type d’article n’a pas sa place sur un blog, je ne vois sincèrement pas où il en aura. Libre à vous, et à d’autres, de ne pas adhérer à mon explication mais je vous prierai de bien vouloir respecter ma démarche, que beaucoup de gens semblent d’ailleurs apprécier.

      Publié par Wolvy128 | juillet 18, 2014, 1:36
  24. Je passe pas ma vie à écrire, alors désolé vraiment si cela irrite les yeux, je me suis juste permis de constaté votre manque d’argumentation pour les suggestions des intervenants qui ne vont pas dans votre sens.
    Et cela se répète ici.
    J’ai pas de temps vraiment a consacré au dénigrement par la grammaire, et encore moins pour réviser mes écrits en vue d’un dialogue avec une personne aux idées préconçues.
    Votre réponse calque celles des autres journaliste et du monde de l’argumentaire, et m’affecte en aucun cas malheureusement.. Crions liberté d’expression!… Pathétique, si l’on a besoin d’un influence pour porter un jugement et de visionner à plusieurs reprises un film pour ramener sa science.
    Bref, pour passer dessus je finirais par un beau bravo hourra, la vie s’apprend dans un livre de grammaire, et la spiritualité est traduite par des gens de lettres.

    Merci pour votre instruction qui m’as pas pour autant convaincu d’aller acheter un livre traitant de la grammaire.

    A bon entendeur, salutations.

    Publié par keeper of art | juillet 18, 2014, 8:37
    • Désolé d’en remettre une couche mais il n’est pas indispensable de passer sa vie à écrire pour parvenir à ne pas faire de fautes. Au risque de vous surprendre, l’orthographe n’est pas quelque chose d’optionnel que l’on choisit de respecter ou pas. Chacun dispose des armes nécessaires pour s’exprimer de façon correcte. Contrairement à ce que vous dites, je ne suis d’ailleurs ni journaliste, ni homme de lettres, et ça ne m’empêche pas d’essayer autant que possible d’éviter les fautes dans mes articles. Sans toutefois y arriver à chaque fois car, comme tout le monde, je ne suis pas parfait et ce n’est qu’un blog.

      Quoi qu’il en soit, je suis surpris que votre message n’aborde que cette question sans formuler la moindre réponse par rapport à mon intervention. Vous évoquez constamment un manque d’argumentation mais ce serait intéressant que vous avanciez enfin votre façon de voir les choses en détaillant ce qui ne tient pas la route, avec des arguments pour une fois. Car ce n’est pas parce que je reste au final fidèle à mon interprétation de départ que je ne laisse pas la chance à d’autres théories de me convaincre. Plusieurs points intéressants que je n’avais pas relevé m’ont d’ailleurs été signalé dans les commentaires. En outre, j’ajouterai qu’un film, quel qu’il soit, peut tout à fait s’apprécier plusieurs fois. Dans certains cas, il nécessite même parfois plusieurs visionnages pour en faire le tour et l’appréhender comme il le mérite. Et ainsi respecter à sa juste valeur le travail du réalisateur.

      Mais à nouveau, ce n’est que ma vision personnelle et, contrairement à vous, j’accepte que d’autres puissent voir les choses différemment en ne cherchant notamment pas à tout comprendre.

      Publié par Wolvy128 | juillet 18, 2014, 9:04
  25. Cela dois être du à ma grammaire visiblement, car mes arguments vous sont passer aux travers, aussi je vois pas le besoin de répété ceux des autres, mais je les approuve également, je suis toujours à une seule vue du film et mon opinion s’arrête là.
    Libre à vous d’en ignorer le contenu et de rester bloqué sur la grammaire.

    Publié par keeper of art | juillet 18, 2014, 9:16
    • Difficile d’accorder beaucoup de crédibilité à un message aussi mal écrit. 😉

      Néanmoins, je viens de le relire et vous n’opposez aucun argument significatif à mon interprétation. Vous ne faites que livrer votre propre ressenti (et vous en avez totalement le droit) en remettant en cause ma démarche de proposer ce type d’article.

      Publié par Wolvy128 | juillet 18, 2014, 9:23
  26. Bravo Wolvy pour ton article, superbe « interprétation » comme tu l’as dis !!

    ( Keeper of Art, à se demander ce que tu viens foutre ici… tu sers juste à rien, c’est lamentable, fallait bien qu’un con vienne déblatérer de telles conneries après tous les remerciements laissé par de nombreuse personne!! °_° Désolé à tous d’être violent mais la, c’est bon….)

    Encore bravo et merci, bonne continuation à toi 😀

    Publié par Guillaume | juillet 19, 2014, 11:51
  27. Bonne analyse à laquelle j’adhère. Un point me chiffonne malgré tout. Pourquoi sa femme a-t-elle besoin de consulter son ordinateur pour retrouver Adam ? Elle est normalement au courant qu’il est professeur et devrait donc connaître son nom de prof ? Et pourquoi elle l’appelle Anthony et pas Adam dans la vie de tous les jours ? Ça pourrait s’expliquer si on considère qu’elle est au courant de son problème depuis longtemps mais on dirait qu’elle le découvre à l’école … Pas simple comme film malgré tout 😉

    Publié par Mike | juillet 21, 2014, 1:38
    • La question du nom a justement été abordée précédemment dans les commentaires. Et personnellement, je n’ai pas d’explication définitive sur ce point, seulement des suppositions. On sait avec certitude que le bon personnage est bien enseignant et a bien une femme enceinte. Et le nom d’enseignant présent dans les registres de l’école est celui d’Adam Bell. Or, sa femme l’appelle Anthony tout au long du film.

      Au départ, j’avais imaginé qu’Anthony pouvait être son nom d’emprunt en tant qu’acteur et que celui-ci était ensuite resté. Mais après vérification, il apparaît que son nom d’acteur est en fait Daniel. Du coup, je ne m’explique pas le nom d’Adam Bell dans les registres de l’école. Peut-être a-t-il tout simplement emprunté le nom d’un collègue enseignant lorsqu’il s’est forgé sa nouvelle personnalité. Ça expliquerait pourquoi sa femme ne l’appelle jamais ainsi et pourquoi elle a besoin de consulter l’ordinateur pour découvrir d’où vient ce nom.

      Publié par Wolvy128 | juillet 21, 2014, 2:11
  28. Bonjour, dans votre analyse je ne comprends pas l’interprétation de la scène finale ou l’araignée apparaît ! On dirait justement qu’il ne recommence pas les mêmes erreurs, il semble faire le choix de sortir avec sa femme et non pas d’aller au club. Ah moins qu’il ne lui propose tout en sachant pertinemment qu’elle allait répondre négativement… Peut-être suis-je simplement naïf. 😉

    Publié par Aurélien | juillet 27, 2014, 12:58
    • Vous avez certainement dû louper un détail dans la scène car il lui demande effectivement si elle n’a rien de prévu le soir, avant d’enchainer sur le fait qu’il va devoir sortir (pour se rendre au club dont il vient de trouver la clé). 😉

      Publié par Wolvy128 | juillet 27, 2014, 2:15
      • Effectivement après un second visionnage c’est le sous titre qui m’a induit en erreur il dit bien qu’il va sortir seul et pas avec elle comme le sous titre le mentionne.
        Tout s’éclaire, merci!!

        Publié par Aurélien | juillet 27, 2014, 9:44
  29. Mes compliments Wolvy,je suis vraiment impressionnée…vous redonnez au film son importance et sa pertinence.

    Publié par appina | juillet 30, 2014, 1:49
    • Je ne sais pas si je lui redonne son importance mais c’est sûr qu’il s’apprécie vraiment à sa juste valeur lorsqu’on l’appréhende correctement. Ou tout du moins lorsqu’on dispose de clés d’interprétation. Merci pour le compliment en tout cas.

      Publié par Wolvy128 | juillet 30, 2014, 2:06
  30. J’ai regardé le film une deuxième fois après avoir lu cette analyse et je me suis posé deux petites questions liées aux portables :
    Vers la 35ème minute, après qu’Adam ait appelé Anthony et soit tombé sur sa femme enceinte, il appelle un peu plus tard et tombe cette fois sur Anthony qui se trouve dans la salle de bain. Étant donné qu’ils forment une seule et même personne, on comprend que la scène d’Adam qui appelle depuis sont appartement est imaginée par Anthony, et qu’Anthony est de son côté réellement au téléphone dans sa salle de bain. Après qu’il ait raccroché, il se dispute avec sa femme et s’en va. Et c’est à ce moment-là que j’ai des doûtes : quand la femme d’Anthony prend le téléphone pour savoir d’où venait l’appel, sur l’écran est écrit « Unknown caller », ce qui veut dire que quelqu’un a réellement appelé Anthony. Donc soit c’est sa maîtresse qu’il l’a appelé comme le soupçonnait sa femme, mais Anthony s’imagine que c’est son double, d’où le numéro masqué. Soit il s’est lui même appelé avec un deuxième portable pour que ça paraisse crédible, ce qui m’étonnerait. Ou dernière solution : le réalisateur aurait laissé exprès cet élément dans le film pour embrouiller le spectateur ?

    Deuxième question :
    Vers la 38ème minute du film, peu de temps après la scène dont je parlais donc, Adam part travailler à l’université, et la femme enceinte va à l’université pour le rencontrer. Et pendant qu’Adam tourne en rond tout seul dans sa salle de cours, son téléphone sonne. Et là on a un gros plan sur l’écran où est écrit « Incoming Call : Anthony Claire ». Donc là encore plusieurs possibilités : soit il s’appelle lui-même avec un autre portable (sachant qu’il a les mains dans les poches à ce moment), soit c’est encore une vision liée à son délire schizophrène. Personnellement je pencherais vers la deuxième solution, comme pour le problème d’avant. En effet, durant tout le film on perçoit le point de vue du héros, et on est donc confronté à ses illusions (les confrontations avec son double, les araignées), donc peut-être que même les choses qui paraissent réelles pour le spectateur comme le téléphone qui vibre comme s’il y avait vraiment un appel, n’était qu’en fait que les hallucinations du héros auxquelles on assiste en étant persuadé, comme lui, que c’est réel. Malgré tout, en ce qui concerne le premier problème que j’ai soulevé, c’est un peu vicieux de la part du réalisateur, puisqu’on voit la femme qui regarde l’écran lorsque c’est écrit « Unknown caller », on pourrait donc croire qu’à ce moment on intègre le point de vue de la femme qui regarde le portable.
    Qu’est-ce que vous en pensez ?

    Et aussi je voulais en même temps répondre à la question qui a été soulevée : « Pourquoi la femme enceinte appelle son mari Anthony alors que dans le registre de l’université est indiqué le nom d’Adam ? » et vous aviez répondu en indiquant qu’il avait sans doute usurpé l’identité d’un de ses collègues présent sur le registre. Mais je pense que cette hypothèse est fausse, car dans le registre le nom d’Adam est lié à un numéro de téléphone, dont se sert Anthony plus tard, donc si Adam était vraiment un collègue de l’université, Anthony serait tombé sur un inconnu, or là il appelle sans doute son propre portable (ou un deuxième portable comme j’ai imaginé plus haut) et continue son délire schizophrène en s’imaginant les conversations. A mon avis, la femme enceinte l’appelle réellement Adam, mais emporté dans son délire, le héros entend à chaque fois « Anthony », comme pour se persuader de son histoire.

    En tout cas, très bonne analyse de Wolvy et excellent film (un chef d’œuvre même).

    Publié par MrWhite | juillet 30, 2014, 4:18
    • A partir du moment où on a déterminé que les 2 versions du personnage ne forment en fait qu’une seule et même personne, et donc que les interactions directes entre les 2 Jake Gyllenhaal (face à face, téléphone…) ne peuvent tout simplement pas être réelles, je répondrai de la même façon aux 2 questions. Pour moi ces séquences sont imaginées par le personnage et, comme le film se base sur le point de vue du héros, le réalisateur nous montre en quelque sorte la lutte qui se joue dans son esprit. C’est pour ça que la confusion est grande jusqu’à la fin car le film est tellement bien pensé que ça pourrait presque être possible. Après, j’avoue que je n’avais pas fait attention au détail du téléphone avec sa femme et que c’est un peu différent dans ce cas-là. Pour ce point, je pencherais davantage sur la volonté du réalisateur de lancer des pistes au spectateur. Donc, si on résume, j’ai en fait exactement la même interprétation que vous sur ces 2 scènes. 🙂

      En revanche, en ce qui concerne le prénom, je n’adhère pas à votre thèse selon laquelle son délire schizophrène le pousserait à entendre Anthony plutôt qu’Adam lorsque sa femme l’appelle. Rien n’invalide cette possibilité mais je n’y accroche tout simplement pas. Je préfère rester sur mon hypothèse qui ne me semble d’ailleurs pas impossible, contrairement à ce que vous dites. Effectivement, les échanges téléphoniques entre les 2 personnages étant imaginés, et donc pas réels, je ne vois pas en quoi le numéro de téléphone attaché au registre d’Adam Bell prouve quoi que ce soit puisqu’il n’est jamais réellement utilisé. Mais bon, j’avoue que c’est le seul élément du film qui me laisse vraiment perplexe et pour lequel je n’ai pas d’explication solide, seulement des suppositions.

      Merci pour le compliment et le long commentaire en tout cas, ça fait plaisir de pouvoir échanger avec d’autres passionnés.

      Publié par Wolvy128 | juillet 30, 2014, 6:10
  31. Pourquoi alors quand elle regarde sur internet elle voit le nom d’Adam Bell enseignant?Il aurait dû avoir le même nom??

    Publié par al bed | juillet 30, 2014, 4:52
  32. Ce que je voulais dire c’est que son nom officiel est sans doute Adam Bell, mais en tant qu’acteur il a utilisé le pseudo Anthony, et quand sa femme s’adresse à lui en l’appelant Adam, et qu’il est emporté par son délire schizophrène, il entend « Anthony », tout comme le spectateur.

    Sinon, je voulais aussi rajouter le lien entre le début et la fin du film. Le message de la mère sur le répondeur certes, mais aussi un parallèle que Wolvy n’a pas relevé (il me semble). Au tout début du film, on a un plan de quelques secondes sur la femme enceinte, assise sur son lit, nue, et qui se retourne vers la caméra (placée au niveau de la porte) comme étonnée. Ça m’a fait immédiatement pensé au plan final, avec l’araignée qui se met en position défensive dans la chambre, comme surprise. Tout en sachant que durant la scène finale, la femme enceinte sort de sa douche, et est donc nue sous son peignoir, comme dans la première scène.

    Publié par MrWhite | juillet 30, 2014, 5:23
    • Bien vu pour le lien de répétition entre le début et la fin ! Je n’avais pas relevé la scène avec sa femme enceinte, nue sur le lit, au début du film (le plan est très court en même temps^^) et ça tient parfaitement la route.

      Publié par Wolvy128 | juillet 30, 2014, 6:14
  33. Bravo pour votre analyse qui donne sens à ce film au combien complexe au premier abord.
    La phrase du début du film, « le chaos est un ordre à déchiffrer », lui convient vraiment à merveille.

    Publié par Victor | août 1, 2014, 1:24
  34. je suis du style a comprendre des films assez compliquer mais je dois avoué qu’il m’a fallu votre aide merci beaucoup!

    Publié par maxime lemay | août 3, 2014, 10:52
  35. J’ai deux éléments que je ne saisi pas très bien. Premièrement, quand Adam arrive dans l’appartement d’Anthony et qui regarde la photo dans le cadre. Il s’agit de la même photo que Adam avait utilisé dans son appartement pour voir la ressemblance avec Anthony. D’ailleurs, l’appartement de Adam est rempli de boites empilées.

    Pourquoi la réaction de Marie sur la marque de la bague dans la chambre d’hôtel à la fin du film?

    Avez-vous penser que les scènes ne sont pas dans l’ordre chronologique de la trame narrative?

    Publié par Stephane lacasse | août 3, 2014, 2:37
    • La question concernant la photo est assez simple. Étant donné que le bon personnage est celui marié qui vit avec la femme enceinte, il dispose, comme c’est souvent le cas, d’une photo de couple dans son appartement. Mais comme les problèmes dont il souffre l’ont amené à se créer une autre personnalité qui lui permet d’assouvir ses fantasmes et ses pulsions, il est à ce moment-là célibataire dans sa tête. Bien sûr, il voit Mélanie Laurent mais il n’est plus marié en tout cas, d’où la photo coupée.

      Quant à la réaction de Mary lorsqu’elle aperçoit la marque de la bague à la fin, elle est assez naturelle à mon sens. Effectivement, elle a une liaison depuis quelques temps avec un homme qu’elle découvre marié, normal qu’elle se sente trahie et en colère.

      Enfin, je ne pense pas que les scènes soient dans un ordre différent pour ma part. Certaines théories interprètent la relation entre Jake Gyllenhaal et Mélanie Laurent comme un souvenir. Du coup, on pourrait croire que les événements passés et présents se succèdent mais je n’y adhère pas en ce qui me concerne.

      Publié par Wolvy128 | août 3, 2014, 3:14
      • Si selon vous la relation entre Mélanie Laurent et Jake n’est pas un souvenir, comment interprétez vous l’origine de la cicatrice ?
        Selon moi elle colle parfaitement avec l’accident, un accident de deux personnes avec une seule victime (comme le confirme la radio à la fin du film). Jake s’en sort vivant mais avec une cicatrice. Cela explique en même temps le fait que sa femme ai été au courant de sa liaison (Car il n’a pas pu cacher son accident ni l’identité de la victime).
        Je ne vois aucune autre scène pouvant expliquer la découverte de sa relation par sa femme.
        Je vais le revisionner mais il doit y’avoir un passage qui explique la cicatrice ou du moins depuis quand il l’a (Scene de confrontation des deux personnages à l’hôtel p-e ..)

        Publié par GSY | août 25, 2014, 9:43
        • C’est bien possible que la cicatrice provienne de l’accident, j’en conviens tout à fait, mais ça ne prouve rien selon moi. En effet, une cicatrice peut apparaître lors de toutes sortes d’événements, que ce soient des petits incidents idiots ou des interventions chirurgicales bénignes. Et je ne pense pas que son origine soit abordée dans le film (à vérifier). Comme je l’ai dit plus haut, c’est surtout la théorie des souvenirs que je ne partage pas car vu l’état psychologique du personnage, je ne trouve pas cohérent qu’il arrive à assouvir ses pulsions uniquement en repensant à des événements passés. Et si c’était le cas, pas besoin alors de délirer au point de se créer une autre personnalité s’il a juste besoin de se plonger dans ses souvenirs, sans rien accomplir de concret.

          Publié par Wolvy128 | août 25, 2014, 2:16
        • Exact son origine n’est pas abordée dans le film. La scène est là seulement pour montrer au spectateur que Adam et Anthony sont bien la même personne.

          Publié par GSY | août 28, 2014, 2:51
        • Je voudrais revenir sur ce passage. Melanie Laurent découvre la bague au moment même où Jake touche le ventre de sa femme. C’est comme si dans l’imaginaire de Jake, il créait un événement traduisant son engagement à la mere de son futur enfant. Et donc il fait en sorte de le signifier à Melanie Laurent qui s apercoit de la trace de la bague pile à ce moment.
          De plus, pour la radio, il est dit: on a retrouvé la trace d’un véhicule et non d’une victime. Dans ce cas, toutes les possibilités sont à envisager dont celle que cet accident n’a rien à voir avec l’accident qu’à imaginer Jake.

          Publié par amaurygodillot | août 29, 2014, 12:31
  36. Un grand merci pour votre article, même si je ne suis toujours pas convaincue de la qualité du film:
    http://marlasmovies.blogspot.fr/2014/08/enemy-double-zero.html

    Publié par Marla | août 3, 2014, 10:16
    • Le film est certes lent, mais vraiment pas plat. Je le trouve au contraire particulièrement riche, et surtout subtil dans sa manière d’aborder les différentes thématiques. Mais je peux malgré tout comprendre qu’on n’accroche pas.

      Publié par Wolvy128 | août 3, 2014, 11:02
  37. Bonjour, merci pour cette analyse qui a le mérite d’exister et d’être argumentée, même si comme certains je ne suis pas convaincu par la qualité du film très lent à se mettre en place. Et puis De Palma, Nolan et Lynch ont fait des films avant Villeneuve…
    Enfin, concernant certains points, j’aimerais proposer de nouvelles pistes de réflexion, à développer ensemble éventuellement. Premièrement, j’adhère pour ma part au fait que ce qui nous est montré à l’écran est déconstruit de manière narrative, à nous de tout remettre dans l’ordre (la photo entière et non déchirée trouvée chez Anthony pourrait en attester). L’accident est un point central du métrage (cf. la cicatrice) que l’acteur a du mal à encaisser, comprendre, intégrer. Accident qu’il a d’ailleurs eu avec sa maîtresse et depuis, il a refait sa vie, en tant que professeur d’Histoire (peut-être un faux sans diplôme puisqu’il est acteur et rappelez-vous la scène où il répète un cours deux fois de suite !), la vision de la maîtresse serait alors issue de son subconscient/inconscient ou de ses souvenirs, peu importe. Ajoutons à cela, que lorsque la femme enceinte recherche Adam Bell sur les registres, on ne voit pas de photographie de celui-ci, surprenant ! Anthony aurait-il usurpé l’identité de ce professeur ?
    Deuxièmement, je pense que le rôle de la mère est aussi très important. On peut lire ici et là, qu’en psychanalyse, l’image de l’araignée est celle d’une mère trop possessive, tissant sans cesse des liens d’amour qui retiennent ceux qui l’entourent. Cet amour envahissant crée une situation de dépendance. L’enfant est prisonnier de l’amour trop grand qu’il pense devoir à sa mère. Cet amour au lieu de l’épanouir, le dévore. Il empêche toute évolution personnelle. A méditer, donc.

    Publié par Vinzone | août 5, 2014, 10:26
  38. Bonjour. Tout d’abord, merci pour vôtre article, il m’a permis d’y voir un peu plus clair sur certains points, et surtout de pouvoir formuler ce commentaire. J’annonce : je suis partiellement en désaccord avec vous, mais je viens en discuter dans la bonne humeur, d’autant que mon point de vue est moins bien construit, et je n’ai que des « pistes » à offrir.

    J’ai aussi lu attentivement la totalité des commentaires pour éviter les redites, et c’est dans le dernier commentaire (celui de Vinzone) que je tombe sur l’élément que je voulais aborder (celui de la mère).

    Pour commencer, même si j’accepte le fait qu’il n’y ait qu’un seul personnage, je ne comprends pas qu’on puisse l’affirmer de la sorte. Lorsque vous dites « qu’il a été établi qu’il n’y a qu’un seul personnage » en fait, vous l’avez juste affirmé, en rien ça ne l’établi. Effectivement, même si plus on avance dans le film, plus y a d’éléments qui montre que le personnage n’a pas de double, et bien on en a également d’autres qui viennent alimenter le fait qu’il ait bien un double (d’autant que si j’ai bien compris, dans le livre dont est tiré l’histoire il existe bel et bien un double). Alors oui, c’est volontairement flou, pour laisser planer le doute, mais je pense qu’en soit, il est important de pas les nier car cela peut fausser l’interprétation. Parce qu’interpréter un film comme celui ci, relève presque de l’enquête policière. Et écarter une piste sans réelles preuve peut mener à de fausses conclusions.

    Pourtant je pense qu’effectivement, il existe un seul et même personnage, mais la schizophrénie est une réponse qui ne me satisfait pas. Premièrement, parce que la schizophrénie au cinéma est devenu un équivalent de « en fait, à la fin, c’était un rêve » en terme de procédé scénaristique. Ca a tellement été utilisé sur les 15 dernières années que ça en est devenu interdit. Deuxièmement parce que je pense que le film est plus ambitieux et subtil que ça, et donc que même si de la schizophrénie intervient dans le scénario, elle est moins présente et au centre de l’histoire qu’il n’y parait. Du coup pour ce commentaire, je ne vais pas m’attarder sur l’histoire du « double », mais sur ce que je pense être le fond du film.

    Ce qui est établi, c’est la phrase du réalisateur qui parle de voyage dans le subconscient. Or, j’ai du mal à mettre les problèmes de fidélités du personnage dans le subconscient. Ses problèmes de fidélités sont de l’ordre du conscient, mais les causes de ses problèmes de fidélités, eux, font probablement partie de son subconscient. Ses problèmes de fidélités seraient la conséquences de ses démons, et non pas ses démons eux-mêmes. Et c’est là où je pense que la mère intervient.

    Le film commence sur le message vocal de la mère qui lui parle de son appartement. Appartement qui semble être une garçonnière. Selon le message, le personnage d’Adam lui aurait fait visiter. Faire visiter sa garçonnière à sa mère, personnellement, je trouve ça particulièrement malsain.
    Puis il y a les appels manqués, qui vienne démontrer la présence (omniprésence?) de la mère.
    Et enfin la scène de dialogue entre eux qui à mon avis, nous explique plusieurs choses:
    -sa mère semble être à l’aise niveau argent. Elle semble éduquée, voire bourgeoise. Visiblement, elle gagne sa vie avec la peinture (en tout cas on peut le déduire). C’est donc une artiste confirmée qui a du succès. Du coup, le fait qu’elle lui dise d’abandonner « son délire d’acteur de troisième rang », est particulièrement castrateur. En psychanalyse, l’araignée représente souvent la mère, et l’amour étouffant qui provoque l’incapacité a s’émanciper et à trouver la voie de la lumière et donc de l’intelligence. Je pense que là, on est en plein dedans. Sa mère qui vit de son art, étouffe la volonté de son fils de faire de même.
    -Toujours dans une volonté d’écraser, elle lui dit « la derniere chose dont tu as besoin, c’est de te déshabiller avec d’autres hommes dans une chambre d’hôtel ». Sa mère n’hesite donc pas à « insulter » son fils avec des sous entendu homosexuel, ce qui en soit est particulièrement violent.
    -Adam est fils unique. « You are my only son, I’m your only mother » dit-elle après qu’il soit venu lui demander des conseils. Le fait qu’il se tourne vers sa mère pour des conseils, et qu’elle semble être au courant de ses infidelités montre le rapport étrange que les deux entretiennent. Et le fait qu’elle précise qu’elle est sa « seule mère » (ce qui semble être une évidence) m’amene au dernier point :
    -il n’est jamais fait mention de son père. Ca ne prouve rien, certes, mais l’absence de preuve est la preuve de l’absence. On peut donc facilement déduire qu’Adam a grandi sans son père, et donc étant fils unique, imaginer l’impact que cela a eu sur Adam, sa relation avec sa mère, et son rapport avec les femmes…
    (et si on voulait extrapoler, on pourrait parler du fait que certaines araignées mange le mâle après copulation -> fils unique sans père hum hum 🙂 )

    Ma théorie veut que l’araignée dans le film soit comme en psychanalyse : une représentation du rapport à la mère.
    Le fait que le dernier plan du film, représente sa femme en araignée n’est pas un hasard puisqu’elle s’apprête elle aussi, à devenir mère, le confrontant plus sérieusement à ses démons, et peut être par extension, sa peur de la mort.

    Ce ne sont que des pistes, j’ai encore des bribes d’idées par ci par là, mais j’attends vôtre retour pour les exposer.

    Publié par Steve | août 8, 2014, 3:12
    • Bonjour, et tout d’abord merci pour votre intervention. Ça fait plaisir de lire des commentaires argumentés qui font avancer les choses. 🙂

      D’autant plus que, pour le coup, je vous rejoins dans votre analyse concernant l’importance de la mère dans l’histoire. Cet aspect n’influence pas radicalement l’interprétation du film selon moi mais apporte effectivement pas mal de précisions si on veut aller plus loin dans la réflexion et comprendre ce qui peut amener le personnage à se comporter ainsi. Après, j’avoue que j’ai vraiment essayé d’aller à l’essentiel dans l’article car le film est tellement riche qu’il y aurait moyen d’aborder une multitude de thématiques. Or, appréhender la symbolique des araignées et le conflit qui se joue dans le subconscient du personnage me paraissent déjà suffisant pour comprendre raisonnablement le récit. Et les commentaires sont là pour prolonger la réflexion s’il y a d’autres pistes à explorer.

      Publié par Wolvy128 | août 8, 2014, 3:37
      • C’est ce que je me suis dit en relisant mon commentaires, qu’en fait il n’entrait pas en collision avec vôtre analyse, mais que les deux pouvaient facilement se complementer. La seule chose sur laquelle je bloque, c’est araignée = femmes, alors que pour moi araignée = mere. C’est une petite nuance mais qui peut avoir son importance sur la globalité.
        Par exemple, la femme qu’il voit en rêve avec une tête d’araignée marchant dans un couloir, fait écho comme vous l’avez dit à celle qui marche devant lui dans le couloir de l’hotel dans la scène suivante. Si l’on pourrait avoir du mal à trouver un rapport entre cette femme et la mere, moi je le vois facilement. C’est le plan qui justement sexualise sa mère (la femme que l’ont voir ayant les cheveux noirs, et court, soit la même coupe que sa mere), chose qui même si elle semble cliché (oedipe tout ça tout ça) me semble indispensable pour l’interpretation de son subconscient.

        Je ne me suis pas attardé sur la temporalité du film, mais à mon sens, il y’a un vrai puzzle à ce niveau là, même si j’ai lu que vous n’adheriez pas avec ces théories.
        En tout cas, merci de vôtre réponse 🙂

        Publié par Steve | août 8, 2014, 5:59
        • Aucun problème, c’est la moindre des choses de répondre après un commentaire de cette qualité. Même si ma réponse est assez brève vu que je vous rejoins dans votre analyse. 😉

          Par contre, pour moi, les araignées symbolisent bien les femmes (dont sa mère à un moment). Certes, on peut sûrement faire un lien avec la relation mère-fils mais de manière générale, je trouve que cette symbolique tient la route. Sinon, comment interprétez vous la présence de l’araignée dans le club lors de l’ouverture du film? Je suppose que là encore, il est possible d’y voir un complexe œdipien en cherchant bien mais ce n’est pas le sens premier de la métaphore pour moi.

          Publié par Wolvy128 | août 8, 2014, 6:22
  39. j’ai vu le film 2 fois,et je pense que j’ai compris l’auteur du film ce qu’il voulait dire et voila ce que j’ai conclu , tout est basé sur 2 choses en gros , l’arraignée et la clé, en dechiffrant ces deux elements on empoche le jackpot. voila , l’arraignée c’est la mere poessessive, et il a une mere qui lui dicte quoi faire ou ne pas faire. elle lui impose les bleuets alors qu’il ne les aime pas. sa mere est artiste peintre , et on sait que les artistes developpe un certain egocentrisme, et que la toile de sa vie et de son fils, l’a construite sans prendre en compte ce que pense ou prouve son fils. son fils adam est le réel ( mais psychologiquement il ne se sente pas adam), alors adam le réel se sent mal dans sa peau , il se voit controlé et manipulé et meme coincé ( dans sa personnalité et dans le filet de l’arraigné). Ainsi dans ces cours à l’université, il repete sans cesse la manipulation et les jeux divertissants ( que l’etat fait subir au peuple), l’etat c’est le pouvoir, et justement la mere d’adam impose sa loi a son fils pour se stabliser à son chevet , la toile d’arraignée geante.

    la femme enceinte , c’est le moyen qu’a trouvée sa mere pour le stabiliser davantage dans sa toile geante, car la femme enceinte a aussi sa propre toile , mais dans un stade ( peripherique ). il se voit immobilisé par l’arraignée geante et engagé dans une relation non desirée avec une arraignée qui prend de l’ampleur dans la toile geante.

    la femme enceinte est possessive elle aussi , elle a été choisi par sa mere , on peut dire aussi que ça represente (l engagement tout court ) dans une relation quelqconque.

    la femme maitresse , on voit bien qu’elle ne lui impose rien, et a ses cotés il trouve en quelque sorte la serrinité et le desinteressement de tout, quand on le voit avec elle, il est le professeur adam dans la liste ( le réel platonique ) , mais au fond de lui il est Anthony le reveur, soit un reve de devenir acteur 3eme rang ( acteur de fantaisie, du fantastique, ou il n’a pas le talent ), la mere sait bien que son fils n’a pas l’etoffe pour reussir dans le cinema, mais ne le laisse pas le decouvrir tout seul. alors la femme maitresse c’est une vie sans lendemain, sans attache.

    quand sa maitresse voit le presumé Anthony ( le reve fantastique ) , avec une trace de l anneau sur son doigt , , il se passe que , la maitresse (la vie sans lendemain ) se voit larguée par une troisieme femme , càd : la clé qui ouvre d’autres portes. la maitresse sait qu’il est mariée , elle ne passe pas toute la nuit avec lui, elle ne lui prepare rien, elle ne parle jamais de sa mere, anthony a dit a la maitresse que l’anneau existait depuis toujours.

    mais elle , voit que si il ne porte pas de bague de son mariage ( l engagement), et qu’il y a une scrabuleuse troisieme femme , la clé de son secret le plus absolu, excepté peut etre sa mere ( le pouvoir ), qui controle tout de lui, et qui a peur qu’il retourne au ( CHAO) , le chao = à la perversion , pour une mere et une femme enceinte et une maitresse : connue de sa vraie femme.

    la troisieme femme, donc c ‘est la clé, son secret originel , la bisexualité, une perversité. cette derniere est en sorte un phenomene de chao , mais en dechiffrant cette derive on peut se trouver face a des conclusions evidentes, une mere qui eleve un enfant unique sans le pere , est une femme avant tout mais qui joue deux role, du pere et de la mere. sa mere est artiste mais elle ne veut pas que son fils soit artiste a son tour, alors ça crée la confusion ( la toile geante, elle seule que revient le merite de le modifié sans l’aval de son fils ), l’absence du pere , tout porte a croire que le pere a été separé de sa mere car le pere a ete chassé de la toile geante , car il ne figure pas dans le dialogue , l’arraignée chasse le mal ou le devore aprés avoir fecondée de lui , montre aussi que la mere façonne le onde de son fils a sa maniere ( alors qu’il ne ce se peut pas, des choses que le fils doit les voir dans angle masculin )

    la mere est comme l’etat (pouvoir ), quand elle se et a modifié la vie de son foyer, elle boulversse certaines normes naturelle , comme si elle a chassé aussi la masculinité de son fils. rappelez vous, avant l’accident ,  » tu n’es pas un homme  » , comme si il ne se comporter pas comme un homme d’une societé avec une toile geante qui englobe : les bonnes choses a faire selon la mere, et meme les irregularités ou les derives acceptés ou tolérés.

    alors la clé ouvres des portes des secrets , des pulsions et des agissements non tolérés par la toile geantes et par les toiles peripherique. les portes des chambres representent peut etre, la prostitution, l homosexualité et la perversion totale, toute choses qui peuvent crées le chao ( le chao , la societé le subit , il peut etre créer inconsciemment , aprés que le pouvoir impose des limites strictes, alors c’est le contraire qui se passe.

    l’ennemi de la bonne conduite, c’est la conduite imposée.

    Publié par loranais | août 11, 2014, 4:01
  40. Bonsoir a tous,

    merci a l’auteur de cette article et à la réflexion de tous les internautes!! mon épouse et moi même avons une vision plus claire du film…
    carpediem a tous bonne soirrée

    Publié par Brice L'agneau | août 12, 2014, 11:41
    • De rien ! Merci d’avoir pris la peine de laisser un petit message, ça me fait plaisir. Et je suis sûr que ça fera également plaisir aux internautes ayant participé à la réflexion dans les commentaires. 🙂

      Publié par Wolvy128 | août 13, 2014, 1:58
  41. Désolé pour le temps que j’ai mis à répondre.
    En fait j’ai encore du mal à situer cet endroit. Je me demande même si il est reel au final, et si il ne serait pas plutôt une representation de ses fantasmes. Mais là c’est moi qui divague peut-être un peu.
    En revanche, je suis tombé aujourd’hui sur quelques mots du réalisateur dans le magazine MK2 de ce mois ci :
    « l’araignée est une image précise qui n’était pas dans le roman, mais qui synthétise des idées qui y étaient très présentes. La sculpture de Louise Bourgeois « Maman » a été ma référence, car je voulais que l’araignée ait une intelligence, une certaine grâce et un rapport à la maternité. »
    Voilà qui pour le coup me conforte dans mon opinion sur ce point.

    Publié par Steve | août 15, 2014, 9:17
  42. Je viens ENFIN de voir ce film que j’attendais tant ! Comme je l’espérais Jake Gyllenhaal est grandiose, il a toujours été un acteur que j’adore, mais depuis Prisoners je lui porte un respect particulier. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il n’y aurait pas eu d’autre acteur potentiel afin d’interpréter aussi bien ce rôle car ce serait purement subjectif, néanmoins je me permets de parler du résultat en lui-même. Du résultat. Et je pense qu’il est difficile d’obtenir mieux que celui qu’il nous offre.
    Le film quant à lui m’a marqué. J’adore l’art et toutes les façons possibles que l’être humain a appris à maîtriser afin d’extérioriser ses pensées, tels que la peinture, l’écriture, la photographie, le cinéma, etc. . D’un point de vue théorique, on a toujours assimilé l’art à l’émotion, cependant il arrive parfois où l’art et l’intellect se rencontrent, obtenant une somme d’autant plus jouissive. Et ça je l’ai vu dans Enemy.
    L’immersion a été telle qu’il ne m’a suffit de le voir qu’une fois afin de saisir tous les mystères du film – du moins la plupart – . Quant aux 1 ou 2 questions qui flottaient dans ma tête, j’ai pu trouver satisfaction dans cette remarquable analyse. Cela fait toujours plaisir de partager ses opinions, ses passions et d’autant plus lorsque les points de vues se rejoignent au bout du compte.
    Merci.

    Publié par Andrés.H | août 18, 2014, 1:28
    • Pas de quoi ! Merci à vous pour le compliment par rapport à l’analyse, ça fait toujours plaisir à lire. 🙂

      Pour le reste, je dois dire que je vous rejoins pas mal en ce qui concerne Jake Gyllenhaal, que j’ai également trouvé impérial, et votre ressenti global du film où intellect et émotion se mélangent en effet à la perfection. Un grand film !

      Publié par Wolvy128 | août 18, 2014, 5:11
  43. Ayant regardé le lien vidéo, la ressemblance avec votre article est troublante: même trame de réflexion, même capture d’écran pour décrire le personnage, n’auriez vous pas traduit les propos de la vidéo de chris stuckmann pour ensuite mettre les différents éléments à votre sauce ?

    Publié par Pierre | août 18, 2014, 11:25
    • Ma démarche est toujours la même quand je fais face à un film qui me pose des problèmes de compréhension après le premier visionnage. Je cherche d’abord à trouver des pistes de réflexion en y repensant posément, en en discutant avec des amis ou en cherchant des informations sur le net. Cette dernière méthode étant la plus rapide, mais aussi la plus délicate car on trouve généralement tout et son contraire sur la toile. Ensuite, je visionne le film une seconde fois (parfois des semaines après) et je tente de me faire une opinion personnelle. Parfois, cela nécessite même plusieurs visionnages. Néanmoins, il arrive souvent que des interprétations se rejoignent et que beaucoup de gens arrivent finalement à la même conclusion. Qui plus est pour un film comme Enemy qui ne laisse pas énormément de place à d’autres explications je trouve.

      Du coup, mon interprétation, comme celle de beaucoup de spectateurs d’ailleurs, rejoint effectivement celle de Chris Stuckmann mais je ne vois pas pourquoi ce serait un problème, et surtout pourquoi ça m’empêcherait de la partager. Je pense en effet que tous les ressentis, et surtout tous les supports, sont bons à prendre lorsqu’il s’agit de réfléchir ensemble autour d’un film. D’autant plus qu’au-delà des aspects concrets du film (que je peux difficilement retranscrire différemment au risque de perdre en précision), je crois tout de même proposer dans l’article ma propre sensibilité. Je me limite d’ailleurs à certains points que je choisis de développer, et qui sont d’ailleurs sujets à débat dans les commentaires, contrairement à Chris qui effectue une analyse plan par plan du film. Une analyse que je prends d’ailleurs la peine de partager car, non seulement elle va beaucoup plus loin dans les explications que mon article, mais aussi car elle a contribué à nourrir ma réflexion personnelle.

      Enfin, les captures d’écran du personnage ne sont pas des captures d’écran mais des images officielles du film, disponibles sur tous les sites généralistes de cinéma. Et celles illustrant chacun des personnages ne courent pas les rues, vous vous en apercevrez certainement en cherchant un peu. D’où la possible similarité avec celles sélectionnées dans la vidéo. Les seules captures d’écran que j’ai effectuées sont celles illustrant le plan final du film car, forcément, aucune image officielle d’une telle scène n’existe.

      Publié par Wolvy128 | août 19, 2014, 12:35
  44. bonsoir,
    eh ben, quel film !!! Après 2 visionnages à chaud, je rejoins parfaitement la théorie de wolvy remarquablement argumentée.
    je pense également qu’il n y a qu’1 seul personnage et que l’araignée représente la femme enceinte.
    Il y a quand même selon moi encore beaucoup de zones d’ombres. (et ca m’énerve !! lol)

    Le délire du : « est ce que ta baisé ma femme ?? » ça pas compris…
    Pourquoi anthony suit Marie jusqu’au boulot ??

    Il ya forcément des scènes de souvenir ou du passé car sinon ça tient pas…

    L’appart vide pourrait correspondre à une période pendant laquelle il a été séparé d’Hélène suite à ses infidélités ?? Il s’est remis ensuite avec elle.
    Hélène tombe enceinte, ils se marient. A partir de là il sait que la rigolade est finie et qu’il va devoir assumer ttes ses responsabilités. Il doit arrêtez de la tromper, vraiment tirer un trait sur sa carrière d’acteur de pacotille et surtout arrêter les clubs cheulou… Pas facile !

    Je ne suis pas sure qu il soit fou mais le réalisateur met peut être en évidence un infidèle qui ment à outrance, qui nie même sous l’évidence et qui invente des stratagèmes pour se cacher. (ex : le coup de fil a lui même ds la salle de bains est pour moi une conversation avec sa maîtresse qui le recontacte. D’ailleurs, l’hôtel ou il retrouve son double est le même que celui ou Marie remarque la trace de la bague au doigt à la fin…)

    Autre chose qui m’a frappée :

    Vous ne trouvez pas que Adam a le profil type d’un mec marié (job stable, attitude un peu blasé, fringues, voiture pourrie…) ??? et que Anthony a le profil d’un mec célibataire (job fantaisiste, fringues beau goss, la moto, confiance en soi…)??

    l’accident représente la partie de lui même qui doit disparaître pour pouvoir assumer pleinement son rôle de père.
    Tout le film montre bien que Hélène n’est pas dupe mais on voit qu’elle est contente de retrouver son mari à la fin qui à l’air d’avoir pris conscience de ses conneries ou de sa folie.

    Pas de bol pour Hélène, il retrouve la fameuse clé et Bimm ! Quand il lui annonce qu’il sort, elle comprend direct… ben vs avez vu… l’éternel recommencement…

    Ce qui est formidable dans ce film, c’est qu’on peut être sur de rien ! bravo au réalisateur car dans tous les cas, la plupart des gens vont le regarder plusieurs fois ! C’était peut être tout simplement ça le but…

    Désolé si mon commentaire n’est pas très clair mais j’ai la flemme de me relire et il est tard donc bonne nuit !!

    Publié par kaps75 | août 20, 2014, 3:05
    • Effectivement, on ressent dans votre message toutes les interrogations et explications qui s’enchainent à l’issue de vos visionnages. 🙂

      Je ne vais pas revenir sur tout car beaucoup de points ont déjà été traités dans l’article ou les commentaires. Et on semble en plus être globalement du même avis. Par contre, le délire du « Est-ce que t’as baisé ma femme? » est plutôt simple à comprendre en fait. Étant donné qu’il s’agit d’une seule et unique personne qui s’est inventée une autre personnalité, il y a confusion de l’acteur qui imagine que le professeur a un lien avec sa femme. Et ce dernier peut difficilement nié puisqu’il est la même personne, et a donc la même femme. Il ne répond d’ailleurs rien à cette question.

      Quant au fait qu’Anthony suive Mary au boulot, je ne suis pas sûr que ce soit très important mais j’interprète personnellement ça comme l’illustration de ses pulsions. Une fois qu’il apprend son existence, il est instantanément attiré par elle et ne peut s’empêcher de la suivre. Avant bien sûr de proposer par la suite un marché à Adam afin de pouvoir assouvir avec elle ses envies.

      Voilà, je ne sais pas non plus si je suis très clair, il est tard pour moi aussi.

      Publié par Wolvy128 | août 20, 2014, 4:21
      • Bonjour,
        Tout d’abord, félicitations pour votre analyse très pertinente.
        Je voudrais rebondir sur la scène du « as tu baisé ma femme ». En effet, on voit clairement que le personnage est en proie à son double. Un détail en atteste : le personnage appuyé sur le lavabo a un t-shirt blanc (Adam) et celui dans le miroir a un t-shirt noir (Anthony) et, quelques secondes après, au moment ou il relève la tête, les deux personnages ont un t-shirt noir.
        Cette scène, qui succède à la rencontre avec sa mère, marque à mon sens les prémices de la prise de conscience d’Anthony
        Un détail de plus qui valide toute votre analyse.

        Publié par Christophe | août 20, 2014, 6:49
        • Pas du tout fait attention à la couleur des t-shirts dans cette scène. Ça me semblait naturel au second visionnage vu le contexte des événements. Mais effectivement, si c’est le cas, ça conforte l’interprétation de la séquence. Merci pour la précision en tout cas. Les quelques nouveaux apports me donnent envie de revoir le film. 🙂

          Publié par Wolvy128 | août 21, 2014, 12:28
  45. Bonsoir et d’abord merci pour cet article et vos participations à tous. Je me lance à mon tour. En effet, tout cela donne envie de revoir ce film si intriguant. J’étais seule alors après mon premier visionnage pas possible de partager donc j’ai tout de suite voulu savoir ce que signifiait cette fin affreuse. Je suis tombée ici et je dois dire que j’ai beaucoup aimé l’article. Comme quoi, il reste encore des personnes pensantes et s’intéressant aux choses subtiles. Ben oui, parfois j’avoue qu’il m’arrive d’en douter 😉
    La musique et les longueurs pour ne pas dire langueurs me rappellent beaucoup l’atmosphère des Hitchcock d’antan. Malgré tout, pendant le film, je me disais que certaines longueurs, même si elles étaient là très volontairement pour mettre en condition le spectateur, étaient un peu poussées à l’extrême.
    Enfin, j’en reviens maintenant que j’ai fais un deuxième visionnage. Je continue maintenant le texte que j’avais commencé avant-hier…
    Je ne reviens pas sur le fond de l’analyse ici brillamment développée. Je dois dire que pas mal de détails ne m’avaient pas sautés aux yeux. Les araignées ou toiles d’araignées sont partout dans le film. Je me rappelle particulièrement de cette scène où Mélanie Laurent vient le voir alors qu’il corrige ses copies tard le soir. Elle veut lui dire de la rejoindre au lit. Elle pointe sur son front ses doigts tels des longues pattes marchant sur la peau. Mais en plus, juste avant cela, en arrivant, on la voit déambuler dans sa direction d’une démarche suggestive. Bon je ne savais comment interpréter la démarche filmée de derrière la baie vitrée mais au second visionnage et avec cette approche « arachnophobique » que vous m’avez transmise, c’est bien sur. Elle aussi endosse le rôle « tarentueux » pas seulement sa femme, je veux dire. D’ailleurs son jeu et son allure à sa femme m’ont beaucoup rappelé les premiers rôles féminins dans quasi tous les hitchckok.
    En outre, je voulais savoir vos avis sur l’aspect plus profond de ce qui peut se passer aux confins de la tentation. Personne n’a mentionné l’importance de cette entrée en matière, cette première scène, le rassemblement occulte et pervers dont l’acteur semble participer non sans bouleversement. Premier indice. Il se repent peut-être.
    Cet historien, donc homme d’esprit émérite à sa façon d’engager ses cours, en connait long sur les sombres penchants des hommes qui contrôlent les hommes. La domination, le contrôle lui ont probablement fait tourner la tête alors il se monte une seconde vie où ses fantasmes peuvent se réaliser. La confiance l’emmène sur des terrains glissant (l’accident avec sa maitresse). Merci, lorsque vous avez mentionné que cet accident avait pu avoir lieu dans le passé, ça m’a permis de tout remettre en place. Si cela se trouve, la maitresse est morte. Lui s’en est sorti et c’est peut-être là qu’il décide de se regarder en face. De rencontrer son double pour éventuellement régler le chao qu’il a engendré à s’éloigner petit à petit de son authentique visage. Mais enfin quoi, elle n’avait jamais remarqué cette bague et la vie marié qui l’accompagne.
    Je sais, il y a réponse à tout et des indices il y en en a à foison.
    LE film de l’année pour moi !!!

    Publié par Carole | août 23, 2014, 11:17
    • Bonsoir et merci pour ce commentaire extrêmement généreux. Je ne regrette vraiment pas de prendre le temps de proposer ce type de contenu (toujours plus long à mettre en place qu’une simple critique) quand je vois que des personnes prennent ainsi la peine d’exprimer leur propre ressenti. 🙂

      C’est vrai que, quand on y pense, l’araignée est partout ! Malgré tout, je n’avais pas vraiment fait attention au rapprochement possible avec le personnage de Mélanie Laurent dans la scène que vous mentionnez. Voilà donc encore une autre raison de revoir le film. Quant aux longueurs que vous relevez, elles sont bien perceptibles mais j’avoue personnellement que le long-métrage m’a captivé tout du long. Je ne pouvais m’empêcher de me questionner. Je n’ai donc vraiment pas trouvé le temps long.

      Enfin, même si ce n’est pas le film de l’année pour moi, il risque quand même de très bien figurer dans mon top 10 tant je lui trouve peu de faiblesses.

      Publié par Wolvy128 | août 23, 2014, 11:52
  46. Merci d’avoir répondu. Rien à voir mais question de curiosité, quel serait le film juste devant Ennemy pour vous?

    Publié par Carole | août 24, 2014, 4:54
  47. Non je n’avais pas vu, j’ai découvert ce site le jour où j’ai posté un com’ sur Ennemy. Je viens aussi de voir que vous êtes le créateur et rédacteur en chef du site. C’est super. Encor une curiosité, vous utilisez quoi pour la création du site ? Ok, je vais lire l’article sur Her j’y reviens plus tard ce soir.

    Publié par Carole | août 24, 2014, 9:31
  48. C’est ce qui me semblais je suis actuellement en pleine découverte du CMS. C’est magique tout ce qu’on peut faire avec. Sauf que moi le projet actuel touchera plutôt le neuvième art 😉

    Publié par Carole | août 24, 2014, 11:54
  49. Je viens de le voir et merci pour votre interprétation car je n’avais pas compris grand chose. 🙂

    Publié par Pierre | août 25, 2014, 8:43
  50. Bonjour ! J’ai lu avec attention votre interprétation du film que j’ai trouvée très intéressante. Ne pourrait-on pas penser que l’araignée symbolise plutôt le bébé et donc une forme de vie plutôt que la femme enceinte ? C’est l’interprétation que j’en ai finalement ! Tout est dans le contrôle… de la vie ?! John

    Publié par John | août 26, 2014, 1:01
    • Je pense que la symbolique de la femme, ou même de la mère, est plus plausible vu les scènes où les araignées apparaissent et le contexte psychologique du personnage. Mais chacun y voit un peu ce qu’il veut en définitive.

      Publié par Wolvy128 | août 26, 2014, 2:49
  51. Bonjour, Je viens tout juste de voir Enemy au cinéma, qui est sorti en avant-première seulement hier en France.

    Tout d’abord, merci à toi Michaël, alias Wolvy128. C’est une bonne idée d’avoir fait un blog pour donner ta vision des choses et échanger avec les autres !

    Je suis d’accord avec la plus grande partie de ton interprétation, mais j’ai une compréhension différente du sens de la fin du film…

    Tout d’abord, je pense effectivement que le réalisateur montre subtilement mais indubitablement que l’acteur et le professeur sont bien une seule et même personne :
    – La photo déchirée d’Adam le prof, puis la même photo complète d’Antony l’acteur avec sa femme.
    – La discussion où Adam le prof discute avec sa mère où elle lui dit qu’il a raison d’avoir choisi un boulot respectable plutôt qu’un boulot d’acteur de troisième zone.
    – Le clin d’œil aux myrtilles que l’acteur adore, et que le prof prétend ne pas aimer : « Mais si, tu adore ça ! » lui dit sa mère.
    – Sans parler de la cicatrice sur le ventre, qu’on peut difficilement avoir dès la naissance…

    Après avoir lu tous les commentaires ci-dessus, voilà mes divergences et mes éléments de réflexion complementaires (éminemment subjectifs of course) :
    ——————————————————————————————————————————————
    1) D’après moi, l’ennemi en question dans le film est représenté par L’ARAIGNEE qui le hante. Cette araignée l’effraie autant qu’elle l’attire (voir la première scène et ses hallucinations). Cela fait écho au motif/pattern qui se répète inlassablement dont il parle dans ses cours.
    ——————————————————————————————————————————————
    2) Cette araignée représenterait de manière symbolique SA MERE. Personnification du complexe d’Oedipe et de castration à la fois. En effet, sa mère est envahissante et castratrice. Le film s’ouvre et se ferme sur un appel de sa mère et sur une image d’araignée. Elle donne son avis négatif sur sa vie sentimentale, sa carrière d’acteur de seconde zone ou son appart. Cette domination maternelle rappelle la fameuse « dictature », le « contrôle » qui le préoccupe dans ses cours.

    Deux autres éléments dans le sens de cette piste maternelle :
    – La toile d’araignée, motif omniprésent dans le film (voir la forme des fils électriques ou de l’impact dans le pare-brise), évoque aussi une « toile » tissée ou peinte par sa mère. En effet, sa mère est peintre d’après le matériel qu’on voit dans son atelier.
    – Quant à l’immense araignée qu’on voit sur la ville de Toronto (juste après son entrevue avec sa mère comme par hasard), elle ressemble étrangement à la sculpture de Louise Bourgeois qui se trouve au Canada, et qui s’appelle… Maman !!!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maman_(sculpture)
    ——————————————————————————————————————————————
    3) Le fin du film a donc pour moi un sens totalement différent. Il ne s’apprête pas à tuer l’araignée que représentent les femmes en général… Mais il comprend ce qui l’attire et l’effraie en même temps chez sa femme, et ce qui fait qu’il a peur de s’engager. Il va certainement aussi comprendre qu’il se sentait piégé par le fait qu’elle va devenir mère à son tour.

    Je pense que la fin est donc un choc dans le mental de Adam/Antony ! Une deuxième étape libéatrice après avoir symboliquement tué son double. Il voit une araignée en regardant sa femme, et il comprend enfin le lien entre ce qui lui faisait peur, et ce qu’il cherchait ailleurs…

    A mon sens, à un niveau psychanalytique, un tel choc émotionnel est cathartique. C’est à dire qu’il lui permettra de dépasser sa peur de l’engagement.

    Je ne pense pas que la fin soit une simple répétition du même pattern/motif, mais qu’il arrive enfin à la comprendre et donc à la résoudre ! En clair, je pense qu’il n’aura pas besoin d’aller au club, et qu’il acceptera son engagement de père… Chemin pas facile, pour un homme dont le père semble totalement absent !
    ——————————————————————————————————————————————
    4) Par ailleurs, je pense que sa femme découvre vraiment qu’il a un boulot de prof sous un autre nom. Et qu’au début elle se demande s’il s’agit bien de son mari ou pas. Et qu’elle finit par comprendre qu’il ne joue pas la comédie, mais qu’il a un véritable trouble de la personnalité.

    Quand elle lui dit « Comment ça s’est passé en cours aujourd’hui », elle raccommode les deux personnalités et lui montre qu’elle l’accepte comme il est… Un travail peut-être moins prestigieux qu’acteur, qu’il lui avait probablement caché jusque là ainsi que la double vie qui va avec.

    En tout cas, cela fait 6 mois qu’elle est enceinte et cela fait précisément 6 mois qu’il n’est plus venu à l’agence pour son travail d’acteur. Il se’st probablement consacré à son boulot de prof depuis que sa femme est enceinte, pour avoir un « travail respectable » plutôt qu’un « boulot d’acteur de seconde zone » comme le faisait remarquer sa mère ! Mais peut-être sous un autre nom, et sans le dire à sa femme…
    ——————————————————————————————————————————————
    5) De manière générale, je ne pense pas qu’on puisse clairement dire quelle scène est totalement vraie, et quelle scène est imaginaire… Car l’ensemble du film est une plongée dans le subconscient de Adam/Anthony, comme l’indique le réalisateur dans certaines interviews.

    D’ailleurs, l’affiche du film que tu présentes ici (avec la ville et l’araignée dans la tête du héros) et beaucoup plus pertinente que l’affiche française.

    Puisque le film est comme filmé dans l’esprit d’un homme, sa vie réelle, ses souvenirs, ses désirs et ses peurs se mélangent à l’écran. Le film est donc aussi schizophrène que le personnage principal.

    Mais selon moi, l’histoire avec l’amante, l’accident et la cicatrice sont des souvenirs bien réels, mais mélangés avec le présent, dans l’esprit confus du héros.

    D’ailleurs, dans ses cours, il parle d’une citation d’Hegel qui dit que les grands événements de l’histoire se répètent toujours deux fois. Comme l’accident qui s’est passé une fois en vrai (« a tragedy ») et une fois dans son subconscient (« a farce »)… Mais c’est de le revivre qui va l’aider à sortir de son trouble !
    ——————————————————————————————————————————————
    6) Je relèverais pour finir quelques clins d’œil à David Lynch que j’affectionne particulièrement :
    – Le dédoublement de personnalité bien sûr… Et même la plongée de la caméra dans le subconscient du héros comme dans « Lost Highway ».
    – La clé mystérieuse qui est aussi la clé du secret, et l’élément charnière pour le héros, comme dans « Mulholland Drive ».
    – Les blondes et la brune… Brune qui n’est autre qu’Isabelle Rosselini, ex-compagne de Lynch et qui a tourné dans « Blue Velvet » et « Sailor et Lula »

    Publié par Naé | août 26, 2014, 5:09
    • Bonjour Naé ! Et tout d’abord merci pour votre commentaire, je suis toujours ravi quand je vois que d’autres passionnés prennent la peine de réagir et de faire connaître leur point de vue. Surtout quand il diffère, même légèrement, du mien.

      Malgré une compréhension globale assez similaire, il y a effectivement des divergences dans nos interprétations respectives, notamment de la fin. Et c’est tout à fait compréhensible étant donné que le film n’apporte jamais vraiment de réponse catégorique, et que donc le ressenti personnel prime. Je reste personnellement fidèle à mon interprétation mais je dois reconnaître que votre argumentation est convaincante et tient parfaitement la route. D’ailleurs, certains des points que vous mentionnez rejoignent d’autres préalablement cités dans les commentaires. Pour stimuler la réflexion, il n’y a en tout cas rien de mieux. Donc à nouveau, merci pour votre message !

      Pour finir, je vois que je ne suis pas le seul à aimer David Lynch. J’avais déjà repéré les références que vous soulignez mais elles pourront être utiles à d’autres je pense. 🙂

      Publié par Wolvy128 | août 26, 2014, 5:53
      • Bonjour
        Un peu tard mon commentaire 🙂 mais je n’ai vu le film que récemment. Quoique vos approches soient similaires, je trouve que les éléments légèrement divergents apportés par Naé sont plus pertinents si on accepte l’idée d’un chronologie dans l’histoire.
        Ainsi dans la scène avec Mélanie Laurent à l’hotel, quand celle-ci lui parle de la marque de bague, elle lui dit clairement : « tu ne l’avais pas avant ». Cela cadre parfaitement avec une chronologie dans l’histoire :
        – le personnage entretient une relation avec 2 femmes : Helen, l’officielle (choisie par la mère ?) et Marie, sa maitresse. Marie ne connait rien d’Helen.
        – Helen et lui ne sont pas mariés donc pas de marque de bague. Le personnage tente de devenir acteur.
        – Helen tombe enceinte. Par convenance (influence de la mère ?), ils se marient.
        – Le personnage continue ses infidélités, mais Marie découvre la trace de bague (d’où la fameuse phrase, la dispute et l’accident)
        – Cet accident est le point déclenchant du film : changement de vie et tentative d’acceptation de son rôle de père, troubles de la personnalité qui vont avec etc… Marie est-elle morte dans l’accident et cela ajoute-il aussi un sentiment de culpabilité? Le film ne répond pas à çà….

        cordialement

        Philippe

        Ps : sinon très bon blog que je viens de découvrir !

        ,

        Publié par philippe | novembre 12, 2016, 10:04
  52. Bonjour,

    Je n’ai vu le film qu’une fois donc je peux me tromper dans mes remarques…

    – Je ne suis pas sûr que Anthony Claire soit prof d’histoire aux yeux de sa femme et de sa mere. Il persiste un doute sur sa profession d’ailleurs (à part qu’il ait été acteur)..

    – C’est sans doute fait expres mais la mère un double discours : sur la scene d’ouverture, elle lui demande comment il peut « vivre comme ça » apres avoir vu son appart et lorsqu’il est chez elle elle lui dit qu’il a une belle femme et un bel appartement…

    J’aime bcp votre interprétation sur les araignées.

    Publié par Greg | août 26, 2014, 5:33
    • Bonjour, c’est vrai qu’il subsiste un doute sur le fait que sa femme soit au courant, ou non, de son métier de prof. Personnellement, de par ses réactions et ses dialogues, je pense que oui. Mais il s’agit plus d’un ressenti personnel que d’une explication véritablement rationnelle.

      Publié par Wolvy128 | août 26, 2014, 5:58
      • D’après moi, il avait une double vie qui était entièrement inconnue de sa femme… Une amante et une garçonnière (évoqué par sa mère), mais aussi un autre boulot sous un autre nom !

        Cela explique parfaitement que sa femme soit surprise en découvrant l’autre nom, et en le rencontrant à l’université.

        Sa femme comprend petit à petit son dédoublement de la personnalité. Et quand elle lui dit « Comment ça s’est passé en cours ? » et « Je veux que tu reste », elle parle de cette personnalité qu’il s’est créée et qui éclipse finalement la première. Elle préfère le prof finalement plus humble, plus à l’écoute de sa femme.

        Publié par Naé | août 28, 2014, 5:10
        • Éternel débat ! 🙂

          Je pense que c’est un point vraiment soumis au ressenti personnel car, pour ma part, les mêmes phrases m’ont conforté dans l’idée qu’elle était bien au courant de son métier de professeur. Comment imaginer en effet qu’elle ne soit pas au courant de ce que fait son mari lorsqu’il part ainsi toute la journée. S’il allait tourner, les conditions de tournage ne seraient certainement pas identiques à une journée de cours, et il y aurait une preuve de son activité à la sortie du film. Pour moi, elle est au courant et tente de le faire revenir à la réalité sans le confronter directement, afin qu’il puisse faire le cheminement mental.

          Mais je le redis, c’est une vision tout à fait personnelle car l’autre option est tout aussi valable. C’est aussi pour ce genre d’aspect que j’ai envie de revoir le film, afin de voir si mon ressenti est toujours le même après toutes ces discussions.

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 5:29
  53. Personne n’a pensé que la femme d’Adam l’avait peut-être tout simplement trompé avec Spider-Man ? (rires) John

    Publié par John | août 26, 2014, 6:20
  54. Je voulais dire la femme d’Anthony, vous aviez probablement rectifié de vous-même bien sûr ! John

    Publié par John | août 26, 2014, 6:25
  55. Bonjour et merci pour votre analyse!
    Je sors à l’instant du film et je reconnais qu’il m’a laissé une impression assez bizarre… Un regret de ne pas avoir tout compris lors de ce premier visionnage et un grand besoin de répondre à toutes les questions qui me trottent dans la tête. Du coup, je me retrouve sur votre blog et après la lecture l’analyse et de (la plupart) des commentaires. je souhaiterais poser quelques questions remarques pour obtenir quelques réponses ou éclaircissement.

    Je conçois tout à fait que vous n’adhérez pas à l’interprétation temporelle du film qui voudrait que le récit est non linéaire. J’ai également à travers les commentaires que beaucoup de lecteurs y avaient songé: la cicatrice due à l’accident, le message/appel de la mère, sa femme qui était au courant pour la maîtresse et surtout la photo déchirée. Pour moi c’est le seul élément qui me fait pencher vers cette interprétation car s’il n’y avait que le reste, l’explication d’une histoire racontée dans le désordre ne m’aurait pas plu. Or ici, comment interprétez vous le fait que la photo est d’abord déchirée puis apparaît ensuite entière? (il aurait deux photos, une déchirée et une non?)

    Pour ma part j’ai envie de mélanger les deux interprétations: la majorité du récit est linéaire, mais certaines scènes sont tout de mêmes entrelacées (surtout à cause de la photo). Ensuite, les parties du film qui nous semblent être mélangées traduisent simplement le processus qui se répète (cf votre explication, les éléments du début du film et de la fin). J’espère que je suis clair :-s

    Autre chose, sur l’identité réelle du personnage interprété par Gyllenhaal, il apparaît en effet qu’il est à la base un professeur d’histoire, qui vit une double vie (liaison et boulot d’acteur). Mais ce qui me gêne c’est que le personnage « acteur » semble être le personnage que reconnait sa femme. Elle l’appelle peut-être Anthony car elle s’est faite à l’idée de ce double et elle sait également qu’Anthony est la personne qui l’accompagne au quotidien et non pas Adam… Bon, ce n’est toujours pas très clair dans mon esprit mais je suis optimiste: la nuit porte conseil!

    Encore un grand bravo (et merci) pour votre interprétation.

    Et j’attends patiemment votre réponse ^^

    Publié par Jerem | août 26, 2014, 11:19
    • Bonjour Jerem et merci pour le compliment sur l’analyse, j’apprécie. 🙂

      Pour moi, il y a bien une dimension temporelle qui intervient dans le film. Mais pas de l’ordre du souvenir, de l’ordre de la répétition. L’ouverture et la fermeture du film forme en effet une boucle, comme en atteste le coup de téléphone de sa mère à la fin, et son écoute sur le répondeur au début. Ou sa femme nue dans la chambre à la fin, et sa femme nue sur le lit au début.

      Pour ce qui est de la théorie des souvenirs de sa relation avec sa maîtresse et de l’accident qui aurait provoqué la cicatrice, je n’y adhère pas. Maintenant, il s’agit plus d’un ressenti personnel car je reconnais que certains éléments peuvent complètement aller dans ce sens. Cependant, d’autres peuvent également aller dans l’autre sens. Vu la nature des problèmes psychologiques du personnage, je ne vois effectivement pas comment se remémorer des souvenirs pourraient assouvir ses pulsions. Et quand bien même ce serait le cas, pourquoi alors se créer ainsi une autre personnalité? Il pourrait rester un mari fidèle en ayant simplement des pensées impures. Pour moi, il apparaît clair qu’il ne peut pas résister à la tentation et qu’il a besoin d’assouvir ses pulsions physiquement. Avant avec le club, et maintenant avec Mary. Ce n’est toutefois que mon propre avis et, même si je trouve cette interprétation plus cohérente et logique, je peux comprendre que certains ne me rejoignent pas.

      Quant à votre question sur la photo, j’avoue ne pas être vraiment sûr de la comprendre. Que l’ensemble de l’histoire se déroule dans le présent ou que certains passages soient des souvenirs, il existe chaque fois une photo entière et une photo déchirée, non? A moins que la photo entière soit recollée mais je ne me rappelle pas qu’il y ait un quelconque signe en attestant. Des photos peuvent facilement être développées plusieurs fois, donc ce n’est vraiment pas un obstacle à l’une ou l’autre théorie selon moi. Je trouve au contraire que cela conforte mon interprétation vu que la photo déchirée doit forcément venir de quelque part. Or, rien ne prouve qu’elle existait plusieurs mois auparavant, si on considère que l’aventure avec Mary est un souvenir.

      Enfin, le dernier point que vous soulevez a déjà été abordé, en tout cas en partie, dans les commentaires. Je ne sais pas si c’est le personnage « acteur » que sa femme reconnaît mais elle l’appelle en tout cas tout du long Anthony. Au cours des échanges effectués avec d’autres internautes, j’en suis venu à la conclusion qu’Adam Bell était certainement un nom emprunté à un collègue de l’université au moment de créer sa seconde personnalité. Ça expliquerait pourquoi ce nom est présent dans les registres de l’école, et surtout pourquoi sa femme ne le connaît pas. Mais ça n’empêche en rien que le personnage soit bien professeur avec son véritable nom, à savoir Anthony Claire. Tout cela est néanmoins de l’ordre de la supposition car le film ne donne jamais clairement de réponse à ce niveau-là.

      Voilà, j’espère vous avoir aidé même si je ne fais finalement qu’argumenter mon ressenti personnel.

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 12:22
      • Alors concernant, ma question sur la photo, c’est vrai qu’on pourrait très bien s’imaginer que la photo soit disponible en plusieurs exemplaires. Le personnage d’Adam en possède une déchirée et Anthony en possède une entière. Cela pourrait tout à fait être possible. Mais ma question ou plutôt ma remarque portait plus sur le fait que le passage avec la photo déchirée donne l’impression de se passer après le passage avec la photo entière, mais je conçois tout à fait que c’est un ressenti personnel.

        Concernant l’identité en effet j’ai vu que la question avait pas mal été abordée dans les différents commentaires mais pour ma part cette explication me parait un peu étonnante (emprunt du nom d’un collègue). Ma vision était simplement que le nom d’Adam Bell est le vrai nom du personnage et que le nom d’Anthony est le nom donnée au personnage d’acteur. Helen étant parfaitement au courant du « problème » de son mari elle pourrait avoir cédé et finir par l’appeler Anthony: seul prénom qu’il reconnait lorsqu’il est avec elle. Encore une fois c’est ma vision. Bien entendu, je ne souhaite pas imposer une vision ou une explication mais juste donner une interprétation personnelle.

        Concernant les différents prénoms, au début du film l’acteur semble avoir un autre prénom (Daniel?). Je sais que ça a été brièvement abordé mais selon vous s’agit il simplement d’un pseudonyme pour le personnage de l’acteur ? Je pensais que ça pouvait être un « vestige » d’une précédente personnalité d’acteur…

        Je vais peut-être me laisser tenter par une deuxième séance pour éclairer certains points encore un peu trop obscurs.

        Merci pour votre réponse en tout cas !

        Publié par Jerem | août 27, 2014, 10:45
        • Désolé mais j’ai peur de ne toujours pas comprendre ce qui pose problème avec la photo. Selon vous, la partie avec Jake Gyllenhaal seul dans son appartement se déroulerait après l’épisode avec sa femme enceinte? Je pensais que vous considériez cette partie comme un souvenir (passé) du personnage à la lecture de votre premier commentaire. Quoi qu’il en soit, les photos ne font obstacle à aucune interprétation pour moi. 🙂

          Quant au nom du personnage, votre analyse est assez évidente et j’en étais d’ailleurs venu à la même conclusion au départ. Mais comment expliquez vous alors que sa femme ne connaisse pas le nom d’Adam Bell si c’est son véritable nom?

          Enfin, il existe bien un autre nom, à savoir Daniel Saint Claire. Là encore, une personne dans les commentaires avait soulevé ce point et il s’avère qu’il s’agit en fait du nom d’acteur d’Anthony, son nom d’emprunt dans le milieu. Je ne sais pas si ça pourrait être un vestige d’une ancienne personnalité. Peut-être mais rien n’en laisse présager. Le nom n’est d’ailleurs quasiment pas mentionné.

          Quoi qu’il en soit, je vous encourage à le voir une seconde fois si vous en avez l’occasion, c’est le genre de film qui s’y prête vraiment bien.

          Et pas de problème pour la réponse, l’article sert aussi, et surtout, à échanger des points de vue.

          Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 3:07
        • En effet… Cela me prouve bien qu’il y a encore des choses qui m’échappent et que tout n’est pas clair pour moi. L’histoire de la photo m’intrigue et j’ai du mal à concevoir qu’il ne s’agit pas physiquement de la même photo…

          Quant au nom du personnage, le seul bémol dans mon raisonnement est, vous avez raison, le fait que sa femme ne reconnait pas le nom d’Adam Bell.

          Quoi qu’il en soit j’essaierai de venir en rediscuter après mon second visionnage!

          Publié par Jerem | août 27, 2014, 5:33
        • N’hésitez pas ! Je vais moi aussi essayer de le revisionner car je ne l’ai pas revu depuis la rédaction de cet article, et beaucoup de points intéressants ont été mentionnés dans les commentaires depuis.

          Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 5:36
        • D’après moi, le film est une plongée dans le subconscient du héros. Il est visiblement schizophrène : hallucinations et dédoublement de la personnalité. Ce qu’on voit à l’image n’est pas réel, mais se passe dans la tête du héros. Par exemple, pas d’araignée gigantesque sur Toronto, ni de transformation de sa femme en araignée !

          En ce qui concerne la photo déchirée, elle fait partie de la vision subjective du héros. Elle est donc symboliquement déchirée car il essaie d’occulter sa vie avec sa femme.

          En revanche, selon moi, les événements avec l’amante se sont bien déroulés. Et c’est certainement ce qui l’a rendu schizophrène, jusqu’au moment où il les revit, ce qui le libère !

          Publié par Naé | août 28, 2014, 5:18
        • Je rejoins votre analyse concernant la photo déchirée. C’est comme ça que je voyais les choses, sans toutefois parvenir à mettre des mots dessus. Merci !

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 5:31
  56. Là où j’ai un souci avec votre explication, qui est plutôt intéressante, c’est l’histoire de la marque de son alliance. S’il entretient une relation avec M. Laurent et qu’il s’agit en réalité de la même personne, comment se fait-il qu’elle ne l’ai pas vu avant?

    Publié par R | août 27, 2014, 9:53
    • Toute la partie de la dispute avec Mary est une partie imaginée selon moi vu que le personnage ne peut pas physiquement se trouver à 2 endroits différents (il est déjà dans la maison avec la femme enceinte). Personnellement, j’interprète toute cette séquence comme une façon pour le personnage de se débarrasser une fois pour toute de la partie néfaste qui sommeille en lui, la partie infidèle et narcissique. Il lutte intérieurement contre ses démons. Le conflit est donc en quelque sorte amené par lui pour provoquer la confrontation, puis la destruction. Du coup, la marque de l’alliance n’est qu’un prétexte à la dispute, rien de plus. En pratique, on pourrait même imaginer qu’il prend d’habitude des précautions pour dissimuler la marque, mais pas cette fois.

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 2:52
      • Bonsoir, un grand merci pour la clarté de votre interprétation, qui présente par ailleurs une grande cohérence.

        Personnellement, je pense que la scène dans laquelle Mary découvre la trace de la bague est une manière symbolique d’exprimer que tout d’un coup, elle voit ce qu’elle n’avait pas voulu voir avant, malgré le fait qu’ils couchent ensemble régulièrement (c’est quand même leur principal activité :-)). D’où la dispute qui s’ensuit et la réplique « pourquoi me fais tu ça, à moi ? »; j’adhère également à la thèse de l’accident réel.

        Je suis assez séduite également par l’idée que la femme ne connait pas le vrai métier de son mari et qu’elle le découvre via le listing des professeurs (sous son nom d’emprunt Adam Bell), d’où son trouble important car elle se rend compte qu’elle ne doit pas seulement faire face à un mari volage mais à un mari désorienté. Le problème est tout autre et la carte n’est pas le territoire ! Elle n’est pas dupe, elle a saisi la dualité de son mari et se sent à la fin d’ailleurs proche d’une troisième version du personnage, qui est à la fois prof d’histoire intello (donc « l’autre lui »), enthousiaste et vivant (donc « son mari » ) mais libéré de sa mère castratrice et de ses pulsions interdites (donc « ni l’autre lui », ni « son mari)
        Elle se sent proche de ce nouvel homme, qui s’est libéré des 2 autres, en quelque sorte le troisième homme qui s’e trouvé une nouvelle voie…voilà comment je l’interprète !

        La scène finale de l’araignée et sa disproportion renvoie également pour moi à la mère et non pas seulement aux femmes : en effet, sa femme se rapproche de plus en plus du statut de mère avec l’accouchement qui arrive et pour le personnage principal cela occupe tout l’espace !

        Publié par Epilobe | août 29, 2014, 12:46
  57. Bonjour,
    Bravo à tous pour vos analyses et merci, elles m’ont permis de lever le voile sur beaucoup d’incompréhensions…
    J’ai été voir le film hier soir et j’avoue qu’à la fin j’étais très frustrée car j’avais besoin d’en savoir plus. Il est vrai qu’en plus de ça je ne suis arrivée dans la salle que lorsque le film était déjà commencé et que le prof d’histoire faisait cours, donc j’ai loupé le début avec la femme enceinte assise nue sur le lit, la mygale dans le club, le message de la mère.
    Je viens de lire tous les commentaires et ça me donne vraiment envie de revoir le film pour voir tous les détails manqués (lunettes de soleil sur la table du salon chez l’acteur,…). Quoiqu’il en soit je pense après avoir lu vos commentaires qu’il y a incontestablement un dédoublement de personnalité comme dit Wolvy mais aussi une dimension temporelle comme dit Steve. À trouver maintenant comment remettre les morceaux du puzzle en ordre :-)… Quant à la mygale qui représente la maternité et le lien mère-enfant, c’est magistral (j’ai lu le commentaire de Naé, très intéressant et le rapprochement avec la statue de Louise Bourgeois).
    Sinon, concernant l’intervention de « Keeper of art » que j’ai trouvée assez agressive, j’aimerais dire qu’il faut laisser libre expression à tous. Vous dites qu’une oeuvre comme celle-là ne doit pas être décortiquée mais juste ressentie. Pour ma part j’ai ressenti et me suis laissée portée par les émotions lorsque j’ai regardé le film. Cette pesanteur, ce temps étendu, cette lenteur voulue qui nous mène à une certaine tension. Mais au-delà de ça, tous les détails qui apportent des indices et toutes les images ou les significations que renferme le film nous attire et nous donne envie de connaître le cheminement du réalisateur. Je pense sincèrement qu’il ne s’offusquerait pas de voir à quel point son oeuvre fait parler et donne envie d’être comprise. Libre à chacun de s’arrêter au ressenti d’une oeuvre mais libre à d’autres d’en comprendre le sens.
    Pour finir, j’ai donc maintenant très envie de revoir ce film. Certains d’entre vous disent qu’ils l’ont visionné plusieurs fois déjà. En France il ne sort qu’aujourd’hui et je l’ai vu en avant première hier soir. Combien de temps faut-il pour qu’un film sorte en dvd? Je pourrais aller le revoir au cinéma mais j’aimerais le revoir chez moi pour pouvoir faire des pauses, revisionner des scènes…
    Encore merci à tous et bonne continuation
    Coralie

    Publié par Braïda Coralie | août 27, 2014, 1:25
    • Bonjour Coralie et merci de t’être arrêtée ici après le visionnage du film, ton commentaire fait chaud au cœur. 🙂

      Effectivement, en arrivant un peu en retard dans la salle, tu as loupé des séquences clé pour l’interprétation générale. Sur le moment, elles ne paraissent pas si importantes mais à l’issue du dénouement, elles se révèlent finalement primordiales. Je t’encourage donc à le revoir si tu en as l’opportunité. Le film est sorti il y a déjà quelques mois aux États-Unis, j’imagine qu’il ne devrait donc plus trop tarder à arriver en DVD / Blu-ray. Mais si tu ne veux pas attendre, tu devrais néanmoins pouvoir le trouver assez facilement sur la toile (sans mauvais jeu de mot avec le film^^).

      A bientôt !

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 3:14
    • Merci Coralie 🙂

      Voilà les événements dans l’ordre chronologique d’après moi :

      0) Un acteur de seconde zone vie avec sa femme dans un bel appartement

      1) L’acteur mène une double vie avec son amante, dans une garçonnière (évoqué par sa mère)

      2) Il a un accident dans lequel son amante meurt. Cela le perturbe fortement et il devient schizo : dédoublement de personnalité et hallucinations.

      3) Il y a 6 mois, sa femme tombe enceinte et il ne se rend plus dans son agence pour son travail d’acteur.

      4) Il plonge dans sa deuxième vie où il est prof, et revit émotionnellement les événements avec son amante.

      5) Il revit la mort de son amante. « les grands événements de l’histoire se répètent toujours deux fois ». Et il se libère de sa première personnalité d’acteur, seducteur, qui ne veut pas s’engager…

      6) Il fait l’amour avec sa femme qui se rend compte que sa nouvelle personnalité a pris le dessus. Celle du professeur, finalement plus respectable, plus attentionnée. Et elle lui demande de rester.

      7) Redécouvrant la clé, il pourrait replonger mais il débusque enfin son ennemi intime : cette araignée maternelle qu’il arrive enfin à dominer (la preuve, elle a peur de lui).

      8) Après ce deuxième choc, je pense qu’il sortira vraiment de son dédoublement de personnalité, et de ses fantasmes d’araignées. Il sera donc prêt à devenir père ! C’est tout le sens du film, d’après moi 🙂

      Publié par Naé | août 28, 2014, 5:43
      • Finement décrit!

        Publié par amaurygodillot | août 29, 2014, 1:12
      • Je pense aussi que tu as tout compris, déjà ton premier commentaire était très finement expliqué et juste à mon sens, sans partir dans des élucubrations infinies. Bien joué 🙂

        Quant à la schizophrénie avérée du personnage, on notera que Adam Bell, Anthony Claire et Daniel Saint Claire reprennent tout simplement les 4 premières lettres de l’alphabet A.B.C.D (A.dam/A.nthony, B.ell, C.laire, D.aniel) ce qui peut attester le dédoublement multiple du personnage principal.

        Publié par .Mana. | septembre 20, 2014, 11:36
  58. Merci pour cette analyse et tous ces commentaires. Moi même, j’imaginais ce dédoublement de personnalité ou une sorte de rêve avec ce double. Mais j’étais totalement perdu à la fin du film :
    J’ai vraiment cru qu’ Adam était le vrai personnage et que l’autre était une sorte d’imaginaire…puis j’ai cru a nouveau que ces 2 personnages pouvaient exister lorsque « la femme d’anthony » lui dit qu’il peut rester!

    bref vraiment pas mal, j’ai encore du boulot pour comprendre ce genre de film du premier coup 🙂
    Pour les autres films dans le même genre, j’ai « fenêtre secrète » avec Johnny Depp. Moi j’en ai gardé un super souvenir de ce film ;;)
    Salut

    Publié par toukuss44@hotmail.fr | août 27, 2014, 3:29
    • C’est aussi là que le film est très fort, il parvient à distiller suffisamment de pistes que pour rendre différentes options plausibles, en tout cas jusqu’à un certain point. Mais tout cela est difficilement compréhensible avec un seul visionnage.

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 3:34
  59. Bonjour,
    J’ai beaucoup apprécié votre décryptage de ce film. Que pensez-vous, toutefois, de l’épisode des myrtilles ? Anthony réclame à sa femme des myrtilles « bio », tandis qu’Adam dit à sa mère qu’il n’aime pas les myrtilles, ce que, du reste, elle dément.

    Publié par sigmund | août 27, 2014, 6:35
    • Bonjour, l’épisode des myrtilles est assez révélateur des troubles du personnage selon moi. En effet, il s’est inventé une nouvelle personnalité en opposition avec la précédente. Une personnalité qui n’aime pas les myrtilles alors que sa mère lui affirme que si. En d’autres termes, l’un les aime (l’acteur) alors que l’autre (le professeur) non. Et lors de la discussion avec sa mère, c’est au professeur que l’on a affaire. 😉

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 6:56
  60. je soutiens aussi ce que tu dis avec le fait que la mère de Jake lui dise qu’il a déjà assez de difficulté à avoir une vie normale avec une femme 🙂

    Publié par Mayar | août 27, 2014, 8:21
  61. c’est beaucoup plus clair. Merci pour ce travail !

    Publié par Julien | août 27, 2014, 11:08
  62. Merci, j’y vois plus clair à présent !

    Publié par alexandra | août 27, 2014, 11:26
  63. Bonjour, merci pour cette analyse qui permet de voir plus loin! 🙂
    Je voulais revenir sur la scène où la femme enceinte arrive à l’université.
    Je pense que depuis le début du film, son mari lui cache son métier de professeur d’histoire. Ce qui explique son étonnement lorsqu’elle le découvre à l’université. Elle n’est pas étonné de voir un clone, mais de voir son mari ici, en tant que professeur.

    Publié par Tibo | août 27, 2014, 11:29
    • C’est un point de vue ! 🙂

      Je pense pour ma part que la surprise vient plutôt du fait de voir un homme parfaitement identique à son mari qui ne semble pas du tout la reconnaître. Elle commence du coup à douter, et à imaginer qu’il pourrait peut-être s’agir d’une autre personne. D’où le coup de téléphone à son mari dans la foulée pour vérifier.

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 11:35
    • Selon moi, elle ne sait pas que son mari mène une double vie sous un autre nom. C’est pourquoi elle ne connait pas le nom, et qu’elle est surprise de le voir.

      Quand elle le voit à l’université, elle se demande même elle-même si ce pas une autre personne. D’où son étonnement et son coup de fil.

      @Wolvy, rien de justifie qu’elle savait déjà qu’il était prof. Ce n’est qu’après qu’elle lui parle de son boulot de prof, pour lui indiquer symboliquement qu’elle l’accepte comme ça.

      Si elle savait déjà qu’il travaillait à l’université, elle n’aurait pas été surprise de le voir là-bas et l’aurait abordé normalement ! Ce qui n’est pas le cas… Elle est surprise avant même qu’il ne lui parle !

      Publié par Naé | août 28, 2014, 5:52
      • Rien ne justifie non plus qu’elle ne soit pas au courant. Sa réaction est plausible dans les 2 cas pour moi. D’après mes souvenirs de la séquence, elle n’est pas vraiment surprise de le voir là-bas, elle est plutôt surprise de voir un homme identique à son mari mais différent de celui qu’elle a quitté le matin (style vestimentaire, attitude…). Et surtout qui ne la reconnaît pas. Mais j’avoue que ce que vous dites a du sens. Et surtout ça explique totalement l’un des points qui me posaient problème, à savoir le fait que le nom d’Adam Bell ne lui évoque rien.

        Cependant, sa mère semble mentionner clairement son métier de professeur lors de leur discussion. Et si elle est au courant, il y a fort à parier que sa femme le soit également. De plus, au vu de leur échange, ça ne semble pas être un changement récent (autrement dit pas motivé par la création d’un double) mais plutôt une profession de longue date. Quoi qu’il en soit, je vais essayer de revoir le film pour éclaircir tout ça. Surtout que même si cela se confirme, ça ne remet pas en cause mon interprétation globale. Merci pour les précisions en tout cas. 🙂

        Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 6:04
  64. Je sais que beaucoup de gens l’ont déjà fait avant moi, mais je tenais à vous remercier pour votre analyse. J’ai vu « Enemy » en avant-première, dans un avion pour le Canada en juillet, et je n’y ai pas compris grand chose, malgré mes efforts. Je pense que, comme vous le dites, plusieurs visionnages sont nécessaires… Cela fait donc plus d’un mois que j’attends désespérement que ce film sorte en France pour pouvoir en parler avec quelqu’un, et enfin voir les choses s’éclaircir. C’est fait, grâce à votre article et les commentaires qu’on y a laissé. Merci à tous pour avoir mis fin à mon questionnement intérieur ! C’était très frustrant de ne pas comprendre les subtilités d’un tel film.

    Publié par Scarlett | août 27, 2014, 11:31
    • C’est justement pour pallier à ce type de frustration que j’aime proposer ce genre d’article d’interprétation. Ainsi, ceux qui désirent aller plus loin et pousser la réflexion peuvent le faire, sans déranger ceux qui voudraient rester sur leur propre ressenti. Savoir que l’article a pu vous permettre de répondre à certaines de vos interrogations est la meilleure des récompenses pour moi. Merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire pour le dire, ça fait toujours extrêmement plaisir à lire.

      Publié par Wolvy128 | août 27, 2014, 11:41
  65. Merci pour nous faire partager toutes vos explications et interprétations. J’ai lu le synopsis du roman original duquel est adapté le film, « l’autre comme moi ». Il y est dit que le personnage principal, Adam Bell, est divorcé et habite seul. Du coup, ne pensez-vous pas qu’il s’invente (ou plutôt rejoue) 2 vies ? Il aurait été marié, sa femme aurait été enceinte, il l’aurait trompée, elle s’en serrait rendue compte, aurait divorcé et aurait réellement eu un accident de voiture dans lequel sa maîtresse serait morte et lui aurait gardé une cicatrice. Qu’en pensez-vous ?

    Publié par caroline | août 28, 2014, 1:08
    • A première vue, c’est tout à fait possible mais j’ai cru comprendre que le livre duquel est inspiré le film était assez différent. Du coup, je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment s’y fier pour l’interprétation. En tout cas, en ce qui me concerne, je ne l’ai pas lu. Je ne me suis fié qu’au long-métrage. 😉

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 1:24
    • Bonjour,
      Si il aurait divorcé, alors Mary n’aurait pas été sa maîtresse mais son « Plan Q » et l’histoire de la trace de la bague n’aurait pas pu être synonyme de dispute puisqu’il n’était justement plus marié. Or lorsqu’elle remarque cette trace, il apparaît comme étant toujours marié.

      Le lien entre la cicatrice et l’accident n’étant pas montré (D’ailleurs on suppose que Adam a la même cicatrice que Anthony mais ce n’est pas visuellement confirmé…), je pense que l’histoire de la cicatrice est juste là pour faire valider au spectateur qu’il s’agit bien de la même personne et donc la thèse de la schizophrénie, ça ne va à mon sens pas plus loin.

      Publié par GSY | août 28, 2014, 11:49
    • La suprise est que celui qu’on croit être le héros au début n’est que le double (celui qui a une amante, une garçonnière, un autre boulot) et qu’il va progressivement prendre la place du vrai (l’acteur)…

      Comme le synopsis l’indique : « Lequel des deux est moi, lequel est l’autre? »
      http://www.librairiepantoute.com/livre.asp?id=bwugisdobfpeju&/l-autre-comme-moi/jose-saramago/9782020612968

      Publié par Naé | août 28, 2014, 6:00
  66. Salutation,

    Pour moi c’est une première; je suis ni adepte de film ni livre et ce genre de film me semblait être un cauchemar à regarder. Mais celui ci m’a intrigué et j’ai relevé le défi de le regarder.

    Après visionage et à ma grande stupeur, j’ai apprécié le film et la réflexion qu’il amène, mais je l’ai encore plus aimé après avoir décrypter le film et répondu à mes questions Grace à ce blog!

    Donc merci pour ce bon travail et celui de répondre encore à nos questions.

    Petite question combien de fois faut il le voir pour pouvoir le comprendre sans l’aide d’un analyse extérieur? (Celon vous?
    Et combien de fois l’avez vous vu (à aujourd’hui) et allez vous le regarder encore?

    Publié par Ver gara | août 28, 2014, 1:43
    • Content que le film vous ait plu. C’est vrai que son style et sa lenteur peuvent rebuter au départ. Certains spectateurs ne rentrent d’ailleurs jamais dedans, ce qui peut tout à fait se comprendre. Pour ma part, comme vous, j’ai été intrigué tout du long et je n’ai cessé de me questionner, le réalisateur parvenant à distiller pas mal de pistes pendant 90 minutes.

      Concernant votre question, c’est assez difficile d’y répondre car je pense que cela diffère pour chacun. Je vous répondrai donc uniquement pour moi. Pour ma part, il m’a fallu 2 visionnages pour avoir une vision claire des événements et pour pouvoir donner du sens au film. Entre les deux, j’ai néanmoins nourri ma réflexion au travers d’échanges, de discussions et de recherches. Ce que je fais toujours lorsqu’un film me pose des problèmes de compréhension de par sa complexité. Certains préfèrent parfois rester avec leurs interrogations alors que j’aime personnellement tenter de faire le tour de l’œuvre et d’en comprendre le maximum. Je ne considère pas vraiment ça comme une aide extérieure, seulement une façon de réfléchir autour d’une œuvre. Je pense que le cinéma, et l’art en général, se prête extrêmement bien à ce type d’échange. Et un film comme Enemy s’apprécie aussi à travers une réflexion commune je trouve. Même si en finalité, l’interprétation qu’on en fait est évidemment toujours assez personnelle.

      Enfin, je n’ai toujours vu le film que 2 fois à ce jour, mais je compte le revoir prochainement car beaucoup d’éléments ou de détails intéressants ont été mentionnés dans les commentaires. Et tout cela me donne envie de le redécouvrir.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 2:21
  67. Bonjour,
    J’ai regardé le film deux fois de suite hier soir, après le premier visionnage j’ai comme beaucoup été forcé de farfouiller sur le net en quête d’une explication et suis tombé ici.
    L’interprétation me paraît cohérente quant à la signification des araignées et le fait qu’il n’y ait pas de double réel, bien que concernant les araignées on peut y voir beaucoup de choses à la fois (la mère, les femmes, la fidélité ou encore le contrôle).
    Cependant comme plusieurs autres commentaires l’ont signalé je pense qu’il y a forcement des zones d’ombres sur plusieurs points et je ne pense pas que le film soit totalement libre d’être interprété à toutes les sauces puisque le chaos est à déchiffrer, il doit exister une réponse, ce film est une énigme.
    Le point qui me trouble le plus est l’aspect temporel comme d’autres avant moi je pense qu’il y a des éléments du passé qui ressurgissent dans la pensée du personnage, la photo déchirée signifie forcement quelque chose, de même la cicatrice et l’accident. Mais en supposant qu’une maîtresse serait vraiment morte dans l’accident pourquoi alors sa femme demande si il la revoit encore ? Je suis perdu. A moins qu’il y ait une autre maîtresse ce qui n’est pas étonnant mais je doute que le film aille dans ce sens. Il est à noter aussi que le personnage pleure dans l’appartement d’Anthony pendant que l’accident a lieu ce qui me conforte dans le sens du souvenir, ou en tout cas sur l’aspect tragique de l’histoire avant qu’elle ne se répète en farce…
    J’ai remarqué également un côté fétichiste chez le personnage bien que cela ne change rien à l’interprétation du film, quand il suit Mary dans le bus il regarde ses jambes puis ses chaussures et ensuite se mord la lèvre et cherche à se maîtriser, puis quand Alam fouille dans les vêtements chez Anthony il reste quelques secondes à observer une paire de chaussures d’Hellen…
    Bref, ce film va me torturer encore longtemps ! Signons une pétition pour forcer le réalisateur à nous éclairer 🙂
    Je compte le visionner une troisième fois bientôt.
    Au passage et pour réagir à un commentaire vu plus haut ce film m’a fait penser à the Machinist (un chef d’oeuvre immense selon moi) notamment sur la musique du film. J’aime les films qui torturent l’esprit et de ces dernières années je conseille également Only God Forgive et Under the Skin que j’ai adoré.
    Cordialement

    Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 10:29
    • Je pense qu’on peut effectivement émettre des pistes de réflexion dans tous les sens, mais que les suppositions sont toutes confirmées et expliquées dans les différentes scènes du film.
      « Le chaos est un ordre a déchiffré » ça résume parfaitement le travail du spectateur et je suis persuadé que le film est déchiffrable. Arriver à le déchiffrer est un autre problème 🙂

      Il faut le revisionner plusieurs fois afin de déterminer l’objectif de chaque scène. Certaines scènes apportent des réponses sur le même objectif mais de manières différentes (Ex : La scène de la cicatrice est là pour mettre en évidence au spectateur qu’il s’agit de la même personne, les répliques concernant les myrtilles ont aussi le même objectif). Il faut donc le passer au peigne fin.

      Publié par GSY | août 28, 2014, 11:59
    • C’est ça qui est intéressant avec ce genre de film je trouve, même lorsqu’on peut dégager une interprétation globale, il y a toujours des points plus obscurs qui méritent la réflexion. Et si ces points ne sont pas clairement expliqués dans le film, on a alors souvent tendance à en revenir à son ressenti personnel, d’où les petites différences qu’il peut y avoir d’une analyse à l’autre.

      Pour les films que vous mentionnez, ils sont très intéressants, surtout Only God Forgives, mais je les trouve nettement plus accessible que Enemy. Ils peuvent en effet être appréhendé en un seul visionnage selon moi, alors que celui-ci est difficilement compréhensible en une seule vision. 🙂

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 3:12
  68. Bonjour à tous,

    Merci tout d’abord à Wolvy128, d’avoir ouvert cette discussion, cela m’a donné envie à mon tour d’y amener mon analyse qui se veut psychanalytique et référencée. Je ne définirai pas tous les concepts analytiques. Chacun pourra aller chercher sur internet s’il le souhaite. Même si l’article est technique, il n’en est pas moins qu’une interprétation du film.

    Tentative d’explication psychanalytique
    Nous partirons de l’idée qu’il n’y a qu’un seul personnage dans le film, qui un professeur d’histoire dont la femme est enceinte. Nous prendrons comme pierre angulaire de la compréhension du film la discussion qu’Adam entretient avec sa mère. A ce moment là, Adam nous est présenté comme un professeur d’histoire ayant une relation libre avec Mary, sa fiancée. Il soutient à sa mère qu’il est convaincu qu’il a vu son double, qui est pour lui un frère jumeau caché, d’où l’idée d’aller interroger sa mère, à ce sujet. Or sa mère y répond par la négative, le renvoyant non seulement à son désir toujours présent d’être acteur, mais également à ses problèmes d’infidélité. Nous partirons de l’hypothèse qu’Adam hallucine l’existence de ce double, qui nous est présenté comme un acteur dont la femme est enceinte. Hallucination et conviction délirante de l’existence de ce double nous mettent sur la voie d’une décompensation psychotique déclenchée par l’avènement de sa paternité. Lacan nous enseigne à propos de l’hallucination chez le psychotique que « ce qui a été retranché du symbolique fait retour dans le réel », en référence à la forclusion du Nom-du-Père. Le fait d’être père pour Adam le confronte à un impossible du fait de la carence paternelle, et le signifiant de la paternité fait retour dans l’hallucination de ce double, acteur en voie d’être père (Cf. Cas Schreber).

    Concernant sa relation avec Mary, nous partirons de l’hypothèse qu’il s’agit d’une relation passée qui semble avoir été révélé à sa femme par l’accident qu’ils ont eu ensemble. Alors que Mary découvre qu’il est marié, une dispute éclate entre eux et entraîne l’accident qui laisse la fameuse cicatrice sur le torse d’Adam. Mary y succombera tel que nous l’apprend l’annonce radio. Le fait qu’Hélène demande à Adam s’il « la revoit toujours » laisse entendre qu’il y aurait eu une autre maîtresse après Mary. A propos de l’araignée, elle pourrait représentée par condensation l’angoisse d’Adam lié à ses infidélités : mort de Mary, crainte de perdre sa femme comme en témoigne la dernière scène dans laquelle il est reparti pour la tromper dans ce fameux club, et où, à la place de sa femme il y a une araignée qui a peur de lui.

    Denis Villeneuve présente lui-même le film comme une énigme à déchiffrer (http://journalmetro.com/culture/458439/denis-villeneuve-lenigme-denemy/). Il laisse donc des éléments incompréhensibles à la manière dont le rêve laisse le rêveur face à une énigme à déchiffrer : « scènes où sa femme le voit sur le banc à la fac et où il ne la reconnait pas», « Mary qui découvre la marque de l’alliance », on peut effectivement les appréhender soit comme des contenus manifestes de l’inconscient des personnages, soit comme des contenus manifestes du film lui-même (sorte de représentation énigmatique à déchiffrer pour comprendre le film) . Ils masquent donc des contenus latents tout comme dans un rêve. Sur le banc à la fac, sa femme se rend compte du trouble de son mari : « il y a des moments où il ne la reconnait pas » (car, selon notre hypothèse, il ne peut pas être le père de l’enfant de cette femme enceinte). « On ne sait donc jamais à quoi s’attendre dans la vie» est donc à a entendre comme la surprise que constitue pour les deux personnages la décompensation d’Adam. De même, Mary qui remarque la trace de l’alliance est une image de sa découverte concernant le mensonge d’Adam concernant son mariage. Il en est de même concernant l’échange des femmes par les deux personnages, il montre la division du sujet entre l’angoisse que soulève sa paternité et son désir de s’en échapper comme au temps il voyait d’autres femme dans des relations libres, mais la répétition le rattrape à la fin du film comme sorte d’échappatoire dangereux, dans lequel il risquerait de perdre sa femme pour de bon…

    Publié par tribbal31 | août 28, 2014, 11:57
    • Bonjour et merci pour votre analyse ! J’avoue que je ne suis pas toujours d’accord avec tous les points exposés mais développer ainsi l’aspect psychologique me paraît très intéressant pour mieux comprendre les personnages et leur attitude dans le film.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 3:17
    • En phase avec votre interprétation psychanalitique sur la psychose du héros.

      En revanche, selon moi, le double est Adam le prof (celui qui a une amante, une garçonnière et un boulot qu’il cache à sa femme).

      Le piège du film est de nous faire croire l’inverse au début. Même piège que dans « Mulholland Drive » !

      Publié par Naé | août 28, 2014, 6:09
    • Aprés réflexion, je reviens sur quelques points de mon interprétation car l’idée qu’il y ait pu avoir une autre maitresse aprés Mary ne convient pas. L’annonce de la radio serait plutôt l’expression d’un désir d’Adam, qui aurait aimé que Mary meure dans l’accident (si la radio annonce deux morts, on peut également pensé qu’il aurait aimé y rester pour s’éviter de souffrir de tout ce qu’il vit).
      Je reviens également sur la dernière scène : le recul de l’araignée pourrait également représenter la peur qu’il lit dans les yeux de sa femme concernant ses infidélités.

      Publié par tribbal31 | août 29, 2014, 6:04
    • Je reviens également sur l’araignée : par trois fois, elle apparait en lien avec les femmes, que ce soit dans le club ou avec la sienne (dernière scène) mais je m’interroge encore sur le contenu latent. Peut être as tu raison Wolvy, elle représenterait selon un procédé métonymique (déplacement d’une représentation sur une autre selon Freud) les femmes.

      Publié par tribbal31 | août 29, 2014, 1:37
  69. Je me demande même si la femme enceinte est réelle… il se rendrait compte à la fin de la « farce » d’où sa transformation en araignée… Ce qui expliquerait qu’il y a la photo déchirée, et sa mère lui demandant comment il peut vivre comme ça… (c’est à dire, nouvel appart en célibataire libertin à se morfondre sur le passé : l’accident ayant causé la mort de la maîtresse et la découverte de l’infidélité par sa femme entraînant une séparation) puis le fait qu’elle soit enceinte serait un fantasme du personnage qui aspire à plus de stabilité par exemple…
    Il aurait changé avec l’accident et peut-être même aurait-il une sorte d’amnésie partielle ? Il regrette sa version du passé, celle d’Anthony, sur de lui avec l’ambition d’être acteur… Et la version d’Adam serait celle « contrôlée » suite à la tragédie de l’accident…
    Mais bon il reste beaucoup de zones d’ombre avec cette version et ça me semble tiré par les cheveux mais je reste persuadé qu’il y a un sens essentiel à tirer de la photo déchirée et de ce qui est passé et présent…

    Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 12:26
    • Ça me semble effectivement un peu tiré par les cheveux. En effet, rien ne laisse vraiment présager que la femme enceinte puisse ne pas être réelle. Qui plus est, c’est en grande partie elle qui conditionne l’état psychologique défaillant du personnage. Si elle n’existe pas, il n’a pas vraiment besoin de se torturer par peur de l’engagement, de perdre le contrôle… Mais bon, une fois encore, ce n’est que mon avis.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 3:20
      • Effectivement c’est dur à imaginer mais ce qui me trouble c’est sa mère qui lui demande comment il peut vivre comme ça (nouvel appart etc… Comme si il était seul même malheureux sinon sa mère serait moins inquiète si il était marié et en attente d’un enfant) puis il n’a pas d’alliance pendant le dialogue avec sa mère. La deuxième chose, celle qui me trouble le plus c’est bien sûr cette photo déchirée comme si cette relation était passée, je vois mal le réalisateur mettre cette séquence inutilement ou juste pour noyer le poisson…

        Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 3:27
        • Le point de la photo a été abordé précédemment avec un autre internaute. Personnellement, je ne vois pas en quoi la photo déchirée fait obstacle à l’une ou l’autre théorie. Que la partie avec la photo déchirée soit un souvenir du passé, un moment présent ou le futur, il existe bien une photo entière et une photo déchirée. A moins que la photo entière soit recollée mais je ne me rappelle pas qu’il y ait un quelconque signe en attestant. Selon moi, la présence de ces photos est un des nombreux points servant à montrer qu’il n’existe bel et bien qu’un seul personnage.

          Quant à la discussion avec sa mère, on peut tout à fait imaginer qu’elle est au courant qu’il a des difficultés dans son couple. Lors d’une précédente dispute avec sa femme (la dernière fois qu’il a été au club par exemple), il pourrait avoir acheter un petit appartement le temps que les choses se calment. Et vu que les problèmes recommencent, elle tente de le raisonner. C’est beaucoup de suppositions mais voilà comment j’ai compris la scène. Il faut d’ailleurs souligner qu’il est dans la peau d’Adam Bell à ce moment, et le réalisateur a donc certainement été très prudent dans les termes employés par sa mère, pour ne pas en dire trop et maintenir le suspense.

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 3:54
  70. Mon interprétation, j’ai besoin de vos avis, je n’ai vu aucun commentaires expliquant réellement la surprise de la femme en forme d’araignée à la fin (surprise que son mari soit absent le soir sans raison ?). Je vous propose donc ma vision des choses.

    Anthony veut coucher avec Mary pour éliminer à tout jamais la partie néfaste de sa personne (Il insiste bien sur le dernière fois, tu me reverras plus jamais etc…). Tout ceci est donc imaginaire, c’est le cheminement mental nécessaire à l’éradication de sa volonté de tromper. La dispute pour la trace de la bague et l’accident étant le moyen pour détruire cette partie néfaste. Ceci a déjà été détaillé dans les commentaires on est d’accord.
    DONC, si cet accident est imaginaire, la cicatrice ne provient pas de là, ce qui confirme ma théorie disant que la scène de comparaison des cicatrices n’est là que pour montrer au spectateur qu’il s’agit de la même personne, Point ! L’histoire de la cicatrice ne va pas plus loin. Si c’était le cas la femme de Anthony ne lui demanderait pas dans le film s’il revoit encore sa maîtresse (vu qu’elle serait morte dans l’accident).

    A la fin du film à la radio quand la femme est sous la douche on entend « Un accident survenu, un seul mort » ça n’ait certainement pas laissé au hasard dans une scène de fin de film comme celui ci et et vu que l’accident précédent est imaginaire JE SUPPOSE que la femme (Qui esquisse un sourire et qui est persuadé tout le film que Anthony revoit sa maîtresse cf: appels en absence réel Unknow quand il est dans la salle de bain, numéro trouvé dans le sac, remarques, etc…) a fait provoquer l’accident de son ancienne maîtresse qu’elle soupçonne qu’il revoit. Elle a donc écarté le danger potentiel se sent rassuré et regagne sa chambre.
    Je dois revoir le film pour chercher s’il n’y a pas des éléments qui pourraient expliquer davantage le fait qu’elle est responsable de l’accident entendu à la radio (Eléments comme des allusions à Adam la veille, planning de la journée, actions réalisés je ne sais pas mais il doit y’avoir d’autres allusions à ça).

    Ensuite Anthony arrive la clé en poche en lui disant qu’il sort ce soir et qu’il sera pas là, la réaction naturelle de la femme est de se dire « Il va revoir sa maîtresse », sauf que sachant pertinemment qu’elle vient de mourir dans l’accident survenu pendant la nuit… La surprise provient justement de ça, elle se dit que tout n’est qu’un éternel recommencement sans fin possible et qu’il est impossible d’avoir le contrôle quoi qu’elle fasse, d’où la scène finale.

    C’est mon explication pour la scène de fin. J’attends vos remarques si ça ne tient pas la route où justement pour débattre sur une autre vision de la surprise de l’araignée car pour moi araignée surprise = surprise que son mari sorte le soir (sachant qu’elle ne sait pas pour la clé) est bien trop réducteur pour un film comme celui ci.

    Publié par GSY | août 28, 2014, 12:31
    • Ce que je ne comprends pas c’est que plusieurs commentaires ci-dessus en plus du vôtre affirme que la radio annonce un mort (certains disent même deux), pourtant ayant visionné le film deux fois j’entends seulement: « aucun détail mais nous savons seulement q’un seul vé… » puis la radio est coupée, donc ils disent seulement qu’un seul véhicule est impliqué dans l’accident, il me semble, j’en suis pratiquement sûr, je vous invite à écouter à nouveau cette séquence de la radio… Donc aucun moment on y parle de victime ou de mort…

      Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 1:59
      • Je vais revisionner ça, avez vous fais la liaison entre la VO et la VF concernant ce passage radio ?
        Sur la VF je n’ai pas entendu « un seul véhi »… mais « une seule vic… », je revérifierai car je l’ai vu il y’a déjà un petit moment et je peux me tromper mais ça avait suscité mon intérêt, hors « un seul véh… » n’apporte aucune information supplémentaire et n’aurait pas dû le susciter.
        Je suis catégorique en revanche sur le fait que la radio ne dis pas qu’il y’a  » 2  » mais  » 1 « .

        Me vient alors une question en rapport avec la dimension temporelle : Si la radio dit qu’il y’a 1 victime, cette victime pourrait-elle finalement être Jake ? Mary n’existant pas il serait seul dans sa voiture lors de l’accident.

        Ce qui renverrai à la théorie selon laquelle il serait mort et tout le film ne serait que l’exploration des choix qu’il aurait pu ou aurait dû faire. La vision de la femme transformé en araignée de la dernière scène venant confirmer que ce n’est qu’une imagination et non la réalité car après coup si la scène de fin est bien réelle, que vient foutre cette araignée au milieu ? On pourrait dire que c’est l’image que la femme renvoi, mais ça me semble trop simple…
        De plus nous avons établi que Adam est sa personnalité inventé et n’est pas réel, à la fin il ne reste cependant que Adam…

        Publié par GSY | août 28, 2014, 2:19
      • Au final le film raconterai tout ce qui a précédé, tourmenté Jake et qui la mené à la mort. La toile d’araignée sur la voiture accidenté renvoyant directement à la notion de contrôle, et surtout le fait que ce n’est pas lui qui avait le contrôle (Il aurait pu l’avoir, mais trop tourmenté l’a perdu, la perte de contrôle illustrée à merveille par la perte de contrôle du véhicule et menant à la mort). Le message du début du film pouvant être un lien (il est mort il ne peu plus décrocher). Faut que je le revois là !

        Publié par GSY | août 28, 2014, 2:29
        • En effet on peut tout supposer, si le réalisateur n’explique pas on saura jamais… espérons la version avec commentaires du réalisateur dans le DVD / Bluray…

          Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 2:32
        • On peut tout supposer certes mais la plupart des suppositions sont réfutées par des événements contradictoires. Il convient donc de chercher les éléments contradictoires aux théories proposés. Moins on en trouve plus on se rapproche de la véritable signification.

          Publié par GSY | août 28, 2014, 2:47
    • Je vous rejoins sur certains points mais pas sur l’explication de la scène finale. Il n’y a en effet aucune surprise dans la réaction de sa femme, mais plutôt de la peur vu que l’araignée a un mouvement de recul en voyant le personnage. Et cette peur est plutôt compréhensible. Effectivement, après être finalement parvenu à éliminer la partie néfaste de sa personne, le personnage replonge instantanément dans ses travers au premier signe de tentation (la clé du club). C’est pourquoi sa femme, représentée maintenant par une araignée, réagit avec peur en le voyant. Car c’est en quelque sorte un tueur d’araignée, incapable de réfréner ses pulsions et incapable de s’engager dans une relation saine. Les écarts de conduite étant symbolisé ici par la scène du club où un talon s’apprête à écraser une araignée.

      Quant à la scène de l’accident, elle est pour moi imaginée par le personnage pour essayer de retrouver un peu de raison. Du coup, je ne vois pas trop le lien que pourrait avoir la femme enceinte dans l’accident survenu dans l’esprit de son mari. Si on considère en revanche que cette scène est réelle, c’est peut-être envisageable mais je ne me rappelle qu’il y ait des pistes allant dans ce sens dans le film.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 3:30
      • Vous partez du principe que la femme a vu la clé et sait ce qu’elle représente, or ce n’est pas le cas, seul Adam l’a vu. Par conséquent la seule peur que la femme peut avoir c’est que son homme ne rentre pas le soir.Elle ne sait pas qu’il replonge.J’ai du mal à croire que le film se termine sur une peur ‘injustifiée’.

        Seule l’image renvoyée par la femme est une araignée, la femme n’est pas une araignée et ne sait pas qu’elle renvoi cette image. Elle ne peut donc pas avoir peur du « tueur d’araignée » comme vous dites. De plus il ne tue pas les araignées, l’écrasement de l’araignée par le talon est une image représentant la « liberté et le non contrôle » en quelque sorte. Et en la personnalité d’Adam c’est quelque chose qu’il souhaite « le contrôle et la stabilité » (ou qu’il croit souhaiter…)

        Si l’accident est survenu dans l’esprit de son mari, que vient faire le message à la radio à la fin ?Elle est la la piste allant dans ce sens que vous évoquez justement… Il me parait impossible que ça ait été laissé au hasard… Il y’a bel et bien eu un accident, reste à élucider le quand et le qui…

        Publié par GSY | août 28, 2014, 3:49
        • Je ne pars à aucun moment du principe que sa femme a vu la clé et sait ce qu’elle représente. Elle prend peur au moment où elle voit son mari car un tel épisode (son mari qui annonce qu’il doit sortir) est plus que probablement déjà survenu dans le passé. Tout au long du film, sa femme montre qu’elle est consciente de la condition de son mari et de toute une série d’autres choses. Elle n’est pas dupe, ni idiote, elle sait ce qui se trame. Surtout si elle a déjà vécu une telle situation.

          Ensuite, le terme de tueur d’araignée est un symbole qui renvoie à la scène du club où un talon (l’homme) s’approche dangereusement d’une araignée (la femme). Et vu ce que le personnage s’apprête à faire au moment où il rejoint sa femme dans la chambre, une réaction de peur me semble tout à fait cohérente, et logique. Bien sûr que la femme n’est pas une araignée mais c’est la représentation que le personnage s’en fait à ce moment. Et à nouveau, un mouvement de recul est plus synonyme de peur que de surprise.

          Enfin, concernant l’épisode de la radio, j’avoue que je n’arrive pas à dégager une explication catégorique. On peut imaginer que 2 personnes (ou une seule, je ne me rappelle plus précisément de ce qui est dit) sont bien mortes d’un accident de voiture et qu’il les assimile à son histoire à cause de ses troubles psychologiques. Ou alors il imagine tout simplement cette nouvelle. Quoi qu’il en soit, ça ne bouleverse pas l’interprétation générale je trouve.

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 4:08
        • Délicat cette affaire :p . On part du principe que la femme (araignée) est effrayée car elle se doute de ce que va faire son mari. ça me semble évident aux vues des explications.

          Pour l’accident je vois ces 3 hypothèses :

          – Anthony et Mary n’existent pas réellement :L’accident est le moyen pour réaliser l’aboutissement du cheminement mental (Eliminer sa partie infidèle).
          Question : Pourquoi l’annonce d’un accident qui s’est réellement produit passe à la radio le lendemain matin si ce n’est qu’un cheminement ?

          – L’accident est réel et concerne le personnage (Le vrai en admettant que Anthony soit le personne réel) qui est en plein délire en s’inventant Mary. Question: Si le personnage réel (Anthony) meurt, alors la scène de fin n’est-elle pas pure imagination ? (Adam n’étant pas réel)

          – L’accident s’est réellement produit avec une seule victime (Mort de la maîtresse). Plus ça va plus je m’éloigne de cette théorie.

          Ma vision : Un personnage principal incarné en 2 entités qui n’existent pas (Adam et Anthony). L’accident est le cheminement mental, ni Mary ni Helen n’existent, ce sont seulement les moyens pour aboutir à ce cheminement. Cheminement qui au final est sans fin. Je pense que ça explique grandement le film (L’histoire n’étant pas réelle) et permets de relativiser énormément de questions parallèles qui sont des intrigues secondaire à l’intrigue principale.
          L’affiche du film pour rappel représente le personnage avec l’image de la ville dans sa tête (Et donc du film?).

          Qu’en pensez vous ? Si vous avez des scènes ou des éléments qui contredisent ma vision je suis preneur. En revanche si c’est des éléments que ma vision n’explique pas, alors il faut chercher parmi les éléments des intrigues secondaires. 🙂

          Publié par GSY | août 28, 2014, 4:48
        • Comme précédemment, je vous rejoins sur certains points et pas sur d’autres. Mais vous connaissez ma position donc inutile de me répéter. 🙂

          Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 5:05
      • Bonjour et un grand merci pour votre blog.
        Cela fait plus d’une heure que je lis tous les commentaires, et ceux-ci m’ont éclairée. Je vois ce film complètement différemment.
        Pour répondre à votre remarque, si, il existe une piste évoquant le fait que la scène de l’accident est bien réelle, c’est qu’après le plan durant lequel elle éteint la radio, il y a un autre plan sur la ville et on aperçoit à l’arrière-plan des voitures de police, comme s’il y avait un accident???
        Je suis embrouillée….

        Publié par marine44 | août 31, 2014, 11:02
    • Voilà mon interprétation de la peur de l’araignée à la fin…

      Le héros arrive enfin à comprendre ce qui l’attire et l’angoisse das l’image de l’araignée-mère. Puisqu’il comprend, il domine sa peur, son enemmi représenté par une araignée… Ennemi qui l’empêchait de s’engager !

      Publié par Naé | août 28, 2014, 6:14
  71. Bonjour,
    Merci pour cette super analyse,
    Peut être que ce qui se passe avec Melanie Laurent c’est bien déroulé par le passé (d’ou la cicatrice), mais qu’on le voit pour comprendre que c’est sa facon de vouloir replonger ds l’infidélité, en y pensant sans cesse..

    Publié par PPK | août 28, 2014, 12:43
    • Bonjour ! C’est possible, beaucoup pensent comme vous. Personnellement, je ne trouve pas que cela soit cohérent compte tenu de l’état psychologique du personnage. En effet, s’il avait seulement besoin de repenser à des souvenirs passés pour assouvir ses pulsions et son besoin de contrôle, pourquoi alors se torturer au point de se créer une autre personnalité? Il pourrait être fidèle à sa femme tout en ayant des pensées impures. Il a selon moi besoin de les assouvir physiquement (dans le présent). Ce qui l’amène à se créer une autre personnalité lui permettant de s’abandonner à ses pulsions, sans possibilité de remords puisque le nouveau personnage n’a aucune attache.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 3:39
  72. Bonjour
    Merci pour vos analyses.
    Avez vous des pistes d’interprétation en ce qui concerne la fin brutale et prématurée des coïts par Mélanie Laurent avec Adam ?

    Publié par PP | août 28, 2014, 1:38
  73. Bonjour,

    Tout d’abord merci et bravo pour votre analyse, elle permet de mieux comprendre toutes les subtilités de ce film. C’était très agréable de vous lire et je suis pratiquement d’accord avec toutes vos explications.

    Néanmoins, concernant les araignées, faut il se limiter à y voir l’image des femmes ? Je sais que certaines araignées dévorent le mal une fois la reproduction terminée. Je ne suis pas un expert en araignées capable de déterminer si celles que l’on voit dans le film correspondent à cette catégorie.

    Cependant, j’aime bien l’idée que l’araignée serait la femme qui veut détruire symboliquement le male dès lors qu’elle est enceinte, que la reproduction a eut lieu.
    Le personnage d’Anthony est infidèle et se sent piégé par la grossesse de sa femme. C’est ce piège qui l’a conduit à créer le personnage d’Adam qui couche avec une autre femme. Néanmoins dans le comportement, Adam, lui est beaucoup plus stable, moins infidèle, moins viril en un sens. Il se comporte plus comme un père de famille, rentrant tous les soirs à la maison.
    Anthony a créé un personnage pour être infidèle mais ce personnage paradoxalement se comporte comme un bon père de famille. D’ailleurs quand il décide de se séparer de sa maitresse, ce n’est pas Adam qui s’en occupe mais Anthony. Anthony essaye de devenir Adam en provoquant l’accident.
    Si il arrive à devenir Adam, ses problèmes de couples seront terminés donc c’est à Anthony de se débarrasser de sa maitresse et à Adam de prendre sa place, ce qu’il fait dans les dernières scènes.
    Ce changement est difficile et il a besoin de répéter face à la glace pour se persuader.

    J’extrapole peut être mais j’ai le sentiment que sa femme enceinte essaye de le pousser à devenir Adam, à devenir cet homme plus sage et mesuré. A un moment du film, elle dit à Anthony qu’elle a vu un homme qui lui ressemblait en tout point et il s’énerve. J’interprète cela comme si elle lui disait, tu peux être cet autre dont j’ai besoin.

    A la fin du film, selon moi, dans un premier temps, sa femme enceinte a gagné, elle est satisfaite car Anthony a choisi d’endosser le comportement d’Adam. Sa femme a tué le mal (qui meurt dans l’imaginaire dans l’accident de voiture), elle a tué l’infidèle. Du coup il est logique que lorsqu’il l’appelle, elle soit représentée en araignée.

    Je vous rejoins par contre sur le fait qu’anthony redevient un tueur d’araignée en souriant ce qui provoque la peur et le recul de sa femme araignée. A la fin du film, il y a un retournement, Anthony reste Anthony, il ne s’est pas laissé tué, le mal qui est en lui a résisté, peut être même gagné.

    Que penser vous de cette théorie autour des araignées et de sa femme qui le pousse à changer ?

    Publié par ARRIGHI | août 28, 2014, 3:43
    • Je ne suis pas d’accord avec la théorie autour de la femme qui le pousse à changer, pour moi Helen est simplement le moyen lui permettant d’arriver à réaliser son cheminement mental (D’ailleurs existe t’elle réellement ?)…

      Sur la fin, ce n’est pas l’araignée qui a peur du sourire d’Adam (En quoi un sourire ou une sortie le soir ferait peur à la femme ?) C’est Adam qui sourit car il voit sa femme en tant qu’une araignée.

      Selon moi ni Anthony ni Adam n’existent, il y’a un personnage qui est partagé entre l’un et l’autre. Adam et Anthony sont les enveloppes physique (La représentation) de l’esprit partagé du personnage. Mais on ne peut pas dire que l’un est le vrai et l’autre est le faux, plusieurs éléments viennent contredire cette théorie (Peut importe qui serait le vrai ou le faux). Et si aucun des 2 n’existent, alors que penser de l’existence des appartements et de Helen et Mary ?
      Helen serait là pour permettre au personnage de faire le « Bon cheminement mental ». La représentation en araignée ne vient pas de la femme, mais bel et bien du personnage, c’est lui qui la voit comme ça. Il pense donc qu’en ayant fait le cheminement mental et en détruisant la partie infidèle il ne percevra plus la femme comme une araignée, sauf que ce n’est pas ce qui se passe. Et je suppose que c’est pour ça qu’il sourit.

      Si on fait la liaison entre l’appel manqué de sa mère à la fin et le message du début pour moi il est clair que le personnage n’existe plus (Le message laissé sur le téléphone du téléphone de l’appartement d’Anthony correspond à la vie qu’il menait dans l’appartement d’Adam).

      Publié par GSY | août 28, 2014, 4:23
    • Bonjour et merci pour le compliment, ça fait toujours plaisir à lire !

      Concernant vos différentes réflexions, je dois dire que je n’adhère pas à toutes. Comme certains l’ont évoqué avec brio dans les commentaires précédents, les araignées peuvent aussi symboliser la mère et tout ce qu’elle représente pour le personnage. On n’est donc pas obligé de se limiter à la seule symbolique des femmes.

      Par contre, comme GSY plus tôt, je n’adhère pas trop à la théorie selon laquelle sa femme le pousserait à changer. Certes, elle tente de l’aider en ne le confrontant pas directement, afin qu’il puisse faire lui-même le cheminement mental. Mais elle ne tire pas les ficelles comme vous semblez le dire à un moment. En tout cas, c’est mon opinion, je ne dis pas que c’est impossible.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 5:20
    • Je pense que sa femme apprécie finalement mieux le double qu’il s’est créé et l’encourage dans cette voie. Elle lui demande comment s’est passé sa journée en cours, elle lui dit même explicitement « je veux que tu restes ».

      Selon moi, Anthony n’est absolument pas un tueur d’araignée ! Il a besoin de dominer l’araignée représente une instance maternelle. Maitriser cette image pour reprendre le contrôle sur sa vie. Ne plus avoir peur de sa mère, des femmes et de l’engagement.

      Publié par Naé | août 28, 2014, 6:37
  74. Je vois également beaucoup de commentaires parlant d’Adam souriant en voyant l’araignée dans la scène finale, mais, personnellement je ne le vois pas sourire, juste soupirer… comme si il se disait « ouf ce n’est que mon imagination » ou bien « oh encore la même chose qui se reproduit »… mais sourire ? Non désolé je n’ai pas vu ça.

    Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 5:00
    • Oui il ne sourit pas. Personnellement, dans l’article, j’évoque un certain détachement et un regard presque amusé. Mais c’est à l’image du film, assez subtil.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 5:07
    • « Tout n’est qu’un éternel recommencement » il le martèle assez dans le film pour clôturer là dessus ^^

      Publié par GSY | août 28, 2014, 5:08
    • Je crois qu’il a une sorte de souffle d’exclamation.

      C’est le moment le plus important du film. Et c’est pourquoi le film s’arrête précisément à ce climax.

      Du point de vue psychanalitique, il s’agit d’après moi d’une forme de « transfert » sur sa femme de l’image de l’araignée-mère.

      Ce qui veut dire qu’il arrivera d’une part à gérer cette peur-attirance pour la mère, et à accepter sa paternité !

      C’est tout sauf un recommencement, sinon le film serait inutile et il n’y aurait rien à résoudre…

      Publié par Naé | août 28, 2014, 6:25
      • Je ne suis pas d’accord avec vous,

        L’araignée est quelque chose qu’il cherche à fuir pendant le film, et non pas à retrouver.

        Si le film a bien une dimension temporelle, alors fin du film ne signifie pas la réel dénouement mais bien une étape clé de ce qui va suivre… C’est à dire qu’il ne va a priori pas rester avec sa femme et mener une vie « à la Adam ». Quand vous dîtes accepter sa paternité, je ne pense pas qu’il l’accepte, cela aurait été le cas si il avait vu la clé et justement n’aurai pas demandé à sortir, mais il le fait.

        Pour moi cette exclamation finale de Jake n’est pas un « Ouf c’est bien ça que je m’attendais à voir » car il recule comme s’il allait sortir de la pièce, mais plus un « ça recommence, j’ai fais tout ça pour rien » …

        Publié par GSY | août 29, 2014, 8:45
        • Voilà mes arguments pour rebondir sur tes/vos remarques tout à fait pertinentes…

          1) Vous dites : « L’araignée est quelque chose qu’il cherche à fuir pendant le film, et non pas à retrouver. » Personnellement, je pense qu’il est plus ambivalent que ça ! A aucun moment il ne montre qu’il a vraiment peur des araignées, et qu’il s’agirait d’une sorte de phobie. En revanche, elle est omniprésente dans ses hallucinations. Il voit d’ailleurs une vraie araignée dans le club du début. Ce qui semble contribuer à l’excitation, c’est le mélange des sentiments de peur (mygale) et d’attirance (femme sexy), dans un club qui parait un peu sado-maso. Et il a une hallucination d’une belle femme avec une tête d’araignée (en rentrant chez lui à la fin je crois).

          2) Par ailleurs, au premier degré, l’araignée fait peur car elle tisse sa toile pour piéger ses proies, et les dévorer. Je pense même que symboliquement, cette araignée est l’ennemi qui le hante… L’ennemi qui donne son titre au film. Mais au delà de ça, je pense que l’araignée représente sa mère, comme je l’ai exprimé précédemment (Je rappelle que l’araignée géante qu’on voit dans le film est une sculpture contemporaine qui se trouve au Canada et qui s’appelle « Maman » !). Sa mère qui est peintre semble tenir son fils dans sa « toile ». Elle est omniprésente (voir appels du tout début et de la toute fin) et directive dans la vie de son fils. C’est donc d’elle dont il se sent prisonnier plus ou moins consciemment. C’est pour cela que la notion de contrôle et de dictature l’obsède dans ses cours.

          3) On peut aussi remarquer que le père semble absent. A-t-il lui-même fui sa paternité, par peur de l’engagement, ou est-il carrément mort (araignée dévoreuse) ? On peut penser du coup à la répétition de père en fils du même motif/pattern familial ?

          4) L’image finale de sa femme en araignée prouve qu’il reproduit le même motif/pattern avec sa femme qu’avec sa mère. C’est à dire qu’il a peur de s’engager parce qu’il se sent prisonnier. Selon moi, la fin montre au moins qu’il comprend pourquoi il a peur de s’engager avec sa femme qui attend un enfant. Sa réaction serait donc plutôt « Je comprends enfin le matif/pattern ce que je reproduis malgré moi ! »

          5) Plusieurs éléments vont dans le sens d’une résolution et non d’un recommencement.
          – Il est en train de résoudre ses troubles psychologiques (fin du dédoublement de personnalité) et l’hallucination finale est une étape supplémentaire vers la libération.
          – Il domine enfin son ennemi intérieur, car l’araignée semble apeurée, et lui pas franchement effrayé !
          – Si vraiment le réalisateur avait voulu montré que le héros ne progressait pas, il se serait arrêté juste après la découverte de la clé, et le fait qu’il s’apprête à sortir le soir… Mais ce n’est pas le cas, et la dernière image renverse la donne !

          -> Bien sûr, chacun est libre d’imaginer (ou de projeter) ce qui se pourra se passer APRES la derrnière image du film ! Mais puisqu’il semble enfin dominer la situation, si on croit en la psychanalyse, on peut penser qu’il agira enfin normalement. Qu’il ne sera ni Daniel l’acteur instable, ni Adam le prof coincé… Mais Anthony, une version libérée de lui-même !

          Publié par Naé | août 29, 2014, 11:18
        • Analyse tout à fait intéressante, mais pourquoi a t-il un mouvement de recul à la fin du film si selon vous il comprend ce pattern. Ne devrait-il pas avancer plutôt ? Cette scène de fin marque pour moi la rupture avec sa femme. La vision d’elle sous forme d’araignée signifiant que quoi qu’il fasse ses désirs le tirailleront toujours et la Femme / Mère sera toujours là pour lui dicter sa conduite.

          Si des éléments vont dans le sens d’une résolution, alors je ne comprends le fait que le film insiste sur la phrase « Tout est un éternel recommencement » qui n’est alors plus du tout significative…

          Publié par GSY | septembre 1, 2014, 11:35
  75. Il y a une autre question que je me pose.
    A deux reprises dans le film on entend comme 3 coups de suite avec 3 fois l’écran noir une demi-seconde.
    Cela doit bien signifier quelque chose…

    Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 6:51
  76. Tout d’abord merci pour cette analyse et ce débat hyper riche et intéressant ! 🙂 J’adhère à toutes les grandes lignes développées ici. J’aimerais apporter aussi un autre angle au débat : la notion d’individu dans cette société manipulée par une dictature lancinante.

    Ne peut-on pas voir cette question : dans notre société hypermoderne, peut-on encore être unique ? N’est-on pas condamné à n’être que le clone d’un autre ou inversement ?

    Publié par Basketo | août 28, 2014, 7:17
    • Si, absolument ! C’est en effet une notion qui est traitée dans le film, notamment dans les discours du professeur au début ou tout simplement dans la description qui est faite de la ville dans laquelle il évolue. En tout cas, c’est un aspect que j’ai également perçu lors du visionnage.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 7:24
    • d’ailleurs sur la clé est inscrit « unica »…

      Publié par Epilobe | août 29, 2014, 1:38
  77. Je n’ai pas pu lire TOUS les commentaires ci dessus, alors dsl si je m’engage dans une discussion déjà proposée.
    Au début la mère dit sur son répondeur: « Merci de me montrer ton nouvel appartement »
    Je crois donc comme certains l’envisagent qu’il y a une affaire de temporalité dans ce film.
    L’ancien appartement est celui d’Adam, le nouveau celui d’Antony. D’ou la possibilité d’un accident avec sa maitresse dans la voiture et la cicatrice occasionnée.
    C’est la raison pour laquelle l femme était au courant de ses incartades.

    En tous cas merci pour ces explications qui m’obligent, avec plaisir, à revoir ce fil!

    Publié par amaurygodillot | août 28, 2014, 9:32
    • Si on penche pour la théorie qui veut que l’épisode avec Mélanie Laurent soit un souvenir du passé, alors oui ça tient la route. Sauf que, pour moi, le nouvel appartement est celui où vit Adam, vu qu’elle enchaine en lui demandant comment il peut vivre comme ça. Mais cela fonctionne aussi dans l’autre cas selon moi. En effet, on peut tout à fait imaginer que le coup de téléphone fait suite à la discussion entre la mère et le fils. Elle dit d’ailleurs à la fin du message qu’il faut qu’ils se revoient. Pour moi, le fils est donc venu demander des conseils à sa mère sur la possible existence d’un frère jumeau et sur les problèmes qu’il rencontre dans son couple (elle est effectivement au courant de ses aventures au club). Il peut dès lors lui avoir fait visiter, dans la foulée, l’appartement où il vit seul. D’où son coup de téléphone et son indignation sur sa façon de vivre (seul dans un appartement vide) alors qu’il a un bel appartement et une femme.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 10:02
  78. J’apprécie votre interprétation, qui m’aide à dénouer les nœuds que je me suis fait au cerveau lors du plan final.

    Je n’ai pas lu tout les commentaires, donc je m’excuse si mon avis a déjà été débattu. Je pense que le film n’est pas vraiment chronologique. En effet, lorsque Anthony St. Claire suit Mélanie Laurent dans le bus, puis sur son lieu de travail, je pense que c’est la première rencontre. Elle ressemble à sa femme, il va la suivre, puis la séduire et en faire sa maîtresse, qui est citée au début du film par sa femme.
    L’accident semble réel, ce qui explique sa cicatrice et le fait que sa femme découvre son infidélité. Ce qui accentue mon avis, sur le fait que cela ne soit pas chronologique, mais un puzzle, à l’image de son esprit dérangé, avec ses deux facettes.

    Cela explique aussi qu’il trouve sa photo de couple déchirée au début, alors qu’elle est intact plus tard, signifiant que sa femme l’a quitté, en sentant sa nouvelle tromperie lors du plan final.
    Concernant l’appartement, je pense que c’est le même. Comme il y a deux Jack, cela représente deux sphères de son cerveau, le droit et le gauche, ce qui explique, qu’il soit identique, mais les pièces à droite dans l’un et à gauche dans l’autre (je sais, c’est un peu tordu). Un argument de plus, expliquant que le film n’est pas dans la continuité des faits.
    Cela explique aussi, qu’il a continué sa relation avec Mélanie Laurent, après l’accident et le fait, qu’elle parte à chaque fois, comme s’il y avait un mal être entre eux. Cela explique aussi son attitude détachée envers elle, mais aussi son animosité envers elle sexuellement, après le visionnage de son film, de son passé qui resurgit et refait de lui, l’homme sur de lui et narcissique, alors que la séparation et l’accident, semble en avoir fait un homme proche de la dépression.

    Encore mes excuses, si on vous a déjà sortir ces arguments, mais le film colle à la peau et votre article m’a aidé à me faire un avis.

    Publié par Laurent Wu | août 28, 2014, 10:21
    • Effectivement, presque tous les points ont déjà été traités précédemment. Qui plus est, je ne suis pas partisan de cette interprétation donc je laisse le soin à ceux qui le souhaitent de réagir.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 11:22
  79. Pour les bilingues j’ai trouvé ça en farfouillant, si vous y trouver une info pour comprendre un peu plus le film merci de partager:
    http://www.bbook.com/dissecting-enemy-director-denis-villeneuve/

    Je viens de voir une troisième fois le film et je suis de plus en plus dérouté… Je suis par contre de plus en plus sûr que l’accident est réel et qu’il y a une des deux versions du personnage qui est celui du passé… Une part de refoulé dans sa psyché…

    J’espère être éclairé un jour ou l’autre…

    Publié par Zarathoustra | août 28, 2014, 10:38
    • Je viens de parcourir rapidement l’interview et, même si c’est plutôt intéressant, le réalisateur n’y révèle rien de particulier. Il précise même qu’il ne voit pas l’intérêt de donner une clé d’interprétation dès le départ, c’est au public de se faire sa propre opinion. Sinon, c’est un peu ennuyeux. Et il signale qu’il y a suffisamment d’éléments dans le film pour le faire.

      Ce qui est plutôt normal, les réalisateurs ne révèlent jamais précisément leur façon d’interpréter le film. C’est aux spectateurs de le faire en se basant sur les éléments du film, ainsi que sur leur propre perception, ou ressenti, des événements.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 11:29
  80. Bonjour,
    Je n’ai pas bien compris quelque chose : le personnage principal s’appelle-t-il Anthony ou Adam ? Ou Daniel Saint-claire ?
    Merci beaucoup

    Publié par lisou | août 28, 2014, 10:39
    • Le personnage principal s’appelle Anthony. Adam est la personnalité qui est née de ses troubles psychologiques. Tandis que Daniel Saint Claire est son nom d’emprunt en tant qu’acteur. La difficulté de compréhension réside dans le fait qu’on pense suivre le personnage principal en la personne d’Adam au début, alors qu’on se rend compte par la suite qu’il n’est en fait que le double.

      Publié par Wolvy128 | août 28, 2014, 11:37
  81. Merci beaucoup !! Tout devient plus clair grace à vous, je vais revoir le film d’un autre oeil maintenant…!

    Publié par lisou | août 29, 2014, 12:09
  82. Bonsoir, merci bcp pour votre analyse, grâce a celle-ci je pense avoir compris le film. Je n’ai plus de question, tout est clair! Mais même en ayant tout compris, pour moi ce film ne constitue en rien un chef d’oeuvre.

    Publié par Farid | août 29, 2014, 12:28
    • Aucun problème ! La notion de chef d’œuvre, ou tout simplement d’appréciation, est très subjective. On n’a effectivement pas tous les mêmes critères de jugement, ou les mêmes attentes.

      Publié par Wolvy128 | août 29, 2014, 12:49
  83. Bonjour,

    toujours dans l’idée que Adam et Anthony sont les mêmes personnages, est-ce possible que Adam soit ce qu’Anthony est devenu suite à ses infidélités ?

    FInalement lui et sa femme sont séparés. D’où la photo déchirée…

    Il commence à avoir un trouble de la personnalité car il souhaite renouer avec son passé et retrouver sa femme qui finalement lui demande de rester à la fin du film et après qu’il se soit débarrassé de ses vieux démons.

    En tous les cas, merci pour le partage de votre interprétation et tout le temps que vous consacrez à réagir aux différents commentaires.

    Publié par mme wok | août 29, 2014, 12:45
    • Merci ! Dès la création du blog, je me suis fixé l’objectif de tenter de répondre à un maximum de commentaires. Je considère que c’est la moindre des choses pour les internautes qui prennent la peine de laisser un message. Après, j’avoue qu’il y a tellement de réactions ici que ça devient parfois difficile. Heureusement que je suis en vacances. 🙂

      Publié par Wolvy128 | août 29, 2014, 12:52
  84. Merci pour ton analyse. Je supposais effectivement qu’il ne s’agissait que de la même personne, notamment avec la photo déchirée que l’on retrouve à la toute fin, avec l’autre moitié où sa femme enceinte est présente mais j’avoue avoir été un peu perdu avec cette question des araignées en sortant du cinéma… Ton article est très convaincant.

    Publié par ngfuds | août 29, 2014, 10:08
  85. Bonjour, et tout d’abord merci pour ton explication, et ton suivi des commentaires, c’est du boulot !!

    Je voulais revenir sur un point du film qui divise les analyses, l’accident de voiture, en effet je pense personnellement que celui-ci est réel et qu’il est même le début de tout…
    Je m’explique, Anthony a bien eu une relation adultère avec Mélanie Laurent, relation qui a pris fin il y a 6 mois, violemment, avec une dispute et un accident de voiture qui aura pour conséquence :
    – la cicatrice mystérieuse ( que Daniel refuse de montrer et qui est pour lui un vrai traumatisme ), se montrer une tache de naissance ou un grain de beauté bien placé aurai suffi non ?
    – la révélation de sa relation pour sa femme ( hôpital, constatation police, etc …)
    – et donc la tombée sous l’emprise de « l’araignée » symbolisée par la toile dessinée sur la vitre ( conducteur ) de la voiture, Antony ce retrouve prisonnier de la voiture accidentée, et tombe alors dans la toile de sa femme.
    – Les troubles mentaux du personnages peuvent également être une séquelle de cet accident, duquel il a survécu, et dont il souhaite que son « double maléfique » n’y échappe pas afin qu’il disparaisse de ses troubles.

    Ceci n’est qu’une des interprétations que l’on peut voir ici, c’est si bon de voir autant de monde sortir du cinéma
    et se poser tant de questions, ça change de bon nombre de productions … 😉

    Publié par Squirrel | août 29, 2014, 12:50
    • Voilà les failles qui m’apparaissent pour votre raisonnement:
      Si l’accident a réellement eu lieu alors toutes les scènes où l’on voit Mélanie Laurent sont du passé elles aussi.

      Comment donc expliquer les relations non terminées et le désintéressement du personnage à sa maîtresse dans toutes les scènes sauf la dernière à l’hôtel ?
      Pourquoi a t-elle remarqué la bague à ce moment précis et pas avant ?

      Je conviens cependant tout à fait que l’accident représente la « rupture » applicable à n’importe quel scenario (Rupture avec Mélanie, rupture de sa partie infidèle)

      Je n’ai vu aucunes allusions expliquant l’origine de la cicatrice et l’explication de la révélation avec sa femme.
      On peut toujours tirer des plans sur la comète mais a priori tous les éléments de réponses sont dans le film :p

      Publié par GSY | août 29, 2014, 1:57
      • Je pense aussi que l’accident a bien eu lieu avant. Peut-être que son amante a découvert qu’il venait de se marier ?

        En revanche, si sa femme avait appris que son amante était morte dans un accident de voiture, elle ne lui demanderait pas : « tu la vois encore ? » 🙂

        Il revit mentalement cet accident lorsqu’il sort de son dédoublement de personnalité. Et l’épisode de la bague est remémoré précisément au moment où Adam fait l’amour avec sa femme.

        Quant à la cicatrice, soit on considère que c’est une fausse piste laissée par le réalisateur, soit on considère que c’est une des pièces du puzzle ! Pour moi, elle est la preuve que l’accident a bien eu lieu !

        Publié par Naé | août 29, 2014, 5:38
    • Bonjour et merci pour le compliment, c’est très gentil ! 🙂

      Ce point est effectivement un de ceux qui fait le plus débat. Il est d’ailleurs presque impossible d’avoir une réponse catégorique sur ce sujet puisque des arguments viennent appuyer, ou infirmer, chacune des interprétations. Du coup, je comprends tout à fait qu’on puisse y adhérer mais ce n’est tout simplement pas mon cas.

      Publié par Wolvy128 | août 29, 2014, 3:12
  86. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre article qui corrobore en partie mes propos et qui éclaire certaines zones d’ombres restantes.

    En ce sens, et peut être que quelqu’un l’a déjà demandé (si oui j’en suis désolé) mais si Adam et Anthony ne forment qu’une seule personne (ce que je suis intimement convaincu), comment expliquer que le nom d’Adam Bell apparaît sur le site internet du département d’histoire de l’Université ? Est ce une deuxième identité (ce qui peut expliquer qu’il possède deux appartements) ? Ou, au contraire, est-ce une nouvelle fois une forme de mirage mentale ?

    Merci par avance.

    Publié par Split15 | août 29, 2014, 12:50
    • Bonjour, c’est en effet un point qui a fait l’objet de beaucoup de discussions dans les commentaires. Et personnellement, je n’ai pas de véritable explication. Surtout qu’il se fait appeler Anthony tout du long par sa femme et que celle-ci n’a aucune connaissance du nom d’Adam Bell (elle vérifie sur l’ordinateur). Du coup, on pourrait imaginer qu’il a emprunté le nom d’un collègue de l’université lorsqu’il s’est créé sa nouvelle personnalité. Ça expliquerait pourquoi ce nom est présent dans les registres de l’école et pourquoi sa femme n’en a pas connaissance. Donc oui, pour moi il s’agit plutôt d’une deuxième identité.

      Publié par Wolvy128 | août 29, 2014, 3:16
    • Selon moi, comme indiqué précédemment, il a une double vie avec une autre identité inconnue de sa femme. Il a peut-être honte de devoir gagner sa vie comme prof, ce qu’il trouve peut-être moins prestigieux que son métier d’acteur.

      A mon avis, le nom d’Adam Bell a tout d’un nom créé sur mesure : Adam est le premier homme créé par dieu, et Bell est l’inventeur du téléphone 🙂

      Dans cette deuxième vie, il a une amante et une garçonnière (dont parle sa mère)…

      Le paradoxe est que c’est cet autre qu’il a créé (Adam le prof) qui va prendre le dessus (Anthony l’acteur) !

      Publié par Naé | août 29, 2014, 5:11
  87. Merci pour ces explications ! Car j’avais tout pris au premier degré !
    Sans ce décodage, impossible de comprendre le film !
    Franchement, un film devrait être livré avec sa notice explicative !

    Publié par ClaudeL | août 29, 2014, 2:47
  88. Je me suis senti obligé d’y retourner 🙂
    Ce qui m’a marqué :
    _ le film commence par « Le chaos est un ordre qui n’aurait pas encore été déchiffré. » Notre héros vit dans le chaos, le chaos de son éducation, le chaos de son infidélité passée et qui le hante toujours, le chaos de sa future paternité.
    _ « Tout est contrôle », il est contrôlé par tout ce qui le plonge dans le chaos… Et lui perd son propre contrôle.
    _ il me semble bien que lors des premiers ébats avec Mélanie Laurent, il y a plan bien net qui montre qu’il n’a pas de cicatrice.
    _ « Les choses se passent deux fois, la 1ère est une tragédie, la 2ème est une farce. » Parle-t-il de son infidélité ?
    _ « L’acte de mémoire est créatif, se souvenir de quelqu’un ou de quelque chose à des limites, c’est toujours teinté d’émotions. » On entre vraiment dans le dédoublement et dans les souvenirs.
    _ La ville semble tisser sa toile petit à petit (quand on regarde l’évolution de ces plans)
    _ au départ, l’enveloppe (et donc la clef) n’est pas fait pour l’homme rangé, elle est faite l’autre… Il faut ce 1er rendez-vous à l’hôtel pour faire l’échange… Symbolique, non ?
    _ la salle de bain est un lien primordial : c’est là où on le voit souvent passer de l’un à l’autre, via le miroir. C’est là aussi qu’un perso entre au téléphone en baissant la voix avec l’autre, autre qui ressort dans l’autre salle de bain. Ca me fait aussi penser que l’autre appart n’est qu’invention pure ou invention créée avec les souvenirs.
    _ quand sa femme vient à l’école, c’est là qu’elle se rend compte du dédoublement selon moi.
    _ j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi il suit Mélanie Laurent à son travail.
    _ n’est-on pas dans une dictature du souvenir ?
    _ pour ceux qui pensent que l’accident est réel, quand on voit la scène, on a quand même du mal à se dire qu’on peut survivre après ça, non ? Juste une petite cicatrice sur le torse ?

    Publié par Basketo | août 29, 2014, 7:07
    • Beaucoup d’éléments intéressants ! Des éléments qui me donnent encore une fois très envie de revoir le film. Il va vraiment falloir que je prévoie un nouveau visionnage.

      Pour l’accident, je trouve cependant aussi le raccourci un peu facile (même si tout à fait plausible) avec la cicatrice. Comme évoqué précédemment, l’origine d’une cicatrice est multiple et je vois plus cet élément comme un moyen de confirmer qu’il n’existe bel et bien qu’une seule version du personnage. Toutefois, si un plan avec Mélanie Laurent au début montre clairement qu’il n’y a pas de cicatrice, ça peut éventuellement changer la donne.

      Publié par Wolvy128 | août 29, 2014, 7:40
    • Concernant la cicatrice, n’oublions pas qu’Eve est née de la côte d’Adam, le premier homme (cf Bible), alors normal qu’il porte cette cicatrice 😉

      Plaisanterie à part, je ne vois rien dans les commentaires sur un détail qui m’a marquée : sur la table de l’appartement d’Anthony, il y a la coupe en argent de laquelle sort l’araignée dans la scène du club, est-ce un support à fantasme ou le club existe-t-il réellement ?
      Plus tard, cette coupe ne s’y trouve plus…pourquoi, a-t-il retiré cet élément du décor ?

      Publié par kub | novembre 20, 2016, 12:29
  89. Super analyse, bravo!
    Pour ma part, je pense sincèrement que villeneuve joue avec nous, son film est dans le desordre. Tout est question de connaissance et de controle.
    J’essaye de mettre certaines scenes du film dans un ordre chrono mais j’ai besoin d’aide:

    – rencontre avec melanie laurent la maitresse (scene du bus)
    – hotel: découverte de l’homme marié
    – accident de voiture
    – separation avec sa femme
    – discussion avec la mere (« arrete tes reves d’acteur »)
    – changement de profession
    – déménagement
    – visites de melanie laurent dans le nouvel appart
    – découverte de son ancien metier (acteur)
    – coup de tel à son ex femme
    – dispute avec sa femme « tu vois toujours cette fille »
    – decouverte de la cle
    – réconciliation avec sa femme
    – balade au club

    Publié par mat1985 | août 29, 2014, 7:50
    • Étant donné que je ne suis pas partisan de la théorie qui veut que l’épisode avec Mélanie Laurent soit un souvenir, je n’ai pas vraiment la même structure chronologique que vous. Je préfère donc laisser à ceux qui interprètent le film comme vous le soin de s’exprimer. 🙂

      Publié par Wolvy128 | août 29, 2014, 8:28
  90. Dommage que vous ne soyez pas partisan de cette théorie.
    De ce fait, j’ai quand mème une question à vous posez:
    « comment expliquez vous la démarche particulière du professeur?pour moi il boite (accident de voiture) »…..

    Publié par mat1985 | août 30, 2014, 9:49
  91. Je n’ai pas lu tous les commentaires en détail, mais je crois que personne ne s’est interrogé sur une scène : celle où il prend l’ascenseur avec un autre gars qui lui dit qu’il a trouvé la sortie et qu’il veut y retourner (ou un truc du genre). Je n’ai pas compris le sens de cette scène. Quelqu’un a une explication ?

    Publié par Emmatome | août 30, 2014, 1:59
  92. Bonsoir, très intriguée par ce film, j’ai atterri ici et je suis ravie d’avoir eu des explications.
    Je n’ai pas lu tous les commentaires, donc je vais peut être dire quelque chose qui a déjà été dit ….
    Perso, je pense que le vrai personnage est Anthony, et qu’il a un dédoublement de personnalité, mais aucune personnalité n’a conscience au départ de l’existence  » de l’autre « . Et chacun des 2 a une identité, c’est pour ça que je pense que le nom d’Adam existe bien même si il appartient à la 2ème personnalité.
    Donc pour moi, Anthony est infidèle mais plus depuis 6 mois, et je pense qu’Adam a une relation avec une femme mais n’est pas infidèle, car il est quelqu’un d’autre.
    Tout va être chamboulé par le visionnage d’un film, suggéré par un collègue de la fac, qui a certainement du le reconnaître en le regardant lui même. Donc à partir de là, chaque personnalité va prendre conscience de l’autre.
    A l’hôtel, Mélanie Laurent fait une scène pour la marque de la bague, parce qu’elle a avec elle la personnalité Anthony, homme marié, et au même moment, Hélène qui a pris conscience du dédoublement de personnalité de son mari sur un banc de la fac, se rend compte que c’est la personnalité Adam qui est là, et c’est pour ça qu’elle lui demande de rester et qu’elle lui parle de ses cours.
    Lorsque Anthony a son accident, finalement on se dit que c’est la personnalité d’Adam qui va prendre le dessus, et c’est aussi ce qu’à du ressentir Hélène, mais quand finalement il trouve la clé, on se rend compte que même en étant Adam, Anthony a repris le contrôle, son coté infidèle ressort, et c’est sûrement pour ça qu’on ressent la crainte d’Hélène ( en araignée ) lors de la scène finale.
    Pour finir, juste une remarque sur la femme enceinte nue au début et à la fin du film, au début on la voit sur le lit de la chambre d’Adam alors qu’à la fin elle est bien dans l’appartement d’Anthony.
    Voilà, je ne suis pas très forte en explication, ce qui donne certainement un commentaire brouillon, veuillez m’en excuser ….

    Publié par Zellezilmba | août 30, 2014, 10:23
    • Oui c’est assez clair… Mais je reste perturbé par la photo déchirée et la cicatrice.
      Par contre à la fin effectivement c’est très juste car quand il découvre la clé il dit « tu as quelque chose de prévu Hélène ce soir ? » il l’appelle Hélène et dans son intination on sent que c’est Anthony alors que quand c’est Adam il ne parle pas vraiment dit juste salut quand elle rentre et lui parle de façon très intimidée etc…

      Publié par Zarathoustra | août 30, 2014, 10:38
    • Bonsoir ! Je vous rejoins sur pas mal de points. Cependant, qu’est-ce qui vous fait dire que l’appartement où la femme enceinte est nue au début et à la fin est différent? A part une différence d’éclairage, les deux me semblent en effet assez épurés et aucun élément ne permet de les différencier. De plus, d’un point de vue interprétation, cela semble parfaitement cohérent, et logique, qu’il s’agisse du même (boucle temporelle, appartement d’Anthony…). Pourquoi donc serait-elle dans l’autre appartement?

      Publié par Wolvy128 | août 30, 2014, 11:22
      • Il me semble ( il est un peu tard pour un nouveau visionnage lol ) qu’au début on voit juste une chaise à côté du lit comme dans l’appartement d’Adam, alors que la chambre d’Anthony a une déco plus chic, on peut le voir notamment lorsqu’Adam s’habille en  » Anthony  » ou lorsqu’il rejoint Hélène dans le lit, mais c’était juste une remarque par rapport à certains commentaires sur Hélène nue au début et a la fin du film, car lors de mon deuxième visionnage je me suis fait la remarque que ce n’était pas le même appartement. Par contre je n’y vois aucune explication …
        En tout cas merci, grâce à votre analyse, de m’avoir donné l’envie de revoir ce film.

        Publié par Zellezilmba | août 31, 2014, 12:23
        • Je n’ai personnellement pas relevé d’éléments qui indiqueraient qu’il puisse s’agir d’un autre appartement lors de mes visionnages, mais ça a tout à fait pu m’échapper. A voir si d’autres ont remarqué la même chose. Quoi qu’il en soit, je pense que le fait que les 2 appartements se ressemblent soit voulu pour rajouter à la confusion ambiante.

          Merci à vous pour votre passage en tout cas, c’est grâce à toutes les remarques que la réflexion peut avancer. Après, chacun choisit son camp en fonction de son ressenti et des différents arguments exposés. 🙂

          Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 12:36
  93. Bonsoir, je viens mettre moi aussi mon interprétation même si au vue du nombre de commentaire, je doute que quelqu’un aille lire jusque ici. Comme dis dans plusieurs commentaires le film se livre réellement à la libre interprétation, certain y on vue des rapports freudiens ou des symbolismes avec l’araignée que j’ai trouvé dilleur très esthétiques. On peut penser effectivement a une seule et même personne, et la présence de la même photo retrouvé dans les deux appartements le certifie, on peut aussi penser a des scènes intemporelles qui ne sont pas chronologique en fait tout se tient, sauf que à chaque fois des détails viennent entamer mon jugement.

    Pour ma part j’ai choisis de croire en ma première impression, il y a bien deux personnes, je refuse d’y voire une dissociation, en réalité ce sont deux hommes différents même si l’incohérence de l’image dont je parlais si dessus me dérange il y’ a une scène qui ne trompe pas, celle de la radio lorsque la femme prend la douche on entend les nouvelles sur l’incident qui vient de ce produire et même si l’auteur laisse planer le doute sur les détail (sont t-ils en vie ou non?) elle nous informe sur la temporalité et la chronologie du film. L’incident c’est bien passé la même nuit.

    l’histoire est simple un professeur angoissé limite agoraphobe et timide vie une vie routinière lorsqu’il découvre l’existence de son double (un siamois à la vue des cicatrices au mêmes endroits), il essaye de le contacter bref..

    de son côté l’autre « l’acteur » est infidèle et attend un enfant et il s’encanaille a toute sorte de meurs douteuses.

    l’a femme enceinte trouve le nom du professeur et vas le voir elle apprend son existence et ce trouve fortement dérouté. (ce déroutement peut aussi mener a la piste de la dissociation ou elle comprend qu’il est malade).

    Lors d’un dialogue avec sa mère l’acteur se sent désappointé et en vue des réactions et de la froideur de ça femme. Il pense que le professeur à couché avec elle ou alors il veut vraiment ce taper Amélie Laurant. Bref, il se passe un truc dans ça tête (on le vois répéter son interaction devant le miroir). Il vas dont ce venger en couchant avec le femme du professeur à son tour. (notons que la double personnalité marche aussi dans ce sens, il veut échanger de femme avoir une dernière nuit avec l’infidélité et « ne plus jamais revenir » mais ce n’est pas mon interprétation.)

    bref échange de femme, il prends Mélanie Laurant dans le motel (pas chez lui) elle finit par découvrir la fausse identité a cause de la marque de la bague ça se tient dans le sens ou elle dis « qui êtes vous » (mais ça ce tient aussi dans le sens de l’intemporalité il vas la retrouver 6 mois après et donc il à la trace de l’anneau)
    Le professeur lui de son côté mécontent malgré sa timidité décide de ne pas ce laisser faire, il vas chez l’acteur rencontre sa femme. la femme connaissant son l’existence découvre rapidement que ce n’est pas son mari, mais ce prête au jeux car elle aime son mari mais ne peut plus vivre avec a cause de ces mœurs. Elle fait don semblant de pas le voir sauf au moment ou elle dis « comment on été tes cours ». Elle voit la sensibilité en lui et décide d’accepter qu’il remplace son maris. « j’aimerais que tu restes » dis t-elle. Le lendemain on entend cette fameuse radio qui indique l’incident.

    le professeur prend la vie de l’autre et lorsqu’il découvre la clef dans la poche du costard il pense au dialogue qu’il a eu dans l’ascenseur avec le portier et la l’envie et la curiosité le subjuguent, on voit en dernier plan l’araignée gigantesque qui est la vice, maintenant qu’il a la vie de l’autre, il vas aussi récupérer ses vices.

    mais je reste convaincu qu’aucune des versions n’est forcement la bonne, aucune ne ce tient mieux que l’autre et c’est justement la force du film. en tout cas le dernier plan m’a permis à moi et a toute la salle un fous rire mémorable.

    Publié par gauthier | août 31, 2014, 12:08
    • Désolé mais pour les siamois non…
      Tout d’abord sa mère lui dit qu’il est son seul enfant et ensuite les deux cicatrices sont du même côté. Donc non.

      Publié par Zarathoustra | août 31, 2014, 12:13
    • Bonsoir et merci pour votre commentaire. Toutes les interprétations sont les bienvenues, donc ce n’est absolument pas grave si vous êtes l’un des rares à partager cette théorie. Je trouve pour ma part qu’elle se heurte à pas mal d’obstacles (dont les déclarations du réalisateur) mais chacun est libre de voir dans le film ce qu’il souhaite. Je trouve en effet que le plaisir qu’il procure ne vient pas de la résolution de l’intrigue (explication) mais du chemin parcouru. Et puis c’est ça aussi la beauté du cinéma, le fait qu’un même film soit ressenti et compris de différentes façons par les spectateurs. Donc il n’y a vraiment aucun problème à réagir pour livrer une autre vision, l’article est là pour ça.

      Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 12:44
  94. certes pour les siamois mais vous êtes d’accord que l’incident est bien entendu a la radio le matin même.

    Publié par gauthier | août 31, 2014, 12:30
  95. Merci cette analyse nous a bien éclairée. Bonne continuation

    Publié par d&al | août 31, 2014, 12:33
  96. Bonsoir et merci pour vos précisions,

    Je suis allée voir le film ce soir et j’avoue ne pas avoir aimé. Trop de longueurs et d’incompréhensions. J’étais d’ailleurs déterminée à ne plus en parler.
    Mais en me couchant, les questions sur les différents aspects de la personnalités et autres signes du film m’ont empêché de dormir..
    Me voilà dans mes recherches.

    Votre analyse m’a beaucoup apporté et j’aborde maintenant l’histoire d’une manière nouvelle.

    Votre explication claire suivi de ma lecture des nombreux commentaires m’ont aidé à me positionner. Je ne vais pas encore poser un avis différent (parce qu’il y en a eu beaucoup !) mais apporter quelques compléments à l’analyse.

    (J’ai lu les 3/4 des commentaires donc mes excuses si je répète une idée déjà apportée).

    Concernant les araignées, j’ai été voir la signification du rêve. L’araignée effraie. Cependant rêver d’araignée présente souvent des significations opposées (qui s’associe peut être aux deux personnalités ?). Elle provoque le dégoût et ce qui étouffe la personnalité. Soit le fait que le personnage voit des araignées dans le club au début et également la femme nue marchant vers lui (entre autre).
    Cela induit que son vice le répugne.
    Ou peut représenter sa mère tyrannique. Je n’oppose pas l’avis de Steve mentionné plus haut sur l’aspect castrateur de la mère, ce qui rejoint l’araignée qui étouffe dans la signification du rêve (et aussi à la statue « Maman » araignée imposante maternelle).

    Toujours sur l’araignée dans le rêve, elle est souvent liée au désir sexuel et d’autres passions, comme l’anxiété et la culpabilité. Dans certaines interprétations on peut y voir un conflit avec la mère. Pour d’autres, rêver d’araignée est considéré comme un symbole de jouissance sexuelle.
    Encore un lien aux deux aspect (étouffement et culpabilité/dégoût liés au sexe) énoncés plus haut.

    Enfin on peut voir que la femme nue à tête d’araignée n’est pas enceinte qui s’oppose donc à sa femme. A ce moment on peut se dire que c’est son adultère qui le dégoûte. Hors à la fin, l’araignée prend la place de sa femme. Sa répugnance reviendrait vers elle au finale ?
    Encore une signification sur l’araignée, cet animal à multiples sens représente parfois la femme fatale qui réduit à l’impuissance et va jusqu’à détruire son partenaire. Enfin là cette signification va dans l’extrême, puisque sa femme n’a pas vraiment l’air de vouloir le détruire, mais cherche plutôt à l’aider. Ou alors le fait qu’elle ait peur de lui, qui montre qu’elle ne peut plus le contrôler (mot important dans le film).

    J’en viens à cette femme justement, à la scène où ils sont dans le lit et où « Adam » va pour se déshabiller. Quand on réfléchie à la personnalité d’Anthony, on peut penser que c’est un homme propre sur lui et qui prend soin de ses affaires. Hors Adam enlève sa chemise grossièrement allant presque à la jetée en boule. On se rend compte que Helène sait qu’il ne s’agit pas d’Anthony, dans la manière dont elle le regarde et la musique qui démarre à ce moment. Pourtant, dans la nuit elle lui dira qu’elle aimerait qu’il reste. Rejoignant ma réflexion aux avis des commentaires précédents, mentionnant qu’Helène est au courant de ses problèmes de personnalité.

    Ensuite, j’avoue avoir adopté l’idée que l’accident avec Mary soit un événement passé, et que la cicatrice en résulterait. Car dans l’hôtel, lorsqu’il se confronte à lui-même et que son double lui parle de la cicatrice, la peur panique s’empare de Adam. On peut alors penser que cet événement (accident) fut le départ de sa névrose, et que de se voir y confronter commencerait à faire les liens avec qui il est vraiment (d’où la peur de voir la vérité).

    J’ai aussi lu beaucoup de divergences concernant la marque de l’anneau. Mais si mes souvenirs sont exactes, à la fin lorsque Helène prend la main de Adam penchée sur lui sur la canapé, on peut voir son alliance à elle mais pas à lui. A confirmé car je ne suis plus sure de la main tenue et également vérifier qu’Anthony ait sa bague. Ce qui confirmerait un aspect temporel dans les événements je pense. Et de l’aspect de culpabilité lié à cet bague qui en définitive a tué Mary.

    Et enfin juste une petite précision concernant certains autres commentaires, mais la schizophrénie n’engendre pas de dédoublement de personnalité. Mais représente un clivage, une division de la même personnalité.
    Ce dont souffre notre protagoniste est un trouble dissociatif de l’identité.

    Voila !

    Encore un gros pavé à lire Mr Wolvy 😉
    Un grand merci pour votre article qui a su me montrer la voie et me permettre de mieux dormir ce soir. Je prend aussi note des quelques films mentionnés car, même si Enemy ne m’a pas convaincu cinématographiquement, il y en a que j’ai vu et qui m’ont beaucoup plus (Donnie Darko, Looper …). Je vais d’ailleurs m’atteler à voir Mulholland Drive qui a l’air de vous avoir beaucoup marqué. Et peut être je reviendrais profiter de vos éclaircissements.

    Encore bravo pour apporter la lumière aux personnes qui ne savent pas voir comme moi (mais qui cherchent à comprendre quand même !! :p)

    Bonne nuit !

    Publié par Distoria | août 31, 2014, 3:56
    • « J’ai aussi lu beaucoup de divergences concernant la marque de l’anneau. Mais si mes souvenirs sont exactes, à la fin lorsque Helène prend la main de Adam penchée sur lui sur la canapé, on peut voir son alliance à elle mais pas à lui. A confirmé car je ne suis plus sure de la main tenue et également vérifier qu’Anthony ait sa bague. Ce qui confirmerait un aspect temporel dans les événements je pense. Et de l’aspect de culpabilité lié à cet bague qui en définitive a tué Mary. »

      Ce qui expliquerait pourquoi Adam n’a pas de marque de bague.

      Publié par Distoria | août 31, 2014, 4:01
    • Bonjour Distoria, et merci pour le gros pavé ! 😉

      Je constate que même si le film ne vous a pas vraiment plu, il vous a quand même fait réfléchir. Ce qui est déjà pas mal je trouve.

      Certaines des symboliques de l’araignée que vous évoquez ont déjà été abordées dans l’un ou l’autre commentaire précédent, mais pas toutes. Donc rassurez-vous, votre message a toute sa place pour mieux comprendre ce que peuvent représenter les différentes araignées dans le film. D’autant plus que j’en reste à une représentation plutôt basique dans l’article et il y a vraiment moyen d’aller plus loin si on le souhaite.

      Concernant l’alliance, je pense que ce que vous dites est correct. A savoir qu’Anthony porte bien une bague (c’est visible dans certaines scènes) et qu’Adam n’en porte pas (c’est notamment visible dans la scène que vous mentionnez). Néanmoins, ça ne prouve aucun aspect temporel selon moi. L’alliance, ou son absence, fait effectivement partie du personnage, au même titre que ses vêtements. Il la porte donc quand il est dans la peau d’Anthony et l’enlève quand il est dans celle d’Adam, en même temps que de changer de vêtement. Mais bien sûr, cela fonctionne aussi si l’on considère que la partie avec Mélanie Laurent est un souvenir (aspect temporel). Je veux juste dire que ce n’est pas un point qui fait obstacle à une l’une ou l’autre théorie pour moi.

      Quoi qu’il en soit, je vous remercie pour votre message et je vous souhaite d’ores et déjà un bon visionnage si vous vous attelez à Mulholland Drive. Superbe film ! Je l’ai revu récemment en Blu-ray et je ne m’en lasse pas.

      A bientôt !

      Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 3:30
  97. Bonsoir,j’ai vu le film il y a 2 jours et sa complexité m’a amené jusqu’ici.(il faut dire que j’ai loupé les 5 premières minutes ce qui n’aide pas …).

    Après avoir lu tous les commentaires et vu le début du film sur internet je me suis fait l’interprétation suivante.

    Le plan final avec la femme qui devient une araignée montre que nous sommes dans une hallucination du personnage (adam) et il s’en rends compte au moment où il la voit d’où sa réaction amusée.

    Pour moi,le personnage (adam) emménage bien dans un nouvel appartement (cartons) suite à sa rupture (photo déchirée).Les cours d’histoires,la discussion avec le collègue qui le branche sur un film et la discussion avec sa mère sont les seules actions qui ont réellement lieu.
    Sa mère révèle qu’il a été infidèle ,aime les myrtilles et a poursuivi un rêve d’acteur mais on voit bien qu’il ne comprends pas ce qu’elle dit comme si elle parlait de quelqu’un d’autre.(elle vient de décrire anthony).Et donc ma théorie est la suivante:Adam est amnésique et il va etre confronter à son passé (sa maitresse ,sa vie d’acteur ,sa femme,l’accident de voiture qui a causé cette amnésie).Il hallucine des rencontres avec son ancienne maitresse,son double(anthony),son ex-femme.Il a vécu une tragédie puis il hallucine la farce.

    Publié par jujax | août 31, 2014, 7:10
    • C’est exactement ce que je pense !
      C’est soit une sorte d’amnésie disons à cause de l’accident soit un refoulement tout simplement…

      Publié par Zarathoustra | août 31, 2014, 11:23
    • Je respecte votre interprétation mais je trouve pour ma part qu’elle ne tient pas vraiment la route. En effet, depuis quand une amnésie provoque des hallucinations et un état psychique aussi défaillant? Au-delà des déclarations du réalisateur, il apparaît clair pour moi que le personnage souffre de sérieux troubles psychologiques qui l’amènent à se créer une autre personnalité. Il n’a pas oublié qui il était, il a juste enfoui une partie de lui afin de pouvoir assouvir ses pulsions, certainement renforcées par la peur de s’engager et la perte de contrôle que représente pour lui sa femme enceinte.

      Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 3:38
  98. Merci beaucoup pour cette analyse très fouillée qui donne une interprétation du film. Merci aussi pour les échanges avec les autres internautes. Certains sont aussi très intéressants (je pense à celui de Naé dont je me sens assez proche).

    J’avoue aimer ce genre de film mais hier je me suis bagarré avec mon propre côté schizo avec un gros mal de crâne et la fin assez abrupte m’a un peu laissé sur ma faim.

    Même si le film est plein d’indices, tout est fait pour nous perdre. Pour revenir à ma schizophrénie, c’est au sens de celle de Adam / Antony évidemment. En effet, avec les messages d’avertissement plus ou moins explicites dès le début du film (propos sur le chaos, scène d’ouverture etc.), on sait très vite qu’on est dans un film psychologique, même si paradoxalement, plus le film avance et plus on hésite entre le psychologique et le fantastique car tout est fait pour nous perdre. Cela dit, quand on rentre dans la psyché humaine, on nage en plein fantastique Cf. les films évoqués comme l’Echelle de Jacob, certes très spirituel, mais avec une fin qui explique tout le film a posteriori. On est dans les délires d’un mec en train de mourir.

    Pour revenir à Enemy, à partir du moment où j’ai vu que les deux personnages avaient la même cicatrice pas banale, « une part de moi a compris » que c’était le même personnage. Cela est corroboré par pleins de détails dans le film, notamment le passage important avec la mère dont le choix est certainement pas un hasard puisque c’est Isabella Rosselini qui tient le rôle, la muse de David Lynch. D’ailleurs l’araignée est plus un symbole d’une mère possessive que de la femme. Cela dit, dans le film, il y a sa mère mais aussi sa femme, future mère avec toute la peur du passage de la femme à la mère voire la dichotomie de la « maman et de la putain » (le sexe est très présent dans le film). Bref, le passage pourtant rapide avec sa mère pose rapidement les choses : son job de prof vs celui d’acteur, les myrtilles etc. Sur les myrtilles, ce n’est pas limpide car elle lui dit qu’il adore alors que lui n’aime pas apparemment. A moins qu’il n’aime que les myrtilles bio cf. l’engueulade entre Antony et sa femme. Pour autant, quand Adam ouvre le réfrigérateur à la fin et voit toutes les myrtilles, il montre un certain dégoût. C’est un lien mais quant à savoir s’il aime les myrtilles… Il fait peut être un rejet car sa mère l’étouffe trop et régit un peu sa vie (le contrôle, la dictature) ou tout simplement, il ne sait plus qui il est, ce qu’il aime… ce qui pourrait ouvrir une autre interprétation du film : une amnésie suite à un choc que pourrait être l’accident…

    Personnellement, je pense qu’il a réellement vécu l’accident d’où la cicatrice mais cela n’a guère d’importance, sauf à partir sur une autre interprétation, celle évoquée ci-dessus (un accident ayant provoqué un traumatisme majeur).

    En revanche, je trouve qu’il y a beaucoup de choses qui ne sont pas claires et nous perdent : la rencontre entre les deux personnages, les appels téléphoniques sur la base de numéros de téléphone trouvés sur Internet donc réels avec des noms différents, l’histoire de la marque de l’alliance etc. L’alliance est importante car on la voir d’ailleurs dès la scène d’ouverture avec Antoine puis elle disparaît avec Adam, sûrement pour nous troubler car rien de plus facile que de retirer une alliance, sauf à être dans une histoire non linéaire.

    Si je peux me permettre une critique, je trouve un peu « facile » de se dire que tel passage se passe dans sa tête quand il n’est pas cohérent avec le postulat du personnage unique. Pour autant j’adhère à ce postulat mais du coup, cela m’a valu un bon mal de crâne.
    Certains passages restent discutables comme celui où sa femme vient à la fac. Je pense aussi que sa femme semble tout découvrir donc qu’elle ne savait pas qu’il bossait comme prof.
    La seule chose qui permet de raccorder les deux personnages de manière cohérente c’est qu’il sort du champ quand il répond au téléphone. Pendant les six mois où il n’a plus été acteur, sa femme ne sait pas forcément qu’il bosse comme prof, ce qu’elle découvrirait en se rendant à la fac.

    En tout cas, sauf à discuter avec le réalisateur, difficile de savoir ce qui se passe réellement et ce qui se passe dans la tête du personnage. Surtout que le « réel » n’est qu’une perception subjective.
    Nous sommes dans le mental est voulons parfois tout expliquer et même tout contrôler justement. Or la maladie mentale se caractérise par l’incohérence, la confusion voire l’irrationnel. De plus, nous sommes dans quelque chose qui dépasse la schizophrénie, plutôt dans du trouble dissociatif de l’identité (personnalité multiple) très prisé au cinéma surtout américain car moins répandu en Europe. D’où les films cultes comme Fight Club, Shutter Island, Identity et bien d’autres comme le film français Dédales.

    Personnellement, j’aime bien le fantastique et/ou le psychologique mais je dois dire que j’ai eu du mal à me remettre de l’excellent mais perturbant Lost Highway. J’aime bien quand il y a une explication « logique » a posteriori comme dans l’Echelle de Jacob, le Machiniste avec l’excellent Christian Bale ou même dans un film fantastique comme le 6ème Sens.

    Publié par Benzo | août 31, 2014, 2:47
  99. Il y a une scène qui m’a convaincu que Adam et Anthony était la même personne. (Pour ceux qui en doute)

    Dans la scène où « Anthony » se parle au miroir en répétant ce qu’il va dire à « Adam », il y a deux petites séquences.
    La première est celle qui est intéressante !
    On voit donc Anthony de dos et son visage sur le miroir.
    L’Anthony de dos a un t-shirt gris, tandis que celui qu’on voit dans le miroir a une chemise ou un t-shirt violet.
    C’est seulement dans le deuxième petite séquence qui suit que l’on voit la même couleur de t-shirt dans les deux sens.

    Et encore une fois merci pour ton interprétation ! Ainsi qu’aux autres internautes qui mettent la leur, c’est palpitant je trouve !

    Publié par Clara | août 31, 2014, 6:55
    • Je viens de revoir la séquence et, à moins que je me trompe de scène, je ne distingue pas 2 couleurs différentes de t-shirt. Mais les éléments renforçant le fait qu’il n’y a qu’une seule et même personne sont suffisamment nombreux de toute façon.

      Pas de quoi pour l’interprétation sinon. Et j’en profite aussi pour remercier tous les internautes qui se sont exprimés, et qui continuent de le faire. En écrivant l’article, j’espérais un bel échange mais tout de même pas de cette envergure, donc merci ! 🙂

      Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 7:32
  100. Merci beaucoup pour cette analyse très complète, ça m’a aidée à comprendre un peu mieux le film car en sortant de la séance, j’étais vraiment dans le flou. Mais j’avoues que j’ai préféré le film Prisoners. Je m’attendais à mieux pour Enemy, j’ai été déçue. Malgré que le film ne fasse que 1h30 je l’ai trouvé atrocement long. Et puis c’est peut être aussi le fait que ça soit un peu compliqué, du coup le spectateur est un peu perdu en sortant de la salle et a plein de questions dans la tête. Un second visionnage est peu être bien pour comprendre toutes les subtilités du film. En tout cas, on peut dire que Jake Gyllenhal joue parfaitement les deux rôles.

    Publié par amunokami | août 31, 2014, 9:26
    • Content que l’analyse ait pu te permettre de mieux comprendre l’histoire, elle est là pour ça. 🙂

      Concernant le film, je peux tout à fait imaginer qu’on puisse le trouver long car son rythme est plutôt lent. Néanmoins, en ce qui me concerne, je dois reconnaître qu’il m’a captivé du début à la fin. Je l’ai trouvé assez intense et je n’ai pas arrêté de me poser des questions. Mais il est clairement moins accessible que Prisoners (que j’ai également beaucoup aimé), c’est clair. Enfin, rien à redire sur Jake Gyllenhaal, je suis d’accord. C’est un acteur que j’ai toujours bien apprécié et je suis ravi de ses derniers choix de rôles.

      Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 11:36
  101. merci pour cet éclairage!

    Publié par Laurence Rognin | août 31, 2014, 9:33
  102. Merci pour votre analyse. J‘y adhère globalement. Cependant je suis assez déçu lorsqu’un film de ce genre propose des scènes dont la seule explication est : « c’est dans son imagination ». Avec un tel argument, on peut avancer n’importe quelle thèse, et tout ce qui ne colle pas est « dans son imagination ». Mis a part ça, il y a une incohérence a la théorie du « ils ne sont qu’un »,c’est quand Adam voit son telephone sonner. Qui l’appelle alors? On peux ressortir l’infaillible « c’est dans son imagination »

    Publié par martec | août 31, 2014, 10:41
    • En temps normal, je serais plutôt d’accord avec vous. Mais à partir du moment où le film traite du subconscient d’un personnage, je trouve que c’est un aspect presque incontournable. En effet, l’histoire est montrée de son point de vue, c’est donc normal que le film nous montre ses troubles, ses pensées, ses illusions. Pour prendre un exemple, sa femme ne se transforme pas réellement en araignée. Cela se joue dans la tête du personnage et le réalisateur nous l’illustre.

      Publié par Wolvy128 | août 31, 2014, 11:47
  103. https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=v9AWkqRwd1I l’explication ressemble beaucoup à ça, dans l’ordre les mots utilisé etc

    Publié par Tartatin | septembre 1, 2014, 12:38
    • Bonjour, peut-être n’avez-vous pas bien lu l’article mais la vidéo en question y est mentionnée.

      Je vous répondrai donc ce que j’ai déjà répondu précédemment :

      Ma démarche est toujours la même quand je fais face à un film qui me pose des problèmes de compréhension après le premier visionnage. Je cherche d’abord à trouver des pistes de réflexion en y repensant posément, en en discutant avec des amis ou en cherchant des informations sur le net. Cette dernière méthode étant la plus rapide, mais aussi la plus délicate car on trouve généralement tout et son contraire sur la toile. Ensuite, je visionne le film une seconde fois (parfois des semaines après) et je tente de me faire une opinion personnelle. Parfois, cela nécessite même plusieurs visionnages. Néanmoins, il arrive souvent que des interprétations se rejoignent et que beaucoup de gens arrivent finalement à la même conclusion. D’autant plus pour un film comme Enemy qui ne laisse pas énormément de place à d’autres explications je trouve, en tout cas en ce qui concerne la compréhension générale du récit. Parce que si on y regarde de plus près, on s’aperçoit en effet que les avis peuvent diverger sur certains points.

      Du coup, mon interprétation, comme celle de beaucoup de spectateurs d’ailleurs, rejoint effectivement celle de Chris Stuckmann mais je ne vois pas pourquoi ce serait un problème, et surtout pourquoi ça m’empêcherait de la partager. Je pense en effet que tous les ressentis, et surtout tous les supports, sont bons à prendre lorsqu’il s’agit de réfléchir ensemble autour d’un film. D’autant plus qu’au-delà des aspects concrets du film (que je peux difficilement retranscrire différemment au risque de perdre en précision), je crois tout de même proposer dans l’article ma propre sensibilité. Je me limite d’ailleurs à certains points que je choisis de développer, et qui sont d’ailleurs sujets à débat dans les commentaires (le segment avec Mélanie Laurent par exemple), contrairement à Chris qui effectue une analyse plan par plan du film. Une analyse que je prends d’ailleurs la peine de partager car, non seulement elle va beaucoup plus loin dans les explications que mon article, mais aussi car elle a contribué à nourrir ma réflexion personnelle.

      Publié par Wolvy128 | septembre 1, 2014, 12:52
  104. Bonjour à tous, (mes propos ne sont pas à lire si vous n’avez pas vu le film ou lu le bouquin ^^)

    Je souhaiterais juste vous faire part de ma vision des choses notamment concernant la scène du début.

    Je crois que le « club » comme il est cité ci dessus ne serait que le subconscient du cerveau du personnage. En effet une clé est nécessaire pour y entrer, un peu comme la clé des pensées inavouables. Cette scène nous ferait rentrer dans l’intimité du personnage. Le mec de l’ascenseur à la fin souhaite à tout prix « y retourner » même si il n’est pas invité. J’en conclurais que les hommes présents autour des femmes seraient ses complices, voire ses victimes. Le concierge (dans l’ascenseur) devait être témoin des actes du personnage principal et donc au courant des méfaits de celui-ci. L’araignée occupe une place centrale dans la pièce, on souhaite l’écraser pour oublier ses peurs ou je ne sais pas trop …

    Ensuite Adam reçoit la clé d’Antony à l’agence. 6 mois se sont écoulés, 6 mois durant lesquels il n’a pas repenser à ses pensées les plus obscures, néanmoins il souhaite franchir le pas encore une fois.
    Je ne pense pas que la scène de l’accident soit inventée de toutes pièces mais plutôt qu’elle soit la tromperie de trop, d’ou la symbolique de l’accident. Qui au final semble volontairement mal tourné car il paraît peu réaliste, on insiste ici sur la faute du conducteur et non pas d’autres usagers par exemple.

    Le plan inversé m’a valu une petite théorie, le cerveau trie et conserve l’information dont il a besoin. Nous savons que naturellement nous voyons à l’envers et notre cerveau remet l’image à l’endroit.
    Ici on verrait réellement la vision du personnage « sans filtre », sa femme passant à coté de lui, ses peurs aussi.

    Ce genre de film chacun s’en fera une idée mais rien n’est laissé au hasard en effet le speach sur les dictatures et la gestion de l’information nous renseigne sur cette idée. Il faut réfléchir individuellement pour parvenir à connaître la vérité. Nous subissons en quelque sorte la dictature des réalisateurs qui nous emmènent vers des fausses pistes, à chacun de trouver sa propre interprétation.

    Je regrette néanmoins que la personnalité « coureur de femme » d’Antony ne soit pas plus explicite car c’est le sujet principal selon moi. Aussi je pense qu’il y ai une raison à ce que Adam sois sur Mary lors de ses ébats et que Mary soit sur Antony lors de leurs ébats. L’aspect domination est ici important à souligner mais je ne saurais l’analyser d’avantage qu’en disant qu’Antony aime le contrôle des femmes sur lui.

    Publié par Pierre Pl | septembre 1, 2014, 12:06
    • Bonjour et merci pour votre intervention, vous apportez une autre vision à certains éléments déjà débattus précédemment et c’est toujours appréciable pour stimuler la réflexion. En ce qui me concerne, je ne vous rejoins pas sur la scène du club mais après tout, pourquoi pas. Comme vous le dites, chacun peut se faire sa propre idée du film. En revanche, je n’avais pas fait attention aux séquences que vous mentionnez pour l’aspect de domination, et c’est plutôt bien pensé je trouve.

      Publié par Wolvy128 | septembre 1, 2014, 2:54
  105. je n’ai pas regardé tous les commentaires donc peut être que je vais malheureusement répéter certaines choses.

    J’ai interprété la scène du club autrement, ainsi que le titre du film car l’ennemi n’est peut être pas le double mais bien sa femme. Dans le club, on n’arrive pas à se situer entre « accouchement » ou « accouplement », les cris sont particuliers. L’araignée est un symbole de la femme, du piège par la toile, souvent utilisée pour exprimer des peurs et des phobies (dracula) notamment la venue de l’enfant et la folie. Mais l’araignée « mâle » existe aussi et pour certaines espèces, la femelle mange le mâle après l’accouplement. Le talon qui s’apprête à écraser l’araignée, est le talon d’une femme et pas celui d’un homme qui voudrait se débarrasser de cette créature. Anthony (ou peu importe son nom, je ne pense pas qu’un nom domine l’autre) est clairement en proie et cherche à fuir. L’araignée est apportée sur un plateau, comme s’il s’agissait du repas mais correspond peut être aussi à la tête de saint jean baptiste offert à Salomée figure d’une tentatrice. La femme enceinte est une icône, sa position sur le lit, nue, la montre comme une divinité. La nuit au club a des connotations religieuses. Les hommes sont à la fois les prétendants, les « rois mages », et Anthony a le souci d’être l’élu. Ils attendent la venue de l’enfant comme s’il s’agissait d’un dieu.

    Je pense que nous ne sommes pas simplement dans le souci de la « schizophrénie » qui est une question en première ligne, mais dans le souci de l’authenticité. Je me suis même demandé pendant le film s’il ne s’agissait pas des fantasmes sordides de la femme. Peut être qu’elle imagine tout cela même si c’est difficile à concevoir. Elle est dans la crainte de le perdre et chercherait un Adam Bell, présent, capable de remplacer le mauvais Anthony. Anthony meurt aux côtés de Mélanie Laurent, autre sorte de prédatrice. Un plan dans le bus, montre ses chaussures en peau de reptile. Le serpent est le prédateur de l’araignée. On la voit régulièrement remonter la fermeture de sa robe proche d’une seconde peau. D’ailleurs quand Anthony porte son cuir noir, il ressemble métaphoriquement à une araignée. Mélanie Laurent est clairement une rivale, un serpent prêt à dévorer l’araignée. Elle participe peut être au délire de la femme d’Anthony. Elle constate la marque de la bague, comme si l’anneau a été retiré du doigt d’Anthony pour être mis à Adam.

    La chambre est véritablement le lieu de la permutation et je crois comprendre que tu es admiratif du travail Lynchien, plus particulièrement Mulholland Drive. Enemy ressemble de près à Mulholland Drive. Une clé mystérieuse qui est la réponse, une boîte bleue (ici la pièce secrète du club), la vie contraire et bouleversée de Naomi Watts. Le film est dit drame psychologique mais aussi fantastique et je pense qu’il ne faut pas écarter la veine fantastique. En tout cas il y a le Adam Bell qui rêve d’être Anthony, bon au lit, mais à côté c’est aussi un perdant, un pauvre figurant de cinéma.

    Je te recommande au passage un film d’animation japonais dont le titre est Perfect Blue, qui permet aussi de voir Enemy différemment .

    J’ai interprété autrement la cicatrice, peut être une blessure provoquée par l’araignée à la fin du film dans cette ambiguïté de la peur et d’une attaque probable. Il s’agit ensuite d’une marque que la femme enceinte aurait pu laisser à Anthony. Je le trouve étrangement fier lorsqu’il présente sa cicatrice. En tout cas je n’ai pas retenu l’accident de voiture, c’est peut être le cas. Au contact de la clé longtemps restée dans l’enveloppe, Adam voit sa femme sous son vrai jour. En gigantesque araignée. Dans Mulholland Drive l’ouverture de la boîte bleue perturbe le déroulement du film. J’ai aimé ton propos sur la farce qui arrive en second temps. Le problème comme toutes les boucles, rien ne nous garantit qu’il s’agisse de la deuxième répétition. Sa réaction à la fois amusée et effrayée, est un soupir exaspéré qui démontre sa compréhension de la situation.

    Selon moi, Adam est autant un danger pour Anthony, qu’Anthony l’est pour Adam. Le titre Enemy est au singulier car c’est sans doute la façon dont il perçoit sa femme, et qu’il n’arrive pas à assumer sa tâche.
    Entièrement d’accord sur la structure de film en forme de boucle. On dirait un serpent qui se mord la queue. La femme sur la photo déchirée, personnellement je ne la reconnais pas. On pourrait tout à fait imaginer qu’il y a toujours une femme différente sur l’autre moitié et que la femme enceinte trouve un moyen de s’en débarrasser. Si Mélanie Laurent est un serpent, elle mue, change d’apparence à chaque fois.

    J’ai malheureusement développé trop d’hypothèses et de doutes pour cerner le vrai du faux. Je préfère en rester sur ta vision qui est certainement la bonne et celle donnée par les critiques. Peut être que le film manque parfois de clarté. Il faudrait lire le livre. Très photographique, la teinte jaune est souvent prêtée au film fantastique (nosferatu), au film de conte (les films de jeunet) ou au souvenir (david fincher, par exemple millénium). Peut être que la teinte est une façon de regarder à travers la vision d’une araignée. Le film divisera obligatoirement le public en deux. Ceux qui aiment l’ambiguïté et tout simplement parce que le film est très esthétique, fort en symbolisme, puis permet de nous laisser libre interprétation. D’autres seront du parti de dire « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

    J’ai lu quelques uns des commentaires dont ceux qui disent que ta vision du film gâche la surprise. Le cinéma est un art, donc une langue vivante. Les Cahiers du Cinéma se permettent depuis des années d’éplucher les films pour en révéler les nombreux sens puis les placer dans les différents contextes de notre société. « Il existe plusieurs formes de dictatures dont celle de limiter l’accès à la culture ». Heureux de voir que tu n’es pas de ce bord 😉

    Publié par Cinematomn | septembre 1, 2014, 1:53
    • Merci pour ton commentaire extrêmement riche, je risque d’ailleurs de ne pas pouvoir répondre à chaque point. 😉

      Il est vrai que certains considèrent que tenter de décortiquer un film gâche la surprise mais en finalité, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Soit en rester à sa première impression quitte à garder des interrogations, soit chercher d’en discuter pour démêler le vrai du faux. Évidemment, je penche plutôt pour la deuxième option en ce qui me concerne, mais je respecte toutes les démarches. D’ailleurs, je ne vois pas en quoi l’une pourrait gêner l’autre, comme certains l’ont évoqué. Quoi qu’il en soit, content de voir que j’ai ton soutien.

      Pour en revenir aux hypothèses argumentées que tu développes, je trouve qu’elles apportent un certain renouveau dans la réflexion autour du film. Qu’on y adhère ou pas, c’est une autre histoire, mais il y a selon moi des choses à en retirer. Et puis de toute façon, à partir du moment où le long-métrage ne donne pas une réponse catégorique à certains questionnements, toutes les interprétations sont possibles et les bienvenues. Même si bien sûr, certaines sont plus plausibles que d’autres en fonction des différents arguments qui les corroborent.

      Enfin, pour Perfect Blue que tu me recommandes, je pense l’avoir déjà vu si c’est bien le film qui a inspiré Black Swan. Là aussi, la thématique du double était bien présente, via un jeu de miroir assez efficace si je me souviens bien.

      Publié par Wolvy128 | septembre 1, 2014, 3:13
    • Très belle argumentation et l’allégorie du serpent et de la mue est très intéressante pour le personnage de Mélanie Laurent.

      Tu soulèves également un point que je pensais être la seule à avoir remarquée : La femme sur la photo ne ressemble ni à la femme enceinte, ni à Mélanie Laurent, j’ai regardé plusieurs fois pendant le plan et j’ai vu une femme blonde, certes, mais les traits étaient plus « épais » que ceux de la femme enceinte, je ne l’ai vraiment pas reconnue. A vérifier. (Surtout que s’il ne s’agit pas de la femme enceinte, pourquoi se trouverait-elle dans leur appartement…?)

      Publié par .Mana. | septembre 21, 2014, 12:36
  106. exact ^^

    Publié par Cinematomn | septembre 1, 2014, 3:44
  107. Bonjour,

    Super blog 😉 !!!
    J’ai vu le film ce WE et aujourd’hui, j’ai cherché à voir si mes idées étaient partagées par d’autres spectateurs…pour moi, on assiste à la destruction d’une d’une double personnalité maléfique; à l’image de ce que l’on voit dans le film « Idendity »…sauf que c’est « le héros » qui va mourir et non la personnalité inventée
    En lisant tous les commentaires, j’ai compris que beaucoup avaient un problème dans la continuité temporelle du film…et je fais parti de ceux là 🙂 On peut supposer que la scène d’ouverture et sa dernière visite au club…ensuite, Anthony apprend la maternité de sa femme…il crée la personnalité d’Adam…et au bout de 6 mois, c’est la confrontation. Je que je ne comprends pas ; c’est pourquoi le gardien a mis 6 mois a demandé à accéder au club…
    Je ne cherche pas forcément à avoir une explication (car je pense que c’est juste un détail) mais ça m’intrigue…

    Publié par Johan Oboeuf | septembre 1, 2014, 4:17
    • Bonjour, comme vous le dites, c’est juste un détail. Néanmoins c’est vrai que la question peut se poser. Pour ma part, je dois dire que je n’ai pas vraiment de réponse. C’est possible que le gardien ait attendu 6 mois avant de vouloir y retourner. Tout comme c’est possible aussi qu’il ait continué de s’y rendre et qu’il pose maintenant cette question au personnage car les serrures et les clés ont changé.

      Publié par Wolvy128 | septembre 1, 2014, 4:30
      • Un élément intéressant m’apparaît 😀

        Je pense que le mouvement de recul qu’il réalise à la fin du film représente le fait qu’il retourne au club, cela colle parfaitement avec la phrase « Tout n’est qu’un éternel recommencement » où le début du film représente la suite de la fin.
        Le message de la mère au téléphone étant le message qu’il n’a pas eu lorsqu’il était chez lui à l’appartement.
        Sa réaction de satisfaction et de plaisir lorsque la femme écrase l’araignée le met dans cet état car justement il pense à sa femme qu’il vient de voir sous cette forme. Ce n’est pas anodin si l’image qui s’en suit est une femme enceinte nue sur le lit, il a une vision de sa femme…

        Publié par GSY | septembre 1, 2014, 11:46
        • En tout cas, il a reçu la clé et compte bien s’y rendre. C’est un point clairement évoqué dans l’article donc votre surprise m’étonne un peu. Bien sûr, rien ne confirme qu’il va y retourner mais tout porte à croire que oui. Et on peut facilement imaginer que cela s’est déjà produit dans le passé, sans doute la dernière fois qu’il a été au club il y a 6 mois. D’où le schéma qui se répète et la boucle qui se met en place avec les éléments d’ouverture et de fermeture du film (coup de téléphone, femme nue sur le lit). Ou encore les déclarations sur le fait que tous les grands événements se déroulent 2 fois, la première fois c’est une tragédie et la seconde une farce (parce qu’il s’en rend compte).

          Publié par Wolvy128 | septembre 2, 2014, 12:27
      • La vision de la femme nue sur le lit marque le début de sa schizophrénie car il se dit qu’il a peut être fait une connerie et il semble regretter à la vue de la tronche qu’il tire quand la mygale (Sa femme) est écrasée. La vision de la femme nue enceinte montre qu’il pense encore à sa femme.
        D’ailleurs pour la suite il se retrouve avec sa maîtresse et il s’en désintéresse complètement (Forcément maintenant qu’il a perdu sa femme c’est beaucoup moins intéressant), la photo déchiré montrant cette perte, et quand il la regarde il semble bien triste.
        Le reste du film est en fait le cheminement qu’il fait pour retrouver sa femme. Il s’imagine Anthony avec elle, c’est à dire quelqu’un complètement décomplexé avec les mêmes défauts que lui sur la tromperie mais aussi des qualités supplémentaires, ce qui le rend en quelque sorte jaloux.

        Et là arrive l’explication que je n’ai trouvé nulle part encore, le fameux : « Est ce que tu as baisé ma femme ? »
        La raison pour laquelle il laisse Anthony se taper Mélanie serait expliquée là aussi, il va pouvoir récupérer sa femme.

        Bon j’ai jeté l’interprétation comme ça à la va vite j’ai surement loupé des éléments, mais quand je vais re regarder le film ce sera avec ce point de vue pour voir ce qu’il en ressort 🙂

        Publié par GSY | septembre 2, 2014, 12:03
  108. Bonjour et merci à tout ceux qui on participé au débat, quasiment toutes les remarques étaient intéressantes, et je suis stupéfaite par le nombre de théories différentes qui se tiennent concernant ce film. J’ai moi aussi plusieurs idées à apporter.

    – Complètement d’accord avec un seul protagoniste Adam/Anthony, beaucoup d’indices concrets, les myrtilles, la mère qui insiste, la femme enceinte qui lui demande sa journée à la fac, la cicatrice, l’accusation de la femme enceinte sur les infidélités, l’inquiétude disproportionnée lorsqu’elle voit pour la première fois le ‘double’ d’Anthony, infidélités aussi sous entendues par la mère etc etc.

    – Pour la symbolique de l’araignée, je suis d’accord avec l’idée générale qu’il s’agit de la femme castratrice dans le regard de Adam/Anthony, à savoir la mère et la femme enceinte (donc future mère également). Et donc selon moi, toute la première scène du film dans l’espèce de « club libertin » n’est qu’une métaphore, les hommes viennent pour sentir l’araignée en position de faiblesse et vulnérable, ils viennent la voir se faire quasiment écraser par une femme nue, la courtisane, la tentation. Ils recherchent l’infidélité, ils veulent se libérer de l’araignée, et les (prostituées?) servent à ça, à ‘affaiblir’ l’araignée,et non anéantir, car ici d’après moi, les hommes recherchent une liberté temporaire, ils ne veulent pas détruire l’araignée et par la même la toile qui leur assure probablement une vie stable sur le plan familial et sentimental, ils veulent juste la voir soumise et vulnérable. Je pense d’ailleurs que c’est pour ça que la figure de l’araignée est si petite dans cette scène, le seul moment ou l’araignée n’est pas gigantesque est effrayante. Selon cette hypothèse, je ne comprends pas le rêve qu’il fait avec une femme (manifestement attirante) à tête d’araignée qui marche au plafond. Que peut-elle représenter alors? Je ne me souviens plus ce qui se passe avant qui aurait pu provoquer ce rêve…

    -Pour moi, toutes les confrontations entre Adam et Anthony sont des manifestations de la conscience, Paradoxalement, c’est le côté doux et calme qui est infidèle, et c’est le côté provocateur et narcissique qui reste avec l’épouse. Je pense que c’est que lorsque Anthony est confronté à sa femme et à sa vie tracée et ‘condamnée’ il devient désagréable, impatient et quasiment violent, il cherche à fuir. A l’inverse, Adam semble serein avec sa maîtresse, mais en apparence uniquement. En effet, lorsqu’il aperçoit son double dans le film (première image du double en groom soi dit en passant, au service d’une femme manifestement puissante et dominatrice; également le titre du film ‘quand on veut on peut’, pourrait peut-être dire: quand on veut retrouver une vie stable, on peut? je ne sais pas, je ne pense pas que le titre du film ait été choisi au hasard) il cherche à joindre le double absolument, comme si il se sentait coupable et obligé de faire un pas vers sa ‘vraie’ vie. Quand on veut, on peut, le film lui aurait-t-il presque donné la force de faire un pas vers la guérison et la fidélité? D’ailleurs ses premières tentatives pour joindre Anthony se heurtent à des réponses violentes de la part d’Anthony, comme si il y avait un vrai conflit entre la culpabilité (Adam) et la tentation (Anthony). Ils finissent par se retrouver dans une chambre d’hôtel et lorsque Anthony montre sa cicatrice, Adam prend peur, pourquoi? Au début je pensais que c’était parce qu’il réalisait que ca ne pouvait être un jumeau et qu’il était donc obligatoirement fou, mais en fait j’ai lu dans les commentaires que quelqu’un suggérait que l’araignée ait fait cette cicatrice, et je trouve que c’est intéressant. En effet, cela expliquerait pourquoi Anthony la montre avec cette pointe de provocation et cette certitude que Adam ait la cicatrice aussi, « Regarde ce que ça fait, la femme enceinte/la mère, tu te souviens de ça, c’est ça que tu veux retrouver? » Comme pour faire fuir la culpabilité, ce qui lui permet ensuite de suivre Melanie Laurent et de la reluquer sans complexe. Il a mis sa culpabilité en stand by il se permet de regarder le fruit de ses tentations sans complexe. Après, je n’explique pas le ‘you fuck my wife’ ultra violent devant le miroir. Des idées?… En revanche, la confrontation suivante et le deal qui suit avec l’échange de femme semble si je suis ma théorie que la tentation incarnée par Anthony, frustré(e), met au tapis la culpabilité une bonne fois pour toute et décide d’assumer son infidélité en mettant Melanie Laurent pour la première fois dans sa ‘vraie’ vie.

    -Sur la fin du film avec l’échange des femmes, j’ai une théorie qui je crois n’a encore jamais été abordée… Je n’en suis pas convaincue (mais en fait, je ne suis pas vraiment convaincue sur quoi que ce soit à propos de ce film), mais et il s’agissait de fins alternatives?… Qu’est ce qui se passe si le remord prend le dessus, qu’est ce qui se passe si au contraire la tentation prend le dessus?… Finalement, c’est la tentation inassouvie qui va droit dans le mur, et l’infidélité pardonnée qui s’en sort. Et si on suit cette idée là encore, on arrive à ma dernière hypothèse…

    -Pour la fin fin fin, avec la grosse tatentule effrayée, je crois effectivement qu’il s’agit bien de la femme qui, au courant des dérives psychologiques et sexuelles de son mari, comprend immédiatement que Anthony va recommencer son cycle, retourner dans le club, recommencer à la tromper et revenir. Elle se recroqueville dans la pièce, plus effrayante que jamais, à la fois apeurée ( par l’histoire qui se répète) et menaçante (comme si cette fois elle n’allait pas le laisser faire, et donc soit le quitter (l’araignée le tue), soit le soumettre à un ulimatum (l’araignée le piège dans sa toile) ), C’est la première fois depuis le début du film que l’araignée est si nette, si proche et si épouvantable comme si à ce moment précis, Anthony voit son problème de castration droit dans les yeux, et comprend ce qui lui arrive. Ce qui expliquerait son demi sourire. Pour éviter d’exploser/de dévier de sa route (cf la scène de l’accident), il doit prendre le chemin de l’infidélité, pour maintenir son équilibre, il doit répéter le schéma, se maintenir occupé et distrait, finalement donc, pour maintenir le contrôle de lui même! (je garde des droits d’auteurs sur cette conclusion haha ;P )

    Bien sûr, ce ne sont que mes idées et interprétations, c’est donc très subjectif, et j’espère que cela suscitera des réactions et même des désaccords, c’est ce qui crée le débat! 🙂

    Publié par ClariceStarling | septembre 1, 2014, 11:52
    • Si la 1ère scène était une métaphore alors le gardien ne redemanderait pas dans le film quand retournent-ils au club non ?

      Quand au quand on veut on peut du titre du film ça signifie pour moi que malgrès qu’il est perdu sa femme, il est possible qu’il la retrouve s’il le veut vraiment. D’où l’imagination totale d’Anthony pour la retrouver.

      J’ai fourni une piste dans mon commentaire précedent sur le  » You fuck my wife » . A voir si ça pourrait tenir la route, mais l’imagination pure et simple d’Anthony ayant pris sa place avec sa femme pourrait l’expliquer.

      Je pense que le film n’a pas de fin, « Tout n’est qu’un éternel recommencement » est assez explicite en ce sens non ? Cf explication du com d’avant.

      Publié par GSY | septembre 2, 2014, 12:12
      • Pour la métaphore, je pensais plus précisément au show avec la mygale et les hommes, tous ensemble (et habillés…), mais pas du club en lui même, qui je pense effectivement est réel et du genre très privatisé à la Eyes Wide Shut, avec donc une vraie clé. Merci pour l’explication d’Unica d’ailleurs, j’étais completement passée à côté! 🙂

        Je ne suis pas convaincue par la thèse de l’espèce de paranoia avec le miroir, enfin si, il doit être evidemment question de paranoia, mais je ne vois pas comment et pourquoi Anthony se serait mis à imaginer Adam avec sa femme…

        Et oui pour la fin, a se tient.

        Publié par ClariceStarling | septembre 2, 2014, 1:06
    • Si on se réfère au « UNICA » écrit sur la clé du club en cherchant un peu sur l’histoire d’UNICA ZURN on peut lire:

      « Assez nettement, on s’aperçoit que cette question de la maternité est problématique chez Zürn. La figure maternelle monstrueuse du dessin rappelle la description qu’elle fait de sa propre mère dans Der Mann im Jasmin : « Une montagne de chair tiède où l’esprit impur de cette femme est enfermé s’abat sur l’enfant. Elle [Unica] s’enfuit, abandonnant à tout jamais, la mère, la femme, l’araignée !  »

      ça confirmerait mon hypothèse disant qu’à la fin du film il s’enfuit en abandonnant l’araignée…

      Publié par GSY | septembre 2, 2014, 12:35
    • Bonjour et tout d’abord merci d’avoir pris le temps d’exposer de manière aussi complète votre interprétation.

      Sincèrement, je n’ai pas grand-chose à ajouter car je suis quasiment d’accord avec tout ce que vous avancez. Vous semblez d’ailleurs rejoindre dans les grandes lignes mon analyse. A la différence toutefois que vous développez dans votre commentaire des points que j’aborde plus rapidement dans l’article (pas toujours le temps de tout dire en restant clair et accessible^^). Donc merci pour ça car c’est vraiment un très bon complément à l’article je trouve. Qu’il s’agisse de votre explication sur les araignées, la scène du club ou même les confrontations, j’ai interprété les scènes sensiblement de la même façon. A part peut-être sur l’aspect menaçant de l’araignée à la fin, que je n’ai pour ma part pas vraiment perçu.

      Sinon, pour le « You fuck my wife » violent devant le miroir, j’ai l’impression personnellement qu’il est tout simplement en train de légitimer l’infidélité qu’il veut, et qu’il va, commettre avec le personnage de Mélanie Laurent. Si sa femme le trompe avec un autre homme, pourquoi alors se gêner. Il trouve donc un moyen de justifier ses écarts de conduite. Tout cela participant au processus de guérison du personnage qui se met en place progressivement et qui va mener à l’issue que l’on connaît.

      Publié par Wolvy128 | septembre 2, 2014, 12:51
      • Je suis assez d’accord pour l’idée de la recherche d’une bonne raison pour tromper sa femme. Peut-être qu’il est en colère contre lui même d’abord (partie Anthony) pour avoir mis sa femme enceinte, ce qui le condamne à l’enfermement, puis dans un second temps, il va chez Adam (= il déplace sa colère sur ses remords qui l’incitent à revenir vers sa femme), afin de se donner une bonne raison d’enterrer sa culpabilité et de se casser avec la maîtresse. Ca fait du sens. Mais pour les fins alternatives? Je me demande vraiment s’il ne serait pas question de ça et pourquoi je n’ai jamais lu cette théorie du coup je me dis qu’elle ne doit pas tenir debout mais je ne comprends pas pourquoi…

        Publié par ClariceStarling | septembre 2, 2014, 1:18
        • A première vue, je ne vois pas d’obstacle majeur à la possibilité de fins alternatives. Sauf que le film traite du subconscient du personnage. L’histoire est effet montrée tout du long de son propre point de vue, avec ses troubles, ses illusions, ses peurs. Du coup, proposer des fins alternatives iraient un peu à l’encontre de ce parti pris. C’est pourquoi l’explication qui voudrait qu’une partie (celle avec Mélanie Laurent et l’accident) se joue dans l’esprit du personnage me paraît plus convaincante.

          Publié par Wolvy128 | septembre 2, 2014, 1:26
  109. Merci beaucoup pour vos explications. Je comprends beaucoup mieux le film.

    Publié par keita | septembre 2, 2014, 1:25
  110. Bonsoir je suis pas d’accord sur un point le moment ou la femme prend le papier dans la poche et va le voir a l’université il ne la connaît pas et elle va revoir antony en lui expliquant ce qu’elle a vu plus tôt .
    Le moment aussi ou il l’attend puis elle lui demande pour le tournage il lui répond qu’il la annulé pas mal de chose qui prête à confusion

    Publié par Momax79 | septembre 2, 2014, 4:25
    • Il y a le moment ou Hélène juste après avoir quitter Adam à l’université appel antony sur son portable qu’il décroche mais sans qu’elle réponde au téléphone qu’il y a bien deux personnage mais fondamentalement opposé

      Publié par Momax79 | septembre 2, 2014, 4:46
    • Merci à Gsy pour le « Unica » c’est vraiment parlant et ce n’est pas là par hasard.
      En ce qui concerne la boucle entre la fin et le début je ne suis pas d’accord car au début dans le club il a son alliance et il est avec le concierge et ce dernier lui dit dans l’ascenseur « je n’arrête pas de penser à l’autre soir » donc cela ne date pas de 6 mois…
      En ce qui concerne le « as-tu baisé ma femme ? » On voit bien qu’Adam bafouille cherche à esquiver mais il ne nie pas puisque oui il l’a baisé, Anthony et Adam étant une seule et même personne… A noter que la partie Adam colle mieux à Hélène et la partie Anthony à Mary, d’ailleurs on sent cette dernière plus heureuse dans la voiture avec Anthony que dans les scènes avec Adam (avant la découverte de la marque de l’alliance bien sûr).

      Publié par Zarathoustra | septembre 2, 2014, 8:20
    • Une dernière chose qui confirme qu’il n’y a qu’une seule et même personne: l’écriture.
      Ils ont la même écriture on le voit quand Hélène découvre la note on y voit clairement « teacher » avec les mêmes A et R que sur le papier d’Adam…

      Publié par Zarathoustra | septembre 2, 2014, 8:22
  111. Bonsoir,

    Si je suis votre déduction (que j’ai trouvé très convaincante), comment expliquez vous les deux choses suivantes :

    – Au début du film pendant le message vocal de la mère, elle dit une phrase du genre « tu ne peux pas laisser ton appartement comme ça » (pardon si ma mémoire faillit), ce qui rentrerai en contradiction avec le véritable appartement du personnage, plutôt chic et bien rangé (celui où vit la femme enceinte).

    – À la fin du film, la radio parle d’un accident de voiture, accident qui je je suis votre raisonnement n’est pas réel.

    Merci pour tout.

    Publié par Bastien Laby (@BastienLABY) | septembre 2, 2014, 11:18
    • Bonsoir, les deux points que vous mentionnez ont déjà été traités précédemment dans les commentaires. Mais il y en a tellement que je peux comprendre qu’ils soient passés inaperçus. 😉

      Concernant le premier, la mère parle bien selon moi de l’appartement où le personnage vit seul (comme vous le dites, ça n’aurait pas de sens qu’elle dise ça de l’autre). Du coup, on peut tout à fait imaginer que le coup de téléphone (jonction entre le début et la fin du film) fait suite à la discussion entre la mère et le fils. Elle dit d’ailleurs à la fin du message qu’il faut qu’ils se revoient. Pour moi, le fils est donc venu demander des conseils à sa mère sur la possible existence d’un frère jumeau et sur les problèmes qu’il rencontre dans son couple (elle est effectivement au courant de ses aventures au club). Si mes souvenirs sont bons, elle lui rappelle également qu’il a un bel appartement et un boulot respectable, et qu’il devrait y penser au lieu de rencontrer des hommes bizarres dans un hôtel. Comme elle semble être au courant de beaucoup de choses, peut-être sait-elle aussi que son fils rencontre des difficultés et vit seul dans un appartement. Il peut dès lors lui avoir fait visiter, dans la foulée, l’appartement en question. D’où son coup de téléphone et son indignation sur sa façon de vivre (seul dans un appartement vide) alors qu’il a un bel appartement et une femme.

      Quant au second, l’annonce d’un accident à la radio ne prouve pas qu’il a vraiment eu lieu, et encore moins qu’il a un rapport avec le personnage. Ce n’est donc pas un élément qui fait obstacle à mon interprétation selon moi. Même si à l’inverse, il n’invalide pas non plus la théorie qui veut qu’il soit réel. Quelqu’un ayant lu le bouquin duquel est inspiré le film m’a d’ailleurs récemment précisé que, dans le livre, le personnage imaginait l’accident, les routes annoncées n’existant tout simplement pas dans la ville en question. Après, dans le film, la séquence est plus floue et tout est clairement possible, d’où les nombreuses remarques à ce sujet dans les commentaires de l’article.

      Voilà, j’espère vous avoir répondu, même si ça n’engage évidemment que moi.

      Publié par Wolvy128 | septembre 3, 2014, 1:29
      • Merci pour cette réponse.

        J’ai revu le film aujourd’hui et toute la théorie que vous exposez trouve sens à mon goût.

        Il y a un élément supplémentaire que je n’ai pas lu dans l’article (peut être dans les commentaires mais il y en a tellement) : il s’agit du coup de téléphone passé par Daniel Saint Claire à Adam Bell juste avant la scène où la première rencontre entre la femme enceinte et Adam. A la fin de cette conversation, Daniel dit très précieusement « On vous rappellera » et non pas « Je vous rappellerai ». C’est peut-être une erreur à la traduction mais j’en doute, le sens de cette phrase prenant tout son sens en suivant votre théorie.

        Concernant la question de l’accident à la radio j’ai une autre interprétation : C’est bien Adam qui à l’écoute de l’accident change immédiatement de station de radio, ce qui pourrait nous laisser penser qu’il tire un trait sur cette histoire.

        Je pense acheter le livre prochainement. Merci encore pour tout.

        Publié par Bastien Laby (@BastienLABY) | septembre 16, 2014, 11:36
        • La scène du coup de téléphone a déjà été abordée dans les commentaires mais à ma connaissance, personne n’a signalé l’élément que vous mentionnez. Donc merci à vous pour cet apport car c’est vraiment le genre de détail lourd de sens. Quant à votre interprétation concernant la question de l’accident à la radio, elle me va tout à fait. 😉

          Publié par Wolvy128 | septembre 16, 2014, 11:54
  112. Bonsoir, un grand merci pour vos explications , un film qui m’avait marqué il y a quelques années, vraiment très beau, c’est « Un homme d’exception » j’avais également à l’époque mis du temps avant de comprendre!

    Publié par messina | septembre 3, 2014, 9:37
  113. Bonjour,

    J’ai adoré votre analyse, qui m’a conforté et éclairé sur l’interprétation de ce film.

    J’ai une remarque sur une scène du film, pas très importante mais très intéressante:

    A la fac, un professeur conseille à Adam de voir un film. Je pense que le professeur lui conseil car il a reconnu Adam et essaye de lui « tirer les vers du nez ». Adam lui répond qu’il ne connait pas ce film. Plus tard lorsqu’on se rend compte qu’Adam et Anthony ne sont qu’une seule et même personne cette scène prend tout son sens. (Jeux des acteurs : le professeur qui conseille le film s’amuse de la situation, car Adam semble faire semblant (aux yeux du professeur) de ne pas connaitre le film où il vient de l’apercevoir si mes souvenirs sont bon…). De plus, cette scène reflète vraiment l’état mental d’Adam.

    Comment interpréter vous cette scène ? Existe-t-il d’autres interprétations de cette dernière ?

    Encore merci pour votre analyse.

    Publié par 07hman | septembre 4, 2014, 10:53
  114. Bonjour à toi et merci pour ton analyse très intéressante !

    Pour ma part, à la sortie du cinéma j’étais déçu. Non pas déçu par le film mais déçu de moi et de la manière dont je l’ai appréhendé. En regardant la bande-annonce, je m’attendais à un film à la structure lambda comme on peut en voir souvent mais la réalité en est toute autre ! En effet, dans ce film absolument AUCUN détail n’est laissé au hasard. Je m’explique : La structure du film, la mise en scène des plans, les dialogues, les éléments qui constituent l’arrière plan… Bref, tout ces détails constituent un tout qui permettent de comprendre le film.
    Cela signifie qu’un film de ce type mérite une attention particulière, chose que je n’ai malheureusement compris que tardivement et j’ai donc loupé bon nombre de détails. Pourtant la simple petite citation en début de film était déjà un détail important. J’ai compris que le film allait nécessiter une analyse et une compréhension au second degré lors qu’Adam reconnaît son double sur internet et se sert d’une photo pour faire la comparaison. Au lieu de prendre une photo de lui simple, il saisit une photo particulière qui est déchirée en deux !

    Bref, tout cela pour dire que j’ai hâte de pouvoir revoir le film et apprécier tous ces petits détails !

    Pour en revenir au film, ton analyse et ta théorie me semblent à la fois complètes et cohérentes, encore bravo à toi ! (en particulier pour l’analyse sur les araignées et la scène finale durant laquelle on aperçoit une araignée gigantesque dont tu as bien remarquée la position défensive très symbolique !).

    Cependant, en lisant les commentaires, quelqu’un parle d’une histoire divisée en deux parties étalées sur le temps. Cela manque de beaucoup de cohérence comme tu lui as fait remarquer mais ça a le mérite d’être intriguant, particulièrement avec le détail de la photo dont je faisais référence au début de ma réponse : Pourquoi cette photo, pourquoi est-elle déchirée, pourquoi on la retrouve dans un cadre quelques temps plus tard et en bon état…

    à bientôt !

    Publié par HellMouTh | septembre 4, 2014, 4:28
    • Bonjour et tout d’abord merci pour ton intervention pleine de sincérité. Pour te rassurer, sache que même en étant attentif depuis le début, le film n’est pas facilement compréhensible la première fois. 😛

      Mais en effet, tous les détails ont leur importance et chaque plan est nécessaire pour pouvoir vraiment appréhender le film dans toute sa complexité. C’est d’ailleurs en le revoyant qu’on s’aperçoit de tous les indices laissés par le réalisateur. Les commentaires ont d’ailleurs mis en lumière certains aspects qui n’étaient pas, ou peu, abordés dans l’article.

      Quoi qu’il en soit, je suis content que tu trouves l’analyse cohérente et convaincante. N’hésite pas à revenir en parler après l’avoir revu si tu le souhaites.

      Publié par Wolvy128 | septembre 4, 2014, 7:15
  115. Bonjour, votre analyse est remarquable et m’a permis d’ouvrir les yeux sur ce film. Néanmoins, en sortant de la salle j’avais une autre théorie qui m’a marqué pendant le film.

    On voit, au tout début du film, que le personnage d’Adam Bell regarde le fameux film québécois sur son ordinateur mais aucun détail ne le fait tiquer pendant le visionnage. Il rejoint le personnage de Mélanie Laurent qui refuse de faire l’amour et quitte l’appartement. On voit alors Adam Bell s’endormir et se remémorer une scène du film qui pendant son rêve a dû être sujette à modification (on ne peut se rappeler d’une scène de film dans tous ces détails) et puis on le voit se réveiller en sursaut pour, alors commencer son travail d’investigation sur son « double ».

    Ma théorie serait que le reste du film, dés lors qu’il se réveille en sursaut, serait son rêve. Un rêve qu’il fait souvent puisqu’on pourrait dire qu’il rêve du personnage de Sarah Gadon puisqu’on la voit au début. Le vrai personnage, dans la réalité serait un prof d’histoire qui entretient une relation amoureuse avec le personnage de Mélanie Laurent et qui s’adonne aussi à des soirées étranges avec une mise en scène érotique mêlant femme et araignées. De plus, dans un rêve on retrouve souvent des éléments de notre journée ou de notre semaine passée : c’est pour cela que l’on retrouve l’image de l’araignée souvent, que l’on retrouve des personnes qu’il côtoie tous les jours, que l’on retrouve cette fameuse clé de la marque « unica » et que l’on retrouve ce fameux concierge qui ne serait qu’une personne qu’il aurait croisé dans une de ces soirées étranges.

    Voilà, ma théorie est peut être farfelue, je ne sais pas, en tout cas la vôtre est très intéressante et je pense a permis a beaucoup de gens d’apprécier le film qui nous laisse à la fin du premier visionnage un peu pantois.

    Encore bravo pour cet article !

    Publié par kev0073 | septembre 4, 2014, 7:08
    • Bonjour ! Toutes les théories sont bonnes à prendre, même les plus farfelues, donc la vôtre est évidemment la bienvenue. Surtout que personne ne l’a avancée jusqu’ici, en tout cas dans les commentaires de l’article.

      C’est une vision intéressante des choses et qui pourrait tenir la route, vu que les rêves sont effectivement souvent constitués d’éléments réels de notre vie. Néanmoins, comment expliquez-vous alors que dans la réalité, son style (vestimentaire, attitude…) change radicalement entre les scènes avec Mélanie Laurent et celle du club avec l’araignée. Sans compter qu’il ne porte pas d’alliance dans son appartement et bien au club.

      Quoi qu’il en soit, merci pour le compliment ainsi que pour votre théorie qui a le mérite de relancer la réflexion dans une direction pas encore vraiment abordée.

      A bientôt !

      Publié par Wolvy128 | septembre 4, 2014, 7:24
  116. Vous avez raison, encore le côté vestimentaire, attitude pourrait passer puisqu’il se donnerait un genre en quelque sorte mais il est vrai que je n’avais pas du tout penser à l’alliance. Est-ce que seuls les hommes mariés sont accepté dans le club, il est vrai que ce serait étrange.
    Ou alors, la scène dans le club, ferai parti du même rêve que le plan avec le personnage de Sarah Gadon.

    Je pense qu’il sera nécessaire de le revisionner une seconde fois.

    Merci, d’avoir trouvé un contre-argument à ma théorie, chose que les personnes qui ont vu le film avec moi n’ont su faire.

    Publié par kev0073 | septembre 4, 2014, 7:40
  117. Merci beaucoup pour ton article il nous éclairé, mon ami et moi dans notre réflexion intense en sortant de la salle de cinéma.
    Nous étions sur la piste avec pas mal d idées en lien mais tu nous as donné la clef . Merci!
    A bientôt pour une nouvelle énigme cinématographique!
    Chris

    Publié par christelle | septembre 4, 2014, 9:10
    • Merci pour tes remerciements Chris, c’est toujours agréable de voir que l’article a pu permettre aux spectateurs de poursuivre la réflexion en validant, ou non, certaines de leurs interprétations personnelles.

      Publié par Wolvy128 | septembre 4, 2014, 11:04
  118. Bonjour,

    excusez moi mais par apport à la fin du film,je n’arrive pas à comprendre, Adam semble dire après avoir ouvert l’enveloppe « parce que je pense qu’ON devrait sortir ce soir » supposant qu’il emmène sa femme/araignée ce soir hors nous savons ce qu’il se passe dans ces soirées pour les pauvres araignées.
    Bien sur je n’écarte pas une interprétation symbolique et je pense qu’il faut chercher là dedans.

    Publié par Adelaloup | septembre 4, 2014, 10:27
    • Bonjour, vous avez certainement mal compris car il ne dit pas ça à la fin. Il demande à sa femme si elle a quelque chose de prévu le soir car il pense qu’il doit sortir. Ce qui est tout à fait différent.

      Publié par Wolvy128 | septembre 4, 2014, 11:07
  119. et puis je pense qu’il ne faut pas écarter toutes les scènes de sexe avec Melanie Laurent, il y un rapport pas clair, ce n’est pas un couple « d’aimants », Adam/anthony a un rapport très particulier au sexe, quelque chose qui dérange visiblement Melanie Laurent.

    Publié par Adelaloup | septembre 4, 2014, 10:34
  120. Concernant le vrai prénom du personnage, je suis d’accord qu’il s’agit d’Anthony Claire, et Daniel St Claire est son nom d’acteur. Pour moi, c’est un acteur raté devenu professeur d’histoire (qui en tant que professeur a gardé son nom d’anthony Claire mais ce n’est jamais mentionné dans le film). Ainsi, le nom d’Adam Bell (qu’on nous fait croire être le nom du professeur) est pour moi une invention d’Anthony pour son double. Le nom d’Adam Bell est présent dans la base de donnée car Anthony a utilisé un nom d’un de ses collègues et j’aime à penser qu’il s’agit en fait du prénom du mec qui lui conseille le film dans lequel il a joué en tant qu’acteur puisque cet échange a lieu dans la salle de repos de l’université…
    Et selon moi, la scène où on voit Anthony regarder la base des professeurs pour chercher le nom d’Adam Bell est en fait la scène où il « décide » du nom pour son double. De façon chronologique, je pense que cette scène se passe antérieurement à la scène placée juste avant dans le film, qui est celle où Adam passe le coup de fil à Anthony et qu’il lui dit clairement à haute voix son nom « Adam Bell » et juste après Anthony l’écrit sur le papier, ensuite récupéré par Helen. C’est, sauf erreur de ma part, la première fois qu’on entend le nom d’Adam Bell dans le film.

    Publié par Jérémy JRM (@JRM_09) | septembre 4, 2014, 11:42
    • Totalement d’accord, j’ai la même interprétation concernant le nom d’Adam Bell. Je l’ai d’ailleurs exposée à plusieurs reprises dans les commentaires lorsque la question a été soulevée. En revanche, je n’avais ni réfléchi à son origine, ni vraiment fait attention à l’enchainement de séquences que vous mentionnez. Et je dois dire que ça a du sens. Donc merci à vous d’être passé ici livrer votre vision. 😉

      Publié par Wolvy128 | septembre 5, 2014, 12:02
  121. Bonjour,
    Alors je trouve que votre explication est complètement crédible.
    Par contre, je ne m’explique pas la rencontre de la femme enceinte donc la première fois avec le professeur sur le banc.
    Elle a l’air paniquée comme si elle découvrait vraiment le double de son mari.
    Puis elle semble boulversée quand elle retrouve son mari comme si elle avait subit un choc traumatique et lui explique qu’elle a rencontré cette homme qui lui ressemble tant.
    Comment vous rattachez cette scène avec votre analyse que je trouve tout à fait pertinente ?
    Merci.
    Rémi.

    Publié par SMAT | septembre 5, 2014, 3:16
    • Bonjour !

      La scène dont vous parlez a été maintes fois abordées dans les commentaires précédents. Personnellement, j’ai un peu de mal à comprendre ce que vous ne vous expliquez pas dans cette séquence. Du coup, je vais simplement vous livrer mon ressenti personnel, peut-être que ça suffira.

      Pour moi, la femme enceinte est consciente des problèmes de son mari mais elle ne mesure pas tout à fait leur ampleur. Et lorsqu’elle découvre à l’université un homme identique à son mari – mais différent de celui qu’elle a quitté le matin – qui ne la reconnaît pas, elle est extrêmement surprise, voire bouleversée. Ce qui est tout à fait compréhensible. Par la suite, de façon plutôt logique, elle consulte son mari pour lui raconter ce qu’elle vient de vivre afin de voir s’il a une explication, ou tout du moins s’il est conscient de ce qu’il se passe.

      Publié par Wolvy128 | septembre 5, 2014, 4:15
      • C’est là que je ne vous suis pas…
        Comment une femme peut faire semblant auprès de son mari de jouer le jeu de la schizophrénie.
        C’est plutôt le rôle d’un psychiatre !
        Et elle vous me dites enceinte surement plus fragile s’amuse à jouer son jeu et lui dit carrément qu’elle a vu ce mec qui lui ressmble.
        çà me semble un peu capilo tracté.

        Je pense que ce film est plus dans l’univers du fantastique et que l’on ne peut pas justement tout expliqué.
        Il s’agit juste de l’imagination débordante de l’auteur du livre ou de l’histoire qui peut être rapprochée de l’imagination débordante également du personnage.

        Publié par SMAT | septembre 5, 2014, 4:28
        • Elle vient de se rendre compte de la présence d’une autre personnalité chez son mari, normal qu’elle soit déboussolée et qu’elle cherche des explications. Ce n’est que par la suite qu’elle évite de le confronter pour qu’il fasse lui-même le cheminement mental. Elle ne joue pas le jeu de la schizophrénie, elle cherche juste à aider son mari avec les armes dont elle dispose, rien de plus logique.

          Mais à nouveau, ce n’est que mon propre ressenti. Il y a suffisamment de pistes (et de zones d’ombre) pour que chacun puisse se faire sa propre opinion.

          Publié par Wolvy128 | septembre 5, 2014, 4:35
  122. Bonjour,

    J’avais déjà posté un commentaire, trouvant votre analyse très intéressante, comme la vidéo décryptant le film. C’est une bonne clé de lecture du film, même si il resterait à demander au réalisateur ce qu’il a voulu dire et qu’il n’y a pas qu’une vérité.

    Personnellement, je me range à l’idée du personnage unique, même si de nombreux passages restent sujets à interprétation puisqu’on ne sait pas quelle est la part de « réalité » et la part de fantasme. C’est le cas des « rencontres » physiques ou à distance (téléphone) des deux « alters ».
    D’autres passages sont sujets à question comme quand sa femme vient à la fac. Sait-elle qu’il est prof ou le découvre-t-elle ?

    La difficulté dans un film est de savoir qui est le narrateur, quel est l’œil subjectif qui décrit les scènes, en sachant qu’une narration se veut généralement neutre puisqu’on est censé observer de l’extérieur.
    Le postulat de départ auquel j’adhère est que le personnage souffre d’un trouble dissociatif de l’identité. Contrairement à ce que j’ai pu lire, le personnage ne souffre pas de schizophrénie qui se différencie d’un trouble dissociatif de l’identité.

    Cela étant dit, le trouble dissociatif de l’identité (ex personnalité multiple) reste sujet à caution car bien qu’identifié par la bible psychiatrique (le DSM IV), il demeure rare, mal connu et peu diagnostiqué en Europe. Certaines personnes en ayant souffert l’ont pourtant décrit de l’intérieur quand ils l’ont dépassé. Ce trouble semble pouvoir se guérir, là où la schizophrénie ne se guérit pas mais se traite avec des médicaments.

    La narration fait qu’on a du mal à déceler un trouble dissociatif car elle à la fois externe et interne au personnage, ce qui brouille les pistes, surtout avec l’araignée géante au final qui fait un peu grand guignolesque.

    Bref si je trouve le film intéressant et interpellant, sur ce thème, je préfère un Fight Club voire Identity ou Dédales, bien qu’excessifs mais très bien joués.

    Enfin, à noter que les personnalités multiples sont souvent différentes y compris dans l’aspect physique, la voix car correspondant à des fixations à des périodes différentes et parfois lointaines de l’histoire de la personne, ce qui n’est pas le cas là. Même corps, même cicatrice, même voix etc.
    On peut certes accepter le postulat de la rencontre des « alters » car il arrive apparemment qu’une personnalité multiple ait conscience des différents « alters » d’où des problèmes d’hallucinations.
    De là à voir à des araignées symbolisant les femmes, ou même une mère un peu trop fusionnelle…
    Enfin, n’oublions pas que la plupart des personnes souffrant de trouble dissociatif de l’identité a été victime de traumatismes graves dans l’enfance. On n’est pas juste dans un refoulement ou même de symptômes dissociatifs comme dans d’autres troubles. A ce titre, il aurait été intéressant d’avoir des flashbacks sur l’enfance du personnage. On pourrait aussi penser que l’accident a bien eu lieu et que c’est le traumatisme désorganisateur ayant fait cliver le moi du personnage ?

    Toute interprétation reste subjective, comme l’œuvre de l’auteur. Ce film est un mélange de fantastique et de psychologique mais je serais curieux d’avoir l’analyse d’un psychiatre, même si cela reste avant tout un divertissement et pas une thèse psy.

    Publié par Benzo | septembre 6, 2014, 3:40
  123. c’est bel et bien le même personnage qui est décrit dans ce film, il y en a effectivement deux mais il sont dans la tête du même personnage physique qu’interpréte Jake.
    vous avez plein d’élément qui se crée au fur et a mesure et sa femme en donne la certitude tout au long du film.
    regarder bien quand il se fait « appelé » il note une adresse que plus tard sa femme elle même gardera et qui n’est d’autre que son lieux actuel de travail…
    elle se rend compte qu’il est entrein de perdre les pédales et a grande vitesse, lors de l’appel téléphonique quand elle se trouve a la fac quelqu’un répond vous trouver sa cohérent que pile au moment ou l’acteur disparaît a l’intérieur des locaux avec sa main dans la poche quelqu’un décroche au même moment? coïncidence je ne crois pas.. même lors du premier appel a la cabine téléphonique sa femme rigole de sa bêtise quand il dit connaître l’acteur ou aussi quand il dit oui c’est un fan qui m’appel et elle se met a exploser de rire devant lui en lui demandant si il ne se fou pas d’elle ?(car elle sais très bien qu’il n’est pas acteur mais que sans doute il lui ment pour quelque chose de plus grave comme une liaison)
    et l’indice tiré pas une personne saine d’esprit autre que sa femme et sa mère, rapeller vous sa suggestion tu as un bel appartement ( si il y avait deux personnes croyais vous que le premier appart insalubre sans meuble écoeurant fairais bonne figure auprès de sa mère?et même en y jetant un coup d’oeil de plus près l’appartement et presque disposer de la même manière que celui ou il réside avec sa femme, quand il raccroche les deux personnage sorte de la même pièce situé exactement dans deux appartemment différent qui peut être est le même appartement…) en ajoutant arrête de te croire pour un acteur de 3ème zone, les acteur de 3ème zone sont d’autre que des figurant d’ou son image en arrière plan dans le film qu’il visionne.
    la scyzophrénie est une maladie mental ou le contrôle d’une personnalité peut empiété sur l’autre et inversement d’ou l’attirance pour ses jeux sordide de sexe qu’on vois en premier lieux au début du film.
    pour finir sur la fin du film honnêtement l’araignée je n’ai pas d’explication mais quand il voit la clé son côté néfaste reviens au galop et il n’a qu’une envie c’est d’y retourner, ci le personnage n’aurait pas était le même comment serait-il s’y rendre sans adresse communiqué ? une clé ouvre une porte mais pas toute les portes de la ville.

    Publié par lutin | septembre 6, 2014, 6:51
    • regarder la jaquette du film on vois son visage avec la ville qui surplombe son cerveaux avec une araignée dedans comme dit l’expression il a une araignée au plafond lol

      Publié par lutin | septembre 6, 2014, 7:04
  124. Bonjour Wolvy128 et bonjour à tous,

    J’ai vu « Enemy » au cinéma dimanche dernier pour la première fois. Puis je suis venue chercher des pistes de réflexion sur internet car je suis, comme vous tous, ressortie avec beaucoup de questions… Ce qui m’amène sur ce site. J’ai passé plus de 6 heures sur plusieurs jours à lire tous les commentaires… Puis je suis retournée au cinéma jeudi pour voir le film à nouveau. Ce film me hante, me torture et me passionne!
    A la deuxième vision, j’ai d’abord pensé à une amnésie, ce qui amènerait le personnage à essayer de se souvenir de son passé. Mais assez rapidement, j’ai trouvé que ce point de vue ne collait pas. Je dois dire que je suis sortie encore plus perplexe du cinéma la deuxième fois que la première… Ce deuxième visionnage m’a permis de noter des détails, mais pas de mieux comprendre.

    Après avoir laissé tout décanter, voici une piste personnelle : Antony n’aurait jamais été réel, n’aurait jamais existé, mais serait une projection mentale d’Adam qui se rêve un idéal.
    Adam est un homme infidèle (Mary ne serait ou n’aurait pas été sa seule maîtresse, cf ce que dit sa mère « Tu as déjà bien du mal à être fidèle à une femme »), mal dans sa peau (posture, épaules rentrées, dos presque voûté), qui a un problème avec le sexe et la féminité (à cause du rapport qu’il entretient avec sa mère qui ne le traite pas comme un homme, cf Mary dans la voiture « Tu n’es pas un homme » / rapports sexuels qui semblent insatisfaisants). Il se rêve acteur, marié, casé, fertile (Helen est enceinte).

    Le point de départ de ses projections est le visionnage du film conseillé par son collègue « Qui cherche trouve » (et non pas « Quand on veut on peut » comme le disait un autre internaute plus haut). Mais on ne voit pas le film quand il le visionne! On découvre une scène seulement lorsque lui se la remémore (« Les souvenirs sont teintés d’émotions » en voix off au début du film). Du coup, je pense qu’il s’imagine être dans le film, en second plan dans le rôle d’un bagagiste, derrière une femme charismatique qui lui a rappelé sa mère.

    « Tu devrais arrêter de poursuivre le rêve de devenir un acteur de troisième zone », lui dit sa mère. Je ne suis pas sûre de l’exactitude de cette phrase au mot près, mais il me semble bien qu’elle emploie le mot « devenir ». Donc il n’aurait jamais été acteur, mais il aurait fait part à sa mère de ses rêves les plus profonds. Il se projette dans l’homme qu’il aimerait être et fait sa rencontre au travers du personnage qu’il se crée, Anthony. Anthony aimerait exister et prendre la place d’Adam, d’où le pacte qu’il lui propose.

    Adam se met alors dans la peau d’Anthony et suit Mary. Mary ne le remarque pas alors qu’il ne se cache pas. Avec la moto, il va presque lui foncer dessus lorsqu’elle traverse, mais elle ne le voit pas, ne le regarde pas. Pourtant, il est bruyant. Donc je dirais qu’en fait, Adam est bien dans la projection. Il veut séduire Mary en tant qu’Anthony pour pouvoir ensuite la « tuer » symboliquement (l’accident) et pouvoir vivre avec une femme stable représentée par Helen.

    La différence entre Adam et Anthony est si grande que seul un électrochoc pourrait faire changer Adam et l’amener à être celui qu’il rêve d’être. Le moyen utilisé est l’accident qui lui permet symboliquement de renoncer à Mary et tout ce qu’elle représente (infidélité, instabilité, infertilité). Le début de l’accident pourrait selon moi être réel (il aurait réellement eu un accident avec Mary dans le passé mais sans gravité), mais la fin est beaucoup trop « grosse » pour être réaliste (« les souvenirs sont teintés d’émotions »).
    Pendant qu’il vit l’accident en projection, il est sur le canapé avec Helen, assise sur lui (sexe et domination, il se soumet), et il pleure. cette séquence symbolise la transition vers Anthony dans la réalité.
    Il arrive finalement à être un compromis entre celui qu’il est, Adam, et l’idéal qu’il aimerait être, Antony : un homme marié à Helen, fertile (elle est enceinte), mais qui ne serait pas pour autant fidèle (la clé Unica et le retour au club). Professeur d’histoire (« Ça a été à la fac aujourd’hui? ») donc travail stable, et bel appartement (celui de la fin).
    Mais ses problèmes avec sa mère ne sont pas résolus pour autant, d’où la scène finale et le soupir.

    Voilà pour l’interprétation « grossière ». Je ne sais pas ce que vous en pensez ?

    Sinon, j’ai noté des détails que j’ai envie de partager avec vous (dans le désordre, vous m’en excuserez) et que je rattache aussi à mon interprétation :

    – Dans la scène chez la mère, elle est habillée en noir (araignée), et son atelier derrière est très éclairé. Gros contraste avec le blanc en arrière-plan. Le film dans sa globalité a une teinte plutôt jaune. Donc je pense que la luminosité dans cette scène est très importante.

    – Pour les questions sur le message radio après l’accident, ils disent « les autorités de police n’en savent pas plus pour le moment, mais on sait déjà qu’il n’y a qu’un véhicule… ». Ils ne parlent pas de victimes.

    – Il y a très régulièrement des plans qui montrent Adam qui se met les mains aux yeux et se les frotte, comme pour montrer qu’il est dans ses pensées, qu’il se projette, qu’il rêve.

    – Personne n’a mentionné la musique. Elle a son rôle aussi. Elle est toujours du même registre, je la trouve un peu glaciale, lunaire, angoissante. Il y a des séquences musicales qui se répètent (un genre de gong qui symbolise peut-être une rupture dans le mental d’Adam).

    – Après avoir visionné le film « Qui cherche trouve », Adam retourne au magasin de locations de vidéos et demande les deux autres films dans lesquels aurait joué Daniel Claire (le nom d’acteur du personnage d’Anthony). Le premier titre parle de « téléphone » et de « renouveler votre appel » ou quelque chose comme ça. Le deuxième titre, c’est « Le voyageur sans billet » : clandestin, sans identité.

    – Lorsqu’ Adam se rend chez Anthony, on voit deux tours qui ne sont pas carrées, mais esthétiquement belles et ondulées. Ces deux tours rappellent deux jambes de femmes et la scène dans le bus où Anthony « mate » les jambes de Mary + la scène où il marche dans le couloir de l’hôtel et où il suit une femme qui porte des bas noirs il me semble.

    – Anthony en motard symbolise clairement une araignée (le casque est la tête, les bras et les jambes sont les pattes / le blouson de cuir est noir). Il y a plusieurs plans où on le voit prêt à démarrer sur sa moto, comme une araignée prête à chasser sa proie.
    Dans la scène où Adam (habillé en Anthony) rentre à l’appartement d’Anthony après l’accident, il dépose son blouson et son casque sur la table. Et il y a un plan sur cette image. Adam (dans la projection d’Anthony) enlève son costume de prédateur.

    – Au début du film, on parle de « censure », d' »individualité ». Peut-être que Adam qui a une vie un peu bohème, sans attache, qui contraste avec l’homme « parfait » d’aujourd’hui que la société dicte d’être. Les médias nous montrent ce qu’ils veulent et façonnent l’homme social qu’il FAUT être pour réussir etc. Anthony symboliserait cet homme standard, marié, qui va avoir un enfant, qui a un travail qui le rend publiquement connu. N’est-ce pas vers cet homme que tendent les hommes d’aujourd’hui? Peut-être qu’il y a aussi une critique de notre société qui tend à tout standardiser et à nous dicter comment il faut être.

    – Sur le canapé dans l’appartement d’Anthony, Adam est avec Helen. Il n’arrive pas à dormir. Il lui dit « Je suis désolé ». Exactement la même phrase qu’Adam dit à Anthony dans la chambre d’hôtel après qu’il lui ait montré sa cicatrice. Adam dit « Je suis désolé » et il part. Vous remarquerez d’ailleurs que cette scène seule ne nous donne pas de réponse claire à la question « Est-ce que tu as cette cicatrice toi aussi? ». Adam ne répond pas et ne soulève pas ses vêtements. Donc on ne peut que supposer la réponse. A ce moment-là, Adam n’est pas prêt à assumer une nouvelle personnalité en celle d’Anthony.

    – Au début du film, Adam marche dans un couloir sombre en direction de la salle du club où se déroule le rituel de l’araignée. Derrière lui, on peut voir un homme blond (celui que l’on retrouve ensuite dans l’immeuble d’Anthony et dans l’ascenseur). Cette scène est rappelée plus tard dans le film, lorsqu’ Adam arrive dans l’immeuble d’Anthony après le pacte passé et que l’homme blond le laisse passer devant. Ils marchent alors tous deux dans un long couloir, Adam devant, l’homme blond derrière à sa droite à l’écran.

    – J’ai noté la première scène avec Mary. Adam est assis et Mary s’asseoit en face de lui. Elle lui sourit, le regarde attentivement et lui demande « Comment vas-tu? ».

    – J’ai fait attention à la photo qu’Adam regarde dans l’appartement d’Anthony : la femme n’est pas blonde ! Et je ne parviens pas à la reconnaître (Mary ou Helen). On dirait une autre femme.

    – Pour moi il y a vraiment deux séquences clés dans le film : celle où Adam discute avec son collègue en salle de pause et qu’il lui parle du film « Qui cherche trouve ». Cette séquence est le point de départ de toute la quête, projection qui s’ensuite. La deuxième séquence clé est l’accident (vécu en souvenir + extrapolation de l’issue de l’accident) accompagné des pleurs d’Adam qui marquent une rupture et un renoncement.

    – J’ai noté deux plans marqués sur le numéro 74 où se situe l’agence Volga Talent. En cherchant sur internet, voici des significations que j’ai trouvées pour :

    Le nombre 74 :
    « Ce nombre présente un bon potentiel créatif même si le porteur de ce nombre a généralement du mal à exploiter son potentiel à cause d’excès, de mauvais choix, de difficultés ou d’un manque de lucidité. Si l’environnement est favorable et l’état d’esprit positif, la réussite est possible. Sur le plan relationnel, il faut rester prudent et se méfier des propositions ou partenariats douteux. »
    « Représente l’absence de lumière, les ténèbres. »
    « Valeur numérique des mots nuit et roi en hébreu.
    En utilisant la correspondance a=1, b=2, c=3,… z=26, on découvre que les noms de “Jésus” et de “Lucifer” totalisent chacun 74 comme valeur numérique.
    Le nombre 74 est employé 2 fois dans la Bible.
    Le mot démon et le verbe souffrir sont employés 74 fois dans la Bible. »

    (N’oublions pas le choix du prénom : Adam!

    Le chiffre 7 :
    « Vie intérieure. Profondeur d’analyse. Spiritualité. Manque de confiance.
    Le 7 symbolise une transformation après un cycle accompli, suivi d’un renouveau positif. Son symbolisme laisse aller un certain libre arbitre, après la fin d’un cycle réussi. Le 7 symbolise aussi la totalité du temps, de l’espace et de l’univers en mouvement. C’est la culmination après 6 autres passages symboliques. Le 7ème jour, jour où Dieu laisse la responsabilité à l’homme, est aussi une culmination dynamique des 6 autres phases.
    Le 7, entre autres, est un pacte et une totalité humaine, la perfection à une unité. C’est 4 + 3, 4 étant féminin et 3 masculin. Le 7 est une totalité des différents états de conscience, en bien comme en mal. L’homme à la recherche d’une relation avec son créateur, la liaison entre le divin et l’humain. La spiritualité, pouvant être évoquée par silence, mystère, méditation, le monde de la réflexion philosophie ou discussion. Le 3 du monde de l’Esprit s’ajoute au 4, monde de la matière, pour donner le 7. Le 7, c’est le mystique, le penseur, le philosophe, l’homme silencieux et secret. Quelquefois, c’est quelqu’un qui se cache, ou quelqu’un qui se rebelle, le temps de la méditation, de l’étude, de la réflexion et de la solitude ou du repos. »

    Le chiffre 4 :
    « Réalisations concrètes. Stabilité. Sens de l’ordre. Rigide.
    Depuis la préhistoire, le 4 est symbole de solide, palpable et perceptible. C’est un symbole totalisateur. Le 4 est l’archétype du pouvoir totalisateur, qui signifie l’étendue de ce pouvoir en apparence et l’étendue sur tous les actes de leurs sujets, (par ex. en parlant de rois, dirigeants, etc.,). Le 4 se rattache au carré et à la croix. Il symbolise la totalité, du créé, du révélé. En japonais, 4 est synonyme de mort. Ce nombre devrait demander du changement. Il se rattache à l’Univers dans sa totalité, au monde visible et matériel et à l’intégration de l’humain à ce monde. Il organise et représente une force à cette fin. C’est un nombre féminin. Il représente une potentialité, qui vient avec la manifestation du chiffre 5. Le 4, d’après C.G. Jung, se rapporte à la quaternité, le fondement de l’archétype de la psyché humaine, autrement dit, la totalité des processus psychiques conscients et inconscients, condition essentielle pour se rendre compte du reste du monde et de sa réalité. Le 4 est le nombre de la manifestation matérielle, soit la matière, le monde matériel, l’univers créé, la terre, la solidité, la dureté et aussi la limitation, le travail, le travailleur, l’homme pratique, solide, méthodique, ordonné, mais souvent limité. C’est encore le routinier, le maniaque ou la bête de somme, une période du travail, souvent de dureté et de limitation, mais qui permet de construire solidement. »

    – Enfin, l’araignée centrale et omniprésente dans le film, mérite une réflexion poussée.
    Voici un texte intéressant que j’ai trouvé :
    « Cet animal cristallise symboliquement l’angoisse devant le féminin. Ses pattes évoqueraient le souvenir archaïque de la chevelure maternelle ; son abdomen, le visage ; et la bête entière renverrait à une femme cannibale menaçant son enfant de le « manger » de baisers. Quant à sa tendance à s’éclipser aussitôt aperçue, elle rappellerait la peur que tout adulte a pu ressentir nourrisson : celle de la disparition définitive de la mère. La toile, inconsciemment associée à l’hymen, susciterait la crainte de le déchirer ou d’être pris dedans. Installée en son centre, l’araignée évoque la vulve, l’inconnu noir, avec ce que peut avoir d’effrayant, dans l’imaginaire, le sexe dévorant qui retient sa proie. Mais, la vraie panique, c’est lorsqu’elle sort de sa toile.
    Devenue insaisissable, elle nous ramènerait à une vieille angoisse de castration enfouie dans l’inconscient. D’autant que si l’araignée symbolise la mère, impossible de la tuer. »

    Excusez le côté décousu de toutes ces informations, mais c’est tellement dense qu’il m’est difficile de faire autrement.
    Je ne sais pas si vous aurez le courage de me lire en entier, il m’a fallu deux heures pour rédiger cela, mais si vous m’avez lue, je vous en remercie, et je serais vraiment ravie de vous lire en retour pour avoir vos commentaires et impressions !

    Bonne journée.

    Publié par D-Rose | septembre 7, 2014, 10:48
    • Bonjour D-Rose ! Votre commentaire est effectivement très dense mais rassurez-vous, je l’ai lu dans son intégralité. 😉

      Concernant votre interprétation, j’avoue que même si vous expliquez très bien votre vision, je n’adhère personnellement pas trop à la théorie du rêve. Je trouve en effet que beaucoup d’éléments s’y opposent, ou tout du moins prêchent davantage pour une autre explication. Ainsi, où placez-vous la scène du club dans votre analyse? Et comment l’interprétez-vous? S’imagine-t-il simplement être Anthony à cet instant? Ça me semble un peu léger vu l’importance de la scène par rapport à la séquence finale. Et pour la séquence finale justement, comment considérez-vous les éléments de répétition (coup de téléphone, femme nue) qui font échos aux déclarations du prof au début du film si c’est un rêve? Enfin, de manière plus globale, je trouve que la femme enceinte est grandement responsable de l’état psychologique défaillant du personnage. Il me semble donc important qu’elle soit réelle car le propos du film tourne en partie autour de ça. C’est un des éléments déclencheurs de sa condition. Et puis si toute cette partie est rêvée, je ne vois pas en quoi Mary représente l’infidélité, ni même l’infertilité, puisqu’il n’est alors pas marié. Bref, tout cela pour dire en finalité que même si votre interprétation peut tenir la route, beaucoup d’éléments du film vont dans le sens d’un trouble psychologique du personnage, et assez peu laissent présager d’un éventuel rêve.

      Quant aux différentes remarques que vous faites, elles sont très appréciables car c’est le genre d’informations, ou de détails, qui peuvent pousser à revoir le film avec un autre regard. Dans une optique de réflexion, c’est parfait ! Donc merci pour ça, je pense qu’elles serviront à beaucoup de spectateurs.

      Publié par Wolvy128 | septembre 7, 2014, 3:49
      • Bonjour Wolvy128,

        Merci pour votre réponse et excusez la mienne qui arrive tardivement.

        Je ne parlerais pas de rêve, mais plutôt de projection mentale ou de visualisation.
        La scène où Adam se rend dans le club n’est pas réelle selon moi. La clé symboliserait l’accès à ses fantasmes les plus inavoués. Le club est l’expression de ses fantasmes et désirs refoulés. La scène où un talon de femme s’apprête à écraser une araignée symbolise l’homme (le phallus) qui tue la mère : cela ne me parait pas être une scène réaliste, mais au contraire une manifestation très imagée et symbolique des pulsions provenant de son subconscient.

        Ci-dessous deux extraits de textes issus de recherches sur Internet sur la symbolique très forte de l’araignée :

        « L’araignée apparaît comme ayant la signification d’un symbole maternel. La mort particulière –l’écrasement- s’explique par la théorie sadique du coït. D’ailleurs certaines rêveries du patient culminent dans l’écrasement d’une foule d’êtres. Par association le long balai prend la signification d’un symbole phallique de sorte que le souhait latent de tuer sa mère dans le coït apparaît clairement. »

        (On notera que lors de ses ébats, Adam ne semble jamais atteindre le coït, ce qui confirme sa dépendance à sa mère et confirme la théorie selon laquelle il est nécessaire pour lui de la tuer symboliquement dans ses projections mentales)

        « J’ai noté des choses avec lesquelles l’araignée pouvait avoir une analogie, de par elle-même ou de par sa toile.
        Une cathédrale, vue de dehors, ça ressemble à une araignée (et ça a déjà été comparé comme tel), avec de nombreuses pattes et un gros corps. La toile fait aussi penser aux ramifications et au système centralisé de l’Eglise.
        Or l’Eglise c’est une forme de mère.
        Ensuite, tout ce qui a des fonctions dépendantes d’un pouvoir central rappelle la toile et l’araignée : l’Etat, l’Armée… Toutes ces choses sont souvent comparées à la mère : la mère patrie, l’état protecteur, être dans le giron de l’armée, etc.
        Avoir peur d’une araignée en rêve (et probablement dans la vie), c’est peut-être avoir peur de toutes ces choses qui sont beaucoup plus puissantes que nous, puisqu’elles sont collectives et qu’elles exercent à la fois un pouvoir protecteur, et peuvent aussi paraître emprisonnantes pour qui ne les accepte pas complètement.
        C’est pourquoi à mon sens le fait de rêver d’écraser une araignée, peut exprimer selon le cas une volonté plus ou moins consciente de se libérer du giron maternel. »

        Pour moi, les coups de téléphone de la mère sont bien réels et prouvent son côté envahissant, omniprésent qui est très lourd de conséquences dans le psychique d’Adam et dans la construction de sa personnalité masculine, de sa virilité.
        La femme enceinte représente et symbolise la mère, la maternité sous une autre forme que sa propre mère. Pour moi, la mère d’Adam est grandement responsable de ses difficultés à être un homme et à s’assumer comme tel (rapports insatisfaisants, posture, instabilité avec les femmes…). D’ailleurs, il est intéressant de noter qu’Adam a une vie professionnelle stable (professeur d’histoire), mais une vie relationnelle instable. Pour le personnage d’Anthony, c’est le contraire. N’aspire-t-on pas souvent à ce que l’on n’a pas ?

        Si Anthony et Mary étaient réels, je trouve un peu radical de quitter son job d’acteur pour devenir professeur d’histoire dès l’annonce de sa grossesse (6 mois auparavant) ! D’autant qu’être professeur d’histoire ne s’improvise pas !

        Le fossé entre Adam et Anthony me parait tellement grand que je ne vois pas non plus comment une personne pourrait changer à ce point radicalement de look, de job, de posture, de personnalité en 6 mois de temps !

        Mary est pour moi un personnage en opposition à Helen (personnage « virtuel » qui ressemble d’ailleurs grandement à Mary physiquement) et permet d’accentuer encore davantage certains points et thèmes essentiels du film : la maternité, le rôle de la mère et les dégâts psychiques qu’elle peut causer, l’acceptation de la virilité pour Adam, l’abolition de la dictature de sa mère.

        La mère dit à Adam : « Tu as déjà bien du mal à être fidèle à une seule femme ». Pour moi, Mary ne serait pas la seule femme qu’il fréquente. Mary représente l’infertilité d’Adam (absence de coït, donc absence de paternité, de maturité et de détachement de sa mère).

        Effectivement, pour moi aussi, Adam présente de forts troubles psychologiques, psychiques liés à l’absence de père et au rôle de la mère, ce qui explique sa difficulté à s’affirmer et à vivre une vie à la hauteur de son idéal (projections mentales, visualisations dans le personnage d’Anthony).

        Excusez-moi si mon texte est un peu décousu, mais j’ai essayé de répondre à tous les points que vous abordez.

        Merci de m’avoir lue et j’attends vos prochains commentaires si vous en avez 🙂

        Publié par D-Rose | septembre 27, 2014, 3:45
  125. Bonjour. Je tien tout d ‘abord à vous remercier pour cette analyse. La première fois que j’ai vu le film, j’ai eu beaucoup de mal a m ‘endormir puisque je n’avais pas la réponse à ttes les hypothèses auxquelles je pensais.

    Après ce deuxième visionnage, j’ai encore plus apprécié ce film. Par contre même si je vous rejoins complètement concernant l’analyse du film, j’ai tjrs une interrogation sur cette fameuse scène ou le personnage de Mélanie Laurent est apeuré par la découverte de la trace de la bague de fiançailles de ce double maléfique irréelle du personnage de Jake Gyllenhaal, si quand on le voit sous ça forme réelle (prof d’histoire) tromper ça femme avec Mélanie au début du film, comment expliqué qu’elle n’ai jamais remarqué qu’il était marié ? Puisqu’il a forcément une bague de fiançailles car on voit à la fin que ca femme porte une bague de fiançailles !!!

    Je vous remercie de pouvoir m’aiguiller sur ce sujet car c’est un des derniers détail qui me chagrine ! Je trouve d’ailleurs bizarre que vous n’évoquiez pas cette événement du film qui pour moi me semble primordiale ???

    Cordialement,

    Thomas

    Publié par Pelletier | septembre 9, 2014, 1:55
    • Bonjour Thomas ! Il y a tellement d’éléments importants dans le film que j’ai volontairement choisi lors de la rédaction de l’article d’aller à l’essentiel, et donc d’en occulter certains. Je voulais que l’article soit accessible et puisse permettre au plus grand nombre d’y voir plus clair, quitte à laisser certaines scènes un peu inexpliquées. Les commentaires étant là pour pouvoir développer certaines scènes précises et y réfléchir ensemble. 😉

      La question que vous soulevez a déjà été abordée dans les messages précédents mais j’avoue pour ma part ne pas avoir une explication catégorique à donner. Toute la partie de la dispute avec Mary est une partie imaginée selon moi vu que le personnage ne peut pas physiquement se trouver à 2 endroits différents (il est déjà dans la maison avec la femme enceinte). Personnellement, j’interprète toute cette séquence comme une façon pour le personnage de se débarrasser une bonne fois pour toute de la partie néfaste qui sommeille en lui, la partie infidèle et narcissique. Il lutte intérieurement contre ses démons. Le conflit est donc en quelque sorte amené par lui pour provoquer la confrontation, puis la destruction. Du coup, la marque de l’alliance n’est qu’un prétexte à la dispute, rien de plus. En pratique, on pourrait même imaginer qu’il prend d’habitude des précautions pour dissimuler la marque, mais pas cette fois.

      J’espère que cela répond à votre interrogation même s’il ne s’agit que de ma propre vision des choses.

      Publié par Wolvy128 | septembre 9, 2014, 2:29
  126. Très belle critique, à la hauteur de ce magnifique film!!!
    Je rajouterais juste, si cela n’a pas déjà été mentionné (désolée, je n’ai pas pu TOUT lire), que le sourire de Jake lors de la scène finale de l’araignée peut, en plus de s’expliquer par le fait qu’il comprenne que le schéma se répète indéfiniment et qu’il n’y peut rien, que l’histoire n’est finalement, comme il le rappelle à ses élèves dans les scènes de cours au début du film, qu’un éternel recommencement la première fois, mais également, selon Hegel une « farce ». L’idée de la farce serait donc une explication possible à son rictus….

    Publié par Gaëlle | septembre 9, 2014, 11:01
  127. Chouette article !
    J’aime ce genre de films, c’est comme dérouler une pelote de laine ou faire un rubik’s cube. C’est complexe mais il y a toujours des explications selon une certaine logique.

    Mais je ne comprends pas une partie de votre article. Vous partez du principe qu’il n’y a qu’un seul et même personnage et je suis d’accord.
    Extrait  » Plus tard, dans le lit avec sa femme, cette dernière semble remarquer quelque chose d’inhabituel et lui demande s’il a passé une bonne journée à l’école. Ce qui va dans le sens de l’idée selon laquelle il est bien professeur d’histoire et qu’elle est parfaitement consciente de sa condition. En effet, au lieu de le confronter directement, elle joue le jeu pour qu’il fasse lui-même le cheminement mental. Malheureusement, il ne se souvient pas et ne voit pas de quoi elle parle.  »
    Selon moi, dans cette scène il cache son identité (la réelle en fait) du fait de l’échange demandé par son double. Ce n’est pas un oubli mais un jeu ou un délire….

    Publié par Mac Aronade | septembre 10, 2014, 11:48
    • Le fait est qu’il ne se souvient pas d’avoir rencontré la femme enceinte à l’école lorsque cette dernière le questionne. Ce qui est certainement dû à son délire psychologique, effectivement, mais je ne vois pas où est le problème.

      Publié par Wolvy128 | septembre 10, 2014, 2:57
  128. Très sympa ton analyse que je suis presque totalement. Je dirais qu’il y a d’autres pistes (désolé je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires, donc ça à peut être déjà été dit)
    1° l’affiche (la plus simple) : http://www.slate.com/content/dam/slate/blogs/browbeat/2011/09/29/hugo_chavez_caption_contest/Enemy_Poster.jpg.CROP.promovar-mediumlarge.jpg
    2° les plans avec Mary sont tous la nuit sauf… quand ça se termine, juste avant l’accident (de mémoire). Du coup le parallèle parait évident une fois qu’on commence a faire naître l’idée du dédoublement de personnalité.
    3° le plan ou il suit Mary et l’espionne au boulot marche bien pour nous embrouiller mais … comme le coup du téléphone de sa femme enceinte, je trouve ça un peu « facile ». Mais j’avoue que ça m’a bien embrouillé au début.
    4° idem pour le coup de l’alliance… Genre, Mary ne l’avait jamais remarqué. Comme si une femme ne faisait pas attention a ce genre de détails ^^

    Ah oui et les araignées, c’est symbole fort d’un dérangement mentale, comme les cafards aussi, ou les chenilles.

    Publié par ikar456 | septembre 10, 2014, 10:48
  129. Bonjour,

    Tout d’abord j’ai lu environ la moitié des commentaires alors peut-être que le mien sera répétitif. Je m’en excuse si c’est le cas.

    En ce qui me concerne je n’avais vraiment rien compris au film. Arrivé environ à la moitié du film, constatant qu’il n’y avait pas de réel rebondissement on d’amorce d’explication concernant son double, j’ai fini par me dire qu’il s’agissait d’un grand délire de la part du personnage principal et que le double n’existait pas. Mais alors à savoir qui était le vrai ou le faux des deux et la cohérence du film …
    C’est donc avec attention et plaisir que j’ai lu ton explication qui m’a beaucoup éclairée.

    Pour la question de la symbolique de l’araignée : la gigantesque araignée qui surplombe cette ville très étrange, est une sculpture de Louise Bourgeois intitulée « Maman », ce qui a déjà été mentionnée et est affirmé par le réalisateur. C’est pourquoi je suis du côté de cette interprétation qui consiste à assimiler le symbole de l’araignée à la mère. Il est en effet admis en psychanalyse que le symbole de l’araignée fait référence à la mère. Les commentaires sur le fait que la femme enceinte devient une araignée me semblent très pertinents, tandis que la maitresse n’est jamais assimilée à l’araignée (me semble-t-il). Par ailleurs, en psychanalyse il est admis que la mère est le premier modèle de La Femme. Toutes les autres seront des déclinaisons ou en tous cas ne seront envisagées que par rapport à ce premier modèle. C’est pourquoi j’admet que par extension on puisse assimiler l’araignée à toutes les femmes. Mais il s’agit initialement de la mère.

    Ensuite, plus je lis les commentaires et plus je suis embrouillée. Je fini par penser que le film n’a pas de solution au sens ou des films comme « Memento » ou « Fight Club » en ont une. Je crois plutôt que le réalisateur nous présente plusieurs pistes contradictoires les unes avec les autres. Ce qui va dans le sens de son affirmation selon laquelle le film serait un voyage dans le subconscient. Le subconscient (je préfère le terme d’inconscient mais bon …) ne se décrypte pas de façon unilatérale. Il est constitué de désirs, de mémoires, d’impressions, de peurs, d’angoisses … tout cela entrant en contradiction. Et je trouve que le film rend très bien compte de tout cela. C’est pourquoi je pense qu’il y a des scènes qui se sont déroulées dans le passé ou, peut-être, une reconstitution du passé par le personnage principal.
    Cet Anthony et cet Adam, même si tu admets que le personnage réel est Anthony, ce qui me semble tenir debout, plus j’y pense et plus je me demande si ce n’est pas Adam le personnage réel, enfin je ne sais plus trop. La confusion est là. Et cette confusion n’est pas là pour nous envoyer sur une mauvaise piste, je ne crois vraiment pas. Elle est là parce-que le film traite de ça. De cette confusion que vit le personnage. Adam est aussi réel qu’Anthony. Enfin franchement, il n’a rien de bandant cette Adam ! Pourquoi s’inventer un personnage aussi insignifiant. Anthony ressemble plus à l’alter ego qu’on serait enclin à s’inventer, un genre de Mr Hyde. C’est pourtant Adam qui a une maitresse et l’autre une femme. Ce qui finalement fait sens, puisque justement le film traite de ces contradictions présentes dans l’inconscient.

    Je ne sais pas si j’ai été très claire. Pour résumer, je ne crois pas qu’il y ai un solution à trouver, une énigme à résoudre ou un puzzle à reconstituer. Je pense que le film est volontairement déroutant et surtout contradictoire et énigmatique, comme l’est l’inconscient.

    Ce qui n’enlève rien au plaisir et au désir d’essayer de le décoder et surtout ce qui en fait toute la richesse et le génie, qu’on puisse en discuter indéfiniment sans jamais parvenir à l’expliquer entièrement. Un très bon film en somme.

    Publié par Bougheroumi | septembre 12, 2014, 6:39
    • Bonjour, aucun problème si ton message aborde des points déjà évoqués précédemment. Avec autant de commentaires postés sur l’article, je conçois bien que les lire tous prendrait un temps considérable.

      Il est vrai que même si on peut s’appuyer sur certains éléments pour renforcer l’une ou l’autre théorie, il est très difficile d’apporter une réponse catégorique à l’ensemble. Les pistes sont nombreuses et, comme tu le dis très justement, le sujet du film veut que tout cela soit un peu confus. Proposer un décryptage unilatéral est donc très difficile, voire impossible. Néanmoins, en ce qui me concerne, ça ne me dérange pas de ne pas avoir de réponse ultime du moment qu’il y a tout de même des clés d’interprétation. Quant au personnage, j’avance que le vrai est Anthony car c’est comme ça que sa femme enceinte l’appelle tout du long mais ce qui le compose est effectivement une combinaison des deux versions.

      Quoi qu’il en soit, merci pour ton message, je te rejoins pas mal. Et je te rassure, c’était très clair ! 😉

      Publié par Wolvy128 | septembre 12, 2014, 6:57
  130. Je viens d’aller voir Enemy ce soir, et j’en suis sortie en ayant absolument rien compris …
    Je tiens donc à vous remercier infiniment pour cette analyse qui a largement éclairée ma lanterne, je déteste ne pas comprendre un film ! Cet article est vraiment très intéressant, merci encore !

    Publié par Mari0le | septembre 14, 2014, 1:28
  131. Bonsoir,

    Je viens de voir le film et je suis en pleine réflexion. Votre analyse m’a beaucoup aidée. Merci beaucoup de l’avoir partagée. Elle est vraiment bien écrite et vous justifiez le tout avec des scènes du film ce qui rend votre explication encore plus convaincante. J’ai lu certains commentaires et je suis très agréablement surprise qu’autant de gens soient touchés par ce film. J’avais l’impression que c’était un film trop « intellectuel » pour notre société actuelle. (Quand je dis intellectuel ce n’est pas péjoratif, bien au contraire ce film excelle. Néanmoins j’ai l’impression que les gens préfèrent rester à la surface plutôt que d’aller plus loin.)

    Malgré votre explication il y a un point que je n’arrive pas a comprendre, je voulais avoir votre avis. J’espère que quelqu’un n’a pas posé la même question, sinon désolée de vous le faire répéter. Comment expliquer le fait que le personnage découvre son « double » grâce à la conversation qu’il a eu avec un inconnu -me semble t-il-, lorsqu’il lui donne le titre d’un film comique à visionner ? En fait j’ai peut être compris en l’écrivant. Cette conversation était dans son subconscient et il veut se dire que c’est un acteur qui a du succès vu que quelqu’un lui propose un film où il joue ? Finalement je retire ma phrase « En fait j’ai peut-être compris ». Besoin de votre fine interprétation. 🙂

    Une dernière chose pourquoi dans les synopsis du film ils qualifient la femme enceinte, et juste cette femme, de « maléfique » ? N’y a-t-il pas un lien en rapport avec le contrôle, entre cette femme et le fait que ce soit elle l’araignée géante dans la scène finale ? Pourtant cette femme enceinte ne m’a pas parut « sombre ». De plus l’araignée ne m’a pas parut effrayé par Anthony. J’ai peut-être mal regardé. Ou bien c’était une représentation générale de la femme et non de la femme enceinte pour l’araignée finale ?

    J’espère que j’ai réussi à être claire et à bien m’exprimer. Soyez indulgent je suis jeune et il est tard. :p

    En tout cas merci.

    Publié par Nina | septembre 14, 2014, 1:39
    • Bonsoir Nina, et tout d’abord merci d’avoir pris le temps de vous arrêter ici à une heure aussi tardive. Rassurez-vous, votre message est clair. 🙂

      Concernant votre question, je ne pense pas qu’elle ait été abordée précédemment. En tout cas pas directement dans ses termes. Et pour vous livrer mon propre ressenti, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une scène imaginée pour le coup, rien ne le laisse présager en tout cas. Pour moi, le collègue qui lui conseille le film l’a très probablement reconnu dedans, tout simplement. C’est pour ça qu’il en parle avec un air amusé, voire moqueur. Et pour le personnage, c’est en quelque sorte l’élément déclencheur du parcours que l’on connaît.

      Quant à votre remarque, je ne pense pas que le synopsis soit forcément révélateur de quoi que ce soit. Mais il est clair que la femme enceinte représente pour le personnage la perte de contrôle et de liberté.

      Publié par Wolvy128 | septembre 14, 2014, 3:08
  132. Bonsoir,

    Merci pour cet article très clair. Je pense que ta version est la bonne, en tout cas c’est celle qui explique le mieux ce film, et j’ai bien envie d’y croire! Mais il y a juste un truc qui me gêne : pendant la conversation avec sa mère (si je me rappelle bien), elle évoque, je ne sais plus dans quels mots, qu’il n’arrive pas à se poser avec une seule femme. Avec une femme enceinte de 6 mois, sa mère serait quand même au courant non? Peut être que je me trompe carrément, mais ça me tracasse!

    Publié par BenHarper | septembre 15, 2014, 1:32
  133. En fait anthony est le personnage réel du film’ il a une vie routinière’ il est professeur a l université’ sa femme c mary enceinte’ il a ete infidele il a un bel appartement’ ses relations avec sa femme , la conversation avec sa mere revele tout le mystere, en fait anthony a des fantasmes avec melanie laurent, sa maitresse a un moment donne , il fantasme sexuellement avec elle il reve qu il est acteur de film, pleins d assurance. Anthony est un pervers sexuel, il assiste a des soirees morbides confere fin du film. Le declencheur de ces fantasmes l araignée.

    Publié par bitton | septembre 15, 2014, 9:51
  134. Bonsoir,
    heureux d’être tombé sur ce blog car je me suis retourné le scénario maintes fois dans la tête pour en comprendre la finalité… je pense que votre analyse tient la route et que vous avez réussi à décrypter ce qu’à voulu nous raconter D.Villeneuve.
    merci pour votre travail !

    Publié par Pascal Plançon | septembre 19, 2014, 8:48
    • Bonsoir ! Je ne sais pas si j’ai réussi à décrypter ce que Villeneuve a voulu raconter (ce serait un peu prétentieux de ma part de le prétendre) mais c’est en tout cas comme ça que j’ai compris, et ressenti, le film. Content que l’analyse vous plaise en tout cas, c’est l’essentiel. 🙂

      Publié par Wolvy128 | septembre 19, 2014, 9:00
  135. Analyse extrêmement intéressante qui rend le film bien moins hermétique qu’il n’y paraît au premier abord.
    Au cours du film j’avais commencé à développer la théorie selon laquelle le spectateur n’a pas affaire à deux personnes mais bien une seule. Plusieurs éléments semblaient en attester : le jeu permanent des miroirs (énormément de scènes sont filmées dans un miroir, certaines le sont même d’entrée de jeu et ce n’est que lorsque la caméra tourne qu’on se rend compte qu’elle filmait un miroir), l’ambiguïté savamment entretenue de certaines scènes (le professeurs passe hors champ AVANT de répondre au téléphone), etc. Mais quelque part j’ai lâché l’affaire en cours de route, notamment lorsque les deux incarnations du personnage se rencontrent dans la chambre d’hôtel. Au final le film n’a du sens que si l’on suit cette théorie de double personnalité ; à défaut, c’est une histoire banale de deux types qui vivent leur vie, et qui échangent leur femme… d’où un premier sentiment d’incompréhension et même de rejet en ce qui me concerne.

    Publié par Pyrargue | septembre 21, 2014, 10:25
    • En ce qui me concerne, je ne pense pas qu’une compréhension totale soit nécessaire pour apprécier le film (j’ai personnellement pris énormément de plaisir au premier visionnage alors que beaucoup d’éléments m’échappaient) mais je comprends néanmoins votre sentiment de rejet. Devant autant d’incertitudes, il est parfois difficile de se laisser emporter. Ou tout simplement de trouver de l’intérêt.

      Publié par Wolvy128 | septembre 21, 2014, 1:12
  136. Merci pour votre article très intéressant, je vois que je ne suis pas la seule à m’être pris la tête pendant des heures après le visionnage de ce film. J’ai pas lu tous les commentaires peut être en à t-on parlé (désolée si c’est la cas) mais Bell est un programme de bienfaisance canadien « dédié à briser le silence entourant la santé mentale et à financer des initiatives » allant dans ce sens. Le nom de Bell n’a pas anodin.

    Publié par Cilou | septembre 21, 2014, 1:14
  137. Article au top !

    Publié par Eve | septembre 23, 2014, 12:02
  138. J’ajouterais simplement que je pense qu’il possède deux appartements.
    L’appartement lugubre lui servant pour ses infidélités et pour que Mélanie Laurent le croit célibataire.
    On peux d’ailleurs constater que l’appartement est très peu aménagé.
    Cela participe aussi à renforcer son trouble de la personnalité!

    En tout cas, merci beaucoup pour cette explication, elle fait entrer le film dans une tout autre dimension!

    Publié par Eve | septembre 23, 2014, 12:09
  139. Très bon article, bravo, j’aime beaucoup ton analyse et celles des autres personnes aussi d’ailleurs. Je n’ai vu le film qu’une seule fois pour l’instant et il faut absolument que j’aille le revoir une deuxième fois pour bien appuyer mon point de vu, bref j’ai, il me semble déceler un détail, qui peut être faux, et qui n’as pas été signaler jusque la, donc il peut être faux, et peut être même inutile d’ailleurs. Je suis donc d’accord avec le fait que Adam et Anthony sont bien une seule et même personne, plusieurs détails le prouve bien, et j’en arrive donc à ma potentiel preuve supplémentaire qui est le téléphone… Anthony n’utile pas de téléphone portable, seulement le fixe de son appartement me semble t-il, alors qu’Adam lui a un portable ET je crois que Mary (la femme d’Anthony) utilise ce même (celui d’Adam) pour s’éclairer durant la nuit pour fouiller les poches de son mari!
    Donc voila c’est simplement un détail, comme dis peut être faux, peut être inutile mais dont j’aimerais avoir une réponse! Merci d’avance!

    Publié par NoiB | septembre 26, 2014, 12:33
    • Si tu parles de la femme d’Anthony, je suppose que tu veux dire Helen alors? Car Mary (jouée par Mélanie Laurent) est la petite amie d’Adam. Quoi qu’il en soit, ce détail n’a pas encore été signalé, donc merci pour cette précision. Si cela se vérifie, il s’agit effectivement d’une nouvelle preuve au fait qu’il n’existe en fait qu’un seul personnage. Personnellement, je n’ai malheureusement pas toutes les séquences en tête pour en attester mais ça me semble tout à fait possible à première vue. N’hésite pas à revenir le confirmer si jamais tu as l’occasion de le vérifier lors d’un nouveau visionnage. Merci encore ! 😉

      Publié par Wolvy128 | septembre 26, 2014, 2:17
  140. Tout s’éclaire, merci ! Et j’ai bien envie de lire le livre du coup.

    Publié par Flo | septembre 26, 2014, 6:32
  141. Bonjour et merci pour votre article.
    Je me laisserai bien aller à une interprétation du film qui va dans votre sen, cependant, quelques éléments me trouble pour se faire (je ne parviendrai pas à les détaillés tous, seulement un me reste en mémoire).

    Ainsi, lorsque le professeur d’histoire Adam se rend dans l’appartement de l’acteur en essayant d’endossé la personnalité d’Anthony, il est aidé par le concierge qui doit lui ouvrir la porte de son appartement, Adam prétextant que sa femme n’est pas là pour lui ouvrir et qu’il a oublié ses clefs. En sortant de l’ascenseur, le concierge laisse poliment celui qu’il pense être l’acteur prendre le devant de la marche. Alors, Adam apparaît ostensiblement troublé par le fait qu’il ne sait pas à quelle porte il doit s’arrêter et n’étant pas l’homme qui vit dans cet appartement. Or, dans la perspective ou Adam et Anthony serait la même personne, Adam devrait savoir ou s’arrêter. Le fait est qu’il va légèrement trop loin et revient sur ses pas lorsqu’il est interpellé par le concierge. Pour ne pas infirmer votre théorie, il est possible de justifier cela par le fait que lorsque Anthony incarne l’une de ses personnalité, son subconscient lui fixe des barrières au point qu’il puisse oublier ou il vit. Cela me semble juste légèrement excessif à première vue.

    Publié par Florian | septembre 28, 2014, 12:17
    • Bonjour, je comprends parfaitement ce que vous voulez dire mais ça ne me semble pas excessif en ce qui me concerne. Je trouve en effet logique et cohérent qu’il laisse enfoui ce qui caractérise son autre personnalité car c’est justement pour se soustraire à la réalité qu’il en est venu à souffrir de troubles psychologiques. Sinon, ce serait juste un rôle qu’il joue. Or, les exemples sont nombreux où il ne se souvient tout simplement pas de faits relatifs à son autre personnalité. Je pense par exemple au fait qu’il ne se souvient pas qu’il est marié à une femme enceinte. Pas plus qu’il ne se rappelle le réel appartement dans lequel il vit, ni même la profession d’acteur qu’il a exercé. Ou encore tout simplement qu’il aime les myrtilles.

      Publié par Wolvy128 | septembre 28, 2014, 1:00
  142. Bonjour ^^ Marrant que personne n’est discuté (je n’ai pas tout lu donc peut être fais je une gaffe^^) des cicatrices sur l’abdomen ! il me semble qu’elles sont chacune d’un côté différent, ce qui donnerait l’idée de frères siamois. Il y a énormément de symboles dans ce film, d’images récurrentes (l’araignée), d’indices laissés par ci par là comme les lunettes présentes chez Anthony. Mais peut être que tout cela est posé dans le film pour que vous soyez amener à partir dans des interprétations délirantes et fausses et que le simple fait de voir une araignée à la fin du film, vous incite à vous détournez de ce qui parait évident. L’histoire est peut être toute simple, il y a 2 personnages, l’un violent, infidèle et « stupide », l’autre, cultivé, effacé et ces personnages sont en fait des siamois séparés à la naissance par cette mère qui semble tout de même assez étrange et qui connait un acteur « soit disant » de troisième zone. La femme d’Anthony, n’a pas besoin de voir la cicatrice inversé d’Adam dans le lit, il lui suffit d’entendre la bienveillance et l’intérêt de celui ci pour comprendre qu’il s’agit d’Adam (elle a été troublé par La ressemblance d’Adam à la fac mais pas seulement par la ressemblance mais aussi par son côté « humain » soucieux et empathique). Elle ne réagit pas violemment car elle a toujours souhaité avoir ce type d’homme à ses côtés. Quand à Adam, il voit en elle une mère (enceinte d’un presque « lui ») de toute beauté, mystérieuse et très attirante. Sa vie de professeur l’ennui et l’opportunité est trop grande, il la saisit mais à la fin les vieux démons d’Anthony son frère le gagnent lorsqu’il s’empare de la clé ! La curiosité est trop grande …Bon je sais je suis basique et mon verbe n’est pas des plus beau mais je voulais apporter ma pierre à l’édifice. Bien le bonjour chez vous 🙂

    Publié par Phenryl | septembre 30, 2014, 5:00
    • Bonjour Phenryl, et merci pour votre intervention. Le sujet des cicatrices a déjà été abordé dans les commentaires précédents, vous avez certainement dû passer à côté au vu de la grande quantité de messages postés. Par contre, l’idée des siamois avait été éliminée si je me souviens bien, la cicatrice étant justement identique chez les deux versions du personnage. Sans compter que beaucoup d’éléments du film, dont la discussion avec la mère, invalide totalement la possibilité qu’ils soient frère.

      Publié par Wolvy128 | septembre 30, 2014, 2:33
  143. Tout d abord bravo wolvy, ce blog de commentaire sur enemy est top! J adore ce type de film dc j ai éte ravi de lire autant de commentaires. Je suis en gros d accord avec ce qui a été dit mais je voudrais rajouter non pas ma vision du film mais qqes remarques:
    – pour moi une preuve irrefutable qu il n y a qu un personnage est…la barbe et la coupe de cheveux! Même des jumeaux ou des clones qui ne se seraient jamais croisés n aurait pas exactement la même coupe. Je pense que le choix de la barbe pour le personnage n est pas anodin.
    – je pense avoir peu lu de commentaires sur la police du titre. Pourtant là encore le N « different » est une sorte d ombre de N ou de N face a un miroir et opposant 2 memes lettres! Comme 2 facettes d une meme personne.
    – ensuite les myrtilles que l un aime et pas l autre. Je dois etre tordu mais c est myrtilles m ont fait pensé a des yeux d araignee…que l un aime et pas l autre.
    – a propos, la aussi je dois etre tordu mais l araignee re represente pas le sexe feminin (comme le serpent le sexe masculin)?
    – je pense egalement qu une des scenes clés est le déclencheur de toute cette histoire : celle ds la salle des profs. C est a partir de là que la recherche commence. Je pense d ailleurs que le nom emprunté est celui du prof. Le fait que les titres de films représente qqchose me font penser que ces films n existent pas…
    – du coup j en viens a ma derniere remarque mais la + importante: je n ai vu qu une fois le film mais en le voyant j ai ressenti 2 types de scenes: celles plausibles dans la reaction des personnages: avec la femme enceinte, la maman, en cours, a la reception, avec le gardien, ou méme seul le soir…et celles ou je sentais que ca collait pas avec la réalité: toutes les scenes d appart avec melanie laurent qui a l air d un fantome(pas de conversation, pas d action, meme le sexe est bizarre), et toutes les scenes ou il voit une araignée. Du coup je me dit que ttes ces scenes bizarres se passent ds sa tete et les autres non. Ces scenes seraient peut etre bien passé mais réinvente par lui suite a la mort de sa maitresse et a l annoce du bebe…bon, ce n est qu une impression, je dois vite le revoir!

    Publié par sebbb | octobre 1, 2014, 9:18
  144. Moi je pense que c’est le T-1000 qui se fait passer pour Anthony ! Et tac

    Publié par Dan | octobre 8, 2014, 12:44
  145. Mon interprétation pendant et juste après avoir vu le film:

    La première séquence: Observations:
    -deux femmes, dont une enceinte.
    -deux cris: un de plaisir et un de mal.
    -une araignée.
    -plein d’hommes et des visages exprimant, des reflexions méchantes, obsession, pouvoir (…). en tout cas aucun n’inspire la confiance et la sérénité sauf lui (Adam Anthony) qui est angoissé et cherche à comprendre quelque chose.

    Ensuite, pendant tout le film, on cherche à comprendre ce qui se passe…
    Chose est sur: il s’agit de la même personne. Adam=Anthony. L’un c’est le réel, l’autre c’est « l’imaginaire » ou le rêve.
    Le réel c’est bien le prof qui jouent quelques rôles pas très onéreux dans des films, marié et sa femme est enceinte. ==> Ce monde réel est symbolisé par les couleurs, la lumière.
    L’imaginaire ou le rêve c’est le prof. Toute son histoire avec la maîtresse n’est qu’un rêve qui se répètent tout le temps. ==> Ce monde imaginaire (le rêve) est symbolisé par l’ombre, le noir, les tenues qui ne changent pas (La maîtresse est toujours en robe noire, la même tout au long du film).

    Le tout est un jeu d’ombre et de lumière.
    Dans le réel, on le voit angoissé, il vit pas bien et cherche lui même à comprendre quelque chose pour se retrouver et se libérer d’un poids pesant. Même quand il donne ses cours, il cherche à comprendre…(son collègue dans la bibliothèque lui dit  » qui cherche trouve »). Il doit se retrouver pour se sentir bien.
    Qu’est ce qui va pas dans sa vie? on peut imaginer tout:
    – Problèmes liés à son enfance?enfance marquée par une mère « bizarre » (elle parait très bizarre dans la seule séquence ou on la voit…)…et que tout ressort au moment ou il va lui même avoir son propre enfant…
    (Le désir et les actes sexuelles dans son rêve (avec sa maîtresse) aura un rapport direct avec la mère (complexe d’Ouedip) (et delà, il est intimidé, stressé, pas sur de lui……….., on peut penser à plusieurs choses…)
    – Sa vie professionnel? Le métier qu’il fait ne le plaît pas? Ne lui fait pas gagner autant qu’il veut? Son rêve d’ être acteur star ne s’est pas réalisé?
    – …

    Vers la fin du film, submergé par ses angoisses..il s’effondre..pleure….En meme temps, son rêve (la maîtresse et lui se font écrasé donc ce double angoissé disparaît (ou pas!))
    La fin du film: c’est un autre jour, c’est le réel, il est un peu soulagé….rentre dans sa chambre et cette araignée géante ne le surprend pas du tout: il s’est libéré de ses angoisses? Plus rien ne le perturbera?Il s’est retrouvé? on peut encore penser à plusieurs choses…

    Il reste encore autres façons de voir et présenter concernant les hommes du début, le pouvoir, la dictature, l’argent (je dois y réflechir encore en d’autres degrés),
    et le mec de l’ascenseur (on le voit au tout début et vers la fin du film) qui le guide (toujours une liaison avec une clé), une clé qui, pour ouvrir une porte, doit être tournée dans les deux sens (…).

    Voilà voilou…

    Publié par Bar | octobre 14, 2014, 2:48
    • J’avoue pour ma part ne pas du tout adhérer à la théorie du rêve (presque tout est réel pour moi) mais merci néanmoins pour votre interprétation. 😉

      Publié par Wolvy128 | octobre 14, 2014, 3:40
      • Mais de rien 😉
        Par « reve » j’entend dire aussi l’inconscient…
        Ce qui me plait dans ce film c’est le nombre interpretations aussi intéressantes l’une que l’autre qui en découlent.

        Publié par Bar | octobre 14, 2014, 3:55
  146. Très bon film. Le thème de dédoublement de personnalité me fait immanquablement penser a Mullholand drive et Lost Highway de David Lynch ou encore « Ne te retourne pas » avec M. Bellucci et S. Marceau ou même Fight Club bien que le ton du film est beacoup plus ds le genre de Lynch.
    C’est toujours le même thème au fond, un personnage pour differentes raisons ne peut plus accepter la réalité de sa vie ou de ses actes et se créer une autre personnalité avec une vie completement différente. Ce n’est pas de la schizophrénie, c’est ce qu’on appelle le syndrome de personnalité multiple. Et dans ce film c’est une belle réussite.

    Publié par Alex | octobre 16, 2014, 10:37
  147. Alors après avoir glané quelques infos sur le web, je commence vraiment à y voir plus clair sur ce film, donc merci pour cette analyse. En revanche il y a une chose à laquelle je n’ai pas trouvé de réponse. Pendant tout le film on entend un genre de bruit parasite, à la limite entre le grésillement et l’ultrason, enfin toujours est il que ce n’est pas un bruit agréable. Evidemment je me doute que ce n’est pas mis là par hasard, du coup je me demandais ce que ça foutait ici, quel est le rôle de ce son ?

    Publié par Gokoune (@Gokoune) | octobre 17, 2014, 1:05
    • Désolé mais je n’ai pas remarqué la présence répétée d’un son spécifique autre que celui visant à conférer au film son ambiance si particulière. Aucune explication de mon côté donc, peut-être que d’autres réagiront.

      Publié par Wolvy128 | octobre 17, 2014, 2:00
  148. Il y a dans ce film, une ambiance particulière, pesante, sombre. Au début, le prof d’histoire fait son cours sur la dictature. Or le monde dans lequel il vit – tours bétonnées à perte de vue, pas ou peu de verdure, les gens qui semblent agir comme des robots, sans émotions apparentes – évoque ces pays qui sont gouvernés par une dictature. Et à part les personnages principaux, il y a très peu de personnages secondaires, ce monde semble vide. L’univers de ce film n’est pas sans rappeler ceux de David Lynch ou Stanley Kubrick (notamment la scène du début rappelle fortement « Eyes Wide Shut »). Donc, on peut aisément comprendre que, dans une société aussi austère, le personnage principal se soit réfugié dans la folie. Le film est à la fois onirique et métaphorique. Et chacun est en droit d’en faire sa propre interprétation. Pour ma part, j’avais en effet interprété le fait que l’araignée représentait la femme (les veuves noires s’accouplent puis tuent le mâle). Cependant, ici, c’est plutôt l’homme qui tue. Je n’avais, par contre, pas vraiment compris le but de ce sosie, le dédoublement de personnalité est donc une interprétation intéressante. Pour conclure, j’ai trouvé ce film vraiment fascinant… et j’ai failli mourir d’une crise cardiaque sur la dernière séquence… 😀

    Publié par Odile | novembre 4, 2014, 1:51
    • Il est clair que le plan final ne laisse pas indifférent, j’ai littéralement sursauté pour ma part. Je m’attendais à beaucoup de choses mais certainement pas à ça. Alors qu’après coup, ça paraît plutôt logique comme dénouement, et surtout excellent pour conclure le film sur une image marquante qui donne à réfléchir. 😉

      Publié par Wolvy128 | novembre 4, 2014, 2:35
  149. Bonjour, ou plutôt bonsoir. Après avoir vu ce film j’ai de suite cherché une explication parce que tout simplement, et ça m’a fait mal de l’avouer (je suis pourtant assez bon aux compréhension de films farfelus) je n’ai pas compris le sens de ce film… et donc je suis tombé sur ton analyse et tout est devenu soudainement limpide ! Même pour dire, l’idée de ce délire schizophrénique ne m’a pas effleuré l’esprit ! Et je ne parle même pas des araignées car ma culture artistique ne m’a pas fait connaître cette Louise Bourgeois et ses oeuvres « maman ». Bref, ton analyse est pour moi parfaitement logique. Excepté l’araignée finale qui a peur… : si cet animal représente la castration, pourquoi aurait-elle peur ?

    Publié par Tinenzo | décembre 16, 2014, 3:00
    • Bonsoir Tinenzo, je suis content que l’article ait pu t’éclairer car il s’agit incontestablement pour moi d’un des films les plus intéressants de l’année.

      Pour répondre à ta question, l’araignée réagit avec peur à la fin car lorsque le personnage trouve la clé du club quelques instants avant la rencontre, il ressent immédiatement le besoin de s’y rendre. C’est donc en quelque sorte un tueur d’araignée, incapable de réfréner ses pulsions et incapable de s’engager dans une relation saine. Les écarts de conduite étant symbolisé ici par la scène du club où un talon s’apprête à écraser une araignée.

      Publié par Wolvy128 | décembre 16, 2014, 4:21
      • Ok alors, le réalisateur aurait du faire une autre fin où Anthony refuse la clef et sa femme araignée l’attrape dans ses pattes… là je pense que ça aurait été plus clair. Sinon je pensais à autre chose : donc le personnage réel est Anthony, Melanie Laurent sa maîtresse et donc les scènes avec Adam « chez lui » ne serait donc que le fruit de l’imagination d’Anthony ? PS : je te l’ai pas encore dit mais ça va de soi, bravo pour cet article

        Publié par Tinenzo | décembre 16, 2014, 11:27
        • ou plutôt voici ma question : Anthony est-il schizophrène a ce point, pour aller carrèment chez sa maîtresse pour chercher des informations sur Saint Clair ?

          Publié par Tinenzo | décembre 16, 2014, 11:34
        • Pour ma part, je trouve justement la fin parfaite par rapport aux différentes thématiques du film et à l’effet de boucle qu’il met en place. Ensuite, pour la réalité des séquences dont tu parles, cela dépend de l’interprétation que l’on a. Mais pour moi, les scènes avec Mélanie Laurent sont bien réelles. Seules celles à la fin qui se déroulent simultanément à la rencontre entre Adam et Helen sont imaginées, le personnage ne pouvant pas se trouver à deux endroits en même temps. Et pour répondre à ta question, oui il est assez schizophrène pour chercher des informations sur lui-même, ou pour ne pas reconnaître sa femme enceinte. Enfin techniquement, il ne s’agit pas vraiment de schizophrénie mais plutôt de trouble dissociatif de la personnalité.

          Merci pour le compliment sur l’article sinon, j’apprécie. 🙂

          Publié par Wolvy128 | décembre 16, 2014, 1:30
        • oui tout à fait, plutôt du dédoublement de la personnalité. Et d’ailleurs quelques plans rapides et seulement compréhensifs lorsque l’on comprend ce film montrent ce dédoublement ( le coup de la photo ou encore Adam qui semble avoir oublié ces clefs de chez lui mais n’a pas l’air vraiment de s’en soucier). Seulement voilà, la scène où Mélanie Laurent stoppe la coucherie avec Anthony… pourquoi subitement découvre t-elle une anomalie sur ce qu’elle pense être Adam, même si cette séquence est imaginée… à moins que je trompe

          Publié par Tinenzo | décembre 16, 2014, 8:50
        • Ce point a déjà été abordé dans les commentaires mais vu leur nombre, je peux comprendre qu’on ne puisse pas tous les parcourir. 😉

          Quoi qu’il en soit, les avis divergent sur cette question mais j’ai pour ma part ma propre théorie. Si on considère que le personnage de Jake Gyllenhaal est unique (et il l’est), il y a forcément des scènes qui sont imaginées par l’un car il ne peut pas être à deux endroits différents en même temps. Et à la fin, je pense que c’est justement ce qu’il se produit. Le bon personnage est celui qui se trouve avec la femme enceinte, et ce qui se déroule entre son « double » et Mélanie Laurent est une façon pour lui de se débarrasser une bonne fois pour toute de la partie néfaste de sa personne, la partie infidèle et narcissique. Et la meilleure manière de s’en débarrasser est de provoquer une violente dispute entre les deux, qui mènera à la disparition de cette version.

          Publié par Wolvy128 | décembre 16, 2014, 9:10
        • ça je suis d’accord pour la dispute et désolé si le sujet a déjà été abordé, en effet je n’ai pas lu toutes les nombreuses réponses. Pour clore le sujet, je te suis dans ta logique, elle me semble parfaitement tombée sous le sens… je pense que je cherchai la petite bête ! mais rares sont les films où je n’ai pas compris au premier visionnage, et un deuxième me semble obligatoire désormais

          Publié par Tinenzo | décembre 16, 2014, 9:36
        • Aucun problème, c’est souvent en cherchant la petite bête que le débat peut avancer.

          En tout cas, je t’encourage vivement à le revoir. Je l’ai moi-même regardé deux fois avant de me lancer dans la rédaction de l’article car pas mal d’éléments m’échappaient après le premier visionnage.

          Publié par Wolvy128 | décembre 16, 2014, 9:43
  150. excellente interprétation qui rejoint celle ci : http://youtu.be/CdNr61_lROE très bien expliquée aussi et en images.

    Publié par luce azul | décembre 29, 2014, 1:31
  151. juste : merci

    tout s’éclair pour moi, j’étais frustrée et partagée entre l’hypothèse de la schizophrénie ou du possible sosie, je n’avais, en revanche, pas pensé à la lutte intérieure et à son problème d’engagement.

    Publié par Marie | janvier 6, 2015, 1:08
    • De rien !

      Vu le niveau de ressemblance entre les deux personnages, la théorie du sosie était en fait peu probable. Cela se jouait donc entre les troubles de la personnalité et l’existence d’un frère jumeau, hypothèse infirmée lors de la discussion avec la mère. Content que l’article ait pu vous être utile en tout cas.

      Publié par Wolvy128 | janvier 6, 2015, 2:16
  152. Tout d’abord, grand merci pour cette analyse qui nous a permis, à mon double et à moi même d’y voir plus clair. J’aimerais connaître votre interprétation de la récurrence de la couleur jaune ? Quelques éléments supplémentaires que nous avons remarqué : pourquoi l’acteur a t’il les yeux bleus dans la description du site web et pas le prof ? La conversation avec l’autre prof à l’université tourne autour d’un film dans lequel l’acteur a joué, ce qui rend la conversation incompréhensible et nous emmène vers la même analyse que vous. De plus, les récurrences de l’enfermement (portes) et des reflets (miroirs, fenêtres) vont aussi dans le sens du dédoublement.

    Encore un grand merci pour votre analyse !!

    Publié par Maqs&Max | janvier 6, 2015, 2:10
    • Pas de quoi ! Si l’article a pu vous conforter dans votre idée ou vous aidez à mieux comprendre certains aspects du film, mon objectif est pleinement rempli.

      Pour la couleur jaune récalcitrante, il doit y avoir plusieurs explications possibles mais j’y vois personnellement surtout la volonté du réalisateur d’insister sur le quotidien morose du personnage, presque dépressif, qui annonce le désordre mental à venir. Concernant la couleur des yeux sur le site web, je n’avais en revanche rien relevé de particulier. Je n’ai donc rien à vous répondre pour l’instant. 😉

      Publié par Wolvy128 | janvier 6, 2015, 3:25
  153. Merci pour votre analyse qui est très pertinente et qui permet de mieux comprendre le film.

    Publié par Attila | janvier 6, 2015, 9:59
  154. Salut à tous et à toutes et bravo pour tous vos commentaires sur un des films les plus intéressants de l’an dernier.

    Globalement d’accord avec les théories de wolvy128, mais je note quand même pour ma part une sacrée différence d’interprétation par rapport à la globalité des commentaires postés : pour moi c’est Adam, le professeur, qui est le principal protagoniste et qui souffre de troubles mentaux, et non pas Anthony!!

    Anthony « l’acteur » est le produit du cerveau « malade » d’Adam, et il me semble que la plupart des commentaires évoquent exactement l’inverse!! Du coup en y repensant, le fait que je sois malgré tout d’accord avec wolvy me fait quelque peu m’inquiéter pour ma propre santé mentale lol…

    Bref, en tout cas il vient de sortir en BR et il faut que je le revois… ça promet!! lol

    Publié par sylvinception | janvier 8, 2015, 3:59
    • Je ne sais pas si désigner le véritable protagoniste est vraiment pertinent vu qu’il est finalement un peu des deux. Néanmoins, Anthony semble être pour moi le personnage principal vu que c’est sa femme enceinte, et tout ce que cela représente pour lui, qui a généré ses troubles mentaux et créé le personnage d’Adam.

      Publié par Wolvy128 | janvier 8, 2015, 4:07
      • Super analyse, bravo.
        Pour moi il est clair aussi que le personnage principal est Anthony. D’ailleurs, vous pouvez remarquer que sur l’affiche du film, on voit 1 seul personnage sur les 2 potentiels : Anthony.
        On peut savoir que c’est lui grâce à sa tenue (blouson en cuir qu’il utilise pour faire de la moto et non une veste de costume comme porte le personnage imaginé d’Adam).

        Publié par Fabrice | janvier 10, 2015, 12:28
  155. Merci pour cette analyse qui met en lumière beaucoup de parties du film. Je voulais une petite explication sur la fin du film et je me rend compte que j’avais manqué d’autres choses (pour être honnête presque tout), donc un revisionnage s’impose…

    Publié par Benoît | janvier 8, 2015, 11:27
    • Ayant moi-même eu besoin de deux visionnages pour bien digérer le film, et surtout sa fin, je ne saurais trop vous conseiller de le revoir. Les choses sont nettement plus claires la seconde fois. 😉

      Publié par Wolvy128 | janvier 8, 2015, 11:39
  156. Ah oui tient, c’est vrai que c’est sa femme qui est enceinte!! Au secours une aspirine SVP!! lol

    Publié par sylvinception | janvier 9, 2015, 1:28
  157. On cite souvent fight club, entre autre chose, mais le film fait aussi penser à « La moustache », avec Vincent Lindon.

    Publié par cinétoc | janvier 10, 2015, 9:42
  158. Bonjour Wolvy,

    Dans votre analyse, vous écrivez ceci :

    *****
    Pour ma part, j’interprète ce marché comme une façon pour lui de se débarrasser une bonne fois pour toute de la partie néfaste de sa personne, la partie infidèle qui fait tant souffrir son mariage. Tout le segment qui suit avec Mélanie Laurent est donc le fruit de son imagination, le personnage ne pouvant naturellement pas se trouver à 2 endroits simultanément
    *****

    Pourquoi dans ce cas apprend-on l’accident de voiture par la radio ?
    Ne faut-il pas en conclure que l’accident est réel et par conséquent en déduire que la scène finale avec sa femme est imaginaire ?
    Une supposition : Anthony meurt à la fin du film et les dernières scènes avec sa femme seraient le fruit de son imagination juste avant de mourir. Avec pour toute dernière image, cette image d’araignée qui l’a toujours poursuivi
    et dont la réaction apeurée pourrait symboliser à la fois la victoire de ses démons et sa propre mort.

    Bien cordialement
    Lebdam

    Publié par Lebdam | janvier 11, 2015, 3:47
    • Bonjour Lebdam,

      Rien ne prouve selon moi que l’accident de voiture est réel. Et s’il l’est, rien ne prouve non plus qu’il s’agisse de celui du personnage. On peut en effet imaginer que deux personnes sont bien mortes d’un accident de voiture et que le personnage les assimile à son histoire à cause de ses troubles psychologiques. Ou alors il imagine tout simplement cette nouvelle. Je pense d’ailleurs me souvenir qu’un internaute ayant lu le bouquin a confirmé que ce passage était bien imaginé par le personnage dans le livre, les routes mentionnées à la radio n’existant tout simplement pas.

      Qui plus est, il y a selon moi un argument qui prouve le fait que l’arc réel soit bien celui avec le personnage en présence de sa femme : l’effet de boucle du film ! Plusieurs éléments semblent en effet se répéter et faire la jonction entre le début et la fin du film. Le message téléphonique laissé par sa mère en est un exemple flagrant. Du coup, si l’ouverture du film utilise cet élément si important, il me paraît évident que la conclusion est bien réelle et non le fruit de son imagination.

      Mais ce n’est bien sûr que mon avis, il y a plusieurs théories sur ce point en particulier.

      Publié par Wolvy128 | janvier 11, 2015, 4:15
  159. Quelqu’un pourrai me dire aussi le rapport avec son ami du début qui lui conseille le film « Qui cherche trouve », car c’est de là que tout commence

    Publié par Clad | janvier 11, 2015, 11:14
    • Son collègue le taquine simplement en lui conseillant un film dans lequel il l’a vu. Sans réaction de celui-ci, il s’imagine certainement qu’il a honte d’avoir jouer un si petit rôle dans un film sans envergure. Sauf que le personnage ne peut tout simplement pas s’en souvenir vu qu’il est à ce moment-là dans la peau d’Adam (le prof), et non d’Anthony (l’acteur).

      Par ailleurs, cet échange constitue un vrai déclencheur pour le personnage étant donné que cet instant va être le point de départ de sa prise de conscience quant à ses troubles.

      Publié par Wolvy128 | janvier 11, 2015, 11:41
  160. J’ai vu le film hier soir et lu votre article quelques minutes après.
    Je suis doublement bluffé, par le film et par votre article !
    Tout les deux excellents, grâce à vous j’ai encore plus apprécié l’œuvre de Villeneuve et vous m’avez épargné une nuit blanche à gamberger sur « what the fuck does it means !? »

    Publié par Feroth | janvier 16, 2015, 7:27
  161. Je viens de visionner ce film. Ensuite, j’ai lu vos critiques et votre interprétation. Je ne pense pas être foncièrement un imbécile mais j’avoue ne pas avoir bien saisi différents aspects de ce film. Les références à l’araignée me laisse dubitatif: je n’y vois aucun symbole indiscutable sauf pour l’auteur de film (je l’espère !). Il n’y a pas d’évidence autre que des postulats ; et le final n’est pas en coup de chapeau mais en queue de poisson (à mon avis bien sûr, qu’est-ce donc que cette grosse araignée ?). J’ai trouvé aussi quelques longueurs. J’ai bien peur d’être par trop cartésien pour apprécier ce film comme vous avez pu l’apprécier. Je dirais que les messages les plus percutants sont les plus simples, ce film est trop tortueux pour me faire bondir de ma baignoire en bramant EUREKA. Je pense que ce film n’est qu’une variation un peu thrilleurisée sur le piège constitué pas la relation de couple.

    Publié par Ogier | janvier 16, 2015, 11:03
    • Il n’est pas évident d’appréhender totalement le film au premier visionnage, j’en ai moi-même fait l’expérience. Pour autant, malgré les éléments qui m’échappaient, cela ne m’a pas empêché de l’apprécier et d’être captivé pendant 90 minutes. Je pense d’ailleurs que l’intérêt et le plaisir qu’il procure ne dépend pas spécialement de la résolution de l’intrigue, comme beaucoup semblent le dire. Selon moi, le récit est assez simple et cohérent de bout en bout (autant sur le fond que sur la forme). La difficulté, et l’intérêt majeur aussi, venant du fait que l’histoire est racontée d’après le point de vue du personnage. Un personnage souffrant de troubles de la personnalité. Du coup, la réalité est quelque peu déformée par ses délires. Néanmoins, je comprends tout à fait votre position, vous n’êtes d’ailleurs pas le seul à avoir ce ressenti.

      Publié par Wolvy128 | janvier 17, 2015, 12:10
  162. un sous « fight club » en somme….

    Publié par potain | janvier 16, 2015, 11:24
  163. Ce film pourrait donc s’appeler « Qui cherche trouve »

    Publié par Clad | janvier 18, 2015, 3:05
  164. Bonjour merci pour toutes ces précisions et théories, je pense que ce film pour être apprécié a sa juste valeur, doît être bien compris ! Avec un seul visionnage, on pourraît penser qu’il est vide alors que c’est tout l’inverse !

    Sinon , c’est vrai que cette histoire d’appel marqué inconnu quand la femme enceinte fouille ds le portable pour voir qui appelait me pose moi aussi probleme, car on peut pas trop l’expliquer, a part si il a deux portables, ou peut etre que c’est juste pour tromper le telespectateur

    Publié par nicols | janvier 19, 2015, 11:31
  165. Très bonne explication qui m a permis d apprécier d autant plus ce film. Merci de nous ouvrir les yeux sur certains details.

    Publié par vianney | janvier 22, 2015, 10:46
  166. Merci pour ces explications qui me conviennent parfaitement. Au passage je ne sais pas si cela a été dit dans les commentaires, mais il y a une scène qui prouve l’existence que d’un seul personnage, et c’est celle de la rencontre dans la chambre d’hôtel. En effet Adam se place devant la fenêtre à l’ouverture de la porte d’Anthony. Et lorsque celui-ci se place devant la porte, on voit clairement le reflet de la fenêtre sur un miroir. Et devinez, il n’y a pas Adam sur le reflet.

    Sinon film très sympa même si un peu trop lent à mon goût.

    A+

    Publié par Triplem | janvier 25, 2015, 10:52
  167. Peut-être que quelqu’un l’a dit, mais pourquoi la femme enceinte a-t-elle besoin de regarder sur internet qui est Adam Bell ? Cela veut-il dire que son mari ne lui avait jamais dit qu’il était professeur ? Mais c’est bizarre, elle vit avec lui, elle connaît sa mère, et elle ne saurait pas quel est son métier, alors que c’est un métier sérieux ?
    Ce serait beaucoup plus logique si le professeur était marié à sa femme enceinte et si l’acteur avait une maîtresse. Mais ce n’est pas le cas : Adam corrige ses copies avec Mélanie Laurent, et parle des films avec sa femme.
    La vie chiante est celle du prof alors que ça devrait être celle de l’homme marié. Le bel appart est celui de l’acteur alors que ça devrait être celui du prof, qui a un vrai salaire.

    En tout cas, si on part du principe que le héros est fou (ce qui est le cas à mon avis), on peut douter de toutes les scènes où il est présent. Mais on ne peut pas douter de la scène où sa femme regarde sur internet après avoir trouvé le papier dans la poche. Donc elle ne savait pas qu’il était prof, et ça c’est très bizarre.

    Publié par youmbla | janvier 27, 2015, 12:42
    • Ah oui, je me réponds à moi-même : tout simplement, il n’est pas prof, son nom n’est pas du tout Adam Bell. Mais alors soit il fait semblant de corriger des copies quand il est avec Mélanie Laurent (ce qui est bizarre : aller voir sa maîtresse pour faire du faux boulot !), soit il imagine carrément toute la scène, ce qui serait le plus logique. En fait il n’aurait même pas de maîtresse. D’ailleurs il imagine que la baise est nulle avec sa maîtresse parce qu’il culpabilise. Il aurait alors un métier qu’on ne connaît pas (vendeur de voiture, par exemple, ce qui lui permet d’avoir de l’argent).
      Toute sa deuxième vie serait purement inventée: le côté répétitif de ses cours, de ses parties de sexe, le côté irréel de l’appartement, tout ça c’est un rêve récurrent, ou plutôt une folie répétée. Ce qui expliquerait aussi que les cours qu’il fait à ses élèves soit si pourris (je te parle des Romains, des dictatures, de Hegel et de Marx dans la même phrase, avec des schémas au tableau où plein de flèches partent dans tous les sens vers le chaos, l’ordre, et le chaos et l’ordre…)

      Publié par youmbla | janvier 27, 2015, 1:00
    • La question du nom d’Adam Bell avait été soulevée par un internaute parmi les premiers commentaires, et je me rappelle que nous en avions un peu discuté ensemble.

      Selon moi, le personnage a tout simplement emprunté le nom d’Adam Bell (certainement à un collègue vu qu’il est présent dans les registres de l’école) au moment de se créer sa nouvelle identité. Ce qui expliquerait pourquoi sa femme ignore de qui il s’agit. Le véritable nom du personnage est effectivement Anthony (elle l’appelle ainsi tout du long) et son métier de professeur est bien réel (discussion avec sa mère).

      Publié par Wolvy128 | janvier 27, 2015, 1:56
      • Justement, la mère ne dit pas quel est son métier. Et les cours qu’il donne à ses élèves sont complètement surréalistes : non seulement il dit quand même n’importe quoi, mais en plus il le dit exactement pareil mot mot pour mot plusieurs fois. Pourquoi est-ce qu’il ferait toujours le même cours d’ailleurs ? Quand on fait le même cours c’est d’une année sur l’autre, mais il n’a pas l’air de vieillir. C’est donc imaginé par lui.
        Sa relation avec sa maîtresse aussi : pourquoi est-ce qu’à chaque fois elle partirait dans la nuit, après l’amour ? En fait ça semble être une répétition imaginaire et psychotique.

        Publié par youmbla | janvier 27, 2015, 9:00
        • Sa mère ne mentionne pas précisément sa profession mais elle parle de métier respectable, et on voit le personnage enseigner dès le début du film. Tout porte donc à croire qu’il est bien prof. En tout cas, rien n’indique qu’il ne le soit pas.

          Quant à ses cours, ils ne sont absolument pas surréalistes et répétitifs. Il commence d’ailleurs sa deuxième session en reprenant précisément où il s’était arrêté lors de la première. La seule répétition qui survient est la voix off du personnage qui reprend une phrase du cours pendant qu’on découvre son quotidien avec sa maîtresse. En parlant de maîtresse, il n’y a d’ailleurs rien de choquant à ce qu’elle ne passe jamais la nuit avec lui pour moi. C’est effectivement assez logique de se voir en soirée lorsque l’on a une liaison en dehors du mariage, et de ne pas passer des jours et des nuits ensemble.

          Publié par Wolvy128 | janvier 27, 2015, 6:43
  168. je vous remercie pour cette article, je comprends mieux maintenant mais il y’a un truc que je ne capte pas c’est quand la femme enceinte débarque a la fac,elle l’observe et elle lui parles après en rentrant elle lui dit que c’est fou la ressemblance et elle commence a déprimer ( es ce que elle joue le role ou c’est imaginer ) ?

    Publié par maxim | janvier 27, 2015, 12:10
    • Ce n’est pas imaginé, elle est juste complètement bouleversée par l’événement qu’elle vient de vivre (ce qui est complètement compréhensible). Elle prend effectivement conscience de l’importance des troubles de son mari, qui est tellement perturbé qu’il ne la reconnaît pas lorsqu’il est dans la peau d’Adam.

      Publié par Wolvy128 | janvier 27, 2015, 6:47
  169. Waww en aifait je comprend mieux le film c’est vraiment très bien expliquer tous se remmet dans l’ordre maintenant, je regardait le film avec ma mère il y a un peu moin d’une heur et depuis 1H je me pose la même question pourquoi tout c’est signe rappelant les araignées et surtout Que veut dire la fin ?! Donc voila tout ce remet dans l’ordre poir ma part et c’est vraiment un film qui m’a plu.

    Publié par Celia.B | janvier 31, 2015, 8:38
  170. Salut, juste pour te dire que trouve ton esprit brillant, et merci pour tes lumières.
    Bien que je ne considère pas être totalement bête, après un premier visionnage je n ai pas vu tout çà.Loin de là.
    Du coup l’oeuvre s’ouvre et se révèle et encourage ce genre cinématographique necessitant une action neuronale violente qui rappelle que nous sommes des êtres réfléchis.
    Merci à toi.
    Fa

    Publié par fadah | février 14, 2015, 11:59
    • Merci pour les compliments et les encouragements, c’est agréable ! Si cela peut te rassurer, je n’ai pas non plus tout perçu au premier visionnage. Je considère d’ailleurs que c’est typiquement le genre de film qui mérite plusieurs visions pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur.

      Publié par Wolvy128 | février 15, 2015, 3:02
  171. Bonjour a tous j’aimerai savoir deux chose à propos des araignées, je n’ai pas compris deux scènes avec la présence d’araignée !
    La première étant celle de la femme araignée traversant le couloir…
    La deuxième étant celle où un araignée est suspendu, comme morte, au dessus de la ville…
    Je compte sur vous, pour pouvoir m’éclairer, merci !!!

    Publié par Pedro | mars 3, 2015, 1:01
  172. bonjour a tous , j’ai juste une question a propos du film dans la scène ou la femme enceinte va à la fac et qu’elle rencontre adam. elle lui parle avec un air très abasourdi, étonnée et au moment ou adam part elle l’apel son mari qui répond au téléphone mais on aperçois toujours adam les mains dans les poches. j’aimerais avoir un éclaircissement sur cette scène…..merci a tous ceux qui on détaillé le film car avec un visionnage on est un peu perplèxe

    Publié par frico | mars 8, 2015, 10:46
  173. Est-ce que les bonus du DVD apportent une nouvelle vision ?

    Publié par Basketo-Phil | mars 10, 2015, 12:31
  174. Je viens de voir le film…et je vois que nous avons tous le même réflexe que de chercher des explications sur le net. En cela cette pellicule une vraie réussite.
    J’ai acheté le DVD sur un coup de tête sans réellement savoir de quoi il pouvait bien s’agir. A priori, je pensais plutôt à un espèce de thriller d’anticipation à base de clonage humain. L’apparition du générique de fin m’a littéralement laissé sur le fion…j’ai même crû à une énorme blague ! Sans votre article salvateur j’aurais nécessairement passé une nuit exécrable à ruminer. Je n’ai donc qu’une seule envie : le regarder une seconde fois !!
    Merci pour ces explications qui nous évitent de sombrer nous-même dans une certaine folie !

    Publié par Nico | mars 10, 2015, 10:15
    • Bonjour Nico ! Heureux que vous ayez eu l’envie de pousser la réflexion plus loin que le générique final car il est vrai que le film peut laisser perplexe au premier visionnage. Et en rester là serait, je pense, passer à côté d’une œuvre riche et subtile.

      Publié par Wolvy128 | mars 10, 2015, 10:46
  175. bonjour , j’ai vu le film français « harry un ami qui vous veut du bien  » sorti en 2000 et je l’ai trouvé vraiment trés intéressant et surtout similaire a enemy, Denis villeneuve s’en serait il inspiré ? wolny128 l’avez vous vu ? si oui qu’en avez vs pensé ? si non je vous conseille de le voir !

    Publié par nicols | mars 11, 2015, 2:25
  176. Bonjour!
    Merci beaucoup pour cette interprétation du film, j’avoue qu’à la fin du film j’étais très perplexe mais heureusement au niveau de la discussion avec la maman et en voyant les deux photos chez l’un puis chez l’autre j’ai vite compris que les deux ne faisaient qu’un.

    Par contre un élément me surprend et m’échappe: l’alliance! Adam n’a pas de marque et de bague alors qu’Anthony, quand il l’enlevé a une une marque blanche sur le doigt… Bizarre non? Je veux bien qu’Adam l’enlève à chaque apparition dans son esprit mais la trace blanche pourquoi lui ne l’a pas? Je vais revisionner le film pour voir… J’aimerais votre avis 😉

    Bonne journée à vous,
    Amélie.

    Publié par amélie | mars 16, 2015, 10:27
    • Bonjour Amélie, et de rien pour l’interprétation. Si elle a pu vous être utile, mon objectif est pleinement atteint.

      Concernant le point que vous évoquez, il ne faut pas oublier que toute la partie avec Anthony et Mélanie Laurent à la fin est imaginée par le personnage. Il ne peut effectivement pas être présent à deux endroits en même temps, et il est déjà dans l’appartement avec sa femme. Selon moi, c’est une façon pour lui de se débarrasser une bonne fois pour toute de la partie infidèle de sa personne. La marque de l’alliance est ainsi surtout un prétexte à la dispute pour moi. Dispute qui mènera à un accident mortel, au moment précis où le personnage retrouve charnellement sa femme dans l’appartement.

      J’espère vous avoir aidée même s’il ne s’agit en définitive que de ma propre vision, ce point étant parfois soumis à différentes interprétations.

      Bonne journée également !

      Publié par Wolvy128 | mars 16, 2015, 3:41
  177. Merci beaucoup pour cet article je suis restée bouche bée après la scène finale et çà m’a remis sur un droit chemin de reflexion ! Ce film est génial, pleins de niveaux de compréhension atteignable au fil des visionnages
    Je souhaiterai ajouter un élément (enfin je n ai pas lu tous les commentaires, qqun en a peut etre déja parlé .. C’est pour renforcer l’idée de la femme araignée dirigeante , un passage m’a frappé, des le début le dialogue de Jake (trop compliqué tous ces prenoms au moins la c’est simple)
    « Les dictatures partagent toujours la même obsession et c’est le controle, elles veulent avoir un controle absolu sur le peuple. Dans l’antiquité romaine il leur donner du pain et des jeux. Ils occupaient la masse avec du DIVERTISSEMENT, d’autres dictatures ont d’autres stratégies… »
    Donc pour moi là il parle de la femme (surtout qu’à ce moment ils sont en train de faire l’amour, comme par hasard ML l’entoure de ses jambes telle une araignée !) et donc le divertissement utilisé par cette dictature c’est le sexe ici.
    Autre point non négligeable Jake dit à son collègue prof qu’il n’est pas tres film et pourtant il lui dit juste apres « je verrais bien qqch de DIVERTISSANT  » réutiliser le meme mot en qq mn n’est pour moi pas anodin, Jake veut se détacher de l’emprise de la dictature en trouvant un divertissement ailleurs,(d’ailleurs il préfere regarder le film que de coucher avec ML , ca marcherait presque) or ce divertissement va le ramener à son profil psychologique double, car comme il le dit aussi dans le monologue du debut « il est important de se rappeller ceci, c est un schema qui se répète à travers l’histoire » ,d’ailleurs le film s’appelle « qui cherche trouve » encore un clin d’oeil du réalisateur.
    Bref ce monologue pour moi c’est un peu le réalisateur qui parle au spectateur et qui lui donne des conseils de lecture, les clés de compréhension pour ne pas se perdre dans cette histoire !

    Voilà après je suis jeune et je n’ai pas vu assez de film pour faire des critques aussi bien étayées que vous mais j’aime bien m’arrêter sur un détail ,et l’analyser, le triturer ,le retourner afin de le comprendre parfaitement et de le posseder… je suis une femme, je suis une araignée.

    Publié par Nina | mars 25, 2015, 1:35
    • De rien Nina, merci beaucoup pour votre contribution ! Il n’y a pas d’âge pour s’exprimer donc votre message est tout à fait le bienvenu. Surtout que je ne pense que ce point précis du film ait déjà fait l’objet d’une discussion détaillée dans les commentaires. Et je dois dire que la réflexion est intéressante.

      Publié par Wolvy128 | mars 25, 2015, 2:03
  178. Bon article, pour l’avoir vu une deuxieme fois, pour moi c tout simple Anthony represente le divertissement( infidelite, liberte,confiance en soi) et Adam représente le controle (posé , prof d’histoire, ). J’ai note ca deja avec l’histoire de la bague de fiancailles. Quand Adam est avec Melanie Laurent il arrive à cacher qu’il est marié alors qu’anthony au premier soir il se fait attrapé. Deuxiement dans le film Adam est present a l’ecran que lorsqu’il a le controle des choses que ce soit avec Helen ou Marie alors que Anthony n’apparait que lorsqu’il pris dans la toile de c dernieres. Bref pour moi c’est comme un super heros , Adam est en fait une fausse identite dans lequel Anthony se cache pour etre bien vu de sa femme et de sa mere mais en réalite il cedera a chacune des tentations.

    Publié par zaid | mars 27, 2015, 3:05
  179. Merci beaucoup pour cette analyse très complète qui m’a permis d’y voir plus clair dans ce film qui, bien qu’il m’ait paru au premier abord plat et incohérent, me semble en fait très bien ficelé et intéressant, cet article ayant complètement changé mon point de vue. Cela m’a donné envie de regarder d’autres oeuvres cinématographiques du genre thriller psychologique, auriez-vous quelques recommandations ? Je me souviens avoir vu American Psycho (qu’en pensez-vous ?) il y a quelques temps, j’aimerais bien le revoir et l’analyser de façon plus profonde, mais d’autres propositions sont les bienvenues. Merci encore !

    Drak

    Publié par Drak | avril 2, 2015, 10:13
  180. Bonjour,

    Merci pour cette interprétation du film, tout paraît évident maintenant ! 🙂

    Publié par caroline | avril 13, 2015, 8:57
  181. Est-ce que vous avez déjà parlé de ce lien du Fossoyeur :
    http://www.youtube.com/watch?v=CdNr61_lROE

    Publié par Basketo-Phil | avril 24, 2015, 6:52
  182. Je me suis toujours demandé comment les décrypteurs ou les critiques de ciné parvenaient à donner du sens au scénario, comment ils arrivent à capter les infimes détails du scénario que moi mortelle je n’arrive pas à relier.
    Merci pour l’explication du film ! Il m’aurait fallu une deuxieme et une troisieme fois pour comprendre le sens de ce film.

    Publié par Sarra | mai 17, 2015, 7:14
  183. Je viens seulement de voir le film, et merci pour votre analyse sinon j’aurais eu le sentiment d’avoir perdu mon temps… J’ai pris le temps de lire beaucoup de commentaires, mais je n’ai pas eu le courage de tout lire. Ce qui m’ennuie c’est sa femme qui ne semble pas au courant de son nom et son job à l’université, vu à quel point elle est surprise… Mais j’ai vu que ça pose problème à tout le monde…
    Sinon j’ai une question: que pensez vous de ce collègue qui lui suggère de voir le film « qui cherche trouve », est-ce une scène inventée par Adam? Ou est-ce ce collègue qui l’a reconnu et cherche à le lui faire comprendre?

    Publié par Anna | juillet 24, 2015, 12:51
    • De rien Anna, content que vous ayez pris la peine de pousser la réflexion après le visionnage du film car il est clair qu’il peut laisser perplexe à la première vision.

      Pour répondre à votre question, son collègue l’a simplement vu dans un film et cherche à le taquiner en l’interrogeant sur ses goûts cinématographiques et en lui suggérant le film en question. C’est une scène bien réelle pour moi, et particulièrement importante puisqu’elle constitue l’élément déclencheur du questionnement engagé par le personnage.

      Publié par Wolvy128 | juillet 24, 2015, 1:09
  184. Très belle démonstration. Bravo.
    Mais il y a une scène que je n’arrive pas à replacer dans ton schéma, celle où la femme enceinte se rend à l’université.
    (je n’ai pas lu les nombreux commentaires, désolé si le sujet avait déja été abordé)

    Publié par Rémi | août 12, 2015, 9:55
    • Merci pour le compliment, j’apprécie !

      La scène en question a déjà été maintes fois abordée dans les commentaires. Afin d’essayer de te répondre au mieux, qu’est-ce qui te pose problème exactement dans la séquence?

      Publié par Wolvy128 | août 12, 2015, 11:05
      • Merci pour ta réactivité ! Je suis allé lire la première moitié des commentaires entre temps, et tu expliques clairement ta vision (que je trouve cohérente) de cette scène. Elle me parait d’autant plus glaçante maintenant…
        Encore merci !

        Publié par Rémi | août 12, 2015, 11:49
        • Pas de quoi ! Content que tu aies pu trouver des éléments de réponse car il est vrai qu’avec autant de commentaires, ce n’est pas toujours évident d’identifier rapidement le contenu des messages.

          Publié par Wolvy128 | août 12, 2015, 11:55
  185. La véritable personne (non fictive) est le prof de fac, et son nom est Anthony et non Adam, sinon la séquence de la fac n’aurait pas de sens.
    Explications : la femme d’Anthony retrouve dans la poubelle le nom de la personne qu’Adam lui a dicté auparavant comme étant son sosie : il s’agit d’Adam Bell. En vérifiant les coordonnées sur le net à ce nom, elle trouve un prof exerçant en fac (la fac où exerce son mari, forcément), d’ailleurs le réalisateur prendra bien soin de ne pas nous montrer la photo d’Ada Bell (sinon le scénario ne pourrait poursuivre).
    Arrivé à la fac, elle voit une personne qui n’est rien d’autre que son mari Anthony, qui ne la reconnaît pas, et semble pris d’une autre personnalité (celle de son collègue – que l’on ne verra jamais).
    Elle comprends (mais elle le savait déjà) qu’il y a une part de schizophrénie en lui.

    Publié par cinétoc | août 12, 2015, 10:59
  186. Lapsus dans mon post précédent, il fallait lire Anthony et non Adam :
    Rectif : « Explications : la femme d’Anthony retrouve dans la poubelle le nom de la personne qu’ANTHONY lui a dicté auparavant comme étant son sosie(…) »

    Publié par cinétoc | août 12, 2015, 11:02
  187. En ce qui concerne la radio j’ai l’impression que le réalisateur fait simplement un plan sur la radio avec le son de la télévision de la scène précédente et que sa femme fait un geste sur l’interrupteur pour allumer la radio et non pour changer de station.

    Publié par Hakim | août 17, 2015, 9:51
  188. salut, je viens de voir enemy et fan de villeneuve j’ai adoré ce film qui se rapproche par l’ambiance et sa complexité a un film de lynch ou cronenberg. Perturbé j’ai ressorti le livre de ma pile de livre qui attend d’etre lu pour mieux comprendre mais trop curieux j’ai lu votre article qui me parait très bon et logique, je partage votre point de vu et par vos explications je comprends mieux et trouve ce film très romantique dans son sa définition que j’ai appris en cours de lettre moderne et ce double subconscient, cette femme dictatrice se rapproche de cette meme figure féminine de marla dans fight club de chuck palahniuk. La seule question en suspend c’est que pourrait donner l’enfant sensé accouché d’une telle relation? theme evoqué dans le comics de fight club 2 par le meme palahniuk.

    Publié par julien | octobre 14, 2015, 5:25
    • Bonjour Julien, content que l’article soit encore utile, plus d’un an après la sortie du film. Je suis d’accord avec les références que vous citez, surtout pour Lynch. Si jamais vous lisez le livre, n’hésitez pas à revenir partager votre avis ici. Je ne l’ai pas, lu donc ça m’intéresserait !

      Publié par Wolvy128 | octobre 14, 2015, 6:18
  189. Merci de m avoir éclaircie sur ce film ! Je tombe de haut ! Bête et disciplinée lol, jusqu à la fin j ai bel et bien pensé qu’ils étaient 2 !!! Mais maintenant tout devient plus clair et cohérent ! Notamment quand sa mère lui dit que c est un acteur raté ou que sa femme lui parle de sa fac…à revoir une deuxième fois avec un nouveau regard !

    Publié par Audie | octobre 15, 2015, 2:24
  190. Bonjour, j’ai vu ce film hier soir. Je partage en partie votre interprétation. Sauf que pour moi le personnage original c’es Adam (le 1er homme). c’est sous l’apparrence d’Adam qu’il va voir sa mère. Et elle connais toutes ses forces et faiblesses. Elle sait qu’il a un vrai boulot (prof d’histoire) et elle sait aussi qu’il essaye difficilement d’être acteur et qu’il est infidèle. Elle a de l’emprise sur lui car c’est elle qui l’oblige a garder son 1er job de prof et cette vie quile fait souffir.
    A mon avis Adam s’est construit très tôt une double vie. Car il enseigne depuis longtemps à la fac et a donc étudier aussi longtemps pour y arriver (certainement sous la pression de sa mère car il a toujours voulu être acteur). Il a aussi plusieurs film a son actif donc il mène cette double vie d’acteur depuis plusieurs années. Les deux vies sont probablements paralèlles depuis le début de sa vie active. Il a même probablement rencontré sa femme enceinte aux cours de sa vie nocturne. Elle ressemble beaucoup aux femmes du club privé.

    Ensuite la grossesse de sa femme doit l’obliger à choisir. D’où la naissance de la fusion des 2 mondes. Et il décide de faire mourir sa 1ère identitée.

    Pour ce qui est de l’analyse des araignées, je partage votre avis. Il ne peut y en avoir d’autres. Inutile de se répérer ici.

    Pour la fin, reste a savoir qui vit et qui meure ? La mort dans l’accident de voiture est-elle réelle, dans ce cas ce qui suis n’est que le prolongement d’un délire comateux ? ou bien fait-il mourrir virtuellement Anthony et son amie pour recommencer ue nouvelle vie avec sa femme, mais sous la personnalité d’Adam, homme qui serait plus conforme au rôle de père et époux modèle ?

    Mais très vite, dès qu’il découvre la clé, il redevient Anthony… et repars dans les bas fond… sa femme s’en apperçoit car elle connait cette vie nocturne et a peur.

    Quelque part Anthony à gagné, de proie il redeviens prédateur, et sa femme (qui était son araignée au plafond) a peur de lui en comprenend qu’il repart vers sa vie nocturne.

    Qu’en pensez vous ?

    Publié par pomme038 | octobre 21, 2015, 2:18
    • Bonjour,

      Je reste personnellement en phase avec mon interprétation délivrée dans l’article. Il est vrai que le personnage emprunte un peu d’Adam et d’Anthony (normal vu qu’il ne s’agit que d’une seule et même personne) mais le nom réel du personnage est bien Anthony. La preuve ultime étant que sa femme n’est absolument pas familière avec le nom d’Adam. Ce qui n’a rien d’étonnant vu qu’il s’agit d’un nom emprunté à un collègue pour assouvir ses pulsions. En ce qui concerne l’accident de voiture, il n’est pas réel selon moi. C’est une façon pour le personnage de se débarrasser de la mauvaise partie de sa personne, de la faire mourir virtuellement comme vous dites.

      Pour le reste, je suis globalement d’accord avec votre interprétation.

      PS : Beaucoup de points évoqués dans votre message ont fait l’objet de débats dans les commentaires si jamais leur nombre ne vous effraie pas ! 😉

      Publié par Wolvy128 | octobre 21, 2015, 3:11
  191. Il n’y a pas vraiment de « poursuite de la réflexion avec la vidéo de Chris Stuckmann » puisque, au final, vous vous êtes juste approprié sa réflexion en la traduisant, en la résumant et en la faisant passer pour la vôtre…

    Enfin bon, votre article m’a tout de même permis de découvrir la vidéo et la chaîne de Chris Stuckmann. Donc, je vous remercie quand même !

    Publié par Pascal Collet | novembre 20, 2015, 12:44
  192. Merci bien pour cet article très clair qui retrace bien la chronologie du film et permet de tout éclairer!

    Publié par Patrice | janvier 23, 2016, 10:59
  193. Brillante analise merci.

    Publié par LB | février 8, 2016, 2:55
    • Pas de quoi ! C’est surtout une interprétation élémentaire, de quelques éléments clés du film, destinée à clarifier l’ensemble. Beaucoup de points peuvent encore être discutés. 🙂

      Publié par Wolvy128 | février 8, 2016, 9:04
  194. Bonsoir!
    Quel plaisir de trouver des explications claires pour ce film que j’ai bien apprécié et encore plus après avoir lu vos commentaires.
    Déjà impressionné par le scénario de « Incendies » un peu moins sur la fin de « Prisoners » je vais regarder de plus près ce réalisateur, encore merci c’est génial ce que vous faites! 😉

    Publié par Gilbert Bono | mars 21, 2016, 10:58
  195. Je visionne Ennemy un peu tard mais mieux tard que jamais je ne regrette pas.
    Un grand merci pour vos explications claires et limpides parce que j’étais un peu perdu.
    J’ai lu pas mal de commentaire mais pas tous, alors peut être que vous avez peut être répondu mais il y a une scène oú Adam bell est avec la maîtresse Mélanie Laurent.
    Il termine de corriger des copies et la rejoint dans la chambre. Elle le repousse puis quitte l’appartement.
    Je n’ai pas compris sa réaction. Pourquoi le repousse t’elle?
    Est ce que cela vient étayer la théorie comme quoi Melanie Laurent serait une projection de sa femme? (Théorie à laquelle je n’adhère pas).

    Désolée je vais faire appel à de vieux souvenirs.
    Merci de votre reponse 😉

    Publié par Gastesoleil | mars 25, 2016, 11:35
  196. Merci beaucoup. Ça me semble tellement limpide votre explication. TOP.

    Publié par Fabien | avril 12, 2016, 1:36
    • Je vous en prie ! Il subsiste encore quelques zones d’ombre et certains passages peuvent être sujet à débat mais ça permet au moins d’avoir une bonne compréhension globale je pense.

      Publié par Wolvy128 | avril 12, 2016, 1:43
      • J’ai regardé ce film un peu trop tard mais mieux vaut tard que jamais! Tout d’abord merci de proposer un article pour aider ceux qui auraient dû mal à comprendre! Après l’avoir visionné la première fois, je me suis dirigé vers cette article et ensuite j’ai lu la plupart des commentaires mais je comprenais toujours pas car beaucoup de choses ont été dites ici et on s’embrouille assez rapidement ! Ainsi il m’a semblé nécessaire de révisionner ce film qui est je dois le dire un chef d’œuvre ! Mais à la fin du second visionnage je captais toujours rien. Je suis alors aller voir les commentaires du réalisateurs et ensuite j’ai repris mes cours de philosophie sur la conscience et l’inconscient et j’ai finalement compris! Voicie ma théorie : effectivement comme vous l’avez tous cité ici et compris , Adam et Antony ne font qu’un, les araignées représentent effectivement les femmes et la peur de la perte de liberté aussi bien privé par sa femme, sa mère et même les autres femmes avec qui il aurait envie de tromper sa femme comme on le voit à un moment du film avec la représentation d’une femme nu à tête d’airaigné ! Mais le plus compliqué à comprendre dans le film c’est que aucun des deux personnage que ça soit Adam comme Antony n’est réel d’ailleurs rien n’est réel dans ce film aussi bien la fiancé d’Adam sa mère et Antony et sa femme ni aucun autre personnage du film . Car tout simplement durant tout le film nous somme dans la tête d’un homme dont on ne connaît pas l’apparence , simplement c’est un homme qui cherche à quitter sa maitraisse et rester avec sa femme ! Ainsi ce qui va se passer dans son inconscient où est représenté un homme honnête, calme, professeur dans une université donc ici, ce que l’homme dont nous sommes dans le subconscient aimerait être et son mauvais côté dont il cherche à se débarrasser , un acteur qui trompe sa femme ! Dans son subconscient ces deux personnage vont donc se mener un combat ! Chaque image d’un araignée ou quelque chose en rapport apparaissent dans le subconscient de la personne ! L’ambiance avec les couleurs et les musiques sont bien choisie par le réalisateur pour accentuer le fait que nous sommes dans l’inconscient d’une personne ! La scène de la fin où Adam voit sa femme se transformer en araignée veut tout simplement dire que cette homme avec le quel nous partageons le subconscient aura du mal à devenir quelqu’un de bien car son autre aspect est trop fort comme dans la vie de tous les jours beaucoup de gens se battent pour changer mais n’y parviennent pas toujours ! Je cite le réalisateur :  » J’ai voulu raconter l’histoire d’un type qui cherche à arrêter de tromper sa femme et on vit l’histoire du point de vue de son subconscient .  » Mon point de vue est conforté par l’affiche officiel du film avec l’acteur Jake Gylenhaal tête basse et cerveau représenté par la ville dans laquelle se passe le film. J’espère que j’aurai aidé certains si non je respecte également les autres avis ! Je m’excuse des fautes d’orthographe

        Publié par Muvandimwe | avril 15, 2016, 3:34
        • En effet, il n’est jamais trop tard pour découvrir un film. Par contre, je ne partage pas votre interprétation.

          Publié par Wolvy128 | avril 15, 2016, 8:44
  197. Après plus de deux ans de retard, je suis enfin tombé sur ce génialissime film ! Après l’avoir regardé une première fois, j’étais un peu dans le flou mais grâce à votre très bonne analyse et aux excellents commentaires, j’ai pu y voir plus clair. Puis je l’ai regardé une deuxième fois d’affilée afin de comprendre certaines scènes et de mieux interpréter ce film.

    Voici mon interprétation. J’y ai pas mal réfléchi, quitte à regarder plusieurs fois certains passages et réécouter certains dialogues.

    Anthony CLAIRE est un professeur d’Histoire à l’université. Avant de d’exercer ce métier, Anthony essayait de percer dans le monde du cinéma et vivait dans un appartement type garçonnière qui n’était pas aux goûts de sa mère, une artiste peintre [Message vocal du début du film]. N’ayant seulement réussi qu’à tourner dans 3 films dans des rôles de bas étages et devant subvenir à ses besoins, Anthony a choisi la voie du professorat.
    Puis il rencontra Helen, une jolie et jeune femme blonde, avec qui il se maria. Vivant toujours dans cet appartement mais ayant besoin d’un endroit plus grand et plus accueillant du fait qu’Helen soit enceinte, nos deux mariés décidèrent de déménager dans un lieu plus sain [Juste après le message vocal de la mère d’Anthony, on voit Helen enceinte assise sur le lit « leur » ancien appartement (celui d’Anthony)].

    Cependant, Anthony regrette toujours le fait d’avoir échouer dans le cinéma. Sa mère ne manquera pas par ailleurs de le lui faire savoir et lui dira même d’abandonner ses rêves car son poste de professeur d’Histoire est un emploi bien mieux (et bien plus stable) [Conversation entre Anthony et sa mère, chez sa mère]. C’est d’ailleurs lors de cette conversation qu’on apprendra qu’Anthony est fils unique et qu’il a été élevé seul par sa mère. C’est la raison pour laquelle sa mère y est très attachée, trop attachée, tellement attachée qu’Anthony étouffe (on comprend alors que sa mère a toujours voulu tisser des liens très forts avec son fils…).
    Les références à l’araignée sont excellentes. Je n’avais pas compris le pourquoi de leur présence avant de lire les commentaires !

    En voyant sa femme enceinte, Anthony la perçoit comme quand sa mère le portait en elle. Il ne veut pas être contrôlé comme sa mère l’a toujours fait avec lui. Il ne peut plus vivre dans ces conditions. C’est ainsi que va naître Adam BELL, la seconde personnalité d’Anthony. Adam est tout ce qu’Anthony n’est plus : libre de vivre sa propre vie. Adam est un professeur d’Histoire et entretien une relation avec Mary [Il corrige les copies de ses élèves en présence de Mary avant de la rejoindre pour se coucher : elle sait qu’il est prof] dans son ancien appartement car même s’il a déménagé avec sa femme dans un endroit plus spacieux, il a conservé sa garçonnière (pourquoi ?). Mais cette relation avec Mary n’est pas sérieuse [Elle ne passe pas les nuits entières avec lui].

    Ainsi, Anthony CLAIRE mène une double vie. D’un côté, il vit avec sa femme Hélène qui est enceinte (entre 1 et 6 mois) et de l’autre il vit sous l’attitude d’Adam BELL avec Mary dans sa garçonnière. Sa vie aurait pu continuer ainsi pendant longtemps mais un soir, à l’hôtel avec Mary, cette dernière remarque une marque d’alliance sur le doigt d’Anthony. Une dispute éclate et tandis qu’ils rentrent en voiture, ils ont un accident. Anthony s’en sortira quasi indemne (la cicatrice) mais Mary non (on peut supposer qu’elle est morte). C’est de cette manière qu’Helen est mise au courant de la liaison d’Anthony avec Mary (en retrouvant son mari à l’hôpital je suppose).

    Un jour, alors qu’Anthony est en pleine crise de schizophrénie, sa femme pense qu’il la trompe de nouveau et qu’il était au téléphone avec le mari trompé également de son côté voire l’amante elle-même ! En trouvant le papier avec marqué dessus Adam BELL et faisant des recherches de son côté, Helen va à l’université dans le but de rencontrer le collègue d’Anthony, le fameux Adam BELL (pour en discuter ?). Mais elle tombe sur son propre mari qui n’est même pas capable de la reconnaître [C’est pourquoi Helen est sous le choc. Elle ne savait pas qu’il était professeur (hypothèse) et qu’il avait des problèmes mentaux].

    Un soir, Anthony rentre mais pas dans son état habituel. Il est en crise [conversation entre Anthony et Adam dans l’hôtel]. D’un côté il s’imagine revivre une scène avec Mary à l’hôtel (cité plus haut) en tant qu’Anthony, de l’autre il rentre chez lui mais en tant qu’Adam. En rejoignant sa femme au lit, Helen comprend qu’il est en crise et lui demande ainsi comme était sa journée à la fac. C’est de cette manière qu’Anthony réalise qu’il a trompé Helen et se retrouve à pleurer sur le canapé tout en s’excusant auprès d’elle [La main sur la ventre pourrait ou a dû jouer là-dedans].

    Le lendemain, les nouvelles à la radio sont en train d’annoncer la collision d’une voiture pendant la nuit. Cependant, on ne peut pas tout entendre du fait qu’Anthony change de station pour de la musique. Ce changement de station symboliserait-il un nouveau départ ? Anthony aurait-il enfin accepté qui il était vraiment : un professeur d’Histoire marié à une femme enceinte ? On pourrait le croire jusqu’à ce qu’il tombe sur une fameuse clef lui donnant l’accès aux plaisirs charnels [Que l’on pouvait voir en début de film]. Disant à sa femme qu’il compte sortir le soir même, tous deux savent qu’il est en train de retomber dans ses vieux travers. D’où l’image de l’araignée apeurée dans la chambre.

    Je pense que ce film a mêler présent et passé tout en mettant en scène la vie d’un schizophrène. Jouer de manière excellente par J. Gyllenhaal, ce film aura su me faire creuser les méninges. Si vous pouviez me donner votre avis… !
    PS : Je n’ai pas réussi à saisir les moments ou Anthony et Adam s’appellent au téléphone car ces appels laissent des traces, notamment lorsqu’Helen voit un appel « Inconnu » ou quand Anthony appelle Adam à l’université… Si vous avez des précisions, je suis preneur !

    Publié par Cornicos | juillet 1, 2016, 9:05
  198. Alors tout d’abord je souhaiterai dire que vous avez fait un excellent boulot, votre article m’a aidé à y voir plus clair mais, une question persiste! Pourquoi sa maîtresse réagi toujours avec dégoût aussi bien avec Adam qu’avec Anthony après un instant de sexe? Sinon j’ai compris grosso modo le film grâce à vous !

    Publié par Duriqi | juillet 15, 2016, 6:42
    • Je ne sais pas si on peut vraiment dire « toujours » en sachant qu’à la fin, la situation est imaginée par le personnage. Quoi qu’il en soit, je pense que ça peut être dû au fait qu’elle attend de lui qu’il assume ses choix et prenne ses responsabilités. Par exemple en s’installant définitivement avec elle. Plutôt que de continuer à la considérer comme une simple relation extraconjugale.

      Publié par Wolvy128 | juillet 15, 2016, 9:15
  199. excellente explication ! il y a plusieurs choses qui m’avaient échappé mais j’étais sur la bonne voie

    dans les films sujet à interprétation que vous semblez adorer , on peut ajouter 2046 et the fountain

    Publié par david | août 11, 2016, 11:45
  200. Bonjour, j’ai beaucoup apprécié votre analyse mais une question me taraude encore. Je ne crois pas qu’elle ait été vraiment abordée dans les commentaires : comment expliquez-vous qu’à son retour de la fac Helen avoue à Anthony/Adam qu’elle vient de rencontrer sa copie conforme? Pensez-vous qu’elle le met devant le fait accompli de sa schizophrénie naissante? Qu’elle a peur de ce qu’il devient?

    Publié par Becky | août 21, 2016, 9:42
    • Bonjour Becky ! L’article compte tellement de commentaires depuis sa publication que je ne me souviens plus précisément si cette question a déjà été abordée. Je pense néanmoins me souvenir que oui, tout du moins en partie.

      Pour moi, aller à la fac et se rendre compte qu’il ne la reconnaît pas l’a complètement déboussolée. C’est effectivement une chose de savoir que son mari souffre de troubles psychologiques et c’en est une autre de l’expérimenter. Elle est tellement démunie qu’elle tente de le faire réagir en le confrontant à la réalité.

      Publié par Wolvy128 | août 21, 2016, 10:06
  201. Je continu la discutions et analyse de ce film bien tard mais je pense qu’il y a encore beaucoup de chose a dire et pour moi Il y a une particularité temporelle dans le film qui m’a troublé et qui je pense n’a pas été vue ou abordé! Je crois même que c’est la signature, la patte de Denis Villeneuve! Effectivement pour moi c’est la même personne, il y a un trauma, dans sa vie qui serait l’accident de voiture ! Le film a été construit a rebours. Le présent tel qu’il est filmé est le le passé. Le personnage est confronté à une vie imaginaire auquel il va aboutir finalement suite au décès de sa copine C’est a dire que le début est la fin du film, c’est une comme une boucle. Cette particularité m’a été confirmé par son dernier film Premier Contact, ou nous avons la même construction temporelle! Quand pensé vous ???

    Publié par mendes | mai 26, 2017, 5:44
    • Bonjour Mendes !

      Je n’irai pas forcément jusqu’à parler de signature dans la filmographie de Villeneuve (ce n’est pas le cas pour Prisoners et Sicario par exemple) mais je vous rejoins concernant la construction temporelle du film. Cet aspect est d’ailleurs abordé brièvement dans l’article, et plus longuement dans les commentaires si j’ai bonne mémoire (plus de 500 commentaires, ça fait beaucoup^^).

      Publié par Wolvy128 | mai 26, 2017, 5:56
      • Je n’ai effectivement pas lu tout les commentaires et analyses! Il aura fait couler des octés ce sacré cinéaste. Du moins ici! Film finalement tres mysterieux que j’ai vraiment aimé. N’oublions pas, adapté de « O homem duplicado » traduit en français « l’autre comme moi  » mais qui veut plutôt dire  » l’homme double » du roman de l’écrivain portugais José Saramago , prix nobel de littérature !! Très bien ce Denis Villeneuve. A mon humble avis, son film méritait de bien meilleures critiques.

        Publié par Mendes antonio | mai 27, 2017, 2:28
  202. Bon ça date un peut, mais je voulez apporté ma pierre a l’édifice, dans les dernière scène quant Antony couche avec Mary, ont vois clairement qu’il n’a aucune cicatrice, c’est très rapide, mais ont en vois assez pour le remarquer, ce qui confirme bien qu’il l’aurais eu dans l’accident, je penses que cette scène est un souvenir, les réaction d’Adam à certaine scène justement le confirme, il renvie cette nuit, je penses aussi que le début du film et la fin sont la continuité de la même scène, pour preuve le message sur le répondeur, le début du film ce passerait donc après la fin, l’araignée écrasé pourrais aussi signifié la mort d’Adam, il détruit cette partie de lui cette toile qui l’emprisonné.

    Publié par Christophe Legros | mai 29, 2017, 11:43

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :