Interprétations de Films

[Interprétation] The Neon Demon – Analyse et pistes de réflexion

ATTENTION ! Article contenant des spoilers !

Affice the neon demonLe mois dernier, je profitais de ma critique du film The Neon Demon pour vanter les mérites d’une des œuvres cinématographiques les plus marquantes de l’année. Et après quelques semaines de réflexion, de discussions, de lectures et de visionnages d’interviews, j’ai décidé aujourd’hui de revenir sur le long-métrage en lui consacrant un article entier d’interprétation. Non pas que cela soit forcément nécessaire, le film se vit plus qu’il ne s’explique, mais celui-ci se révèle néanmoins suffisamment riche et complexe que pour pouvoir pousser la réflexion.

Pour rappel, The Neon Demon est la dernière réalisation en date du cinéaste danois Nicolas Winding Refn, à qui l’on doit notamment Drive et Only God Forgives. Présenté à Cannes au mois de mai, le film s’intéresse à l’histoire de Jesse, interprétée par Elle Fanning, une jeune fille qui débarque à Los Angeles dans l’espoir de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

Dans The Neon Demon, plus que dans ses autres films, Nicolas Winding Refn use abondamment de métaphores, références, symboles et autres mythes. Et si certains sont plutôt évidents, d’autres sont en revanche plus subtils. Dans cet article, qui ne se veut en aucun cas exhaustif, je m’efforcerai d’évoquer quelques-uns d’entre eux. L’objectif étant d’offrir à ceux qui le souhaitent des pistes de réflexion afin de prolonger l’expérience de visionnage, et pourquoi pas d’ouvrir le débat. Avant d’aller plus loin, il me paraît toutefois bon de m’arrêter, pour commencer, sur le titre du long-métrage. Concrètement, que désigne le fameux « Neon Demon » ? Plusieurs interprétations sont possibles. Il peut s’agir de l’omniprésent triangle inversé, symbole de féminité, de virginité et d’innocence. Ou encore du lieu où se déroule l’histoire (Los Angeles), une ville lumineuse et brillante qui vous dévore à petit feu et vous recrache une fois qu’elle en a finit avec vous. Enfin, Jesse elle-même peut également être perçue comme le « Neon Demon », son personnage symbolisant à lui seul toutes ces facettes. A en croire les déclarations du réalisateur en interview, le « Neon Demon » désigne d’ailleurs bien Elle Fanning.

OuvertureUne fois cet élément éclairci, l’une des toutes premières séquences à revêtir une importance capitale dans l’interprétation globale du film n’est autre que la scène d’ouverture. Dans celle-ci, nous découvrons Jesse ensanglantée, étendue sur un canapé. Initialement laissée pour morte, la caméra va finalement révéler, par un magnifique travelling arrière, qu’il s’agit en fait (simplement) d’un shooting photo. Tout sauf anodine, cette séquence dicte superbement le ton du film en opposant d’entrée de jeu la beauté et la mort, deux thématiques étroitement liées qui trouveront une conclusion funeste dans le dernier acte du récit. De la même façon, la scène du club où le personnage de Ruby (Jena Malone) évoque futilement les rouges à lèvres, en demandant à Jessie si elle est plutôt nourriture ou sexe, prend soudainement tout son sens lors du dénouement final. En parlant de Ruby, il est d’ailleurs intéressant de constater que les trois jeunes femmes que rencontrent Jesse au début du film représentent toutes, d’une certaine manière, une forme de beauté : Sarah (Abbey Lee) symbolise la beauté extérieure, Gigi (Bella Heathcote) la beauté artificielle et Ruby la beauté intérieure.

Toutes trois sont en quête, pour différentes raisons, d’une chose précieuse que Jesse possède : la beauté naturelle (innocence, virginité, jeunesse…). Et plus l’histoire évolue, plus on s’aperçoit qu’elles ne reculeront devant rien pour s’en emparer. Ainsi, en même temps que Jesse assume progressivement sa beauté, le danger qui l’entoure (et qu’elle représente également pour les autres) devient de plus en plus perceptible à l’écran, faisant petit à petit basculer le film dans l’horreur. Plusieurs éléments symbolisent ce danger naissant. Le plus évident de tous étant peut-être l’utilisation spécifique des couleurs, en particulier le rouge qui apparaît dans pratiquement toutes les scènes où Ruby intervient. Cette dernière constitue d’ailleurs un personnage clé du film puisque, de par son métier, elle a une relation particulière à la mort, autre thématique maîtresse du long-métrage. Par opposition, la couleur bleue renvoie, quant à elle, plutôt à des instants narcissiques où Jesse se contemple/est contemplée. Dans cet esprit, la scène centrale de défilé qui voit la couleur virer du bleu au rouge à mesure que Jesse s’abandonne à son apparence physique prend subitement toute sa signification.

ShowL’autre élément, peut-être plus subtil celui-là, faisant référence au danger n’est autre que le puma que Jesse retrouve un soir dans sa chambre d’hôtel. En ce qui me concerne, je l’interprète comme une métaphore autant de la menace future qui plane sur l’héroïne que de celle immédiate qu’elle représente pour les autres filles. Dans le même ordre d’idée, le cauchemar qui voit le personnage de Keanu Reeves pénétrer la gorge de la jeune femme avec une lame peut aussi être perçu comme une menace. Ou plutôt comme une peur ici, la peur d’être pénétrée, sa virginité attisant inéluctablement les convoitises. Ces deux événements quelque peu surréalistes me donnent aussi l’occasion d’enchaîner sur l’aspect mythologique du film. Comment, en effet, ne pas directement penser au mythe grec de Narcisse en regardant The Neon Demon ? Non seulement les miroirs sont partout et multiplient allègrement les reflets de toutes sortes, mais le tragique destin de Jesse s’amorce également au moment précis (défilé) où elle prend conscience de son extrême beauté, et tombe littéralement amoureuse d’elle-même (baiser). Une façon supplémentaire pour le réalisateur d’insister sur le lien étroit entre beauté et mortalité.

Enfin, le dénouement sanglant du film renvoie aussi inévitablement à l’histoire d’Elisabeth Bathory, comtesse du 16e siècle condamnée pour avoir tué de nombreuses jeunes femmes, principalement vierges. La légende raconte en effet qu’elle était tellement obsédée par sa beauté qu’elle se baignait dans le sang de ses victimes pour enrayer sa vieillesse. Une démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Ruby, à la fin, qui se baigne dans le sang de Jesse pour assouvir un désir qu’elle ne lui a pas octroyé de son vivant. De la même façon, Gigi et Sarah consomment, elles aussi, littéralement la beauté de Jesse en la dévorant. Et si pour Sarah, véritable top model fantomatique, l’expérience est réussie, Gigi, quant à elle, voit son corps refuser la transition en recrachant l’œil de l’héroïne. Comme si la beauté factice avait ses limites, au même titre que la culpabilité. Un sentiment de culpabilité que ne connaît pas Sarah puisque celle-ci ne se gêne pas pour récupérer l’œil et l’ingurgiter. Pour la petite histoire, l’œil peut d’ailleurs renvoyer à une précédente déclaration de Jesse, qui confessait à son petit ami qu’elle voyait la lune (celle-là même qui apparaît à plusieurs reprises dans le film) comme un œil qui l’observe.

FinEn outre, l’œil faisant partie intégrante du plan d’ouverture et de conclusion, il constitue également l’élément par lequel le film commence et se termine. Ainsi, si l’introduction conditionne le reste du long-métrage en exposant frontalement les deux thèmes majeurs du récit, elle influence aussi radicalement son final. Après coup, comment, en effet, imaginer une autre issue que celle proposée ? En un seul plan, Nicolas Winding Refn parvient à exprimer magnifiquement tout le cynisme et le danger d’une société (et plus spécifiquement de l’industrie de la mode) complètement obsédée par la beauté. Une société qui présente de nombreuses similitudes avec la nôtre puisque beaucoup d’entre nous se mettent aujourd’hui en scène sur les réseaux sociaux via toutes sortes de clichés (les selfies notamment). Des clichés derrière lesquels il est difficile de ne pas percevoir un désir narcissique, chaque photos postées suscitant des signes de reconnaissance et d’approbation de la part de la communauté. Il est d’ailleurs intéressant de constater que si le narcissisme avait plutôt une valeur négative auparavant, il est presque devenu une qualité aux yeux de la nouvelle génération.

En conclusion, vous l’aurez compris, si The Neon Demon est un film qui se vit plus qu’il ne s’explique, il dispose néanmoins d’une richesse formelle (et scénaristique) qui offre une belle base de réflexion à tous ceux qui souhaitent prolonger l’expérience. J’espère que cet article vous aura permis d’en prendre conscience et, pourquoi pas, de mieux appréhender certains concepts-clés. Comme d’habitude, n’hésitez pas à réagir par commentaire si vous avez des questions, des remarques ou même, qui sait, une approche différente de la mienne.

À propos de Wolvy128

Créateur et rédacteur en chef du site. Passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge, je profite de ce blog pour partager ma passion au quotidien.

Discussion

20 réflexions sur “[Interprétation] The Neon Demon – Analyse et pistes de réflexion

  1. Un tel décryptage éclairé démontre largement à quel point ce film recèle matière à nous étonner lors des prochains visionnages. De Narcisse à Blanche Neige, de Báthory aux « prédateurs » de Tony Scott, tout concourt à faire de cette œuvre miroir de nos valeurs un kaléidoscope de références qui englobe bien plus que son seul défilé, mais désigne une société qui s’entredévore pour le pire, ou pour le meilleur lorsqu’il s’agit de la filmo de Nicolas Winding Refn.

    Publié par princecranoir | juillet 20, 2016, 2:51
    • Le film est effectivement d’une grande richesse, tant sur le fond que sur la forme, et j’espère que cet article le démontre. Tout du moins en partie car les références et les métaphores sont tellement nombreuses qu’il est difficile de toutes les aborder. J’ai déjà hâte de le revoir en Blu-ray !

      Publié par Wolvy128 | juillet 20, 2016, 3:31
  2. Rien à ajouter très bon article, j’ai fait tout de suite le rapprochement avec Elizabeth Báthory également. Je pense que ce film est moins complexe que Only God Forgives ou Ennemy de Villeneuve, il est assez simple mais d’une grande beauté.

    Publié par Zarathoustra | septembre 6, 2016, 11:48
  3. Très bon analyse et très bel article… Un film prodigieux qui sera surement reconnu bien plus qu’on ne le croit dans l’histoire du cinéma.

    J’ai quelques détails à rajouter si je peux me permettre:
    -Pour revenir sur le sujet du narcissisme, on remarque qu’il provoque chez chacune des fille, une folie qui les emporte. Et j’ai repéré quelque chose, c’est que chacune va devenir folle juste après qu’elle se soit observer dans un miroir, seule. On le remarque au tout début, lorsque Sarah va exploser le miroir des toilettes du studio. Elle vient d’être confrontée à son corps et ne supporte plus de ne pas être LA plus belle. Ensuite, c’est le tour Gigi, qui est brutalement seule face à elle même juste avant le défiler, après les dures paroles de Jesse qui lui dit que, elle, elle aime son propre corps. Lui laissant entendre que sa « perfection » pleine de retouches laisse à désirer. Gigi devient peut être folle à ce moment. Puis, pendant le défiler c’est Jesse qui perd pieds et s’embrasse, elle se noie dans son reflet et c’est son double qui prend le dessus, son doppelgänger malsain. Puis, Ruby se reflète juste avant d’essayer de violer Jesse, et elle s’auto-embrasse également, avant de violer la défunte. Le miroir serait donc peut-être un passage vers la folie (de l’autre coté du miroir)?

    -Et à la fin, j’ai remarqué que les actrices (surtout Sarah) ne sont plus représenté comme des humaines mais elles possèdent des morphologie anormalement grande et terrifiante (rappelant l’affiche de Angel-a de Luc Besson). Ce sont donc des créatures presque surnaturelles qui dévorent la vierge. On se trouve presque dans l’univers du cauchemars, avec certains aspects bibliques. (A noté également la scène où Ruby se vide l’intestin sous la pleine lune, ce qui nous apparaît comme un accouchement du démon).

    -Pour finir, je crois qu’on est face au phénomène de l’arroseur arrosé car les filles voulant voler la beauté de Jesse se retrouvent à perdre la leur: Ruby est salie tandis qu’elle avait une grande bonté d’âme, Gigi, finit découpée au ciseau, ironie de tous ses passages sous le scalpel pour la chirurgie plastique, puis Sarah, elle obtient ce qu’elle voulait, mais à perdue son humanité physique, son corps n’est plus humain et sa beauté n’est plus visible tant elle est horrible et pervertie. Nous ne voyons plus que trois monstres face à une jeune vierge mourant sous la pleine lune. Elle nous parait, elle, sacralisée de part cette mort embellie.

    Publié par Killian Dudu | septembre 21, 2016, 9:36
  4. Je viens de voir le film. Merci pour les explications celles-ci m’ont bien éclairé et me font apprécié un peu plus cette oeuvre par forcément des plus accessibles.
    Par contre avez-vous une explication concernant le cougar (ou panthére) présent dans la chambre de Jesse?

    Publié par Knot | octobre 29, 2016, 9:01
    • Si mon article a pu rendre le film plus accessible, et par extension augmenter votre niveau d’appréciation, mon objectif est pleinement atteint ! 🙂

      Concernant la signification du puma, j’en parle brièvement dans mon interprétation :

      L’autre élément, peut-être plus subtil celui-là, faisant référence au danger n’est autre que le puma que Jesse retrouve un soir dans sa chambre d’hôtel. En ce qui me concerne, je l’interprète comme une métaphore autant de la menace future qui plane sur l’héroïne que de celle immédiate qu’elle représente pour les autres filles.

      Publié par Wolvy128 | octobre 29, 2016, 10:38
      • Je suis tout à fait d’accord, c’est un signe de mauvais présage, comme ses rêves étranges où des mains essayent de l’attraper au travers des rideaux.

        Publié par prettygaby | novembre 2, 2016, 9:20
      • Plus on avance dans le film, plus elle progresse dans son parcours de mannequina, plus elle se vois brutalisé, comme dans les toilettes avec Sarah. Jesse se vois offrir une chance véritable, et elle commence a se faire violenté de suite comme un retournement de situation.

        Publié par prettygaby | novembre 2, 2016, 9:25
      • Merci pour cette analyse intéressante ! J’aimerais ajouter un point au sujet du puma, vu qu’en fait j’ai l’impression que beaucoup de monde passe à côté de quelque chose :

        Si on prête attention aux détails dans le film, il y a un léopard empaillé dans la maison où Ruby réside, et un tableau de loup (probablement de louve) au-dessus d’Abby un peu plus tard, si je ne m’abuse. Pour moi, le sens caché est à chercher en relation avec ces autres animaux. Le fait notamment que le léopard soit un produit de taxidermie et en relation avec Ruby n’est définitivement pas un hasard. Ainsi, à mon sens, le puma est une référence à la féminité indomptée et donc « dangereuse » de Jesse (non maîtrisée par Jesse elle-même, elle en a peur), en opposition avec celles, mortes, factices et creuses, des autres personnages. De plus, l’utilisation des félins (panthères et consorts) en tant que métaphores de la puissance féminine est très répandue dans le cinéma et ailleurs ! 🙂

        Publié par Mahrenliethe | novembre 23, 2016, 8:51
  5. Je suis persuadé que la scène du puma ne se passe pas réellement comme elle nous est montrée, car en prêtant attention aux différents plans de l’intérieur de la chambre dans cette scène, les affaires par terre et sur le lit sont à chaque fois à différentes places. Ce serait trop gros pour un faux raccord.
    Par contre je n’ai pas compris le moment où Ruby se couche dans une sorte de tombe, pourqui a-t-elle été creusée, et dans quel but ?

    Publié par Benj3.14 | octobre 30, 2016, 2:16
    • Difficile à dire ! Je pense personnellement qu’elle a été creusée pour Jesse, tout du moins sur le plan symbolique, mais si quelqu’un a une explication précise, je suis preneur.

      Publié par Wolvy128 | octobre 30, 2016, 6:19
      • je pense qu’elle l’a bien creusé pour Jesse puisque ses os ne sont pas comestible.
        Cependant, la scène avec Ruby, quelque temps après, où elle s’allonge dans son salon devant le lune et qu’elle perd du sang, j’ai du mal a comprendre.

        Publié par prettygaby | novembre 2, 2016, 9:16
        • J’ai également du mal à comprendre cette scène ! En tout cas articles et commentaires très interessants, au premier abord je n’avais pas trouvé ce film simple à comprendre et analyser, moi qui ne suis pas trop ce genre de films, après analyse il se revele vraiment très interessant je trouve!

          Publié par LT | novembre 13, 2016, 12:53
        • Je pense que quand Ruby perd du sang devant la lune, c’est sa façon de rejeter ce qu’elle a tenté de s’approprier de Jesse, devant le regard de Jesse ( la lune) parce qu’elle n’en est sûrement pas digne, comme Gigi.

          Publié par Brack | avril 11, 2017, 7:00
  6. Merci pour l’analyse, je reste tout de même perplexe pour quelques scènes.

    -Pourquoi après s’être réveillée et avoir entendu un individu cogner à sa porte, elle entend des cris de l’autre côté du mur et appelle ensuite Ruby en lui disant « je pense qu’il est déjà en train de me tuer… » ?

    -Pourquoi a-t-elle repoussée Dean si brutalement?

    Publié par EloMadAyp | novembre 7, 2016, 7:22
    • – Juste après s’être réveillée, quelqu’un essaye d’ouvrir la porte de sa chambre (la 212). Elle se rue sur la porte pour fermer tous les verrous.
      Plus tôt dans le film, lors de la discussion entre le gérant de l’hotel (Keanu Reeves) et Dean, le gérant provoque Dean en lui conseillant de ne plus perdre son argent avec Jesse et de s’intéresser à la locataire de la chambre 214, une fille de 14 ans qui a fugué de chez elle. On comprend que le gérant sous-entend que la jeune fille est sans protection, qu’elle n’ira pas voir la police, car en fugue, et qu’il est donc possible d’abuser d’elle sans crainte de conséquences.
      Après que quelqu’un ait essayé d’ouvrir sa porte, on entend quelqu’un entrer dans une chambre proche et des cris de femme. On peut supposer que la personne qui a essayé d’entrer chez Jesse s’est finalement rendu chambre 214 et agresse l’occupante.
      Tout porte à croire que l’agresseur est le personnage joué par Keanu Reeves, mais cela pourrait être un autre individu.

      – Dans tout le film, les personnages du monde de la mode expriment leur mépris pour Jesse. Ses photos sont mauvaises, il est pauvre, c’est un « nobody ».
      Pour Jesse qui a épousé leur façon de voir les choses, Dean est un looser et ne mérite pas son attention.

      Publié par telo | décembre 12, 2016, 10:00
  7. Merci beaucoup pour cette belle analyse!! Le film m’a plutôt laissé perplexe mais cette analyse m’a permi d’ouvrir les yeux sur de nombreux points.
    Mais je me pose des questions surtout par rapport à la scène où meurt Ruby (enfin peut-êtrz qu’elle ne meurt pas), ou on dirait qu’elle perd du sang entre les jambes comme si elle avait finalement consommé la virginité de Jesse et que puisque qu’une femme saigne lors de sa première fois, Jesse vivait sa première fois à travers Ruby elle même. De plus, je me demande qu’elle est le lien entre Jesse et la lune elle même car le fait que Ruby saigne devant la fenêtre sous la lune n’est pas anodin. Si vous avez d’autres réflexions par rapport à ce film, ça m’intéresse!

    Publié par Solene | décembre 22, 2016, 3:46

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