★★★★☆, Critiques de Films

[Critique] Mission : Impossible 6 (Fallout)

Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… Dans Mission : Impossible 6 (Fallout), Ethan Hunt (Tom Cruise), accompagné de son équipe de l’IMF (Impossible Mission Force) et de quelques fidèles alliées, sont lancés dans une course contre la montre suite au terrible échec d’une mission.

Pour la première fois depuis le début de la franchise Mission : Impossible, un réalisateur d’un précédent épisode – Christopher McQuarrie – rempile derrière la caméra. Un choix plutôt curieux dont on pourra évidemment reprocher le manque de prise de risque, la saga ayant depuis toujours fait le pari de se renouveler à chaque nouveau volet, mais qui s’avère au final particulièrement judicieux, Fallout s’inscrivant dans la parfaite continuité de Rogue Nation.

A l’instar de son prédécesseur, Fallout se révèle effectivement être un blockbuster américain redoutable d’efficacité. Toujours aussi élégant sur le plan formel, le long-métrage impressionne à nouveau par ses scènes d’action absolument dantesques. Non seulement celles-ci sont extrêmement nombreuses, et rythment par conséquent idéalement le film, mais elles se révèlent aussi d’une incroyable diversité. D’un saut HALO à travers un orage au-dessus de Paris à une bagarre musclée dans les toilettes du Grand Palais, en passant par une course-poursuite nerveuse sur les toits de Londres et un duel aérien haletant en plein Cachemire, les séquences s’enchaînent sans le moindre accroc et en mettent assurément plein les mirettes. Il faut dire que, contrairement à d’autres blockbusters d’action, Mission : Impossible cultive une mise en scène terriblement organique, dépourvue d’effets spéciaux superflus. Il en découle, du coup, un réalisme accru qui renforce indéniablement le sentiment d’immersion. Un réalisme également lié à l’engagement total de Tom Cruise dans les cascades, l’acteur – plus convaincant que jamais – n’hésitant pas à donner, une nouvelle fois, de sa personne pour offrir au public des plans d’exception.

A ses côtés, le reste du casting livre une prestation tout aussi convaincante. Les fidèles acolytes Simon Pegg et Ving Rhames régalent dans le registre humoristique, l’alter ego féminin Rebecca Ferguson est toujours aussi « badass », le méchant Sean Harris se montre encore plus flippant, tandis que les nouveaux venus Henry Cavill et Vanessa Kirby s’intègrent à la troupe sans dénoter. Comme dans Rogue Nation, on appréciera ici l’implication de chacun dans l’histoire, le scénario de Christopher McQuarrie réservant à nouveau son lot de surprises. Et si la plupart sont malheureusement assez prévisibles, elles permettent néanmoins de redistribuer constamment les cartes et d’approfondir durablement les enjeux de la mission. A ce titre, les liens que le script tisse avec les autres épisodes, ainsi que le développement moral de Hunt (dans un monde qui en semble complètement dénué), font certainement partie des points les plus intéressants du film. En outre, si certaines facilités narratives sont à déplorer, force est de constater qu’elles ne nuisent jamais au récit, celui-ci se révélant prenant de bout en bout, même quand l’issue ne fait pourtant aucun doute. Enfin, la BO de Lorne Balfe supporte joliment l’ensemble, apportant au thème mythique des variations bienvenues, vectrices de rythme et d’intensité.

Pur film d’espionnage, Mission : Impossible 6 (Fallout) s’impose donc comme un blockbuster d’une rare efficacité, pouvant s’appuyer sur des séquences d’action saisissantes pour marquer les esprits. Porté par un Tom Cruise toujours aussi impressionnant, le long-métrage séduit aussi par l’élégance de sa mise en scène et l’amplitude de son scénario. Un savant mélange d’action, d’humour et de suspense !

À propos de Wolvy128

Créateur et rédacteur en chef du site. Passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge, je profite de ce blog pour partager ma passion au quotidien.

Discussion

4 réflexions sur “[Critique] Mission : Impossible 6 (Fallout)

  1. Toujours aussi efficace en effet, même si la lassitude semble se frayer un chemin dans la morosité ambiante qui traverse le film.

    Publié par princecranoir | août 5, 2018, 9:26
    • Lassitude ? Morosité ?

      Tu peux développer car j’avoue ne pas bien comprendre ce que tu veux dire exactement. 😉

      Publié par Wolvy128 | août 5, 2018, 10:25
      • Je trouve cet épisode bien moins enjoué que les précédents, plus terne jusque dans l’image, le choix des décors. Une certaine gravité semble avoir imprégné la franchise qui passe à mes yeux pour une certaine fatigue, peut-être, de ce « good ol’ Ethan » plus vraiment fait pour toutes ces acrobaties.

        Publié par princecranoir | août 5, 2018, 11:28
        • Pas ressenti les choses comme ça pour ma part, j’ai justement apprécié cette « relative » gravité. Mais je comprends ton impression.

          Publié par Wolvy128 | août 5, 2018, 11:39

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