Tests DVD / Blu-ray

[Test Blu-ray 4K] Wonder Woman

LE FILM

Synopsis:

Avant d’être Wonder Woman, elle s’appelait Diana (Gal Gadot), princesse des Amazones, entraînée pour être une guerrière impossible à conquérir. Un jour, un pilote américain (Chris Pine) s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Casting:

Réalisatrice – Patty Jenkins.
Acteurs & Actrices – Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Connie Nielsen, Danny Huston, David Thewlis, Elena Anaya, Lucy Davis…

Bande annonce:

Critique: ★★★★☆

Extrait de ma critique du 15/06/2017.

Si Wonder Woman est une franche réussite, c’est avant tout grâce à l’interprétation absolument étincelante de Gal Gadot. Non seulement l’actrice israélienne incarne sans défaillir la super-héroïne, tant sur le plan physique que psychologique, mais elle lui confère également une belle sensibilité. Une sensibilité qui s’exprime à merveille dans son rapport aux autres, le personnage se montrant à la fois drôle, naïf et touchant, sans pour autant manquer de charisme et de férocité dans les séquences d’action. L’illustration parfaite de cette dimension si particulière étant certainement la scène du « No Man’s Land » (ainsi que tout ce qui l’amène), séquence incroyablement iconique qui révèle au grand jour la toute puissance de Diana/Wonder Woman, sans occulter son extrême compassion. Aussi impressionnante sur le plan visuel qu’épique au niveau sonore, la scène constitue à n’en pas douter l’un des moments forts d’un long-métrage qui en compte beaucoup. Il faut dire que si la mise en scène de Patty Jenkins, virevoltante et généreuse en ralentis, ressemble à s’y méprendre à celle de Zack Snyder, elle apparaît ici parfaitement appropriée pour rendre hommage au style gracieux de la guerrière.

Au rang des éléments contribuant à rendre instantanément iconique le personnage, il faut encore ajouter – en plus de Gal Gadot et de la mise en scène – la superbe composition musicale de Rupert Gregson-Williams. Déjà à son aise dans Tu ne tueras point l’année dernière, le compositeur parvient à nouveau ici à introduire de magnifiques thèmes, tous en phase avec l’univers. Sans parler de celui si emblématique créé par Hans Zimmer dans le précédent film, et remanié pour celui-ci. Dans un registre purement technique, on regrettera toutefois l’inégalité visuelle de l’ensemble, certaines scènes se révélant absolument somptueuses alors que d’autres étant tout bonnement indignes d’un projet de cette envergure. En dehors des affrontements, les scènes nocturnes manquent ainsi nettement d’éclat, les rendant difficilement lisibles la plupart du temps. De même que les effets spéciaux sont parfois assez discutables, voire carrément médiocres, d’un point de vue qualitatif. Sur le fond, le film est, en revanche, plutôt convaincant. Si la structure narrative est extrêmement classique, et donc tout sauf originale, elle s’avère en effet particulièrement efficace, faisant notamment la part belle à l’héroïne.

L’introduction un peu laborieuse apparaît ainsi infiniment nécessaire pour installer solidement le personnage, et justifier/impacter toutes ses décisions futures. Source d’humour et d’émotion, la naïveté de Diana ne dessert jamais le propos du film mais lui donne, au contraire, toute sa singularité. En parlant d’humour, celui-ci est plutôt bien dosé (en plus d’être cohérent par rapport au récit) et parvient souvent à faire mouche sans jamais désamorcer les enjeux. Preuve que légèreté et profondeur peuvent tout à fait cohabiter au sein d’un blockbuster de super-héros. L’intérêt du scénario réside aussi dans sa capacité à mettre en lumière une femme forte et intelligente dans une société où la gente féminine est totalement reléguée au second plan. En cela, le film est une vraie réussite. Pour autant, le scénario n’échappe pas à quelques facilités et maladresses, notamment dans sa façon d’introduire l’antagoniste suprême. Globalement, on déplorera aussi le peu de risque pris dans la narration. Enfin, mention spéciale pour conclure à l’ingéniosité et la puissance dramatique de l’échange final entre Diana et Steve (excellent Chris Pine).

LE BLU-RAY

Caractéristiques:

Audio – Dolby Atmos : Anglais, Français, Allemand / Dolby Digital TrueHD 7.1 : Anglais, Français, Allemand.
Image – 2160p UHD / 16×9 / 2.40:1.
Sous-titres – Français, Néerlandais, Espagnol, Danois, Finlandais, Suédois, Norvégien, Tchèque, Polonais, Portugais.
Durée – 140 minutes.

Bonus

  • A Director’s Vision.
  • Epilogue.
  • Crafting the Wonder.
  • Warriors of Wonder Woman.
  • The Trinity.
  • The Wonder Behind the Camera.
  • Finding the Wonder Woman Within.
  • Deleted Scenes.
  • Gag Reel.

Éditeur – Warner Home Video.

Contenu:

Disque 1 – Blu-ray 4K.

Disque 2 – Blu-ray + Bonus.

Avis:

Ayant plutôt bien apprécié le film en salle au début de l’été, c’est avec beaucoup de plaisir que je l’ai revu, ce week-end, en Blu-ray 4K pour sa sortie vidéo. Un second visionnage qui a permis de confirmer les nombreuses qualités du long-métrage. Certes, la tension est évidemment moins présente quand on connaît les rebondissements à venir mais le rendu UHD est tel que le plaisir demeure quasiment intact. Plus que le visuel, qui bénéficie d’une définition absolument exemplaire (sublime version 4K) et de contrastes globalement impeccables, c’est surtout ici la piste audio VO Dolby Digital TrueHD 7.1 (faute d’équipement nécessaire, c’est cette piste qui a été testée plutôt que la Dolby Atmos) qui séduit par sa richesse et sa profondeur. Une fois n’est pas coutume, la version française bénéficie aussi d’un encodage similaire, de quoi offrir aux amateurs de VF une expérience tout aussi optimale. Enfin, côté bonus, Warner Home Video ne révolutionne pas le genre mais prolonge tout de même agréablement l’expérience de visionnage en proposant divers modules consacrés à la confection du film. L’ensemble se révèle peut-être un poil trop promotionnel que pour vraiment mériter le coup d’œil, mais les spectateurs curieux d’en savoir plus y trouveront certainement leur compte. Pour toutes ces raisons, Wonder Woman s’impose donc comme un titre incontournable pour les fans du DCEU, ou tout simplement pour les amateurs de bonne copie (U)HD.

Disponible à partir du 11 octobre 2017 en DVD, Blu-ray, Blu-ray 3D et Blu-ray 4K (Belgique).

À propos de Wolvy128

Créateur et rédacteur en chef du site. Passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge, je profite de ce blog pour partager ma passion au quotidien.

Discussion

5 réflexions sur “[Test Blu-ray 4K] Wonder Woman

  1. Euh, on reparle du grain (trop) présent tout au long du film? Je ne comprend pas le réalisateur qui s’entête à filmer sur pellicule alors que le studio veut seulement vendre un BD 4K à partir d’un master 2K…
    C’était déjà la même chose sur le Blu-ray de Batman vs Superman.
    A titre de comparaison même un Blu-ray 2k comme docteur Strange à un bien meilleur rendu!

    Publié par michelj | octobre 16, 2017, 10:23
    • La réalisatrice vous voulez dire ? Et j’imagine que vous parlez de l’édition française aussi ?

      Publié par Wolvy128 | octobre 16, 2017, 10:27
      • Oui réalisatrice pour Wonder Woman. Mais je voulez dire les réalisateurs en fait, vu que c’était également le cas de Snyder avec BvS. Je trouve que ce grain cinématographique nuit clairement au visuel et c’est dommage.
        Ce commentaire concerne effectivement la version française et 4K du bluray de Wonder Woman. La grain ne m’ayant pas choqué plus que cela lors du visionnage en salle.
        Après, je suis d’accord que cela n’enlève rien aux autres qualités du film.

        Publié par michelj | octobre 16, 2017, 11:07
        • Je n’ai pas remarqué de grain particulier pour l’édition belge en ce qui me concerne. J’ignore s’il existe des différences entre les deux éditions ou si cela peut provenir du matériel de visionnage. Le site étant beaucoup consulté par les résidents français, votre remarque a, en tout cas, toute sa place.

          Publié par Wolvy128 | octobre 16, 2017, 11:14
  2. attention, filmé en pellicule permet au final un master de qualité, tu vas pouvoir avoir une résolution de 8k (il me semble). En suite, je n’ai pas trouvé le grain gênant. Par contre très déçu sur cette édition, qui donne plus l’impression d’être sur un très bon blu-ray.

    Publié par batblues | octobre 19, 2017, 2:12

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